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Argus du Ibanez SDB3 Sharlee D'Angelo Signature

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Argus 750,00 €
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Note : 8 sur 10

« Pour la scène, forcément ! »

Publié le 03/08/26 à 00:15
Rapport qualité/prix : Excellent
Cible : Les utilisateurs avertis
Je possède une SDB3 depuis une dizaine d'années au moment où j'écris ces lignes.

En résumé : c'est un très bon instrument, plus encore si l'on tient compte de son prix, si on est conscient des limites propres au design particulier qui fait son charme.

Cette basse, comme toutes les Iceman, n'est pas un instrument pour débutant. Quiconque s'y connait un peu saura qu'avec un tel engin, il faut s'attendre à un important "neck dive" : en position debout, la tête plonge vers le bas dès qu'on cesse de maintenir la basse ne place, avec l'avant-bras droit ou avec la main gauche. Si vous n'être pas prêts à payer ce prix pour bénéficier de l'esthétique particulière de la gamme Iceman, passez votre chemin.

Admettons que vous soyez prêts à payer ce prix pour en mettre plein la vue aux personnes venues vous voir jouer. A quoi vous attendre ?

C'est un instrument de qualité et le rapport qualité / prix est excellent, comme c'est généralement le cas chez Ibanez.

L'espacement des cordes au sillet doit être le même que sur une ATK ou une précision. Ce n'est pas l'écartement le plus indiqué pour jouer du funk, de la disco ou tout genre dans lequel on joue constamment des octaves ou dans lequel on fait constamment des sauts de corde. C'est en revanche très confortable lorsqu'il s'agit de jouer des lignes de basse rock ou metal.

Le manche est un de ces manche dont Ibanez s'est fait une spécialité. Il est peu épais et très agréable. Le vernis satiné au dos laisse le pouce glisser sans difficulté.

Le chevalet est d'une rigidité à toute épreuve.

L'électronique est la même que sur les SRX, des basses qui étaient très appréciées des connaisseurs. Elles étaient notamment jouées par la grande Carol Kaye ou par Troy Sanders, le bassiste de Mastodon.

Les micros sont bons. Ce sont des micros passifs qui ont un niveau de sortie très élevé, un peu à la façon des micros que Leo Fender a conçu pour G&L. C'est généralement très agréable. Le son produit par la basse couvre allègrement les petits bruits parasites éventuellement causés par un mauvais câble. En revanche, ils sont susceptibles de faire saturer certains dispositif, comme ces systèmes sans fil à bas prix qui annoncent ne pas être compatibles avec les instruments actifs. (Ce qui est d'ailleurs une fumisterie : certains micros actif ont un niveau de sortie bas et ces micros au niveau de sortie élevé sont passifs...)

Le pré-ampli est simple et efficace. Il n'offre que deux réglages : graves et aigus. On regrettera peut-être l'absence d'un mode passif.

Sharlee d'Angelo, le bassiste d'Arch Enemy dont la SDB3 est l'instrument signature, fixe l'avant de sa sangle sur un crochet. La SDB3 ne dispose pas en standard d'un tel crochet. Un bouton classique est présent en lieu et place de celui-ci. Le placement est peu adapté, à moins de remplacer le bouton par un crochet comme Sharlee. Pour ceux que cela ne tente pas, le mieux est sans doute de placer un autre bouton ou un straplock à l'emplacement classique pour les Iceman, c'est à dire au niveau du talon, entre les quatre vis.

Pour conclure si vous pensez que ce design est ce qu'il vous faut pour faire l'impression voulue sur votre auditoire et que maintenir cette basse en place de vous fait pas peur, alors vous pouvez y aller les yeux fermés. Si vous cherchez un instrument pour apprendre à jouer ou simplement pour vous exercer, mon conseil est de choisir un instrument au design plus conventionnel.

En ce qui me concerne, je joue généralement des basses headless, pour profiter de l'ergonomie exceptionnelle que ce genre d'instrument procure. Mais il y a des circonstances pour lesquelles je considère que cette Iceman, dont l'ergonomie est tout l'opposé pour ce qui est de l'équilibre, est l'instrument approprié. Dans ces cas là, je paie le prix du "neck dive", parce que j'estime que c'est le bon choix.