Oberton, égaliseur à six bandes de Kreuzberg Audio, répartit ses bandes par défaut de 42 Hz à 12 kHz et ne fait passer par la saturation que la partie du signal ajoutée par le réglage de chaque bande, jamais le signal complet.
6 bandes, et 15 algorithmes de saturation par bande
Les fréquences par défaut couvrent 42 Hz en plateau grave, 164 Hz, 632 Hz, 2,8 kHz et 6,4 kHz en cloche, plus 12 kHz en plateau aigu. Pour chaque bande, la fréquence se règle de 20 Hz à 20 kHz, le gain de 0 à 12 dB et le facteur Q de 0,1 à 10, avec un choix de drive, de type de saturation et de routage (stéréo, mid, side, gauche ou droite) propre à chaque bande. Les quinze algorithmes vont du Tube, de la Tape et du Transformer jusqu’au Wavefolder, au Bitcrush et aux types Pure H2 et Pure H3, plus chirurgicaux. La version 1.6.0 a ajouté le type Pentode, dont le nombre d’harmoniques générées augmente avec le drive.
Band Link, une réponse au déphasage entre bandes voisines
Booster deux bandes proches en fréquence les fait se chevaucher avec un déphasage de 130 à 170 degrés, ce qui fait perdre 3 à 5 dB de gain à l’endroit précis où l’égalisation devait le plus se faire sentir. Kreuzberg Audio donne un exemple concret : deux bandes réglées à 632 Hz et 2,8 kHz, chacune à +12 dB avec un facteur Q de 0,71, ne produisent que +5,7 dB de gain effectif au lieu des +10,4 dB attendus. Avec Band Link activé, chaque bande calcule son différentiel par rapport à la somme des bandes précédentes, ce qui restitue une addition des boosts proche de celle d’un égaliseur en série, sans latence ajoutée ni pre-ringing.
Compatibilité et tarif
Oberton est disponible aux formats VST3, AU, AAX, CLAP et en version autonome, sous Windows, macOS et Linux, au prix de 49 €.
