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Dave Smith Instruments Tempest
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Test du Dave Smith Instruments Tempest

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Tiens bon la BAR !

Plus d'un an après sa première présentation publique, la Tempest affiche enfin des fonctionnalités dignes de son standing. Allez hop, souquez les Artimuses !

On ne présente plus Dave Smith et Roger Linn, les géni­teurs de la Tempest. Lorsque le père des synthés analo­giques poly­pho­niques rencontre le père des boîtes à rythmes, la logique veut qu’il finisse tôt ou tard par en sortir une BAR hybride analo­gique numé­rique poly­pho­nique. Plutôt tard d’ailleurs, parce que le projet remonte à de nombreuses années. Ceux qui suivent le déve­lop­pe­ment de produits se souvien­dront sans doute des diffé­rentes incar­na­tions des Boom­Chick / Linn­Drum II, d’abord en version unique, puis décli­née en 2 modules, avant d’être packa­gée dans une grosse console au look vintage. Sous l’ef­fet du soleil et du vin cali­for­nien, les lois de la géné­tique ont fini par trans­for­mer une dernière fois la bête en tempête tropi­cale. Initia­le­ment présen­tée au NAMM 2011, la Tempest est sur le marché depuis presque un an. Au départ fran­che­ment imma­ture tant dans les fonc­tion­na­li­tés que dans la stabi­lité, la machine a mis pas mal de temps à atteindre un niveau satis­fai­sant, d’où notre attente avant de la tester. Avec l’OS 1.2, le niveau est main­te­nant suffi­sant pour une mise à l’épreuve en bonne et due forme, sans conces­sion. Nous avons testé la version 1.2.0.8, puis la 1.2.1.7 beta.

Physique et connec­tique

Dave Smith Instruments Tempest

Au débal­lage, la Tempest surprend par son côté compact et ramassé. On peut sans problème poser deux Tempest sur le capot d’une LM-1 ! La construc­tion est soignée : carcasse métal­lique, flancs en bois, potards et enco­deurs robustes, écran Oled mono­chrome haute réso­lu­tion d’une finesse et d’un contraste excep­tion­nels, sorties audio vissées… La façade parvient à conte­nir 14 enco­deurs, 10 potards (avec repère de posi­tion), 49 boutons, 43 LED isolées de diffé­rentes couleurs et 16 Pads. Ces derniers sont lumi­neux, bien dimen­sion­nés et offrent une excel­lente réponse à la vitesse de frappe, selon l’une des 4 courbes globales de vélo­cité. Ils sont dispo­sés en 2 rangées de 8, ce qui s’avère extrê­me­ment pratique à l’usage, que ce soit pour le jeu, l’en­re­gis­tre­ment, l’ap­pel de diffé­rents beats ou la coupure/acti­va­tion de sons. Un excellent choix de concep­tion ! Des utili­sa­teurs se sont plaints du double déclen­che­ment de Pads dans certaines condi­tions de jeu, il semble­rait que cela soit dû à un serrage trop impor­tant d’un circuit imprimé ; il suffi­rait alors d’ou­vrir la machine et de dévis­ser légè­re­ment la carte des Pads, opéra­tion simplis­sime qui conserve la garan­tie. Pour notre part, aucun problème constaté sur notre Tempest de test.

Dave Smith Instruments Tempest

A toutes ces commandes s’ajoutent 2 rubans verti­caux de modu­la­tion équi­pés de diodes laté­rales de contrôle. Chacun peut pilo­ter 2 para­mètres en alter­nance (FX1 à FX4), à défi­nir dans l’édi­teur ; ils peuvent au choix répondre en mode direct ou conser­ver la posi­tion après relâ­che­ment ; suivant que le para­mètre à comman­der est mono ou bipo­laire, la modu­la­tion commence en bas ou au centre. Ce premier contact confirme immé­dia­te­ment l’orien­ta­tion de la machine, basée sur la spon­ta­néité, le temps réel, que ce soit pour la partie synthèse ou pour la partie séquen­ces… bref, la perfor­mance ! Le panneau arrière comporte toute la connec­tique, plutôt étof­fée : pas moins de 8 sorties audio (mix stéréo et 6 sorties indi­vi­duelles – une par voix), une sortie casque (tout cela au format jack 6,35), 2 prises pour pédales, un duo d’en­trée/sortie Midi DIN, une prise USB (trans­mis­sion des données Midi unique­ment) et la borne pour l’ali­men­ta­tion secteur univer­selle toujours aussi cheap. L’in­ter­rup­teur marche/arrêt n’a pas été oublié ; en revanche, rien n’a été prévu pour élimi­ner l’af­freux bruit sur les sorties audio à l’al­lu­mage ou à l’ex­tinc­tion, on se croi­rait sur une Linn 9000 telle­ment c’est fort !

