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Spitfire Audio Albion III - Iceni
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Test de Spitfire Audio Albion III Iceni

Orchestre virtuel de la marque Spitfire Audio appartenant à la série Albion

test
21 réactions
Iceni qui bas y pense

Avec la troisième livraison dans sa série Albion, l’éditeur Spitfire Audio propose un instrumentarium, des percussions et des loops constituant une boîte à outils cinématique entièrement dévolue aux fréquences les plus basses.

L’édi­teur Spit­fire Audio a d’abord conçu ses premières démarches et réali­sa­tions en direc­tion de quelques happy few parmi les profes­sion­nels, avec la volonté de leur offrir des outils de créa­tion de démos sophis­tiquées béné­fi­ciant d’as­tuces, d’ar­ti­cu­la­tions et d’une qualité sonore irré­pro­chables. La série Bespoke, le (très) haut de gamme de l’édi­teur reste très chère, et acces­sible unique­ment sous réserve de remplir certaines condi­tions, notam­ment le fait d’uti­li­ser des musi­ciens et orchestres live. On trou­vera toute l’in­for­ma­tion néces­saire concer­nant l’his­to­rique, la philo­so­phie et le CV des créa­teurs (le tout en anglais unique­ment) sur le site de l’édi­teur, sur cette page. Puis l’édi­teur s’est peu à peu ouvert au grand public, avec des produits reflé­tant presque la même philo­so­phie que celle du haut de gamme, et en tout cas le même souci apporté au son, béné­fi­ciant des mêmes musi­ciens (des membres de l’ESO, eux-mêmes issus du London Symphony Orches­tra, du London Phil­har­mo­nic Orches­tra ou du Royal Phil­har­mo­nic Orches­tra) et du même lieu, tech­niques, maté­riels et compé­tences d’en­re­gis­tre­ment, les mythiques Air Studios créés par Sir George Martin, et situés dans le Lynd­hurst Hall. La première biblio­thèque fut Spit­fire Percus­sion, puis d’autres produits suivirent, dont la série Albion, comp­tant avec la sortie d’Iceni trois décli­nai­sons. On trou­vera le test de la première, Albion Vol.1, ici. La deuxième, Albion II Loegria, propose un version orchestre de chambre, four­nis­sant à nouveau des boucles, des program­ma­tions synthé­tiques à base d’échan­tillons d’or­chestre (Stephen­son’s Steam Band), des percus­sions (conti­nuant la collec­tion Darwin). Et voici Albion III Iceni, troi­sième partie de l’or­chestre selon Spit­fire Audio.

Intro­du­cing Spit­fire Audio Albion III Iceni

Machine de test

MacPro Xeon 3,2 GHz
OS 10.6.8
Spit­fire Audio Albion III Iceni
Kontakt 5.1.0.6066
Logic 9.1.8

Vendue pour un temps 254 livres ster­ling HT (à peu près 370 euros TTC, qui passe­ront à envi­ron 495 euros TTC une fois la période d’in­tro­duc­tion termi­née), la biblio­thèque se charge via l’ap­pli­ca­tion Connect de Conti­nuata, qui permet d’in­ter­rompre, reprendre le télé­char­ge­ment des diffé­rents fichiers .rar. On peut la télé­char­ger direc­te­ment, via les liens four­nis dans le mail de l’édi­teur conte­nant aussi le numéro de série à rensei­gner dans le Service Center de Native Instru­ments, la biblio­thèque étant conçue pour Kontakt (et Kontakt Player), à partir de la version 5 unique­ment (petite erreur dans le manuel, auto­ri­sant la version 4, certai­ne­ment à la suite d’un copier-coller). Après le télé­char­ge­ment, l’ap­pli­ca­tion installe la biblio­thèque et on la retrouve dans les signets Library de Kontakt. On peut aussi copier les sept fichiers .rar et un .zip pour instal­la­tion sur un autre ordi­na­teur, il faudra alors lancer la décom­pres­sion et éven­tuel­le­ment effec­tuer la routine Kontakt (Add Library, etc.) manuel­le­ment.

