Realistic Concertmate MG-1
Realistic Concertmate MG-1

Clavier arrangeur

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Tous les avis sur Realistic Concertmate MG-1

Note moyenne : 4.3 ( 4.3/5 sur 3 avis )
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stiiiiiiive 15/07/2013

L'avis de stiiiiiiive "Original et ludique."

4
Le MG-1 est un synthé analogique conçu par Moog pour Tandy, propriétaire de l'enseigne RadioShack aux Etats-Unis et qui vendait du matériel étiquetté Realistic. Mon père achetait toutes sortes de bidouilles là-bas.

Un petit clavier de deux octaves et demi, sans vélocité ni aftertouch, permet aux 6 kg (à peine) du MG-1 d'être emportés partout.


Côté génération...

Une partie monophonique s'appuie sur deux oscillateurs contrôlés par tension, dont la fréquence est réglable sur 3 octaves ( -2, -1 et 0 pour l'un et -1, 0 et 1 pour l'autre). Tous deux permettent de choisir entre une onde en dent de scie ou une onde carrée, avec des rapports cycliques différents, et pas modulables. Un potentiomètre permet d'accorder l’oscillateur 2 en fonction du 1. Enfin, les deux oscillateurs sont synchronisables. On regrettera simplement qu'aucune source de modulation, à part le potentiomètre dédié, ne permette de moduler la fréquence de l'oscillateur 2 seul.

Une seconde partie polyphonique consiste en un générateur d'onde carrée qui passe par des diviseurs d'octave. On retrouve donc un son d'orgue à transistor grand public, certes, mais pas seulement, j'y reviendrai. Cette fonction permet du coup de bénéficier d'un troisième oscillateur, mais attention : aucune transposition possible, chaque touche déclenche sa note.

Chacune de ces parties a son propre accordage global.

Un bruit peut être mixé avec les autres sources. Pour les plus techniciens d'entre nous, il es intéressant de savoir que ce bruit repose sur un générateur pseudo-aléatoire numérique.
Un autre AFien (obr___ pour le nommer) m'a gentiment communiqué quelques détails à propos de ce générateur. Je le remercie au passage, et je le cite :
> le bruit est généré par U16 (voir schéma technique) qui est un "MM5837N digital noise source [...] MOS pseudo-random sequence generator" : bruit utilisé tant pour le bruit audio que pour fabriquer le "random".
Enfin, un modulateur en anneaux basé sur un "ou-exclusif" permet d'avoir une source supplémentaire pour des sons inharmoniques ou pour donner un peu de grain au tout.

Une partie Mixer permet de doser tout ce beau monde avant de l'envoyer dans le filtre.

Le filtre est un filtre classique alla Moog : passe-bas 24 db/Oct, résonnant, auto-oscillant si on le pousse. Le suivi de clavier est commutable entre 0, 50% et 100%.



Côté modulation...

Un LFO génère des formes d'onde carrée, triangulaire et marche aléatoire. Sa vitesse n'atteint pas des sommets mais il suffit à donner pas mal d'expressivité. La modulation de la fréquence des deux VCOs et de celle du filtre sont dosables grâce à deux potentiomètres. La fréquence de la partie polyphonique n'est pas modulable.
Une enveloppe à deux paramètres, commutable entre AD et ASR, permet de contrôler le volume et/ou la fréquence de coupure du filtre. Pour ce dernier, la modulation par l'enveloppe est dosable et positive uniquement.
En ce qui concerne le volume, il existe les alternatives d'utiliser une enveloppe rectangulaire de base (un "gate") ou bien de laisser le VCA ouvert en permanence, afin de réaliser des drones.
De plus, comme il n'y a qu'une enveloppe, la partie polyphonique est sujette à la phase d'attaque mais la phase de relâchement est inexistante pour certains réglages ; le son s'arrête brutalement : c'est de la paraphonie, plusieurs notes mais un seul filtre et une seule enveloppe.

Notons aussi que le LFO permet de déclencher cycliquement l'enveloppe et qu'on dispose aussi d'un portamento.


Côté routing...

La totalité des sources passent par le filtre et l'enveloppe (à la seule exception de la paraphonie + enveloppe décrite ci-dessus). Du coup, les modulations du filtres par l'enveloppe ou le LFO sculptent complétement le son.


