De Nous - Prendre l'air

Prendre l'air

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Compo de De Nous dans le style Pop

Prendre l'air
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Présentation / Description

Miroir, mon beau miroir.

Nos objets sont merveilleux : beaux, lisses, brillants, infatigables. Non seulement ils savent tout faire, nous donnent accès à tout ce qui existe ; mais ils devancent nos envies par d'inépuisables sources de plaisir, toujours nouvelles, toujours plus rafraîchissantes. Ils ne se fâchent jamais, eux, d'être sollicités au milieu de la nuit pour apaiser une angoisse ou satisfaire la moindre de nos lubies. Encore mieux : ils ont la faculté de rendre notre peau plus lisse, notre taille plus fine, et de changer la couleur de nos yeux au gré de nos envies. Ce sont des compagnons de rêve, esclaves surdoués, volontaires et empressés. Car ils nous aiment, voilà.

Sentez vous la minuscule palpitation, la disharmonie fugace, l'imperceptible nausée qui précèdent le doute ? Ne sommes nous pas en train de leur abandonner sans y prendre garde la clé de nos choix, de nos rêves, de nos vies ?

Allez, de l'air !

Paroles

Donne moi ton temps

J’en dévore chaque instant

Donne moi ton regard

Puisque autour de toi il fait noir

Donne moi tes nuits

Je les peuplerai d’envies

Donne moi un baiser

Tu verras les miens sont sucrés 

Possédés de nos possessions

Et s’emballer pour un carton.

Les plaisirs tournent en rond

Egarée la satisfaction.

Donne moi tes rêves

Que mon faste les achève

Donne moi ton silence

J’y bourdonnerai un sens

Donne moi tes peurs 

Chez moi règne la candeur

Donne moi ton amour

Mais n’oublie pas ma mise à jour

J’ai l’intime conviction

Que le quoi est dérision

Ainsi n’ai-je en conclusion

Besoin de rien car au fond

Rien n’emplit comme un regard

Rien n’allume comme un espoir

Qui prétendrait nécessaire

De se fondre à la matière ?

Rien n’inspire comme un silence

Rien n’habille comme une danse

Qui prétendrait le contraire :

Rien ne nous sert tant que l’air

Donne moi ton fric

Tout miser sur l’esthétique 

Donne moi tes amis 

Ils n’amènent que des ennuis

Donne moi ton spleen

A colorer en machine

Donne moi du réseau 

Je t’aimerai pour de faux

Possédés de nos possessions

Et s’emballer pour un carton

Les plaisirs tournent en rond

Egarée la satisfaction

J’ai l’intime conviction

Que le quoi est dérision

Ainsi n’ai-je en conclusion

Besoin de rien car au fond

Rien n’emplit comme un regard

Rien n’allume comme un espoir

Qui prétendrait nécessaire

De se fondre à la matière ?

Rien n’inspire comme un silence

Rien n’habille comme une danse

Qui prétendrait le contraire :

Rien ne nous sert tant que l’air.