Spitfire Audio Albion III Iceni

Une fois décom­pres­sée et instal­lée, la biblio­thèque pèse un peu moins de 11 Go, corres­pon­dant selon l’édi­teur à 24 Go avant la compres­sion non destruc­tive de Native (format .nkx). Le manuel, à télé­char­ger à part, est toujours aussi bien fait, mais encore une fois en anglais seule­ment, hélas. La biblio­thèque est répar­tie en quatre familles : The Albion Orches­tra – Iceni Session, et la suite des caté­go­ries créées dès Albion première du nom, Brunel Loops III (des boucles), Darwin Percus­sion III et Stephen­son’s Steam Band III (sons compo­sés à partir de l’or­chestre, dans une approche plus synthé­tique, sound design). Encore une fois Albion se veut une biblio­thèque à desti­na­tion de compo­si­tions pour films, jeux vidéo ou tout autre média mélan­geant image, son et musique.

III en quatre, un

Spitfire Audio Albion III Iceni

Commençons par les Brunel Loops III. L’édi­teur a inté­gré un menu permet­tant d’en­tendre toutes les boucles d’un même programme, puis de sélec­tion­ner celles dési­rées via un système de 16 points (Loop Lamps) dans l’in­ter­face grise, donc 16 boucles diffé­rentes par programme (six en tout), chacun d’entre eux dispo­nible dans une version pouvant être synchro­ni­sée au tempo de l’hôte ou de Kontakt (via Time Machine Pro), et dans une version utili­sant Beat Machine (« Non TM Pro Loops »), bien moins perfor­mante à tempo très ralenti. Une fois la boucle sélec­tion­née, on dispo­sera de plusieurs varia­tions (plus ou moins complètes, avec parfois plusieurs tona­li­tés), et d’élé­ments sépa­rés. Ces derniers ne sont pas véri­ta­ble­ment des échan­tillons sépa­rés, mais des appels en direct (et one-shot) d’une partie de la boucle (sur une des divi­sions ryth­miques du loop), ce qui occa­sionne parfois des clics en entrée et/ou en sortie. La majeure partie des boucles est consti­tuée de sons et rythmes graves, la plupart satu­rés. En voici quelques exemples :

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Puis un exemple des varia­tions et sons sépa­rés d’une seule boucle.

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L’uti­li­sa­tion de TM Pro permet aussi un bon compor­te­ment sur les varia­tions de tempo, un des éléments fonda­men­taux pour le travail à l’image. Ici un exemple d’ac­cé­lé­ra­tion/ralen­tis­se­ment avec stabi­li­sa­tion au tempo d’ori­gine de la boucle (systé­ma­tique­ment indiqué dans l’in­ter­face, un bon point, merci).

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Faire danser les effets, II

Déjà mentionné lors du test d’Al­bion, le séquen­ceur d’ef­fets est une des fonc­tions inté­res­santes offertes par l’édi­teur, et plus parti­cu­liè­re­ment destiné aux boucles et sons du Steam Band qu’aux sons de l’or­chestre (dont il est absent par défaut, même si on peut le rajou­ter au prix de quelques bidouilles pas toujours garantes de stabi­lité). Un petit rappel rapide de ses carac­té­ris­tiques : il permet, sur une durée d’un temps à quatre mesures, d’au­to­ma­ti­ser plusieurs fonc­tions de base (Volume, Pan, Tune, etc.) ou la quasi-tota­lité des fonc­tions des effets inclus (huit diffé­rents, de l’EQ à la réverbe, en passant par Delay, Filter, etc.). La réso­lu­tion va jusqu’à 64 valeurs dans la durée choi­sie et le fonc­tion­ne­ment ne pose aucun problème. Deux reproches ; le premier, certes véniel puisqu’on s’y habi­tue, la fenêtre de réglages trop petite. Le second plus problé­ma­tique : l’édi­teur a oublié d’in­clure dans certains de ses programmes la chaîne d’ef­fets d’in­serts comman­dés par le séquen­ceur, qui ne pilo­tera donc… rien. On peut y remé­dier faci­le­ment en char­geant un programme dispo­sant de cette chaîne, en la sauve­gar­dant sous forme de préset, puis en la char­geant dans les programmes dans lesquels elle manque. Il suffit ensuite de sauve­gar­der l’ins­tru­ment via le menu Files. Une perte de temps, quand même.