Côté connectique...

Les sorties sont au format CINCH / RCA : pour le grand public. Il y a aussi une paire d'entrées au même format pour faire entrer le signal du tourne-disque à Mamie et jouer par dessus :) Mais attention, ces entrées ne sont pas dirigées à travers le filtre.
Une prise casque est disponible... en façade : bien.
Une entrée trigger et une entrée pitch en 1V/Oct permettent de piloter le MG-1 depuis le dehors. Contrairement au manuel d'utilisation, le manuel de service laisse entendre qu'avec un câble jack approprié, le clavier du MG-1 peut piloter un autre instrument grâce à cette même connectique. J'ai essayé, ça marche.

Des modifications existent qui permettent de lui ajouter une entrée MIDI, une sortie jack normalisée ou bien de faire passer les entrées dans le filtre. Entre autres...



Son frère presque jumeau est le Moog The Rogue. Il s'en distingue par l'absence de molettes de pitch et modulation, la possibilité de sélectionner l'octave et la forme d'onde de chaque oscillateur indépendamment, la partie polyphonique et le ring-modulator, une action clavier un peu moins franche et l'absence de modulation de la fréquence de l'oscillateur 2, pour ces leads sync typiques. Quelques détails sont disponibles sur la page du Vintage Synth Explorer.


UTILISATION

Le MG-1 est un instrument très ludique. Il a un charme fou et c'est un réel plaisir de se balader sur son panneau avant et de l'écouter chanter. Le son est plutôt brut, et ses possibilités sont plutôt inhabituelles.

En mixant la partie polyphonique et les VCOs, on obtient un semblant de nappes. Concernant la partie monophonique, le clavier donne la priorité à la note la plus haute. Du coup, lorsqu'on plaque un accord, les VCOs jouent cette note. Et c'est bien ainsi car le cerveau privilégie la plus haute note dans un accord, et cela peut donc donner l'illusion à des oreilles de non-geek que la totalité de l'accord est joué avec le son des VCOs. Bien pensé.

Du coup, malgré ses limitations, le MG-1 se veut relativement polyvalent en terme de technique de jeu.

Avec près de 30 ans à leur actif, les potentiomètres peuvent résister un peu et rendre l'accordage de l'oscillateur 2 approximatif. A mon sens, c'est le charme de l'analogique : l'inexactitude au service de l'épaisseur. En passant, celui que j'ai la chance d'avoir joué souffle un peu.

La dénomination des paramètres est orientée grand public, car cet instrument était voué à ce marché. Du coup, des vrais geeks peuvent se retrouver déconcertés au début, mais feront leurs marques rapidement. Et alors l'édition sera simple : il n'y a pas grand chose et tout est à portée de main.

L'absence de molettes pourra en refroidir quelques uns. Pour ma part, j'ai commencé à jouer et j'ai posé ma main sur le côté gauche par réflexe. Cet automatisme m'a au moins autant surpris que l'absence des molettes. Mais son originalité est tellement attachante qu'on a envie de le jouer différemment.


AVIS GLOBAL

J'utilise le MG-1 depuis une semaine. Je ne m'aventurerai pas à étaler des comparaisons sonores car je pense que l'expérience d'un instrument ne se limite pas au son mais aussi à l'interface et aux possibilités qu'il offre. Pour le coup, le MG-1 sort un peu de l'ordinaire et je pense que peu de synthés offrent la même expérience de jeu.

Ses points forts sont à mon sens son originalité monophonique/paraphonique. Sa compacité peut en faire "le petit qu'on emporte partout".
Aucune de ses faiblesses ne m'a réellement handicapé. Si je devais vraiment en choisir deux, ce serait... allez : manque de modulation de la fréquence de l'oscillateur 2 seule, et on aimerait transposer encore une octave plus bas. Je crois que la première fait l'objet d'une modification...

