Homme de 44 ans - Paris  France
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Compos de Los Teignos

Blanc-Mesnil
00:0002:52
  • Blanc-Mesnil02:52
  • Les cartographes03:32
  • Les origamis03:20
  • La montagne02:49
  • L'aval04:31
  • La lettre aux joueurs de Paume00:00
  • Trop de choix03:12
  • La ballade de Dolly (le clone blanc)00:00
  • Ceci est un site (AF Video Theme)02:30
  • A la Clairefontaine02:21
  • Ne pleure pas Jeannette02:43
  • Au clair de la lune02:42
  • La Complainte de Mandrin03:28
  • SINGLE

    Blanc-Mesnil

    Style :
    Chanson à Texte
    Date :
    15/12/17 17:13
    Durée :
    2'52"
    Description :

    Le mythe du Grand Ouest ramené à la petite réalité de la banlieue parisienne : c'est le thème d’une chanson que ne reprendra certainement pas le syndicat d'initiative de la ville où j'ai grandi. ;-)

    Pour la musique, je voulais quelque chose d'un peu westernien forcément, mais surtout un truc sans intro ni outro, pour que le décollage et l'atterrissage soient aussi brutaux l'un que l'autre.

     

    Voici les paroles :

    Moi j'ai rêvé
    De grands espaces
    De grands canyons où tout se passe
    La poussière au loin
    D'un cheval qui approche
    Qui dépasse le train
    Et de l'or plein les poches
    Qui survient

    Moi j'ai rêvé
    De ce désert
    De tracer une croix sur la carte et sur la terre
    En disant
    Je ferai une ville à cet endroit
    En dix ans de ces clous, de ces rondins et de ces planches
    Elle naîtra

    Et elle aura le nom d'une vierge
    D'une sorte d'arbre ou de ma mère
    De ces noms trop longs qu'on abrège
    Un nom d'Autriche ou d'Angleterre

    Peu m'importe
    Tant que c'est un nom que le vent porte
    Une rumeur dont on fait les rêves
    Un murmure posé sur les lèvres de colons

    Ceux-là arriveront timides
    Et protestants durs à la tâche
    Qui dresseront là leurs églises
    Et des clôtures, tendront des bâches
    Et prieront
    Pour que Dieu bénisse les troupeaux 
    Pour qu'il épargne leurs enfants
    Et fasse pleuvoir ce qu'il faut d'eau
    Sur les champs

    Et le village deviendra ville 
    Avec ses ivrognes, ses bandits
    Ses mineurs claquant dans les filles
    Dans les cartes ou dans le whisky
    Du bordel

    Et le pasteur clâmera à la messe
    Que le diable rôde dans les ruelles
    Que tout Job doit aimer l'éternel
    Qui le blesse

    Puis disparaître jusqu'à l'oubli
    Ressurgir 10 ans plus tard
    Dans le soir
    Du terrible incendie
    Pour y claquer le flanc des bêtes
    Et les voir dépasser les hommes
    Les hommes qui s'enfuient
    Dans la nuit

    Mais je vivais à Blanc-Mesnil
    Capitale de l'inutile
    Une ville qui tourne en rond
    Autour d'un soleil de béton
    Où chacun étouffe dans sa cage
    En rongeant son frein et sa soif
    D'évasion

    D'évasion...

  • SINGLE

    Les cartographes

    Style :
    Chanson à Texte
    Date :
    06/05/17 21:18
    Durée :
    3'32"
    Description :

    Le monde comme il va, imperturbable, indifférent et impénétrable.