L’in­ter­face propose un réglage d’ex­pres­sion et un autre comman­dant via la molette de modu­la­tion l’ou­ver­ture/ferme­ture d’un filtre Low Pass (de premier ordre, soit 6 dB/oct.). Là où Albion propo­sait une trans­po­si­tion dans toutes les tona­li­tés, Iceni n’en offre que peu et parfois pas du tout, on recourra alors aux fonc­tions de Kontakt (via auto­ma­tion du bouton Tune, FX sequen­cer ou de façon unique). On conti­nue avec les Darwin Percus­sion III. L’édi­teur propose un programme regrou­pant toutes les percus­sions (deux grosses caisses, un Taiko, deux Table Taikos, deux Orange Drums, deux Small Taikos) ainsi que des programmes sépa­rés regrou­pant divers mélanges. On retrouve les quatre prises de son typiques des produits Spit­fire Audio (Close, Tree, Ambient et Outrig­ger, « through fine ribbons and valves onto tape »). Les réglages sont inclus à l’iden­tique (nombre de Round Robin, acti­va­tion de Neigh­bou­ring Zones, qui force Albion à utili­ser des sons autour de la note jouée en guise d’échan­tillons d’al­ter­nance, etc.), avec l’adjonc­tion de quelques nouveau­tés : un système de Presets, d’abord, puis Reset on Trans­port (redé­clen­che­ment du premier échan­tillon Round Robin au lance­ment de la lecture), et la visua­li­sa­tion de l’ef­fet de trois contrô­leurs sur les Dyna­mics, Speed (attaque) et Expres­sion.

Sur le programme conte­nant toutes les percus­sions, on trouve un système de char­ge­ment à volonté et de sélec­tion de ces dernières, via un petit bouton dédié placé en dessous du point déjà rencon­tré avec les boucles. Sur la gauche, le nom des sons char­gés est indiqué. On peut aussi gérer ce char­ge­ment/purge via une note ou un CC Midi, les réglages s’ef­fec­tuant via un Cmd-Clic sur l’ar­ti­cu­la­tion choi­sie. L’on­glet Osti­na­tum nous montre une version amélio­rée du séquen­ceur fourni par l’édi­teur. On peut main­te­nant libre­ment alter­ner diffé­rentes valeurs ryth­miques, sauve­gar­der jusqu’à huit phrases en un seul préset, le déclen­che­ment via KeyS­witch, un outil d’ef­fa­ce­ment, un certain nombre d’op­tions et toujours la possi­bi­lité d’ef­fec­tuer des sauve­gardes de ses phrases. Voici un petit exemple asymé­trique, selon toutes les prises de son, dans l’ordre, Close, Tree, Ambient, Outrig­ger et un mélange des quatre. On fera atten­tion aux phases d’Am­bient et Outrig­ger lors de l’uti­li­sa­tion de celles-ci.

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Les percus­sions s’in­tègrent sans problème avec les précé­dents efforts de l’édi­teur, vu la cohé­rence main­te­nue dans la (les) prise(s) de son et les diffé­rentes arti­cu­la­tions propo­sées (Hits, Flam, Rolls, etc.). Un reproche, l’Os­ti­na­tum s’em­balle parfois, mélan­geant et super­po­sant les sons. Seule solu­tion, le bouton Mute pour remettre les choses à zéro.

III en quatre, deux

Spitfire Audio Albion III Iceni

On passe au Stephen­son Steam’s Band III, conçu comme ses prédé­ces­seurs autour d’échan­tillons de l’or­chestre passés plus ou moins à la mouli­nette des possi­bi­li­tés de resyn­thèse et des effets de Kontakt. On retrouve avant tout le prin­cipe de double prise de son, avec la mise à dispo­si­tion des prises Tree et Ambient (à quelques excep­tions près). Suivant le type de programmes, l’in­ter­face va propo­ser un accès direct aux réglages d’en­ve­loppe quatre segments, ADSR, ou à une version plus élabo­rée d’un simili synthé­ti­seur basé sur les possi­bi­li­tés de Kontakt. Là où Albion propo­sait Pads, Drones, Atmos et Osti­nati, Albion III Iceni offre Synth, Pads, Octa­vium et Gabriel’s Audi­to­rium. La partie la plus inté­res­sante étant celle utili­sant la nouvelle inter­face.