Flux créa­tif

Dave Smith Instruments Tempest

L’er­go­no­mie de la Tempest corres­pond à celle d’une BAR orien­tée temps réel et perfor­mance : peu de mémoire, beau­coup de commandes, mini­mi­sant les inter­rup­tions du jeu. Beau­coup de commandes et encore plus de para­mètres, au point que pratique­ment toutes ont une fonc­tion secon­daire acces­sible via la touche Shift, ce qui vient parfois compliquer les choses. Cette touche est d’ailleurs si essen­tielle qu’il y en a 2 : l’une tout en haut à gauche, l’autre vers la droite sous l’écran ! Le tempo possède son enco­deur dédié (qui gère aussi le Swing, avec la fameuse touche Shift). Sous l’écran, on trouve des commandes de trans­port complètes (mais un peu petites) compa­tibles MMC, mais sans poin­teur de posi­tion. Les éditeurs sont orga­ni­sés sous le prin­cipe pages menu avec 4 touches de navi­ga­tion et 2 touches Page Up /Down, ainsi que 4 enco­deurs contex­tuels (au-dessus de l’écran) et 1 bouton contex­tuel (en-dessous à gauche), dont le rôle est fonc­tion de la page menu en cours. Il existe 6 modes de jeu pour les Pads et 4 modes d’édi­tion qu’il convient de bien comprendre pour utili­ser la Tempest sans inter­rup­tion du proces­sus créa­tif.

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Commençons par les modes de jeu pour les Pads : en mode 16 beats, chaque Pad appelle l’un des 16 beats consti­tuant un projet ; le beat peut être joué sans inter­rup­tion ou unique­ment lorsque le Pad est main­tenu (fonc­tion Play Hold) ; dans ce mode, l’écran affiche le nom abrégé des beats assi­gnés à chaque Pad avec possi­bi­lité de modi­fier rapi­de­ment le mode d’en­chaî­ne­ment (fin du beat, fin de la mesure, frac­tion de mesure de 1/2 à 1/16, immé­diat), le facteur Swing ou encore la signa­ture des roule­ments auto­ma­tiques. En mode 16 Sounds, chaque Pad sélec­tionne un son et le joue, sauf si la touche Shift est main­te­nue (sélec­tion sans le jeu, bien vu !) ; l’écran affiche le type de son assi­gné à chaque Pad avec possi­bi­lité de char­ger immé­dia­te­ment un son ou de modi­fier la quan­ti­sa­tion du beat. En mode 16 Mutes, l’écran affiche l’état de chaque Pad ; on peut alors acti­ver/couper les sons en temps réel à l’aide des Pads, voire tout acti­ver d’un coup. Le mode 16 Time Steps repré­sente 16 divi­sions tempo­relles d’une mesure (portion de beat, suivant la signa­ture) pour un Pad donné, avec la possi­bi­lité d’ac­ti­ver/couper un pas ; l’un des enco­deurs contex­tuels permet de navi­guer entre les diffé­rentes portions du beat. En mode 16 Tunings, le son en cours est accordé sur les 16 Pads suivant un tempé­ra­ment, idéal pour les sons harmo­niques ; le tempé­ra­ment, la tessi­ture, l’oc­tave et la trans­po­si­tion par demi-ton sont direc­te­ment modi­fiables à l’aide des enco­deurs contex­tuels ; le tempé­ra­ment de base est à choi­sir dans une liste de 31, parmi lesquels des modèles de tous les conti­nents… Enfin, le mode 16 Levels permet de répar­tir le volume sonore du son en cours sur les 16 Pads, offrant ainsi une alter­na­tive à la dyna­mique de frappe.

Quelques fonc­tions addi­tion­nelles viennent enri­chir le mode de jeu des Pads : Sound Bank B permet de sélec­tion­ner 16 sons addi­tion­nels, un beat pouvant conte­nir 32 sons ; Reverse permet d’in­ver­ser le sens de lecture des échan­tillons des oscil­la­teurs PCM et des enve­loppes des oscil­la­teurs synthé­tiques ; Roll permet de déclen­cher des roule­ments auto­ma­tiques à une signa­ture défi­nie dans le beat, en main­te­nant le Pad enfoncé, l’in­ten­sité de pres­sion exer­cée contrô­lant le volume ; Fixed Level joue tous les Pads au niveau de vélo­cité fixe défini dans les para­mètres Système. En mode 16 beat, enclen­cher Roll et main­te­nir un Pad crée un court bouclage du beat entier, suivant une signa­ture à défi­nir (1/8 à 1/32 y compris les valeurs ternaires).