    Les cartographes

    C’est une boule de terre
    Une boule de pluie
    C’est un monde debout 
    Mais à demi groggy
    Qui dévale sa gorge
    Pâte de râles et de rires et de cris
    Et se poursuit

    C’est un monde de forêts
    Perdues entre les villes
    Où rien ne dort jamais
    Rien n’est jamais tranquille
    Jours et nuits contigus
    Sans repos ni repus
    Et continue

         C'est une géographie 
         Une carte à faire et à refaire
         Pour estimer le lieu précis 
         Où l'on se perd

    C’est un monde de mers
    Prisonnières du bocal
    Où dérivent les déserts
    Sans but et sans escale
    Sans motif, ni figure
    Sans légende, sans signe, sans augure
    Et perdure

    C’est un monde de ciel
    Où s’épuisent les oiseaux
    Et de courtes échelles
    De rails et de barreaux
    Dont rien ne s'élève
    Qu’un par-terre de marches
    Sans relâche

         C'est une géographie 
         Une carte à faire et à refaire
         Pour estimer le lieu précis 
         Où l'on se perd 

    C’est un monde de chats morts
    Et vivants à la fois
    Un désordre de corps
    Où le chaos fait loi
    Rien ne s'y gagne, rien ne s'y perd
    Tout s'y transforme, de la poussière à la poussière
    Et persévère

    C’est un monde figurant
    Un accessoire du vide
    Une forme d’excipient
    Ni amer ni acide
    Pour faire passer le temps
    Et le goût et l’allant
    D’être vivant

         C'est une géographie 
         Une carte à faire et à refaire
         Pour estimer le lieu précis 
         Où tout se perd

  • SINGLE

    Les origamis

    Style :
    Chanson française
    Date :
    29/04/17 12:26
    Durée :
    3'20"
    Description :

    Petite chronique ordinaire d'une vie de couple sur une éphéméride. Ambiance aigre douce sur les choses qui s'éffilochent et les mécaniques qui se détraquent. 

    Musicalement, l'idée était de faire quelque chose de léger façon variét pour France Inter, avec toutefois un truc que je voulais tester depuis longtemps : alterner des mesures en 4/4 avec des accords majeurs sur les couplets et des mesures en 3/4 avec des accords mineurs sur les refrains, ce qui permet de créer une distance plus mélancolique sur ces derniers face au quoitidien binaire, mais aussi de ralentir temporariement la marche des choses. Du coup, même si on en est loin, l'inspiration vient de 'We can work it out'.

     

    Les origamis

    Tu as jailli dans mes ténèbres un lundi
    J'en étais encore ébloui le mardi
    Mercredi j'ai pris ta main dans la mienne
    Jeudi je n'étais que fleurs et poèmes
    Vendredi, orphelin, je languissais de te serrer
    Contre moi
    Samedi nuit blanche
    Dormir le dimanche
    Et mourir d'asphyxie dans nos bras 

    J'ai rencontré tes parents un lundi
    Rendu mon appartement le mardi
    Mercredi on a fêté nos deux ans
    Et jeudi tu m'annonçais un enfant
    Il est né vendredi et nous sommes tous deux devenus
    des parents
    Samedi au parc
    Dimanche sur le lac
    À ramer contre le vent 

         Et sur les calendriers
         Ces vieux jours s'en sont allés
         Repliées comme autant d'origamis
         Les feuilles blanches de nos vies 

    Tu as appelé de ton boulot ce lundi
    Pour nous dire que tu ne rentrerais que mardi
    Mercredi c'était moi qui revenait tard
    Réunion de parents d'élèves jeudi soir
    Vendredi, quelques fois, dîner avec tes amis
    Ou les miens
    Samedi, faire les courses
    Dimanche à bout de souffle
    À pester sur le lendemain 

    Tu m'as dit "il faudrait qu'on parle" un jeudi
    Que t'avais rencontré quelqu'un d'autre le lundi
    Que le mardi, après mûre réflexion
    Mercredi t'avais pris ta décision
    Vendredi notre enfant, nos amis et nos parents
    L'ont appris
    Samedi à pleurer
    Dimanche à trier
    Nos affaires dans des cartons 

         Et sur les calendriers
         Ces vieux jours s'en sont allés
         Repliées comme autant d'origamis
         Les feuilles blanches de nos vies

  • SINGLE

    La montagne

    Style :
    Chanson à Texte
    Date :
    29/04/17 02:44
    Durée :
    2'49"
    Description :

    L'appel des cimes et ce qu'il faut abandonner pour y répondre, la tiédeur de la vallée sous l'austère montagne...