Le dénommé Stephen­son Steam Synth offre un double filtrage (Low Pass et High Pass), une enve­loppe ADSR, une acti­va­tion avec réglage de vitesse d’un effet de Porta­mento/Glide. Ensuite, on dispose de trois Wobbles (des oscil­la­teurs de type LFO, descen­dant à 0,01 Hz et pouvant atteindre les 250 Hz) affec­tés au volume, à la hauteur et aux filtres, avec réglages de la fréquence (variable suivant les programmes, avec parfois des indi­ca­tions contraires à la réalité, par exemple une modu­la­tion très lente avec affi­chage de la forme d’onde rapide) et taux d’ap­pli­ca­tion. Les réglages s’ef­fec­tuent direc­te­ment à la souris sur l’in­ter­face, en cliquant-tirant pour modi­fier la repré­sen­ta­tion graphique de la forme d’onde. Cela fonc­tionne très bien, même s’il arrive cepen­dant que la souris reste bloquée sur le réglage en cours, il faut alors cliquer un peu partout jusqu’à ce qu’elle soit « libé­rée ».

Spitfire Audio Albion III Iceni

Dernier réglage, Yoke, un pad X/Y, en lien avec la partie FX qui regroupe Phaser, Flan­ger, Chorus, Reverb, Delay, Skrea­mer, Gainer et EQ3, acti­vables indé­pen­dam­ment d’un clic dans l’in­ter­face. On choi­sit via deux menus l’ef­fet et le para­mètre à modi­fier, sachant que l’on peut passer d’un effet à l’autre sans problème, le dernier para­mètre modi­fié avant chan­ge­ment restant actif (il n’y a pas d’ac­cès aux para­mètres depuis l’in­ter­face, il faut passer par ce pad, ou en mode Edit pour plus de possi­bi­li­tés). On peut par exemple para­mé­trer un délai, puis réas­si­gner abscisse et ordon­née à deux autres para­mètres d’un autre effet, et avec le Midi Learn de Kontakt les modi­fier en temps réel depuis un contrô­leur (ou via l’au­to­ma­tion de l’hôte). Voici quelques exemples de programmes du Stephen­son Steam’s Band, leur nombre étant trop élevé pour prétendre en donner une vision complète.

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Il est évident que les sons ici propo­sés par l’édi­teur ne pour­ront riva­li­ser avec les cham­pions du genre (Massive de Native Instru­ments, ou Cyclop de Sugar Bytes par exemple), ce n’est pas le but non plus, mais certains d’entre eux offrent des possi­bi­li­tés inté­res­santes par leur défi­ni­tion à la fron­tière de l’or­ga­nique et du synthé­tique.

III en quatre, trois

Spitfire Audio Albion III Iceni

On arrive enfin à la pièce maîtresse de la biblio­thèque, les instru­ments de l’or­chestre. Commençons par les cordes : on l’a compris, cette version d’Al­bion ne contient que des instru­ments graves, donc pas de violons, ni d’al­tos, mais une combi­nai­son osée de violon­celles et contre­basses. En effet, l’édi­teur a regroupé 24 violon­celles et huit contre­basses, ce qui est déjà une confi­gu­ra­tion musclée, dans une répar­ti­tion spatiale diffé­rente de celle habi­tuel­le­ment utili­sée, à savoir en forme de fer à cheval autour du chef d’or­chestre, avec les basses en ligne derrière, avec le programme Strings Lo. Mais on dispose aussi d’un programme Strings Lo (Cellos), ne conte­nant que les violon­celles, répar­tis en deux sections à droite et à gauche, dans l’es­pace, mais aussi sur le clavier (section A main gauche, B, main droite), l’édi­teur spéci­fiant que les enre­gis­tre­ments sont diffé­rents d’un programme à l’autre, ce qui permet de les empi­ler pour obte­nir un son énorme (et sans problèmes de phase).

Spitfire Audio Albion III Iceni

L’in­ter­face a elle aussi béné­fi­cié de chan­ge­ments, notam­ment sur le programme Strings Lo, qui offre un accès séparé à la prise de proxi­mité pour les Cellos et Basses. La partie infé­rieure permet de sélec­tion­ner les diverses arti­cu­la­tions, selon le même prin­cipe que les Darwin Percus­sion et Brunel Loops, à l’ex­cep­tion près que la Loop Lamp est rempla­cée par une note ou ensemble de notes indiquant le type d’ar­ti­cu­la­tion (ronde pour Longs, deux notes liées pour legato, point sous la note pour stac­cato, etc.). Pour Strings Lo, elles sont au nombre de cinq, Stac­cato, Shorts, Longs, Legato et Porta­mento. L’in­ter­face se modi­fie légè­re­ment suivant l’ar­ti­cu­la­tion sélec­tion­née : si les notes courtes, plus suscep­tibles d’être répé­tées, présentent toutes les options de Round Robin, les tenues ne présentent que la fonc­tion Neigh­bou­ring Zones. Les Legato et Porta­mento se voient elles dotées d’une fonc­tion Poly­pho­nic Legato, gérée par la vélo­cité (diffi­cile à maîtri­ser en temps réel, il sera plus simple de la program­mer après coup). La molette gère la dyna­mique sur les notes tenues, tâche confiée à la vélo­cité sur les notes courtes. Voici quelques exemples des Strings Lo courts.