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Passons main­te­nant aux 4 modes d’af­fi­chage, à sélec­tion­ner dans la section Screens : en mode Pads, l’af­fi­chage est fonc­tion de l’un des 6 modes de jeu pour les Pads que nous venons de décrire. En mode Events, une grille 4 × 16 appa­rait avec les notes program­mées dans le beat en cours ; elle affiche 4 sons en ligne sur 16 pas en colonne, chaque note étant repré­sen­tée par un rectangle dont la hauteur indique la vélo­cité. En mode Sounds, l’écran détaille l’en­semble des para­mètres de synthèse sous forme de pages menus ; beau­coup de ces para­mètres de synthèse sont direc­te­ment acces­sibles avec les commandes en façade, mais beau­coup d’autres le sont via les menus, qui tota­lisent 16 pages ! On y accède via diffé­rentes touches de navi­ga­tion : 4 flèches et 2 défi­le­ments de pages ; dès qu’on bouge une commande physique, on se retrouve à la page corres­pon­dant au para­mètre édité, ce qui simpli­fie une navi­ga­tion somme toute assez pénible. En mode Mixer enfin, l’écran indique les diffé­rents para­mètres de mixage (détails ci-après). Au global, l’er­go­no­mie de la Tempest est plutôt satis­fai­sante, compte tenu du nombre impor­tant de para­mètres à gérer et de modes de jeu dispo­nibles. Ce qu’il faut rete­nir, c’est que le flux créa­tif est rare­ment inter­rompu tant qu’on n’entre pas dans les para­mètres Système.

Coming out

Dave Smith Instruments Tempest

L’écoute des diffé­rents beats four­nis donne un bon aperçu de ce qu’est capable la machine. Il y en a pour tous les goûts et toutes les époques, avec une forte orien­ta­tion élec­tro­nique. On recon­nait immé­dia­te­ment des sons signés Linn et Roland au temps où les BAR se synchro­ni­saient avec beau­coup de sueur et d’in­can­ta­tions… la pano­plie de sons acous­tiques est restreinte et ne fait appel qu’à des échan­tillons mono simples, bien moins réalistes que ce qu’on peut trou­ver sur des MPC. Mais comme nous le verrons bien­tôt, la puis­sance du moteur de synthèse permet de trans­for­mer la Tempest en véri­table synthé, aussi à l’aise dans les percus­sions analo­giques que dans les sons harmo­niques : basses, pads analo­giques, textures hybrides, leads inci­sifs, effets spéciaux… on se retrouve à la tête d’un synthé à mi-chemin entre un Poly­Evol­ver (pour les géné­ra­teurs hybrides et les filtres éten­dus) et un Tetra (pour le Sub-oscil­la­teur et la multi­tim­bra­lité), avec une poly­pho­nie toute­fois supé­rieure. La distor­sion et la compres­sion analo­giques ajoutent du grain et de la puis­sance, s’il en était besoin, étant donné les niveaux audio géné­rés !

Curieu­se­ment, après quelques semaines de tritu­rage, on s’est rendu compte qu’on utili­sait plus volon­tiers les PCM peu filtrés pour les sons de percus­sions que la partie synthèse analo­gique pure, même si cette dernière est opti­mi­sée pour cela. C’est dommage, car un Sampler type Groo­ve­box fait mieux dans ce domaine, avec une poly­pho­nie et des échan­tillons poten­tiel­le­ment plus géné­reux… On a en fait fini, petit à petit, par réser­ver la synthèse aux sons harmo­niques, types basses ou pads. On s’est alors demandé si cela rele­vait de la psycha­na­lyse ou de la séni­lité, mais on s’est rassuré quand on a appris que DSI lançait un chal­lenge de program­ma­tion de sons percus­sifs faits unique­ment à partir des DCO, afin de valo­ri­ser davan­tage la partie analo­gique. 

