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Publison

Le topic PUBLISON

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Le topic PUBLISON
Le net propose peu d’informations concernant Publison, pourtant cette société française était à la pointe de l’audionumérique dans les années 80/90. On trouvait régulièrement leurs appareils dans les studios de post-production ou musique.

Ce topic a pour but de faire un peu revivre la marque, si vous avez des souvenirs, des informations ou des photos n’hésitez pas à partager.

Publison était une société gérée par le fameux « Peter Dean », le personnage était réputé pour ne pas être toujours facile. Manifestement beaucoup de techniciens/développeurs ou futurs ingés-son sont passés par chez eux, dans l’équipe on retiendra particulièrement Philippe connu pour être le grand ingénieur en chef.

5606165.jpg

« Pierre Dahan, alias Peter Dean était trompettiste dans les années 1960, il avait acquis une notoriété internationale en fondant Publison et en inventant l’avant-gardiste Infernal Machine, un multi-effet offrant un large choix de traitements: réverbérations, pitch-shifter... permettant aussi de caler des samples par rapport à un Time Code. On le croisait à toutes les expos, fier qu’il était de montrer une liste d’utilisateurs tels que Stevie Wonder, Prince ou George Massenburg. »
( Source Sonomag ... plus ou moins retouché )

5606166.jpg
https://fr.audiofanzine.com/effet-studio-divers/publison/Infernal-Machine-90/

Difficile de préciser les dates, les sources sont contradictoires, manifestement l’Infernal Machine ( dont le nom est un clin d’oeil à un canon du Moyen Age ) serait sorti vers 1985.


Publison a ensuite produit des stations audionumériques dont on ne trouve pas de photo sur le net. A l’époque c’était le top: 16bits 44,1/48Khz entrées/sorties analogiques symétriques et AES, des possibilités d’édition efficaces ( cut, fades, strech, pitch..), puis sont vite apparu des outils de mixages: mixette, EQ à une époque où les plugins n’existaient pas encore.

Ces stations de travail, souvent utilisées en production ( télé, cinéma ) ont souvent été jetées à la benne, remplacées par des DD1500, Protools, etc..

Entre autres l’Océane était un petit multipiste (4 pistes) avec sauvegarde sur Disque Magnéto Optique 600Mb ( mais il y avait deux faces!! :D )
Physiquement elle se présentait sous la forme d’un rack 3U et d’une télécommande.
- Le rack était équipé d’un lecteur MOD et d’un lecteur de disquette pour les mises à jours ou les Edit List ( la liste des points de montage ) , la machine pouvait s’accrocher sur un Time Code externe.
- La télécommande noire incorporée de gauche à droite: un clavier, un écran couleur 10’’ et un track-ball. Elle était reliée au rack par un connecteur SCSI.

J’ai travaillé sur cette machine en 1993, c’était hyper stable et robuste. L’interface graphique était agréable et similaire aux DAW actuels: pistes, régions, formes d’ondes, fades…
Ils ont sortis des stations plus puissantes montant jusqu’à 24 ou 32 pistes, équipées de disques durs, d’écrans de PC et de télécommandes comprenant un clavier et une tablette graphique (avec un stylet ). Toutes ces machines tournaient sur des bases PC.


Par la suite la marque a aussi développé des consoles numériques pensées pour le cinéma ( formats 5.1, etc.. ) toujours sur des bases PC.
https://fr.audiofanzine.com/console-numerique/publison/Total-Edimix/
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Merci infiniment de votre réponse.tout document ou souvenir se rapportant a Publison et mon frère est précieux pour moi. Philippe n ayant jamais dévoilé a son entourage personnel ses activités professionnelles .tout ce que j apprends depuis son deces est une nouvelle découverte de mon frère .
Toute cette aventure est passionnante et le mémoire est top. Bravo .
C'est d'autant plus passionnant que cette entreprise cultivait apparemment une forme de secret industriel (peut-être la peur de l'espionnage technologique ?)

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

C'est indiqué dans le mémoire, page 43 : verrouillage du SAV, exclusivement effectué en France par Publison, et peur de la copie à bas coût (japonaise à l'époque) puisque Yamaha avait acheté des exemplaires pour les analyser (ergo la photo d'un DHM89B2 le capot ouvert dans un article publié au japon, page 57).

« What is full of redundancy or formula is predictably boring. What is free of all structure or discipline is randomly boring. In between lies art. » (Wendy Carlos)

Peur justifiée donc.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Que m. Dean était très rn colère dd voir le capot ouvert en première page !
Citation de rosine5188 (voir le message) :
Merci infiniment de votre réponse.tout document ou souvenir se rapportant a Publison et mon frère est précieux pour moi. Philippe n ayant jamais dévoilé a son entourage personnel ses activités professionnelles .tout ce que j apprends depuis son deces est une nouvelle découverte de mon frère .



Comme d'autres, j'ai eu la chance que ma première expérience professionnelle soit aux côtés de Philippe. Moi, jeune étudiant, guidé par le plus grand !
Je rejoins les commentaires sur sa patience, sa pluridisciplinarité, son souhait de la perfection.
Dans cette année 2002; je le vois encore accoudé à une console (une DFC il me semble), en écoutant un sinus pur, piste à piste, car il y avait un problème chez un client et il cherchait à le reproduire.
Je suis aujourd'hui l'heureux possesseur d'une news mix et d'une Prod'Mix, un proto jamais commercialisé. J'avais espéré y retrouver une carte MADI dont j'avais écrit une partie du code en VHDL.
Et voilà là où le génie de Philippe résidait. Je connais un peu le VHDL. Il m'a laissé me plonger dans la documentation technique, dans le logiciel de développement en m'aidant quand je butais, en prenant le temps d'analyser ce que je faisais pour l'améliorer, trouvant toujours la faille.

Et je me souviens de notre joie à tous les 4 (nous étions 2 codeurs VHDL et 1 codeur soft + Philippe) quand le premier signal audio est sortie de cette carte. Encore une fois, un simple sinus, le signal idéal pour débugger de l'audio.
Et immédiatement, le soucis de la perfection qui revient, à faire tester chacun des 56 canaux audios, et de demander à faire câbler plus de composants sur la carte...un mélange d'euphorie, de pragmatisme et de rigueur.

Voilà bientôt 25 ans que je travaille, et Philippe reste pour moi une référence absolue, un modèle d'humilité et de génie.

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  • .: Odon Quelconque :.
Oh que votre témoignage est précieux pour moi ! Je n ai découvert le génie de min frère qu après son décès, tellement il avait bien compartimenté la famille-le travail. Nos parents sont décédés sans savoir que leur fils était un génie.]
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