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Guide d’achat des basses électriques

Comment choisir sa basse électrique ?

Salut à tous les groovers en devenir, prenez donc le temps de lire ce dossier, car il est fait pour vous !

Guide d’achat des basses électriques : Comment choisir sa basse électrique ?

À une époque, on deve­nait bassiste par néces­sité : c’était souvent la dernière place libre dans les groupes en forma­tion, car peu de musi­ciens pratiquaient cet instru­ment, consi­déré comme moins séduc­teur que la guitare. À ses débuts, le bassiste ne faisait pas de solo, ne tapait pas sur des peaux comme un primate sexy, se retrou­vait souvent dans l’ombre à l’ar­rière des autres et du coup, avait moins de succès auprès des grou­pies que ses collègues.

Mais depuis quelques temps, la donne a changé : certains font des solos, deviennent leaders de leur forma­tion et trônent crâne­ment sur le devant de la scène, pour pouvoir conclure avec n’im­porte quel fan du groupe. Mais il n’y a pas que la gent fémi­nine contem­po­raine qui soit atti­rée par les charmes des cheva­liers du groove, les fabri­cants leur font aussi de l’œil depuis des décen­nies et aujour­d’hui, la plupart des construc­teurs de guitares leur réservent une partie de leur cata­logue. Il y a même des marques qui se concentrent exclu­si­ve­ment sur cet instru­ment, aussi bien en ampli­fi­ca­tion qu’en luthe­rie. Du coup l’offre du marché appa­raît gigan­tesque et peut désta­bi­li­ser celui qui voudrait s’y mettre en dépen­sant quelques étrennes dans du maté­riel d’étude. Ayant travaillé pendant quatre ans dans un maga­sin de Pigalle, j’ai eu de nombreuses fois l’oc­ca­sion de conseiller des débu­tants dans le choix de leur premier maté­riel. C’est une étape impor­tante dans l’ini­tia­tion musi­cale, car une première arme mérite un choix judi­cieux.

Ce que vous devez savoir sur la basse

Si vous ne voulez pas vous retrou­ver aussi bête devant un vendeur que moi devant un gara­giste quand je vais faire révi­ser mon véhi­cule, je vous conseille de lire ce qui va suivre et d’en assi­mi­ler quelques points. Comparé à un accor­déon, un piano ou ma Clio, le concept de la guitare basse n’a rien de compliqué en soi. Mais sa concep­tion est régie par certains facteurs qui fondent la qualité de l’ins­tru­ment. Il y a donc des choses à savoir afin d’évi­ter toutes sortes de décep­tions. Et puis un peu culture ne fait de mal à personne, puisqu’elle permet au moins d’étof­fer les conver­sa­tions animant les geeks que nous sommes !

Dans ce chapitre je vous épar­gne­rai l’his­toire de ce magni­fique instru­ment pour me concen­trer prin­ci­pa­le­ment sur ses spéci­fi­ci­tés tech­niques, afin de faire de vous un novice avisé et imbar­ra­ti­nable. Dans l’in­cons­cient collec­tif du public ne pratiquant pas la musique, la basse et la guitare élec­trique se confondent souvent. Je ne préci­se­rai pas le nombre de fois où j’ai pu entendre une personne dans le public se deman­der pourquoi il manquait des cordes à ma guitare, au manche telle­ment plus long que celle du voisin. Il y a une raison tangible à cette confu­sion : la basse élec­trique est bien une guitare, mais sa place dans un orchestre se substi­tue à celle que tenait autre­fois la contre­basse. Son rôle est essen­tiel puisqu’elle s’as­so­cie aux percus­sions pour compo­ser la section ryth­mique sur laquelle l’en­semble des musi­ciens va se repo­ser pour pouvoir jouer. On m’a souvent posé la ques­tion de la diffé­rence entre jouer de la guitare élec­trique et de la basse et, depuis un certain temps, je me plais à user de cette méta­phore pour illus­trer ma réponse : si un morceau de musique était une maison en construc­tion et les musi­ciens des ouvriers sur son chan­tier, le bassiste serait le maçon (les fonda­tions) tandis que le guita­riste servi­rait de peintre (les fini­tions). Autre chose sur la mission qui incombe à nos plai­sirs musi­caux : si les gens perdent le contrôle de leur corps et se mettent à bouger plus ou moins consciem­ment quand ils écoutent de la musique, c’est souvent grâce à la section ryth­mique de l’or­chestre. Mais je revien­drai un peu plus bas sur votre futur rôle au sein d’une forma­tion de zicos, concen­trons-nous un instant sur quelques rudi­ments anato­miques.