Je conseille de regarder les vidéo de Marc Doty (aka AutomaticGainsay) qui décrivent brillamment les détails de cet instrument et comment on peut tirer profit de ses limitations.
did poutrator 12/12/2006

L'avis de did poutrator

5
Il s'agit d'un synthé monophonique et polyphonique à la fois, il est construit par "realistic" mais les circuits sont fabriqués par MOOG, les composants sont peut être de moins bonne qualités que sur un vrai Moog.
-Deux VCO avec deux formes d'ondes ( carré et triangle ), chacun peut être transposé sur 3 octaves et le VCO2 peut etre désaccordé independament de l'accordage du synthé.
-Un LFO ( carré , triangle , aleatoire ). Il agit sur les deux potentiomètres: "TONE" et "FILTER".
Le troisieme potentiomètres est le portamento.
-Pas d'ADSR mais plutôt un AR, pour l'enveloppe c'est simplement "attack" "release". Avce contrôle du sustain.
-Le filtre. Tout le monde dit "un filtre moog, 24dB/octave, une pure merveille" , je ne sais pas j'ai jamais eu de moog autre que celui là , mais en tout cas le filtre est une pure merveille.
-Générateur de White noise
-Il a une partie polyphonique sur une seule octave , elle n'est pas modifiable par autre chose que le filtre et sone à peu près commeune onde triangulaire.
-Tout les volumes sont gérés par la partie mixeur (VCO1, VCO2, white noise, Ring mod, polyphonie).

Pas d'audio in , audio out , casque , et les controleurs CV/GATE de moog.

UTILISATION

L'utilisation est très simple , plus on s'en sert plus on a envie de s'en servir.
Le filtre permer d'obtenir de très grandes variétés de sons.
Il manque un pitch bender et ça fait parfois cruellement défaut.

AVIS GLOBAL

Je m'en sert pour faire des basses, et il fait des pures basses. S'il y avait un pitch bender ce serait parfait.
Peut faire des sons très percussif. Voire des sons de caisses claires electro.
On peut ecouter des samples là ( http://www.synthmania.com/mg-1.htm ).
contenu en anglais
Mark Kleback 03/03/2009

L'avis de Mark Kleback (contenu en anglais)

4
The Realistic MG-1 has become a novelty lately. With all the digital synths out there, this is a nice, albeit noisy, analog alternative.

The MG-1 has a built-in mixer with two user-adjustable tones, a grating polyphony, noise, and a "bell tone" which is a sort of ring modulation. The tones and polyphony are tuned separately, and there is a detune feature for the separate tone sources.

Each tone has three octave ranges, selectable by switching. The keyboard itself is an octave and a half. Each tone can also be switched between square and sawtooth waves. There is also a sync feature, which puts the tones out of phase.

There is a filter, with faders controlling the cutoff frequency and resonance. There is also an oscillator for both the filter and the amplitude, controlled by a fader. The oscillation rate is also controlled by a blinking LED on a fader.

Each oscillation can be set to either a sine wave, square wave, or random generation of tones. Each of the oscillation settings only apply to the tone sources, however, and not the polyphony.

There is a contour section as well, with an adjustable rise and fall time. The synthesizer can be set to keyed (only playing when a key is pressed), contoured (following the rise and fall times), or continuous (constant). The sustain can also be adjusted to hold or decay when a key is held down.

There is a 1/4" headphone output, which can also be used with an instrument cable. There is RCA tape in, as well as RCA outputs. I found it much easier to use the 1/4" as the output, despite it being on the front of the instrument.

There are also 1/4" pitch and trigger inputs, though I have not experimented with these.

UTILIZATION

There is a pretty big learning curve on the MG-1. Buying this second-hand, I did not receive a manual and had to learn on my own about most of the instrument. There are an infinite number of sounds that can be produced, since this is an analog instrument, and it is very versatile when one learns how to use it.

Without a tutorial, this is a pretty intimidating instrument. Since it is analog, and pretty old, the tones still tend to bend out of tune quite frequently, even after cleaning and repair. The tuning varies with temperature and humidity, and frequent tuning is necessary.

OVERALL OPINION

The most basic tones on the MG-1 are reminiscent of an 8-bit Nintendo. The polyphony is a grating sawtooth, and is not user adjustable. However, the tone sources are very versatile, and I have used them to reflect bass, bells, filter sweeps, and endless other tones. It is warmer than a digital synth, and the manipulation of the filter allows for infinite tones.

The mixer allows for style, adding in noise and the ring modulation to the tones. The ability to create custom tones is a big advantage to this instrument.