1Play­Rib­bons
00:0001:00
  • 1Play­Rib­bons01:00
  • 2DelayAn­dRolls00:48
  • 3Com­pres­sAnd­Li­mit00:36
  • 4Rolls­Rolls00:46
  • 5Disto00:31
  • 6More­Disto00:50
  • 7HipHop01:14
  • 8Elec­tro01:15
  • 9Poly­Snth00:56
  • 10So­me­Bass00:59
 

Moteur hybride

Dave Smith Instruments Tempest

La Tempest est une BAR basée sur un moteur de synthèse hybride analo­gique et numé­rique. La poly­pho­nie et la multi­tim­bra­lité sont de 6 voix. Chaque Pad renferme les réglages de tous les para­mètres de synthèse dispo­nibles et fait appel à l’une des voix, par allo­ca­tion dyna­mique. En paral­lèle, on peut utili­ser la Tempest comme synthé poly­pho­nique, à concur­rence des voix dispo­nibles, ce mode ayant la prio­rité sur les Pads. Le mode synthé possède son propre canal Midi, qui pilote le son stocké dans un Pad à déter­mi­ner une fois pour toutes ; cela manque un peu de souplesse pour la gestion rapide des banques ; par exemple, il n’est pas possible de créer un split clavier à 2 sons, contrai­re­ment aux synthés poly­pho­niques de la marque ; nous igno­rons si cela est prévu dans une future mise à jour de l’OS. De même, cela complique la gestion des sons, puisque pour chan­ger de programme de synthé poly, il faut soit chan­ger le numéro de Pad de réfé­rence, soit chan­ger de beat, ou alors se mettre en mode 16 Sounds pour chan­ger de son avec deux des enco­deurs contex­tuels (un pour la caté­go­rie, l’autre pour le nom).

Côté synthèse, l’ar­chi­tec­ture sonore est d’ailleurs assez proche de la série Evol­ver, comme nous allons le consta­ter, ce qui fait de la Tempest un puis­sant synthé­ti­seur. Chacune des 6 voix est consti­tuée de 4 oscil­la­teurs : 2 DCO (oscil­la­teurs analo­giques dont la hauteur est contrô­lée numé­rique­ment) et 2 PCM (échan­tillons stockés en Rom), auxquels s’ajoute un sub-oscil­la­teur à onde carrée à l’oc­tave infé­rieure du DCO1. Les DCO offrent 4 formes d’onde : dent de scie, triangle, dent de scie + triangle, impul­sion à largeur variable (0 % à 99 %). La hauteur se règle sur une plage de 10 octaves, par demi-ton (Pitch) et centième de ton (Fine). Le Glide est indé­pen­dant pour chaque oscil­la­teur et offre 4 modes : temps fixe, vitesse fixe, chacun avec ou sans legato. Le suivi de clavier peut être activé ou désac­tivé, très utile pour les percus­sions à hauteur fixe. Un para­mètre Wave Reset permet de démar­rer le cycle des DCO à l’en­fon­ce­ment de touche, créant un impact addi­tion­nel sur les attaques rapides, comme sur la basse Mini­taur de Moog. On salue le construc­teur d’avoir ajouté ces para­mètres, très cohé­rents avec l’orien­ta­tion de la machine. Enfin, les 2 DCO peuvent être synchro­ni­sés et disposent d’un para­mètre Slope (simu­la­tion de l’in­sta­bi­lité des VCO).

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Passons aux 2 oscil­la­teurs PCM : la Tempest renferme 462 échan­tillons monau­raux et mono­couches en Rom : percus­sions acous­tiques/élec­tro­niques de diffé­rentes BAR vintage (LM-1, Linn­Drum, TR-808, TR-909), bruits divers et formes d’ondes numé­riques du Prophet-VS. L’échan­tillon­nage a été effec­tué en 16 bit/44 kHz. Pour chaque oscil­la­teur PCM, on choi­sit un échan­tillon et on règle son volume, qui peut aller dans certains cas jusqu’à satu­ra­tion (écrê­tage numé­rique peu musi­cal). La trans­po­si­tion peut se faire sur plus ou moins 2 octaves par demi-ton (Pitch) et par centième de ton (Fine), sauf pour les bruits qui sont à Pitch constant. On retrouve les mêmes para­mètres de Glide et suivi de clavier que pour les DCO. Une fois les signaux des 2 PCM mélan­gés, une balance Pre / Post Filter dose les niveaux d’en­voi avant et après filtrage, ce qui permet de conser­ver intactes les harmo­niques de rang élevé carac­té­ris­tiques des sons de percus­sions. Préci­sion essen­tielle, la Tempest ne permet pas l’im­port d’échan­tillons utili­sa­teur, DSI restant flou sur une possible évolu­tion.