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Ensuite, les Longs, qui malgré leur belle qualité sonore, montrent un bouclage trop audible, comme une seconde attaque, ce qui pose des problèmes lors de montées dyna­miques, les passages de dyna­mique n’étant pas non plus les plus lisses possible. Dans l’exemple suivant, la montée en dyna­mique a été effec­tuée à la molette, puis retou­chée avec l’ou­til Line de Logic dans l’Hy­per Editor, afin de garan­tir des montées et descentes parfai­te­ment régu­lières. À noter que la vélo­cité agit ici non pas sur la dyna­mique, mais sur la rapi­dité de l’at­taque de la note.

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On conti­nue avec les Legato et Porta­mento. On retrou­vera parfois des problèmes de conti­nuité dans la dyna­mique, et l’on regrette de ne pas avoir de reset pour les Round Robin, puisque cette fonc­tion permet­trait de résoudre la plupart des imper­fec­tions que j’aie pu rencon­trer.

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Passons aux deux sections de Cellos, avec dans un premier temps les Stac­ca­tos.

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On retrouve les Legato, Porta­mento et Longs, et une nouvelle arti­cu­la­tion, les con sordino, superbes et quasi incon­tour­nables pour la musique à l’image. En voici un exemple, proche de ce que pouvait faire celui qui a imposé ce son à l’écran (le premier qui trouve aura droit à… mes féli­ci­ta­tions). Bien entendu, la confi­gu­ra­tion résul­tant du nombre de voix serait tota­le­ment irréa­liste, ce n’est qu’un exem­ple…

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III en quatre, quatre

Spitfire Audio Albion III Iceni

Passons aux deux dernières familles, les cuivres et les bois. Les premiers, Brass Lo rassemblent la grosse artille­rie du genre, deux tubas, deux cimbas­sos, deux trom­bones contre­basses et trois trom­bones basses. On béné­fi­cie de six arti­cu­la­tions, stac­cato, longues, Nasty Longs (« jouées à s’en faire péter les lèvres », dit le manuel…), legato, Rip ascen­dant et descen­dant ainsi que quatre ensembles d’ef­fets, du très discret au très spec­ta­cu­laire, de quoi enri­chir sa palette sonore (avec le risque de ne pas savoir ce que jouent réel­le­ment les instru­ments…). On dispose aussi de l’Os­ti­na­tum. Voici quelques exemples des prin­ci­pales arti­cu­la­tions (avec une cita­tion mystère, même récom­pense que plus haut).

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Encore, certains bouclages peuvent poser problème. Même si théo­rique­ment, une tenue infi­nie est impos­sible (même à coup de respi­ra­tion circu­laire, il y a des baisses de niveau, d’in­ten­sité, etc.), et même si l’on comprend la durée plus courte des sons forte (normal, le souffle demandé est énorme sur ce type d’ins­tru­ment), on peut regret­ter que les bouclages ne soient pas plus maîtri­sés, voire à ce que les sons ne soient pas bouclés mais joués dans la durée maxi­male possible par l’ins­tru­men­tiste, ces bouclages lais­sant peu de marge de manœuvre au compo­si­teur, donnant trop l’im­pres­sion d’une deuxième attaque. Voici main­te­nant les effets, dont certains sont dispo­nibles dans plusieurs tona­li­tés.

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Spitfire Audio Albion III Iceni

Aux bois, main­te­nant, regrou­pant encore une confi­gu­ra­tion inha­bi­tuelle, puisque consti­tuée de deux contre­bas­sons, deux clari­nettes contre­basses, un heckel­phone, deux bassons, deux clari­nettes basses et un saxo­phone basse, ouf. Les arti­cu­la­tions sont les mêmes que celles des cuivres, à l’ex­cep­tion des Nasty Longs, rempla­cées ici par des Short Extras (l’Os­ti­na­tum est aussi inté­gré). Voici les diffé­rentes arti­cu­la­tions, avec toujours le même reproche sur les tenues, les bouclages donnant l’im­pres­sion d’une deuxième attaque.