La basse est compo­sée de bois (pour son corps et son manche, quand ils ne sont pas des produits de synthèse), d’ac­cas­tillage (les compo­sants méca­niques qui sont rappor­tés au corps et au manche) et d’élec­tro­nique (les micros et les compo­sants qui les contrôlent).

The Bass Guitar for Dummies

Le corps d’une basse est souvent un assem­blage de deux ou trois pièces de bois collées entre elles pour former la struc­ture la plus massive de l’ins­tru­ment. On appelle le dessus du corps (là où se posent les micros) la table, elle est parfois agré­men­tée d’un assem­blage supplé­men­taire de bois pour l’es­thé­tique, mais aussi pour modi­fier les quali­tés acous­tico-méca­niques du bois prin­ci­pal du corps. On utilise à cet égard un bois plus dense qui pren­dra alors l’ap­pel­la­tion de table massive.

La partie du corps qui repose contre vous s’ap­pelle le dos et ses contours sont dénom­més éclisses. On retrouve prin­ci­pa­le­ment des bois d’aulne, de frêne, de peuplier et d’acajou dans la compo­si­tion des corps de basse. Mais dans l’en­trée de gamme, il est aussi possible de trou­ver des corps en tilleul ou en pin. Pour les tables massives, on utili­sera des bois plus durs comme l’érable ou des bois plus exotiques (la liste est longue). De la forme du corps dépen­dra l’er­go­no­mie de votre basse, surtout pour le ressenti de votre bras droit (ou gauche si vous avez le malheur d’être gaucher).

Dos du manche (de l’érable, encore de l’érable, souvent de l’érable)

Touche (ici en érable pour plus de dyna­mique)

Sillet (ici en Os, parfois en Ivoire de synthèse, en plas­tique ou en Laiton)

En gros, plus le manche est long, plus on allonge son diapa­son et plus on descen­dra dans les graves. Les bois du manche sont basique­ment de l’érable pour son dos et se déclinent sur la touche pour propo­ser des grains diffé­rents à leurs acqué­reurs : l’érable favo­ri­sera la brillance, le palis­sandre induira une attaque plus feutrée et l’ébène vous garan­tira une classe inter­na­tio­nale. La nature du sillet (le petit bloc qui se situe en haut de la touche dans lequel s’in­sèrent les cordes) est aussi impor­tante pour le rendu sonore et parti­cu­liè­re­ment l’at­taque.Le manche se compose aussi de plusieurs parties. On distin­guera le dos du manche (sur lequel viennent se poser la paume ou le pouce), la touche qui se trouve juste en-dessous des cordes et enfin la tête où reposent les méca­niques et le sillet. Le manche est un élément critique de votre instru­ment. Ses mensu­ra­tions (largeur au sillet, forme et radius du manche) sont assez variées sur le marché, il y a un peu de tout pour satis­faire tout le monde (ou presque). Le manche d’une basse a une longueur type que l’on appelle diapa­son, mesu­rable en pouces (trente-quatre dans la majeure partie des cas) et permet de jouer des notes très graves (géné­ra­le­ment une octave en-dessous de la guitare) sur l’ins­tru­ment.

Manche vissé (en quatre points de fixa­tion, parfois en cinq ou en six)

Manches traver­sant (faci­lite l’ac­cès aux aigus et renforce le sustain, tous les fabri­cants ne proposent pas force­ment la chose)

Il existe des manches vissés et des manches traver­sants, les manches collés étant un peu plus rares que sur les guitares. Les manches traver­sants ont la répu­ta­tion d’as­su­rer un meilleur sustain (durée maxi­male de la note jouée), mais le recours à ce type de jonc­tion entre le manche et le corps influe sur le son et dans une mesure ascen­dante, sur le prix de l’ins­tru­ment.