     

    La montagne 

    Qu'elle est douce la plaine
    Où s'écoulent les jours
    Ruissellent les semaines
    Et les mois tour à tour 

    J'y vais pêcher mon temps
    Ta main sur mon épaule
    Et quand le soir descend
    On s'endort sous le saule 

         Mais la montagne attend
         Cheveux d'ombre et grimace de pierre
         Comme un chemin patient
         Qu'on regagne et s'y perd 

    Qu'elle est tiède la nuit
    Au berceau de ton souffle
    Et du doux clapotis 
    Des poissons dans la source 

    J'y veille à égrenner
    Les minutes immobiles
    Mais quand vient le levant
    Dans mon dos je devine 

         La montagne qui attend
         Cheveux d'ombre et grimace de pierre
         Comme un chemin patient
         Qu'on regagne et s'y perd 

    Qu'elle est longue cette vie
    Et si courte à la fois
    Où l'on ronge son ennui
    Et son frein et sa faim 

    Je voudrais te garder 
    Tout au creux de mes bras
    Mais les filles des valées
    Font de mauvais Sherpas 

         Et la montagne attend
         Cheveux d'ombre et grimace de pierre
         Comme un chemin patient
         Qu'on regagne et s'y perd

              Un matin, tu te réveilleras
              Et la montagne m'aura pris
              Comme un prédateur son repas
              Sans grand fracas ni appétit

  • SINGLE

    L'aval

    Style :
    Chanson française
    Date :
    10/04/16 19:25
    Durée :
    4'31"
    Description :

    Voici mon humble participation à la première édition des compos inspirées qui pourrait être sous-titrée "Splendeur et décadence d'un tigre". J'ai construit mon texte autour de cette idée : de la naissance d'un tigre, là-haut dans la montagne, à la mort de ce dernier dans la plaine où vivent les hommes en suivant quatre mouvement : l'enfance dans les cimes, l'adolescence dans le torrent, l'âge adulte dans la forêt, et la vieillesse dans la plaine. Dans les deux premières parties, on le voit prendre possession de ses moyens, de sa puissance, de son identité avant qu'il ne soit confronté à un semblable et que la déchéance s'amorce dans les deux dernières parties qui le poussent malgré lui vers l'homme (qui a pris la photo). En parallèle des mouvements ascendants puis descendants, le texte est construit en miroir : de la tanière du tigre à celle de l'homme, du tigre chassant au tigre chassé. Sur le fond, même si j'ai antropomorphisé mon sujet, je voulais essayer de trouver un équilibre entre la beauté et la 'cruauté' de la nature, et souligner la nécessaire prédation des uns et des autres. En tête, j'avais ce passage du film Un roi sans divertissement où une oie égorgée perd son sang sur la neige. A la fois magnifique et terrible : https://youtu.be/qmEvPI45A-Q?t=1h18m46s

    Au niveau musical, je me suis amusé autour d'un canevas plutôt pauvre harmoniquement, laissant le soin aux arrangements de faire l'animation dans un style groovy calme. Les cordes ont la part belle (je voulais ça pour la grâce féline) mais je fais intervenir à certains moments une flûte et une clarinette pour souligner les passages plus sensuels, tandis qu'une guitare en palm mute et un clavinet donnent le petit côté sautillant du tigre qui se ballade. Après le combat charnière qui tire vers le rock avec une deuxième voix pour mettre de l'intensité et peindre le ballet des deux tigres, on aboutit sur une ambiance plus synthétique pour figurer le monde des hommes, animaux dénaturés par excellence. Les cordes à la toute fin sont là pour conclure sur des points de suspension : on ne sait pas ce qui va se passer, et si l'on s'en doute, ça reste hors champ.