Filtres en série

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Au niveau mixage des sources, ce n’est pas le moment de s’en­dor­mir car le routage du signal se complexi­fie un peu (voir schéma) : d’un côté, la balance des DCO est ajou­tée au sub-oscil­la­teur et au mélange des 2 sons PCM, tout ça allant joyeu­se­ment rejoindre le VCF. N’ou­blions pas que le mélange des 2 sons PCM dispose d’une balance pré/post filtrage, comme nous venons de le voir. Tout ce beau monde, filtré et non filtré, rejoint au final un VCA stéréo, dont le canal gauche crée une boucle de réinjec­tion dans le filtre, pour faire satu­rer ce dernier. Il y a 2 filtres dans la Tempest : le premier est un VCF passe-bas réso­nant 2 ou 4 pôles avec modu­la­tion audio et auto-oscil­la­tion. La fréquence de coupure se règle sur 165 valeurs couvrant une plage de 13 octaves. En mode 4 pôles, une réso­nance élevée met le filtre en auto-oscil­la­tion, alors qu’en mode 2 pôles, la réso­nance est plus colo­rante et « creuse » moins les fréquences en-dessous de la fréquence de coupure. On peut modu­ler le filtre en audio avec le DCO1, ce qui permet des sons FM de type cloche. Un suivi de clavier posi­tif est para­mé­trable sur la coupure de ce filtre (0 à 200 %). A l’écoute, ce filtre est agréable et apporte un grain typique DSI, moderne sans être agres­sif et très vairé entre les deux types de pentes. Mais ce n’est pas tout, puisqu’on trouve égale­ment un second VCF en série, de type passe-haut 2 pôles non réso­nants, avec fréquence de coupure et suivi de clavier (0 à 200 % égale­ment). En sortie de filtres, le signal entre dans un VCA stéréo, dont le canal gauche peut être réinjecté avant filtrage, pour créer des satu­ra­tions plus ou moins violentes. Pour les tech­ni­ciens, la partie analo­gique de chaque voix (DCO / VCF / VCA) est basée sur un circuit Curtis qui équipe les instru­ments DSI depuis l’ori­gine, à savoir le « DSI-120 » PA397. Comme le monde analo­gique est impar­fait, il existe une routine de cali­brage auto­ma­tique des para­mètres analo­giques.

Modu­la­tions variées

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Les modu­la­tions sont toutes numé­riques. Au programme, 5 enve­loppes, 2 LFO et une matrice de modu­la­tion. Les enve­loppes sont de type DAPDSR (D pour Délai et P pour Peak Hold), mais peuvent être commu­tées en mode APD, opti­misé pour les percus­sions. La première est assi­gnée au pitch global, la deuxième au filtre passe-bas et la troi­sième au volume ; toutes trois sont cepen­dant réas­si­gnables, alors que les deux autres (Aux 1 et Aux 2) sont libres d’as­si­gna­tion, à une liste de para­mètres que nous allons bien­tôt préci­ser, via un para­mètre de desti­na­tion directe ou la matrice de modu­la­tions. Nous n’avons pas d’in­di­ca­tion précise sur l’in­ter­valle des segments de temps, mais ces enve­loppes sont suffi­sam­ment rapides pour géné­rer des sons de percus­sions synthé­ti­sées. Pour chacune, on peut régler une quan­tité bipo­laire de modu­la­tion directe, ainsi qu’une quan­tité de modu­la­tion addi­tion­nelle par la vélo­cité (en posi­tif unique­ment). Les courbes des enve­loppes sont loga­rith­miques ; en les modu­lant par elles-mêmes via la matrice, on pourra créer diffé­rents profils de réponse (de loga­rith­mique à expo­nen­tiel), sympa !

Les 2 LFO ont une fréquence variable entre 30 secondes (donc trrrrrrrr­rèèèèèès lent) à 523 Hz (niveaux audio), ce qui est bien appré­ciable en synthèse. La vitesse peut être synchro­ni­sée en Midi, suivant 16 valeurs multiples ou divi­sions tempo­relles, passant par les trio­lets et les notes poin­tées. Il y a 5 formes d’onde basiques : triangle, rampe, dent de scie, carrée et Sample & Hold. Comme les enve­loppes, les LFO disposent d’une desti­na­tion de modu­la­tion directe parmi une liste dont nous allons repar­ler main­te­nant, puisqu’iden­tique à celle de la matrice de modu­la­tion. Cette dernière offre 8 points pour connec­ter des sources à des desti­na­tions, avec quan­tité de modu­la­tion bipo­laire. Les 22 sources sont consti­tuées des 5 enve­loppes, 2 LFO, vélo­cité, numéro de note, bruit, géné­ra­teur aléa­toire, pres­sion des Pads, 2 rubans (posi­tion et pres­sion), 2 pédales et 4 contrô­leurs Midi (pitch­bend, modu­la­tion, contrô­leur de souffle, expres­sion). Les desti­na­tions offrent 58 choix : les fréquences de toutes les sources (DCO, PCM), leur niveau/balance, le feed­back, les fréquences des LPF et HPF, la réso­nance du LPF, la FM sur le LPF, le VCA, le pano­ra­mique, les LFO (fréquence et quan­tité de modu­la­tion), chaque segment ADR de chaque enve­loppe, chaque quan­tité de modu­la­tion de chaque enve­loppe, les 8 points de modu­la­tion (permet­tant de construire des modu­la­tions de modu­la­tions) et le compres­seur (cf. ci-après). Ouf !