Méca­niques ouvertes
Méca­niques à bain d’huile

Cheva­let-cordier mono­bloc

Détail de cheva­let trans­ver­sant

L’ac­cas­tillage consiste en un ensemble de pièces méca­niques, servant à raccor­der les cordes à l’ins­tru­ment. Il s’agit du cheva­let-cordier en deux parties ou mono­bloc et des méca­niques qui sont ouvertes ou fermées (on parle alors de méca­niques à bain d’huile). Sur certains instru­ments, les cordes traversent le corps de la basse avant de passer par le cheva­let, qui devient alors traver­sant dans le but d’ac­cen­tuer le sustain de l’ins­tru­ment.

Voilà pour la partie dite luthe­rie, main­te­nant nous allons nous inté­res­ser à l’élec­tro­nique embarquée de votre future compagne de jeu. Veuillez noter chers amis que ce chapitre est au moins aussi impor­tant que le précé­dent, vous allez jouer d’un instru­ment élec­trique et par consé­quent, la repro­duc­tion du son que vous allez géné­rer en jouant sur votre basse passera irré­mé­dia­ble­ment par le truche­ment des micros qui l’équi­pe­ront. Je ne m’éten­drai pas ici sur le fonc­tion­ne­ment des diffé­rents capteurs qui peuvent équi­per les guitares et réserve la chose pour un dossier spéci­fique, entiè­re­ment dédié à l’in­duc­tion élec­tro­ma­gné­tique et à la capture piézo-élec­trique. Vous appren­drez cepen­dant qu’en fonc­tion des micros qui se trouvent sur vos quatre cordes (ou cinq si vous êtes gour­mand), vous allez obte­nir un type de grain bien défini. Voici les grandes familles des micros de basse, avec leurs spéci­fi­ci­tés sonores.

Micros simples JB (un micro couram­ment utilisé, parfait en posi­tion aiguë, peut-être sujet à la ronflette)

Micros Stacked JB (un son et un format de micro simple, avec deux bobi­nages super­po­sés)

Pavés Yamaha (Le pavé Humbu­cker, fonc­tionne géné­ra­le­ment par paire en grave et aigu)

Doubles avec bobine fantôme (Exemple de micro double, dont l’un des bobi­nages ne sert qu’à l’iso­la­tion)

Micro Pb (la réfé­rence en posi­tion grave s’em­ploie seul ou complété par un micro en posi­tion aiguë)

On compte deux grandes familles de micros, le simple bobi­nage et le double.

Le simple bobi­nage consti­tue la genèse du capteur élec­tro­ma­gné­tique, de concep­tion élémen­taire il offre un rendu précis dans les aigus et pincé dans les médiums.

Le double bobi­nage a l’avan­tage de présen­ter une meilleure isola­tion élec­trique, évitant le para­si­tage (siffle­ments, ronflette, etc.) récurent chez les micros à simple bobi­nage. Cepen­dant la sono­rité d’un micro double manquant parfois de finesse, les fabri­cants s’ef­forcent de lui donner le spectre sonore d’un simple bobi­nage tout en profi­tant de son isola­tion. C’est le cas du micro Noise­less de Fender qui comprend deux bobi­nages étagés (concept appelé “stacked”). Les confi­gu­ra­tions de micros sont multiples, mais assez récur­rentes aux cata­logues des fabri­cants.

Détail config micros Mayones (Une confi­gu­ra­tion qui a fait ses preuves, deux micros simple Jazz Bass)
Détail config micro MM (une confi­gu­ra­tion élémen­taire, mais de carac­tère, le pavé Music Man)
Détail config micro PB+Double Jazz Bass (une machine de guerre, un kit PB et son renfort en Double Jazz bass)
Détail config micros MM+JB (Une asso­cia­tion de plus en plus courante, le pavé Music Man et un Micro Jazz Bass)