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Et main­te­nant les effets, là aussi certains sont dispo­nibles dans plusieurs tona­li­tés.

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Sont aussi propo­sés par l’édi­teur des programmes Combi­ned mêlant diver­se­ment les diffé­rentes familles d’ins­tru­ments, des Palettes Shells (aucune arti­cu­la­tion ni prise de son n’est préchar­gée) et des programmes utili­sant Time Machine 2 (commandé par la molette qui permet de réduire le son à un quasi stac­ca­tis­simo).

Bilan

L’ap­proche de l’or­chestre via son contenu instru­men­tal grave (ça descend très bas…) est une très bonne idée et le savoir-faire et la qualité sonore habi­tuels de Spit­fire Audio en donnent une version très réus­sie et perti­nente, à partir du moment où l’on accepte le prin­cipe retenu par l’édi­teur, à savoir une concep­tion par « famille », plutôt que par instru­ments sépa­rés. Les effets propo­sés sont aussi à la hauteur (atten­tion à l’ef­fet de bouclage), puis­sants et inven­tifs. La conti­nua­tion des familles autour de l’or­chestre (Brunel, Darwin, Stephen­son) donne des résul­tats toujours inté­res­sants, et l’édi­teur sait faire évoluer ses produits, notam­ment en termes d’er­go­no­mie et de possi­bi­li­tés de synthèse (voir la très bonne implé­men­ta­tion du Stephen­son Synth).

Quelques imper­fec­tions cepen­dant : d’abord Osti­na­tum qui s’em­balle parfois sans expli­ca­tion. Ensuite les bouclages, qui donnent l’im­pres­sion d’une deuxième attaque, ce qui pose problème notam­ment dans les montées/descentes dyna­miques, cette « attaque » pouvant surve­nir alors que l’on redes­cend douce­ment vers une nuance plus douce, brisant ainsi la conti­nuité du decres­cendo, par exemple. Quelques échan­tillons de Round Robin dans les Legato et Porta­mento détonent avec les notes tenues, et le manque de reset sur ces programmes se fait parfois sentir. Enfin, on pren­dra soin de surveiller la phase des prises de son Ambient et Outrig­ger, même si l’on doit saluer la bonne tenue de la biblio­thèque à ce sujet (déjà mentionné lors du test d’Al­bion 1).

Bref, l’édi­teur reste toujours à part, grâce sa démarche et aux prin­cipes préva­lant à la réali­sa­tion de ses produits, à l’ex­cel­lente qualité sonore et ergo­no­mique de ses biblio­thèques. Albion III Iceni n’y échappe pas et offre un son et des confi­gu­ra­tions que l’on ne retrouve nulle part ailleurs (sous réserve de mécon­nais­sance d’autres produits de ma part). Si vous recher­chez des graves puis­sants et défi­nis (en ces temps d’ef­fets sonores qui bouffent la quasi-tota­lité des fréquen­ces…), des ensembles instru­men­taux inédits, des boucles et percus­sions bien réali­sées ainsi que de curieux sons synthé­tiques, cette biblio­thèque, avec ses quali­tés et défauts, est une réponse idéale.

Télé­char­gez les fichiers sonores (format FLAC)

Points forts
  • Concept orchestral
  • Continuité des catégories de l’éditeur (Brunel, Darwin, Stephenson)
  • Superbe son
  • Sonorité très "humaine"
  • Configurations inédites
  • Quatre prises de son
  • Réalisation
  • Variété des articulations Legato et Portamento très efficaces
  • Mode de sélection des articulations et prises de son
  • Ergonomie
  • Ostinatum
  • Stephenson Synth
  • Effets instrumentaux
  • Séquenceur d’effets
Points faibles
  • Bouclages des sons donnant l’impression d’une deuxième attaque
  • Ostinatum parfois imprévisible
  • Attention à la phase d’Ambient et Outrigger
  • Quelques échantillons Round Robin Legato et Portamento
  • Chaîne d'effets d'inserts vide dans certains programmes utilisant le séquenceur d'effets

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