Note : 10 sur 10
« L'incontournable ! »
Publié le 11/08/26 à 22:35
Rapport qualité/prix :
Excellent
Cible :
Les utilisateurs avertis
INTRODUCTION:
J’ai déjà pas mal utilisé ce genre de LFO contrôlable en tension dont celui-ci, c’est un utilitaire simple mais très cool car, contrairement aux LFO’s traditionnels qui ont une fréquence réglable manuellement, la fréquence de celui-ci peut aussi être contrôlée en tension (CV) ce qui ouvre pas mal de perspectives pouvant aller des choses traditionnelles (sages) aux trucs les plus barrés selon la façon dont on l’insère entre les différentes sources et destinations et ce que l’on a autour bien évidemment.
J’en ai trouvé un ici récemment dans les petites annonces qui était en panne, je l’ai retapé et ça a été l’occasion pour l’ajouter dans mon case car, d’un point de vue personnel, il fait partie de ces incontournables si on veut sortir des sentiers battus.
Ce modèle a été abandonné aux alentours de 2013 (pour cause de pénurie des puces OTA CA3080E devenues obsolètes) puis remplacé par le A-147-2 qui possède plus d’entrées/sorties et des fonctions plus avancées dont un VCA, un offset/atténuateur et un réglage Delay (temps d’attaque du LFO qui peut facilement être reproduit avec le A-147 ou n’importe quel autre LFO avec un combo ADSR + VCA linéaire).
UTILISATION:
L’utilisation basique est hyper simple, peu de réglages et similaire aux autres LFO’s hormis l’entrée CV (avec atténuateur). Pour une utilisation avancée c’est plus complexe car il faut avoir une idée précise de ce qu’on veut en faire et bien connaître chaque source et chaque destination des modules dont on dispose et leurs types de signaux, ce n’est donc pas le module que je conseillerais pour débuter dans le modulaire. Pour en exploiter au maximum les possibilités il faut aussi être imaginatif et ne pas hésiter à prendre par exemple comme source CV la sortie d’un Sample&Hold, d’un Pitch-bend (ou un joystick ou tout autre contrôleur CV), une enveloppe, etc… Utiliser une ligne d’un séquenceur pour avoir des modulations de filtre ou de VCA’s avec des vitesses différentes suivant la tension de chaque pas (ou sur le Pitch, mais personnellement je trouve ça moins top, on perd en musicalité autrement pour quelques FX’s pourquoi pas). Un autre truc sympa c’est de déclencher le trig d’un Sample&Hold avec l’onde carrée puis augmenter/diminuer la tension CV du VCLFO pour avoir un intervalle S&H moins régulier, je m’arrête là car pour détailler tout ce qui est faisable et comment le faire il faudrait presque un bouquin.
Bon point, une entrée RESET (qui fait défaut sur le A-146) permet la synchro depuis un autre LFO et très utile pour redémarrer le cycle de l’onde, je l’utilise lorsque le CV du module est commandé en tension par un séquenceur en divisant les GATE pour le RESET avec un Clock Divider (entre autres).
Pour finir il a une plage de fréquence de 0,01Hz à 50Hz (en manuel car avec le potard FREQUENCY à fond + une tension en CV il est capable de monter un peu plus haut).
Dommage qu’il ne bénéficie pas du switch MHL qu’on retrouve dans les A-145 et A-146 pour qu’il puisse osciller dans les fréquences audio (le A-147-2 peut monter jusqu’à 1kHz) et que l’onde carrée ne possède pas un réglage de largeur d’impulsion (PW) ne serait-ce qu’en manuel pour s’en servir comme signal de déclenchement (Trig), on peut contourner le truc avec une enveloppe au Decay très court mais ça monopolise une enveloppe ou faire une petit convertisseur (je me suis bricolé un Dual Converter passif au look Doepfer dont la partie supérieure est destinée à la conversion V-Trig => S-Trig et la partie inférieure à la conversion Gate => Trig).
Il est destiné a faire beaucoup plus que de simples tremolo, vibratos ou autres effet wha-wha, car au-delà d’être imaginatif pour pousser loin son utilisation il faut surtout aimer bricoler les tensions (le courant c’est la vie)… Vous l’aurez compris, le VCLFO est le compagnon idéal et indispensable pour tout bidouilleur/sound-designer.
QUALITÉ DE FABRICATION:
Pas de surprises, Deutsche Qualität, du Doepfer pur jus. Comme d’habitude on a ce sentiment de durabilité, les potards sont très fermes, les switches et les embases jack sont fiables, sans jeu. Les seuls petits trucs sont d’ordre visuel car le panel souffre, comme ceux de tous les modules de la marque, de légers traits de coupe visibles par endroits en plus d’un look quelque peu austère mais c’est ce qui leur donne cette identité visuelle facilement reconnaissable.