Il est possible de trou­ver jusqu’à trois pôles magné­tiques sur un instru­ment, mais dans la plupart des cas, leur nombre varie d’un à deux kits micros. Plus on dispose de micros sur une table, plus on captera d’am­pli­tudes vibra­toires de cordes et plus on dispo­sera de variété de sons. Évidem­ment, poser des micros partout n’avan­ce­rait à rien, car il y a des posi­tions types qui garan­tissent un rende­ment opti­mal. Une confi­gu­ra­tion à deux micros aura tendance à se parta­ger les posi­tions extrêmes, situées respec­ti­ve­ment près du manche et du cheva­let. Le micro près du manche captera les vibra­tions de cordes les plus amples et retrans­crira le spectre le plus grave de l’ins­tru­ment, tandis que celui posé près du cheva­let captera les mouve­ments de cordes les plus ténus et offi­ciera aux aigus. Une basse propo­sant un seul micro verra son capteur unique posé en posi­tion grave (l’exemple de la Preci­sion Bass est le plus repré­sen­ta­tif) ou en posi­tion médiane (Pavé double de type Music Man) pour donner un carac­tère plus inci­sif au grain de l’ins­tru­ment. Ce mini­ma­lisme garan­tira le carac­tère prononcé d’une basse, mais limi­tera sa poly­va­lence.

Voici quelques extraits des grands clas­siques en matière de micros, atten­tion le dernier extrait est joué sur une basse fret­less (basse sans frettes sur le manche). Ne dispo­sant que de cet instru­ment, monté en simple bobi­nage, à la maison pour assu­rer la démo . 

Extrait Music Man
00:0000:13
  • Extrait Music Man00:13
  • Extrait Double Jazz Bass00:13
  • Extrait PB00:13
  • Extrait JB00:13

Un autre point impor­tant concerne les réglages embarqués sur votre instru­ment. Au rayon des basses élec­triques, vous avez le choix entre élec­tro­nique passive, avec des réglages rudi­men­taires tels qu’un volume par micro et une tona­lité géné­rale, et élec­tro­nique active qui comprend un préam­pli (alimenté par une ou plusieurs piles) et un égali­seur. Les correc­tions dont on dispose, la plupart du temps, sur une basse active emploient un volume, une balance entre les micros (ou un sélec­teur) et deux ou trois bandes passantes (graves et aigus et parfois médiums).

Système passif (Un volume par micro et une tona­lité)
Système actif (Un volume, une balance, bandes Grave/Aigu et bande médium)

Restons en là pour les rudi­ments un tanti­net tech­niques pour passer aux conseils pratiques.

L’in­dis­pen­sable à se procu­rer

Ache­ter une basse, c’est déjà un bon point pour débu­ter. Mais il va falloir dépen­ser des Euros supplé­men­taires pour un ampli et quelques acces­soires néces­saires à la pratique de votre art. Commençons par l’am­pli, dont je vous épar­gne­rai une présen­ta­tion aussi étof­fée que celle qu’in­fli­gée précé­dem­ment. Un bon ampli pour s’en­traî­ner n’a pas besoin d’ex­cé­der les 20 watts de puis­sance, car il n’est pas encore ques­tion de jouer avec un batteur (là il faut au moins 80 watts). Vous allez prin­ci­pa­le­ment faire vos exer­cices à la maison, dans un espace plus ou moins confiné. Votre ampli­fi­ca­teur n’a donc pas besoin d’être encom­brant (il sera plus simple à trans­por­ter et à caser). Son fonc­tion­ne­ment doit être simple, pour vous permettre de vous fami­lia­ri­ser tranquille­ment avec les réglages essen­tiels. Un volume géné­ral et un égali­seur trois bandes (grave, médium et aigüe) sont des réglages qui suffi­ront à vos besoins. Votre ampli devra compor­ter une sortie casque (il y a des heures plus ou moins conve­nables pour faire du bruit) et au besoin une entrée auxi­liaire (bien pratique) pour pouvoir bran­cher faci­le­ment une source externe (métro­nome, lecteur mp3, ordi­na­teur).