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Quelques mots sur l’as­si­gna­tion des 6 voix : comme on dit au bord de la voix, un Pad peut en couper un autre (simu­la­tion hit-hat ouvert/fermé) ; de même, si l’al­lo­ca­tion des voix est dyna­mique, on peut toute­fois déci­der d’as­si­gner un Pad à une voix donnée, ce qui permet d’évi­ter qu’il soit coupé par d’autres Pads, sauf ceux assi­gnés à la même voix. Les sons en mémoire vive sont sauve­gar­dés au sein des beats, donc il y en a poten­tiel­le­ment 512 à tout instant (32 sons x 16 beats). On peut égale­ment faire appel aux sons des beats sauve­gar­dés, ou à des sons indi­vi­duels sauve­gar­dés à part. La mémoire Flash est de 4 Mo, dont 128 Ko sont dédiés aux sons indi­vi­duels et 3,7 Mo aux beats/projets/OS. D’après le construc­teur, cela repré­sente plusieurs milliers de sons empaque­tés dans des beats et envi­ron 650 sons indi­vi­duels. Et si ce n’est pas assez, un petit Dump en Sysex réglera défi­ni­ti­ve­ment le problème !

Séquences à BAR

Dave Smith Instruments Tempest

Au plus haut niveau hiérar­chique, il y a le projet. La mémoire vive ne peut conte­nir qu’un seul projet à un instant donné. Le projet est consti­tué de 16 beats renfer­mant chacun une séquence Midi et 32 sons. La réso­lu­tion du séquen­ceur est de 96 bpqn (avec une préci­sion de 0,5 ms), ce qui fait de la Tempest une BAR mono­ca­nal plutôt qu’un séquen­ceur multi­pistes haute réso­lu­tion. La signa­ture tempo­relle d’un beat peut prendre les valeurs 2 à 64 au numé­ra­teur et 4–8–16 au déno­mi­na­teur. Toute­fois, la longueur totale d’un beat de peut excé­der 16 temps, soit 4 mesures 4/4 ou 1 mesure 64/16.

Nous avons parlé précé­dem­ment des diffé­rents modes de jeu dispo­nibles pour les Pads de la Tempest, ainsi que des fonc­tions de roule­ment et d’in­ver­sion. Tout ceci s’ap­plique fort logique­ment à l’en­re­gis­tre­ment de séquences. Le type de program­ma­tion dépend du mode des Pads : par exemple en mode 16 Sounds, on lance l’en­re­gis­tre­ment de la séquence et on entre les notes en temps réel pour les 16 Pads (à concur­rence des 6 voix de poly­pho­nie). En mode 16 Time Steps, chaque Pad repré­sente un pas que l’on peut acti­ver ou non, pour le son en cours. C’est comme sur une bonne vieille TR des familles, avec le même type de visua­li­sa­tion grâce aux Pads lumi­neux. L’en­re­gis­tre­ment temps réel est faci­lité par l’ac­ti­va­tion du métro­nome via une touche dédiée en façade. Signa­lons que toutes les mani­pu­la­tions décrites ici se font sans arrê­ter les beats, en enre­gis­tre­ment comme en lecture !

Au sein des beats, il y a 8 para­mètres de synthèse qui peuvent venir modi­fier globa­le­ment ceux enre­gis­trés dans les sons : Pitch, fréquence du LPF, réso­nance du LPF, modu­la­tion audio du LPF, fréquence du HPF, feed­back du VCA, Attack des enve­loppes et Decay des enve­loppes. Tour­ner un bouton modi­fie la valeur pour tous les Pads propor­tion­nel­le­ment aux valeurs stockées, ce qui rend les évolu­tions sonores très natu­relles ; une fonc­tion Revert permet de reve­nir aux para­mètres stockés, via le bouton contex­tuel ; c’est pour ce genre de fonc­tion astu­cieuse qu’on aime la Tempest !