MAINTENANCE/RÉPARATION:
Faisant la maintenance de mon matos moi-même dans la grande majorité des cas, un autre point que j’aime aussi leurs produits c’est leur indice élevé de réparabilité, PCB’s de qualité garnis de composants traversants, IC’s implantés sur supports DIP qui facilitent la maintenance et la plupart des composants sont courants et trouvables à des prix abordables (excepté le CA3080E un peu difficile a trouver mais qui n’est plus utilisé dans les modules Doepfer depuis 2013 environ), à noter que les potentiomètres sont non standard et ne peuvent être commandés que chez Doepfer (ce n’est pas donné, 5,00 €/pièce, 10,00€ de frais pour une commande inférieure à 25,00 € + les frais si on passe par PayPal + les FDP, la TVA est incluse heureusement)… Ça peut se défendre car un module réparé c’est un module qu’il ne vendent pas mais je préfère supporter une société à taille humaine et qui est tout de même à l’origine du standard Eurorack. La maintenance ne vaut le coup que si vous la faites vous-mêmes, le faire réparer par un technicien vous reviendra plus cher que de remplacer le module par un neuf.
Seul regret, les Service Manual ne sont pas disponibles.
EN RÉSUMÉ:
Comme je l’ai écrit en introduction, ce module fait partie de ces quelques modules incontournables pour les bidouilleurs. C’est un utilitaire super cool qui, malgré quelques manques, est capable de donner des résultats à la fois surprenants et exotiques, parfois même inattendus, c’est un outil expérimental et il ne faut pas avoir peur de placer dans un patch car il est fait pour ça, il est en mesure de métamorphoser notre modulaire. Une fois qu’on y a goûté c’est difficile de ne pas être tenté d’en profiter (même en utilisation basique comme LFO supplémentaire).
J’ai toujours été satisfait des produits Doepfer pour diverses raisons, excellent rapport qualité/performance/prix, solides, durables, réparables, avec un support technique super sympa en plus d’être réactif (entre 24h et 48h) avec parfois des réponses du Dr Doepfer lui-même.
Les +:
+: Simplicité des réglages.
+: Module pouvant donner de belles surprises (mais il lui faut quand même un peu de monde autour, une bonne poignée de câbles et de la maîtrise pour en tirer le maximum).
+: Modules au rapport qualité/prix excellent.
+: Support Doepfer très réactif et sympa.
+: Design du circuit soigné.
+: Pièces détachées facile à trouver (composants courants et pas trop chers excepté pour les potards et les IC’s obsolètes).
+: Composants traversants et les IC’s sont placés sur des supports DIP, nickel pour la maintenance/réparation.
Les -:
-: Pas de PW pour l’onde carrée.
-: Très légers traits de coupe visibles sur la façade (commun aux modules de la marque, seuls les blank panel sont épargnés. Ils font sans doute des grandes plaques composées de plusieurs façades pour la sérigraphie et la découpe laser puis ils sont coupés en presse).
-: Ben, je vois rien d’autre….
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J’ai déjà pas mal utilisé ce genre de LFO contrôlable en tension dont celui-ci, c’est un utilitaire simple mais très cool car, contrairement aux LFO’s traditionnels qui ont une fréquence réglable manuellement, la fréquence de celui-ci peut aussi être contrôlée en tension (CV) ce qui ouvre pas mal de perspectives pouvant aller des choses traditionnelles (sages) aux trucs les plus barrés selon la façon dont on l’insère entre les différentes sources et destinations et ce que l’on a autour bien évidemment.
J’en ai trouvé un ici récemment dans les petites annonces qui était en panne, je l’ai retapé et ça a été l’occasion pour l’ajouter dans mon case car, d’un point de vue personnel, il fait partie de ces incontournables si on veut sortir des sentiers battus.
Ce modèle a été abandonné aux alentours de 2013 (pour cause de pénurie des puces OTA CA3080E devenues obsolètes) puis remplacé par le A-147-2 qui possède plus d’entrées/sorties et des fonctions plus avancées dont un VCA, un offset/atténuateur et un réglage Delay (temps d’attaque du LFO qui peut facilement être reproduit avec le A-147 ou n’importe quel autre LFO avec un combo ADSR + VCA linéaire).
UTILISATION:
L’utilisation basique est hyper simple, peu de réglages et similaire aux autres LFO’s hormis l’entrée CV (avec atténuateur). Pour une utilisation avancée c’est plus complexe car il faut avoir une idée précise de ce qu’on veut en faire et bien connaître chaque source et chaque destination des modules dont on dispose et leurs types de signaux, ce n’est donc pas le module que je conseillerais pour débuter dans le modulaire. Pour en exploiter au maximum les possibilités il faut aussi être imaginatif et ne pas hésiter à prendre par exemple comme source CV la sortie d’un Sample&Hold, d’un Pitch-bend (ou un joystick ou tout autre contrôleur CV), une enveloppe, etc… Utiliser une ligne d’un séquenceur pour avoir des modulations de filtre ou de VCA’s avec des vitesses différentes suivant la tension de chaque pas (ou sur le Pitch, mais personnellement je trouve ça moins top, on perd en musicalité autrement pour quelques FX’s pourquoi pas). Un autre truc sympa c’est de déclencher le trig d’un Sample&Hold avec l’onde carrée puis augmenter/diminuer la tension CV du VCLFO pour avoir un intervalle S&H moins régulier, je m’arrête là car pour détailler tout ce qui est faisable et comment le faire il faudrait presque un bouquin.