    J'espère que ça vous plaira.


    Les paroles :


    Je me souviens ma mère
    La chaleur de son flanc
    Nos premiers repas de chair
    Et le sang rouge sur blanc
    D’une proie sur la neige
    Qu’elle avait chassée seule
    Et ramené dans sa gueule
    De nourrice et de piège
    Je me souviens aussi
    Serré contre mes frères
    La tiédeur de la tanière
    Les nuits bien à l’abri
    Je me souviens encore
    De mon corps devenu fort
    Et de la promesse de l’air 

    Et j'ai quitté ma mère

     

    Je me souviens la montagne
    L’éclaboussant torrent
    Où les rivières s'empoignent
    Sur le poisson d'argent
    Frétillant que l’on tue
    Frétillant qu’on l’avale
    De ces jouets qui se ruent
    Sur mes griffes en aval
    Je me souviens la fonte
    Et l’herbe qui surgit
    Dans la pente adoucie
    Les odeurs qui remontent
    D’humus et de sueurs
    Que je ne connais pas
    Cette forêt sent la peur ; 

    Elle est pour moi

     

    Sous un feuillage criblé
    Par des rais de lumière
    J’ai goûté la forêt
    Comme un propriétaire
    Rattrapé ce qui fuit
    Et cloué ce qui vole
    Ce qui ne sort que la nuit
    Qui se cache dans le sol
    Le délice de silence
    De la faune effrayée
    A chaque pas que j’avance
    Chaque feulement que je fais
    Jusqu’à ce qu’un matin
    Tout ce théâtre tremble
    Sous d’autres pas que les miens
    Sous ceux d’un autre

    Qui me ressemble

     

    Un éclair rouge et puis
    Le doute me saisit
    Je rends pourtant coup pour coup
    Et je rugis cri pour cri
    Mais l'autre est bien plus fort
    Il est bien plus rapide
    Et me laissera pour mort
    Si j’insiste stupide
    Alors pousser sur mes pattes,
    D’abord
    Il poursuit, je m’échappe
    Encore
    Courir
    Jusqu’à cette clairière
    Et le semer 

    Juste à la lisière

     

    La plaine s’étend
    Où tout n’est qu’horizon
    Pavée de routes et de champs
    Et bordée de maisons
    Et les hommes qui en sortent
    En sortent des fusils
    Puis referment les portes
    Sur leurs femmes, leur petits
    Ils sont loin la montagne
    Le torrent, la forêt
    Ils sont loin la tanière
    Et le flanc de ma mère
    Les hommes sont à distance
    Mais ils pointent leur canons
    Faut-il tourner talon 

    Ou bien tenter sa chance ?

  • SINGLE

    La lettre aux joueurs de Paume

    Style :
    Chanson à Texte
    Date :
    14/07/15 11:55
    Description :

    A l'occasion du dernier édito sur le 14 juillet, voici une bien vieille chanson sortie de mes tiroirs, l'une des plus gaucho (et sans doute gauche aussi dans son propos qui sent bon l'adolescence) que j'ai écrites. Pas de refrain, juste des couplets, le tout étant joué à la Variax à 4 heures du mat. ;-)

     

    Seul regret : j'aurais voulu ré-enregistrer la fin pour dire 'les jours de merde sont arrivés', mais je sens bien que mon goût pour la procrastination m'empêchera de le faire...