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Un mot sur les 2 rubans FX : en mode 16 beats, ils sont assi­gnables à l’en­semble du beat, avec diffé­rentes desti­na­tions globales (4 FX par beat) : leurs mouve­ments sont joués mais pas enre­gis­trables. Dans les autres modes, les 2 rubans FX sont assi­gnés aux sons indi­vi­duels et deviennent enre­gis­trables en temps réel au sein des beats. L’édi­tion des beats peut se faire avec la fenêtre beat Events dont nous avons déjà parlé : une note est repré­sen­tée par un rectangle au point d’in­ter­sec­tion d’une ligne (corres­pon­dant au Pad en cours) et d’une colonne (dont le nombre dépend de la quan­ti­sa­tion) ; pour chaque note, on peut éditer 8 para­mètres : la vélo­cité, la durée, la hauteur, le déca­lage tempo­rel et les 4 FX. L’édi­tion précise se fait avec les enco­deurs contex­tuels et les touches de navi­ga­tion. Cela va plutôt vite quand on a bien pigé le truc.

On trouve égale­ment quelques fonc­tions plus macro : une touche Undo (+ Redo) à un seul niveau, pour annu­ler l’édi­tion en cours ; une touche d’ef­fa­ce­ment rapide pour suppri­mer un beat entier, tous les événe­ments liés à un Pad dans un beat ou certains événe­ments liés au Pad sélec­tionné (effa­ce­ment à la volée lorsque le beat tourne) ; la touche Copy fonc­tionne de manière analogue. Quelques fonc­tions d’édi­tion plus pous­sées permettent, suivant le cas, de copier, initia­li­ser, insé­rer, suppri­mer ou renom­mer des mesures, beats, sons et projets. Préci­sion impor­tante, la Tempest est une BAR dont la partie séquen­ceur est unique­ment orien­tée sons internes, les notes rejouées par le séquen­ceur ne sont pas trans­mises par Midi out et il y a encore moins de pistes dédiées pour le pilo­tage d’ins­tru­ments Midi externes, comme sur une Linn 9000. Au sein d’un projet, les beats peuvent être enchaî­nés en Play Lists de 99 pas ; pour chaque pas d’une liste, on choi­sit le beat, le nombre de mesures à jouer et le compor­te­ment à la fin de la liste (arrêt ou bouclage). La version 1.2.1.7 bêta ne gère qu’une seule Play List par projet et de manière très basique, mais le mode d’em­ploi fait état de 10 Play Lists à terme, à suivre… Autre limi­ta­tion bonne à savoir, le séquen­ceur est unique­ment orienté par pas, ce qui signi­fie que les quelques contrô­leurs conti­nus dispo­nibles actuel­le­ment ne sont pas pris en compte en continu, mais par valeurs discrètes « échan­tillon­nées » sur chaque pas. Cela évoluera-t-il ?… Au global, d’après le construc­teur, la mémoire Flash interne peuvent conte­nir au mini­mum 500 beats indi­vi­duels et jusqu’à 60 projets de taille moyenne, soit 960 beats.

Embel­lis­se­ments sonores

Dave Smith Instruments Tempest

En sortie de chaîne, la Tempest offre un mélan­geur 32 canaux et un petit proces­seur d’ef­fets analo­gique. Le mélan­geur fonc­tionne comme une mini table de mixage, avec pour chaque canal volume, pano­ra­mique, départ délai, coupure/acti­va­tion, solo. En mode Mixer, l’écran permet de visua­li­ser les tranches par paquet de 16, suivant la banque de Pads acti­vée. Le délai global permet de géné­rer des boucles à une divi­sion tempo­relle donnée ; lorsqu’on relâche l’ef­fet, le beat se pour­suit non pas au moment où il a été bouclé, mais là où il devrait être s’il n’avait pas été inter­rompu ; cette fonc­tion est basée sur le Midi, ce n’est pas un effet au sens commun du terme, ce qui signi­fie que les notes répé­tées consomment des voix de poly­pho­nie ; si on active trop de Pads ou l’en­semble du beat, des effets de vol de voix se produisent rapi­de­ment.

En sortie de bus stéréo, on trouve une distor­sion et un compres­seur, cette fois de véri­tables effets analo­giques. Ils sont hélas appliqués globa­le­ment au mix, sans possi­bi­lité d’in­ser­tion sur certains Pads unique­ment. La distor­sion est plutôt violente, entrant en scène bruta­le­ment dès qu’on dépasse 1/4 de tour de potard. Le compres­seur permet d’ajou­ter du niveau aux sons les plus faibles en écra­sant la dyna­mique. Il est opti­misé comme un compres­seur/limi­teur de bus et ne permet pas véri­ta­ble­ment d’ef­fets spéciaux type pompage outra­geux sans écra­ser les attaques. Bref, on aurait aimé pouvoir utili­ser ces effets en inser­tion sur des Pads au choix et dispo­ser de plus de para­mètres pour affi­ner la couleur de la distor­sion ou les modes de compres­sion (au moins ratio, attaque et relâ­che­ment). Cette section ne rempla­cera donc pas des effets externes et on salue DSI d’avoir doté la Tempest de 6 sorties sépa­rées.

