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Techniques du Son
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Par Michelle Davène le 20/03/2008
Les bases de l'acoustique : la hauteur (I)
Rôle du timbre dans la perception de la hauteur
Dans le cas d’un son complexe (c’est à dire tous, sauf les sons sinusoïdaux purs) la valeur de la hauteur est donnée par la fréquence de la plus grave des composantes.

Pour les sons harmoniques où les composantes sont toutes des multiples entiers du fondamental, la règle évidemment demeure, mais s’ajoute l’effet redondant de la multiplication par n entier de ce fondamental. Par exemple pour un LA= 440, on entendra 2x440 et 3x440 ainsi de suite dans la série des harmoniques. Ce ‘martelage’ dans notre cerveau de la valeur du fondamental multiplié n fois, ‘imprime’ la notion de justesse à travers la perception de l’écart constant entre deux harmoniques, qui n’est autre que la valeur du fondamental et donc la hauteur du son entendu.

Magnéto à bande

Les timbres harmoniques ou presque sont donc musicalement, facilement identifiables en termes de hauteur par rapport aux spectres non harmoniques.

Pour faire varier les hauteurs...

Lorsque l’on enregistrait, il n’y a pas encore si longtemps sur de la bande magnétique, celle-ci défilait à une vitesse constante (19 cm/s, 38 cm/s, 72 cm/s, pour ne citer que les vitesses les plus courantes) devant la tête d’enregistrement. La lecture ensuite devait nécessairement se faire à la même vitesse faute de quoi on constatait une modification de hauteur et évidemment de durée des événements sonores. Il n’y avait donc guère de possibilité de faire varier la durée d’un titre, sauf à en couper un bout, au contraire, en ajouter ou… tout réenregistrer en privilégiant la durée globale et non le tempo ! À l’opposé, il était difficile d’utiliser le changement de hauteur induit par la variation de vitesse pour un ‘rattrapage’ de justesse musicale de quelques cents, car c’était au détriment de la durée globale du morceau… Le ‘vari-speed’ des magnétophones était donc une fonction à manipuler avec précautions !