Note : 10 sur 10
« Enfin un instrument pour les claviéristes, pas un jouet en mousse ! »
Publié le 07/05/26 à 17:31
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Les utilisateurs avertis
Avis global : Je ne noterai pas ce clavier sur ses fonctions de logiciel, mais sur ce qu'il est pour moi : un instrument. Ma priorité absolue est la restitution de l'expressivité et la finesse du contrôle du jeu.
Le contexte : la quête du toucher perdu J’ai galéré à trouver un bon clavier maître. J’étais prêt à mettre 3000 € dans un Roland Fantom juste pour avoir un clavier correct, tant il me paraissait impossible aujourd’hui de trouver un toucher digne de ce nom et pas un « keybed » en mousse. Mon dernier achat était l’Arturia Essential 61 MK3 (qui semble faire l’unanimité) : je l'ai trouvé exécrable. Certes, il y a plein de contrôles, mais pour un pianiste, il est réellement injouable.
Mes points de comparaison : Mon instrument premier est le piano. Mais un toucher lourd à marteaux (comme sur mon Roland FA-08) n'est pas adapté pour le synthé ou l'orgue. Je cherchais donc ce ressenti "ressort" mais consistant que l'on trouvait sur les vieux Roland (W30) ou Korg (X3). J'ai aussi du Behringer (Deepmind), c'est jouable, mais sans plus.
Le déclic Native Instruments J'ai failli acheter un Modal Cobalt 8 juste pour son clavier, mais en testant par hasard un Native Kontrol A61, j'ai compris que la solution était chez eux. Possédant déjà beaucoup de virtuels (UVI, U-He, Roland Cloud, UAD, Softube), le S61 MK3 était le choix logique.
Le verdict : Un toucher remarquable Le voici dans mon studio depuis quelques jours et... c'est exactement ce que je cherchais.
* Le toucher : Le jeu est précis, le toucher remarquable. On retrouve cette "course légèrement cassée" qui permet des pianissimi précis. La sensation est agréable, le jeu ultra-fluide, les trilles deviennent un jeu d'enfant.
* La construction : C'est un tank. Lourd, en plastic lourd et en métal, ça respire la robustesse et la durabilité. Les potentiomètres en surface sont en métal, froids au toucher, ultra-solides.
* L'ergonomie "musicien" : Les fonctions vitales sont sous la main. La touche Fixed Velocity est une bénédiction pour l'orgue ou les vieux synthés (plus besoin d'aller dans les menus !). Les touches de transposition et le joystick de navigation DAW sont très bien vus.
* L'expressivité : L'aftertouch (monophonique et polyphonique) est excellent. Les pédales sont pleinement configurables (progressif ou binaire), à l'exception du sustain en mode switch. Le "Touch Strip" sur le côté apporte un vrai plus pour les nuances de cordes.
Les points de vigilance
* Alimentation : C'est le point noir. Il est gourmand. Même en USB-C sur un Mac récent, j'ai dû utiliser une alimentation externe pour réussir la mise à jour du firmware. Un conseil : alimentez-le en externe d'office pour être tranquille.
* Logiciel : Les menus pour les fonctions avancées ne sont pas toujours 100% intuitifs, mais on s'y fait vite.
* Compatibilité Mac : J'avais lu des craintes à ce sujet, mais de mon côté, tout semble parfaitement résolu et stable.
Conclusion
Ami claviériste qui trouves que les claviers actuels sont mous et qui te demandes où est passé le feeling des vieux Roland ou Nord : c'est ici, et en mieux. Alors oui, c'est presque 700 €, mais pour retrouver un plaisir de jeu réel et une telle précision, le prix est largement justifié. J'ai donné mon Arturia à mon fils, et je ne reviendrai jamais en arrière.
les "Plus" : Aftertouch Polyphonique et Qualité de fabrication.
les "Moins" : Consommation électrique élevée.
Le contexte : la quête du toucher perdu J’ai galéré à trouver un bon clavier maître. J’étais prêt à mettre 3000 € dans un Roland Fantom juste pour avoir un clavier correct, tant il me paraissait impossible aujourd’hui de trouver un toucher digne de ce nom et pas un « keybed » en mousse. Mon dernier achat était l’Arturia Essential 61 MK3 (qui semble faire l’unanimité) : je l'ai trouvé exécrable. Certes, il y a plein de contrôles, mais pour un pianiste, il est réellement injouable.
Mes points de comparaison : Mon instrument premier est le piano. Mais un toucher lourd à marteaux (comme sur mon Roland FA-08) n'est pas adapté pour le synthé ou l'orgue. Je cherchais donc ce ressenti "ressort" mais consistant que l'on trouvait sur les vieux Roland (W30) ou Korg (X3). J'ai aussi du Behringer (Deepmind), c'est jouable, mais sans plus.
Le déclic Native Instruments J'ai failli acheter un Modal Cobalt 8 juste pour son clavier, mais en testant par hasard un Native Kontrol A61, j'ai compris que la solution était chez eux. Possédant déjà beaucoup de virtuels (UVI, U-He, Roland Cloud, UAD, Softube), le S61 MK3 était le choix logique.
Le verdict : Un toucher remarquable Le voici dans mon studio depuis quelques jours et... c'est exactement ce que je cherchais.
* Le toucher : Le jeu est précis, le toucher remarquable. On retrouve cette "course légèrement cassée" qui permet des pianissimi précis. La sensation est agréable, le jeu ultra-fluide, les trilles deviennent un jeu d'enfant.
* La construction : C'est un tank. Lourd, en plastic lourd et en métal, ça respire la robustesse et la durabilité. Les potentiomètres en surface sont en métal, froids au toucher, ultra-solides.
* L'ergonomie "musicien" : Les fonctions vitales sont sous la main. La touche Fixed Velocity est une bénédiction pour l'orgue ou les vieux synthés (plus besoin d'aller dans les menus !). Les touches de transposition et le joystick de navigation DAW sont très bien vus.
* L'expressivité : L'aftertouch (monophonique et polyphonique) est excellent. Les pédales sont pleinement configurables (progressif ou binaire), à l'exception du sustain en mode switch. Le "Touch Strip" sur le côté apporte un vrai plus pour les nuances de cordes.
Les points de vigilance
* Alimentation : C'est le point noir. Il est gourmand. Même en USB-C sur un Mac récent, j'ai dû utiliser une alimentation externe pour réussir la mise à jour du firmware. Un conseil : alimentez-le en externe d'office pour être tranquille.
* Logiciel : Les menus pour les fonctions avancées ne sont pas toujours 100% intuitifs, mais on s'y fait vite.
* Compatibilité Mac : J'avais lu des craintes à ce sujet, mais de mon côté, tout semble parfaitement résolu et stable.
Conclusion
Ami claviériste qui trouves que les claviers actuels sont mous et qui te demandes où est passé le feeling des vieux Roland ou Nord : c'est ici, et en mieux. Alors oui, c'est presque 700 €, mais pour retrouver un plaisir de jeu réel et une telle précision, le prix est largement justifié. J'ai donné mon Arturia à mon fils, et je ne reviendrai jamais en arrière.
les "Plus" : Aftertouch Polyphonique et Qualité de fabrication.
les "Moins" : Consommation électrique élevée.