Still wanted

En ce moment, chaque semaine ou presque, un nouvel OS voit le jour pour la Tempest. Il reste à notre sens quelques fonc­tion­na­li­tés à ajou­ter pour qu’elle soit vrai­ment parfaite : à commen­cer par la trans­mis­sion/récep­tion de tous les para­mètres de synthèse par CC Midi, pour faire des auto­ma­tions complètes. Ensuite, la gestion de tous les contrô­leurs en continu dans les séquences internes, plutôt qu’en valeurs discrètes pour chaque pas. Ensuite, des beats de plus de 16 temps et plus de 16 beats par projet (s’il pouvait y avoir 16 banques de 16 beats !) Tant qu’on y est aussi, l’en­re­gis­tre­ment poly­pho­nique dans le séquen­ceur interne : cela permet­trait de pouvoir entrer un accord en une seule fois au lieu de le faire à plusieurs reprises et avec plusieurs Pads. Et puis, pourquoi ne pas permettre à la Tempest de pilo­ter des instru­ments Midi externes via les séquences (et pas unique­ment en jeu direct sur les Pads), comme le faisait si bien la Linn 9000 en 1984 avec ses pistes Synth ! Et aussi a minima un split/double pour le mode synthé poly, ça on aime­rait bien. Oh, et un arpé­gia­teur, ça serait bien un petit arpé­gia­teur qu’on puisse reba­lan­cer dans le séquen­ceur quand ça nous chante, non ? Bon, si tout ça venait à trop se compliquer, un petit éditeur ne serait pas de refus, mais ce n’est pas le boulot de DSI, d’après ce qu’ils disent…

Télé­char­gez les fichiers sonores : flac article

Temps de conclure

Au final, la Tempest est une BAR extrê­me­ment souple et origi­nale, tant par son puis­sant moteur sonore que ses possi­bi­li­tés d’uti­li­sa­tion live. C’est d’ailleurs là son domaine de prédi­lec­tion, car elle est réso­lu­ment orien­tée perfor­mance, avec des Pads de grande qualité, des modes de jeu multiples, des commandes temps réel faites pour l’ex­pres­si­vité, des projets inté­grant l’en­semble des para­mètres rapi­de­ment dispo­ni­bles… La contre­par­tie, c’est l’orien­ta­tion du séquen­ceur par pas plutôt qu’en continu, l’en­re­gis­tre­ment mono­pho­nique, le peu de beats simul­ta­nés en mémoire vive et le nombre restreint de Play Lists au sein d’un projet. Ce qui limite la machine à un type précis d’uti­li­sa­tion, d’au­tant que le mode synthé poly­pho­nique est large­ment perfec­tible et qu’on ne peut impor­ter ses propres échan­tillons. Nous atten­dons encore quelques progrès dans l’OS qui porte­ront la Tempest au rang qu’elle mérite. Pour ceux qui recherchent une BAR auto­nome orien­tée perfor­mance, offrant une véri­table synthèse hybride analo­gique/PCM, la Tempest n’a aujour­d’hui pas d’équi­valent.

Points forts
  • Excellente ergonomie
  • Workflow impeccable
  • Qualité sonore indéniable
  • Synthèse hybride puissante
  • Performances temps réel avec les pads
  • Commandes directes nombreuses
  • Effets analogiques intégrés
  • Réponse excellente des pads
  • Construction robuste
  • Facilement transportable
Points faibles
  • Pas d'échantillons utilisateur
  • Mode synthé polyphonique perfectible
  • Seulement 16 beats en mémoire
  • Beats limités à 64/16 notes (4 mesures 4/4)
  • Pas d'enregistrement continu des commandes
  • Enregistrement uniquement monophonique
  • Réception Midi limitée à quelques CC
  • Impossibilité de piloter des appareils externes via les séquences
  • Absence d'arpégiateur
  • OS à stabiliser davantage
Auteur de l'article synthwalker Passionné de synthés, concepteur produits et rédacteur presse

J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.


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J'aime tous les synthés, avec une prédilection pour les polyphoniques vintage à mémoires, que j'empile avec délectation depuis quelques dizaines d'années. Vieux gourou chauve mais pas barbu, j'écris depuis un quart de siècle des articles techniques sur les synthés et j'ai contribué au développement de certains d'entre eux. Plusieurs centaines ont été publiés, dont une grande partie sur Audiofanzine. J'ai aussi contribué aux magazines PlayRecord, Musiciens, Recording Musicien, Musicsound et KR.

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