Bon point, une entrée RESET (qui fait défaut sur le A-146) permet la synchro depuis un autre LFO et très utile pour redémarrer le cycle de l’onde, je l’utilise lorsque le CV du module est commandé en tension par un séquenceur en divisant les GATE pour le RESET avec un Clock Divider (entre autres).
Pour finir il a une plage de fréquence de 0,01Hz à 50Hz (en manuel car avec le potard FREQUENCY à fond + une tension en CV il est capable de monter un peu plus haut).
Dommage qu’il ne bénéficie pas du switch MHL qu’on retrouve dans les A-145 et A-146 pour qu’il puisse osciller dans les fréquences audio (le A-147-2 peut monter jusqu’à 1kHz) et que l’onde carrée ne possède pas un réglage de largeur d’impulsion (PW) ne serait-ce qu’en manuel pour s’en servir comme signal de déclenchement (Trig), on peut contourner le truc avec une enveloppe au Decay très court mais ça monopolise une enveloppe ou faire une petit convertisseur (je me suis bricolé un Dual Converter passif au look Doepfer dont la partie supérieure est destinée à la conversion V-Trig => S-Trig et la partie inférieure à la conversion Gate => Trig).
Il est destiné a faire beaucoup plus que de simples tremolo, vibratos ou autres effet wha-wha, car au-delà d’être imaginatif pour pousser loin son utilisation il faut surtout aimer bricoler les tensions (le courant c’est la vie)… Vous l’aurez compris, le VCLFO est le compagnon idéal et indispensable pour tout bidouilleur/sound-designer.
QUALITÉ DE FABRICATION:
Pas de surprises, Deutsche Qualität, du Doepfer pur jus. Comme d’habitude on a ce sentiment de durabilité, les potards sont très fermes, les switches et les embases jack sont fiables, sans jeu. Les seuls petits trucs sont d’ordre visuel car le panel souffre, comme ceux de tous les modules de la marque, de légers traits de coupe visibles par endroits en plus d’un look quelque peu austère mais c’est ce qui leur donne cette identité visuelle facilement reconnaissable.
MAINTENANCE/RÉPARATION:
Faisant la maintenance de mon matos moi-même dans la grande majorité des cas, un autre point que j’aime aussi leurs produits c’est leur indice élevé de réparabilité, PCB’s de qualité garnis de composants traversants, IC’s implantés sur supports DIP qui facilitent la maintenance et la plupart des composants sont courants et trouvables à des prix abordables (excepté le CA3080E un peu difficile a trouver mais qui n’est plus utilisé dans les modules Doepfer depuis 2013 environ), à noter que les potentiomètres sont non standard et ne peuvent être commandés que chez Doepfer (ce n’est pas donné, 5,00 €/pièce, 10,00€ de frais pour une commande inférieure à 25,00 € + les frais si on passe par PayPal + les FDP, la TVA est incluse heureusement)… Ça peut se défendre car un module réparé c’est un module qu’il ne vendent pas mais je préfère supporter une société à taille humaine et qui est tout de même à l’origine du standard Eurorack. La maintenance ne vaut le coup que si vous la faites vous-mêmes, le faire réparer par un technicien vous reviendra plus cher que de remplacer le module par un neuf.
Seul regret, les Service Manual ne sont pas disponibles.
EN RÉSUMÉ:
Comme je l’ai écrit en introduction, ce module fait partie de ces quelques modules incontournables pour les bidouilleurs. C’est un utilitaire super cool qui, malgré quelques manques, est capable de donner des résultats à la fois surprenants et exotiques, parfois même inattendus, c’est un outil expérimental et il ne faut pas avoir peur de placer dans un patch car il est fait pour ça, il est en mesure de métamorphoser notre modulaire. Une fois qu’on y a goûté c’est difficile de ne pas être tenté d’en profiter (même en utilisation basique comme LFO supplémentaire).
J’ai toujours été satisfait des produits Doepfer pour diverses raisons, excellent rapport qualité/performance/prix, solides, durables, réparables, avec un support technique super sympa en plus d’être réactif (entre 24h et 48h) avec parfois des réponses du Dr Doepfer lui-même.
Les +:
+: Simplicité des réglages.
+: Module pouvant donner de belles surprises (mais il lui faut quand même un peu de monde autour, une bonne poignée de câbles et de la maîtrise pour en tirer le maximum).
+: Modules au rapport qualité/prix excellent.
+: Support Doepfer très réactif et sympa.
+: Design du circuit soigné.
+: Pièces détachées facile à trouver (composants courants et pas trop chers excepté pour les potards et les IC’s obsolètes).
+: Composants traversants et les IC’s sont placés sur des supports DIP, nickel pour la maintenance/réparation.
Les -:
-: Pas de PW pour l’onde carrée.
-: Très légers traits de coupe visibles sur la façade (commun aux modules de la marque, seuls les blank panel sont épargnés. Ils font sans doute des grandes plaques composées de plusieurs façades pour la sérigraphie et la découpe laser puis ils sont coupés en presse).
-: Ben, je vois rien d’autre….
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