     

    De mon troisième millénaire
    Je t'écris mon cher Robespierre
    Pour te dire que deux siècles après
    Ton foutu bordel de juillet
    La France est une démocratie
    Où l'on est libre de ce que l'on dit
    Si bien que tout le monde prend la parole
    Et que personne n'écoute personne

    Je t'envoie mes salutations
    A toi le girondin Danton
    Pour te dire que le Tiers Etat
    Est devenu Tiers Monde ici bas
    Et pour qu'il oublie sa famine
    On finance ses guerres intestines
    Tandis que les mômes qu'échappent aux mines
    Cousent des chaussures dans nos usines

    J'espère que ma voix portera
    Jusqu'à toi mon bon vieux Marat
    Pour te dire que l'on confond
    Toujours la foi et la religion
    Et que les églises balancent maintenant
    D'énormes crucifix volants
    Dans les galeries d'un grand Versailles
    Aux gardes suisses nommés GI

    Je te fais un signe de la main
    A toi mon sacré Desmoulin
    Pour t'apprendre que les nouveaux rois
    S'appellent Danone, Coca Cola
    Qui règnent en toute égalité
    Sur notre liberté d'acheter
    Fraternels comme furent en leur temps
    Les enfants de ce cher Adam

    Et j'en appelle pour la fin
    A toi qu'on nommait Guillotin
    Car je sens qu'on voudra bientôt
    Redresser les vieux échafauds
    Pour y exposer les viscères
    Des actionnaires majoritaires
    Juste avant d'écrouler les temples
    Sur les fidèles qui les contemplent

    Allons enfants de la patrie
    Le jour de gloire est arrivé (x4)

  • SINGLE

    Trop de choix

    Style :
    Rock
    Date :
    02/05/15 12:18
    Durée :
    3'12"
    Description :

    La prison du choix à l'heure de la société de consommation? C'est la question au centre de cette sixtiserie...

     

    Tartan royal ou prince de Galles
    Blanc bonnet, bonnet blanc : c'est égal

    Eau de Cologne ou parfum de grasse
    Changera pas l'épaisseur de la crasse

    Fromage et/ou dessert et/ou café
    Trop salé, trop sucré, trop manger

    Eau minérale ou liqueur forte
    Blanc sur rouge, petit jaune, peu importe

      Tant de possibles et d'options
      Tant de réponses sans question 
      On croit vivre ad libitum
      Mais c'est le choix qui nous consomme

    Brunes ou blondes, soit bière soit tabac
    Avec filtres ou sans mousse, je botte en touche

    Auberge de charme ou grand hôtel
    Pour ce que j'ai à y faire c'est pareil

    Ville ou campagne, montagne ou bien mer
    Centre ville ou banlieue, on s'y perd

    A l'est, à l'ouest, au sud ou au nord
    Au-dessus ou en dessous, je suis d'accord

      Tant de possibles et d'options
      Tant de réponses sans question 
      On croit vivre ad libitum
      Mais c'est le choix qui nous consomme

    Dans l'isoloir entre peste et choléra
    Mêmes slogans, mêmes débats, je sais pas

    Presse, Internet, télé ou radio
    Mêmes sources, mêmes pubs, tout se vaut

    Lama, Imam, Pape, Pope ou bien rabin
    Mêmes mots, même note : vain sur vain

    La poule de l'oeuf ou l'oeuf de la poulette
    Moi je me tâte en beurrant mes mouillettes

      Tant de possibles et d'options
      Tant de réponses sans question 
      On croit vivre ad libitum
      Mais c'est le choix qui nous consomme

      Bien rangés dans nos rayons
      Sur nos dates de péremption
      On s'imagine libre et fort
      Mais c'est le choix qui nous dévore

         Et nous avale sans nous goûter
         Fruits de viande de l'arbre tombés
         Et nous digère sans nous mâcher
         Dans le ventre du supermarché

  • SINGLE

    La ballade de Dolly (le clone blanc)

    Style :
    Chanson à Texte
    Date :
    03/08/14 12:47
    Description :

    Je mets en ligne cette chanson suite à l'édito fait sur le sujet des investissement de Google dans la génétique, en guise de commentaire léger et musical pour les vacances