Plutôt que de favo­ri­ser une puis­sance super­flue, inves­tis­sez dans la qualité, n’ou­bliez pas qu’un ampli ména­ger risque de vous accom­pa­gner durant toute une vie de bassiste. Le son de votre ampli doit être plai­sant quand vous vous entraî­nez et mettre en valeur votre jeu pour accroître votre plai­sir. Pour cela, il est néces­saire de ne pas choi­sir un combo (oui, on appelle ça comme cela) avec un haut-parleur trop petit. Huit pouces étant le mini­mum, dans les entrées de gamme, pour garan­tir un jeu à volume correct sans faire satu­rer et user le HP de manière précoce. Une bonne gamelle de dix pouces repré­sente pour moi un choix idéal.

Ensuite il vous faudra une sangle correcte (assez large et épaisse, car une basse n’a rien de léger), un métro­nome (un outil doulou­reux pour les nerfs, mais ô combien néces­saire !), pourquoi pas un ou deux média­tors (pour les rockers en herbe) et un accor­deur. Vous pour­rez ajou­ter à cette liste une méthode (voir ci-dessous) et un jeu de cordes de rechange dont vous aurez forcé­ment besoin : même si elles cassent rare­ment, les cordes de votre basse fini­ront par s’user et leur oxyda­tion vien­dra ternir votre grain (cepen­dant il y en a qui aiment ça).

Shop­ping !

Main­te­nant que vous êtes fran­che­ment motivé et que vous avez quelques sous de côté, vous allez pouvoir les dépen­ser dans la joie et la bonne humeur. Aujour­d’hui il y a deux façons de se procu­rer du maté­riel : en se déplaçant physique­ment dans un maga­sin de musique ou en faisant ses courses sur le Web. Je ne souhaite pas ici juger en faveur de l’un ou de l’autre, d’un point de vue affec­tif et person­nel. Cepen­dant, si Inter­net permet de comman­der de chez soi à un prix qui peut défier la concur­rence des commerçants de rue, il ne permet pas encore d’es­sayer du maté­riel avant de se le procu­rer. Ce qui reste fâcheux pour un néophyte. Par expé­rience person­nelle, j’af­fir­me­rai que même s’il est ques­tion d’ins­tru­ments de série, aucune basse ne sonne tout à fait comme une autre. Il est impor­tant de tester votre basse, de prendre le temps de l’avoir en main afin d’en appré­cier le confort et d’écou­ter ce qu’elle a à propo­ser en matière de son. Et surtout, de la compa­rer à d’autres modèles.

Un bon vendeur saura vous conseiller dans cet exer­cice, mieux qu’une simple photo­gra­phie accom­pa­gnée d’un texte parfois raco­leur. Pour le choix d’un bon instru­ment d’étude, j’ai quatre conseils à vous donner :

– La Basse doit être facile à jouer et pas trop lourde. Apprendre à jouer est déjà assez labo­rieux, le manche doit être aisé­ment prati­cable, ni trop large, ni trop fin. L’ins­tru­ment doit être facile à jouer assis comme debout et ne doit pas piquer du nez quand vous le portez sanglé. Pour les enfants en bas âge, atten­tion aux problèmes de dos et aux longueurs de manche déme­su­rées. Il existe des manches trois quarts (dit “short scale”) pour les petits bouts.

– Elle doit être facile à régler. Qu’elle soit active ou passive, vous devez maîtri­ser les correc­tions qu’elle propose pour mettre en valeur votre jeu. Un système passif convient tout à fait à l’ini­tia­tion. Il y a même de nombreux bassistes avérés qui le préfèrent à l’ac­tif, car il sonne plus authen­tique, repo­sant plus sur l’in­ter­pré­ta­tion du musi­cien, que sur l’as­sis­tance d’une élec­tro­nique lourde embarquée. Cepen­dant les systèmes actifs repré­sentent un confort de jeu certain avec des modu­la­tions d’éga­li­sa­tion très variées (on peut boos­ter ou couper les fréquences de son choix), de plus leur prix est désor­mais acces­sible aux budgets débu­tants.

Ce qui vous laisse le choix entre tradi­tion et moder­nité.

