- Durée :
- 4'2"
- Tempo :
- 114
Mais qu’est-ce que t’étais belle
Dans la fumée du bar
Angélique et charnelle
T’attendais le hasard
Moi je laissaisla Grim’
Noyer mes idées noires
Entre l’odeur du spleen
Et la saveur du soir
La nuit était propice
Aux raconteurs d’histoires
Je lançais des rengaines
Tu larguais les amarres
Une lueur orange
Éclaboussait tes yeux d’or
Tandis qu’un fluide étrange
M’enchaînait là sans effort
Et ta belle voix d’ange
Qui composait ses accords
De notes et de silences
Me racontait ton corps
Tu semblais dire : fais-moi rêver
Avant qu’la nuit soit terminée,
terminée
Je pensais pire : je suis piégé
J’voulais partir ou résister,
résister
T’étais un peu actrice
Tu taillais des costards
Fardant tes cicatrices
D’un soupçon d’humour noir
J’observais ta beauté
Sensible, sensuelle
Tracer ses parallèles
Et les faire se croiser
On a parlé d’amour
D’absence et puis de fièvre
Moi j’rêvais d’un détour
Qui passait par tes lèvres
Ton regard irréel
Envoyait sur le comptoir
D’étranges étincelles
Qui s'envolaient dans le noir
Eclairer les paillettes
De tes beaux cheveux de moire
Et tu tournais la tête
Dans le jeu des miroirs
Tu semblais dire : fais-moi rêver
Avant qu’la nuit soit terminée,
terminée
Je pensais pire : j’me suis tiré
Je t’ai quittée sur le pavé
Le pavé
…
Depuis, je te cherche au hasard
Guettant les ombres au fond du bar
Tu m’as laissé un goût amer
Gravé au fond de la mémoire
Tu sais, la nuit perd son mystère
Dans l’éclairage provisoire
Tu sais, y'a plus que du fer
Sur le comptoir