    Cette chanson n'est pas loin d'avoir 20 ans et c'est donc un texte de jeune homme, à prendre comme tel avec tous les reliquats d'adolescence que cela implique. Tout y est virtuel sauf ma voix et ça se sent sans doute, mais en même temps, je ne suis pas sûr que le réalisme plastique de certains instruments ne serve pas à merveille le sujet. ;)

     

    Le texte : 

    Tomates carrées, poulets sans plume
    Tout ce qui vit passe sur l’enclume
    De forgerons en blouses blanches
    Qui se reposent même pas le dimanche

    Ces chauffeurs à blanc d’éprouvettes
    L’éthique en toque font recette
    Et veulent à court bouillon de culture
    Servir la soupe à Dame Nature

    Au nom du progrès scientifique
    Bouffons du maïs transgénique
    Et si on devient géants verts
    On priera Saint David Banner

    Quand tout ce cirque me désespère
    Il ne me reste qu’une chose à faire
    Balancer mes boîtes de Prozac
    Pour suivre ma belle dans le Larzac

    Dolly, Dolly, partons
    Au vert paradis des moutons
    On dit que c’est un endroit unique
    Où l’herbe n’est même pas synthétique
    Partons, jolie Dolly
    Pâturer loin de cette folie
    Retrouvons les joies gazonnées
    Ca en laissera plus d’un bouche bée

    Les aviateurs n’ont plus la cote
    Auprès du Petit Prince et de ses potes
    Depuis que les photocopieurs
    Font du shetland 16000 couleurs

    Cette multiplication ovine
    Fera du lainage ou de la tajine
    Reste qu’à compter autant de moutons
    L’homme risque le coma profond

    Les ovinés tremblent des guiboles
    Depuis que les abeilles tuent des vaches folles
    Serait-ce qu’ils essayent de nous dire
    Qu’où y a du gène y a pas de plaisir ?

    Quand toutes ces choses me turlupinent
    Plutôt que de prendre ma carabine
    Je laisse ma déprime et mes valia
    Pour suivre ma belle au Montana

    REFRAIN

    Adam dans le jardin d’Eden
    Croque à pleine dents dans l’ADN
    Près de ce bon serpent d’Hippocrate
    Qui rêve de se voir pousser des pattes
    Eve est d’accord tant que son pacha
    La fournit en DHEA
    Pour pouvoir conserver sa ligne
    Et rentrer dans ses feuilles de vigne

    Ici on fait des clones d’Abel
    Là des parachutes originels
    A chaque malédiction sa parade
    Même si l’œil dans la tombe regarde

    Quand mes contemporains m’angoissent
    J’aime autant déserter la place
    Suspendre ma cure de Lexomil
    Pour suivre ma belle jusqu’en Sicile

    REFRAIN

    Je suis peut-être qu’un vieux con débutant
    Un Pierre qui crie au loup mutant
    Mais entre Huxley et Cunégonde
    Je m’interroge sur le meilleur des mondes

    Quid de Darwin et de sa frise
    Quand l’homo sapiens plie valise
    Et que pour se faire des descendants
    Il fabrique du chaînon manquant ?

    Est-ce bien la peine de chambouler
    Le cours de ces millions d’années
    Pour marier les yeux de son gamin
    A la couleur du papier peint ?

    Quand tout ça me donne des insomnies
    Je jette mon Tranxène aux orties
    Et saute dans le premier carrosse
    Pour suivre ma belle en Ecosse

    REFRAIN

  • SINGLE

    Ceci est un site (AF Video Theme)

    Style :
    Groove
    Date :
    24/02/06 12:10
    Durée :
    2'30"
    BPM :
    115
    Description :
    Musique utilisée sur la présentation vidéo d'AudioFanzine pour le salon SIEL 2006. C'est fait à l'arrache et bien modestement avec Reason, Acid et quelques plugs gratuits.
  • ALBUM
    La peur du Lou
    Style :
    Chanson française
    Réalisation :
    2015
    Description :
    test pour voir
    Compos :
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