-Elle doit ouvrir des hori­zons. Même si je respecte tout à fait l’en­ga­ge­ment musi­cal vers un style donné chez un débu­tant, car c’est parfois l’ori­gine de sa moti­va­tion (moi par exemple, j’ai commencé la basse à cause de Steve Harris) ; je ne saurais que trop vous décon­seiller de prendre une basse trop typée pour faire vos armes. Essayez, au possible, de favo­ri­ser une confi­gu­ra­tion de micro équi­li­brée permet­tant de jouer une multi­tude de styles (dont votre favori). Que ce soit deux micros simples, un double et un simple (Micro PB et Micro JB) ou deux humbu­cker ; une paire de capteurs fera toujours plus qu’un seul. La pratique d’un instru­ment va vous faire décou­vrir de nombreux styles musi­caux, il serait dommage de vous retrou­ver maté­riel­le­ment bridé au moment où vous voudrez y goûter (main­te­nant je joue de tout et je n’écoute plus tout d’Iron Maiden).

– Elle doit vous plaire. Oui c’est bête à écrire, mais plus vous trou­ve­rez votre chérie jolie, plus vous aurez envie de jouer avec et plus vite vous progres­se­rez. Prendre du plai­sir (même visuel ou sensuel) fera gran­dir le musi­cien en vous. Et même pour un petit budget, le choix des formes et des couleurs est varié, alors profi­tez-en !

Je vous décon­seille­rais d’ache­ter un instru­ment d’oc­ca­sion pour commen­cer, car il faut être un ache­teur aguerri pour savoir débusquer une bonne occaz’ en instru­ment de musique. Chose qui ne court pas souvent les rues dans les entrées de gamme. Aujour­d’hui l’offre qui régit le marché des instru­ments d’étude neufs s’est parfai­te­ment démo­cra­ti­sée, les rapports qualité-prix propo­sés par les fabri­cants sont bien plus attrac­tifs qu’à l’époque où j’avais acheté ma première basse, vrai­ment pas terrible et bien plus chère que ce qui vous est proposé aujour­d’hui.

Et le budget dans tout ça ?

Pour répondre au mieux à cette ques­tion, sans se limi­ter à de vagues four­chettes de prix, j’ai fait tout simple­ment les courses pour vous ! En un coup de métro, j’ai rendu une petite visite aux spécia­listes de la basse élec­trique que compte le quar­tier enchanté de Pigalle, pour savoir ce qu’ils proposent aux débu­tants en guise de “Pack”. Voici l’offre de ces trois maga­sins :

Bass Maniac 17 rue de Douai PARIS IX – 01 53 21 91 19

Bass Maniac
  • 1 Basse Squier Modi­fied Jazz Bass 70’
  • Un Ampeg BA108 (hp de 8 pouces pour 25w)
  • Une Housse, une sangle et un Jack (compris dans l’offre)

Fender rembourse 30 € sur le prix de la basse (Prix initial 329 €) jusqu’au 15 janvier 2012.

Avec un ampli à 119 € ce pack de qualité affiche un prix total de 418 €. Un budget en soit consé­quent, mais un inves­tis­se­ment qui garan­tira des débuts en grandes pompes, avec deux grands clas­siques de la basse : La Jazz Bass et la marque AMPEG.

La Centrale Basses, 12 rue de Douai PARIS IX – 01 42 81 18 71

La Centrale Basse
  • 1 Epiphone Les Paul
  • Laney RB1 (hp de 8 pouces pour 15w)
  • Une housse stagg et un Jack (compris dans l’offre)

La basse propo­sée plaira aux amateurs de Rock, avec son style un peu inquié­tant et ses gros pavés en guise de micros. L’am­pli que je n’ai pas essayé semble correct. En deman­dant au gentil vendeur une sangle pour complé­ter votre pack, il vous en coûtera 380 € pour démar­rer cette année en musique.

 

 

Bass center 22 Rue Victor Massé PARIS IX – 01 40 16 01 20

Bass Center
  • 1 Cort Action Bass (Passive) 199 €

Ou

  • 1 Squier Jaguar (Active) 255 € (-30 € jusqu’au 15 janvier)
  • 1 ampli CORT GE15B (HP de 8 pouces pour 15w) 89 €

Ou

  • 1 ampli Marshall MB-B (hp de 10 pouces pour 30W) 129 €
  • Une housse, une sangle, un accor­deur (compris dans l’offre)

Pour un budget allant de 288 € à 354 €, le maga­sin vous laisse le choix entre une basse passive et une basse active et deux combos. Les deux basses proposent une alter­na­tive inté­res­sante, puisqu’elles sont oppo­sées par leur style et leur élec­tro­nique. Je ne connais pas bien l’am­pli CORT à 89 €, mais le MB-B de Marshall me paraît être une très bonne solu­tion d’am­pli­fi­ca­tion dite “ména­gère” avec sa belle gamelle de 10 pouces. L’offre d’ac­ces­soires compris pour l’achat de la basse et de l’am­pli est exhaus­tive puisqu’elle comprend un accor­deur en plus de la sangle et du Jack.

Oscar Music, 19 Rue de Douai PARIS IX – 01 48 74 84 54

Oscar Music

26 Photo Oscar Music

  • Je débute la basse de Pascal Sarfati (Ed Hit) 29,50 € – (Livret + CD)
  • Initia­tion à la Basse en 3D de Frank Nelson (Ed Play Music) 23 € (Livret+CD+DVD)
  • Débu­tants en guitare Basse de Gilles MALA­PERT (Ed REBILLARD) 17 € (Livret+cd)
  • La Basse inté­grale par Fran­cis DARIZ­CU­REN (HL Music) 35 € (Livret + CD)
  • Ton prof de Basse Par J ROUX (Ed Coup de Pouce) 22 € (Livret + DVD)

Par expé­rience, je sais qu’au commen­ce­ment de l’ap­pren­tis­sage, on prend de mauvaises habi­tudes de jeu. Je suis donc allé voir le spécia­liste de la méthode à Pigalle, incarné depuis plusieurs décen­nies par l’en­seigne Oscar Music. Voici une sélec­tion de son gérant, en atten­dant que vous preniez quelques cours. On peut deve­nir musi­cien en étant auto­di­dacte, mais vous n’ima­gi­nez pas à quel point écou­ter quelques conseils avisés permet de gagner du temps. Pour bien travailler vos posi­tions, je vous conseille de choi­sir une méthode en DVD.

Ayant eu Frank Nelson comme profes­seur, je connais son sens de la péda­go­gie et vous suggère le choix de ses méthodes. Voici une autre réfé­rence, qui selon moi est incon­tour­nable puisqu’elle s’adresse à la fois aux bassistes débu­tants et aux batteurs, pour leur faire travailler des exer­cices communs : Groove Perfor­mance spécial débu­tants par Philippe Chayeb et Thierry Chau­vet-Peillex. De quoi bâtir une solide cellule ryth­mique avec un ami percus­sion­niste !

Bien­ve­nue au Club !

Voilà chers Pada­wans, j’es­père que ce dossier vous aura aidé à éclair­cir quelques points et vous inspi­rera dans votre démarche initia­tique. Mes derniers conseils avant de vous lais­ser prendre la route : n’hé­si­tez pas à jouer au plus vite avec d’autres musi­ciens, c’est le meilleur moyen de vous donner du plai­sir à la basse et plus vous pren­drez votre pied, plus vous progres­se­rez. Et essayez dans la pratique de votre instru­ment de jouer plus sur l’émo­tion et le ressenti que sur le démons­tra­tif, c’est là une des clés pour être un bon musi­cien. N’ou­bliez pas qu’un bon bassiste se doit d’être vigi­lant sur deux points : la tenue rigou­reuse du Tempo (vous serez un des gardiens de la pulsion, avec le collègue batteur) et une écoute constante des autres (ça je le conseille à tout le monde). Enfin je vous encou­rage à ne pas bais­ser les bras dans vos débuts, on souffre pas mal les premiers mois pour vrai­ment s’écla­ter par la suite. Si vous trou­vez des diffi­cul­tés, persé­vé­rez, travaillez vos exer­cices à des tempos progres­sifs en commençant toujours lente­ment. Entraî­nez-vous sur de petites séances quoti­diennes, quinze à trente minutes par jour étant un idéal pour avan­cer.

Et échauf­fez-vous toujours avant de pratiquer, vos liga­ments et vos arti­cu­la­tions vous diront merci. Bien­ve­nus parmi nous !


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