Note : 8 sur 10
« Sympatique »
Publié le 23/10/26 à 22:26
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Tout public
Sorti en 2014, Waves peut se venter d’être parmi les premiers à offrir au grand public la chance de posséder un 1073, pour une fraction de son prix. A cette fin, ils se sont associés au célèbre inventeur de la compression en parallèle : 🥁🥁🥁 Monsieur Andrew Scheps.
Incroyable! Un préamplificateur micro- ligne, agrémenté d’un coupe-bas et inverseur de phase, suivi d’un égaliseur 4 bandes - dont deux semi-paramétriques … Bradé à 30 euros
Petit bémol: il manque légèrement de gain comparativement au hardware puisque c’est un plugin…
Ceci-dit, Waves a eu la bonne idée d’émuler la distorsion harmonique du preamp au niveau micro, ainsi qu’au niveau ligne. Sympa! Sauf qu’à l’usage c’est quelque peu confus car il y a redondance entre les fonctions « preamp » et « drive ». Sans parler du gros potentiomètre qui passe du rouge sombre au rouge vif quand on appuie sur le joli bouton, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi…. Bon ok, après quelques minutes de bidouillage, on y voit plus clair. On se dit que l’interface aurait pu être autrement plus simple et qu’au final… c’est pas mal du tout!
Je m’explique : il faut voir ce gros potentiomètre comme un sélecteur de headroom. On définit le seuil au delà duquel le signal est écrêté . On commence avec des seuils du preamp ligne puis, on continue avec le preamplis micro (plus bourrin). Il faut voir cela comme un seuil fixe qui détermine le niveau de sortie en peak. Puis c’est via le gain d’entrée - le fader input - que l’on ajuste le taux de distorsion harmonique.
Ainsi, on peut parfaitement considérer cette section comme un clipper, de même que toute distorsion analogique ou numérique, dès lors qu’on a capté le principe électronique sous-jacent
C’est d’autant plus sympa qu’on peut « linker » les sliders d’entrée et de sortie, pour maintenir un niveau VU constant (non peak)
J’insiste vraiment sur cet étage qui est confus de prime abord, mais tellement malin en réalité . On entrevoit immédiatement les portes que ça ouvre.
Pour le reste… on a un EQ dont les fréquences sont calquées sur le prestigieux rack orignal. Elles sont donc fixes. C’est important de rappeler qu’il s’agit de commutateurs, qui font transiter le signal dans un circuit spécifique à chaque fois qu’on tourne le sélecteur en aluminium. Et qui dit circuit spécifique, dit circuit spécialement ajusté pour une fréquence précisément choisie… d’où les courbes de réponses si musicales et caractéristiques de ces grandes marques qui on préféré concevoir leur schéma ainsi, plutôt que de se simplifier la vie avec des modestes potentiomètres continus …
C’est cette recherche de la musicalité sans compromis qui m’a toujours séduit.
Bref je ne m’étendrai pas davantage. Je conclurai juste en disant que l’interface graphique est perfectible. Outre l’effet dessin, elle est déroutante. A l’image de la section d’entrée , ou encore à celle des potentiomètres de gain, dont la course est inversée.
Aussi, la distorsion est trop bourrine à mon goût, et bien qu’on puisse modérer l’effet comme décrit précédemment, j’aurais apprécié un peu plus de subtilité. Ceci-dit on retrouve l’esprit Neve, si généreux dans le medium . L’eq est top pour le peu qu’on ne cherche pas la chirurgie. Il confère immédiatement de la couleur, du caractère pour une latence et consommation CPU très raisonnables.
Enfin la cerise sur le gâteau c’est le mode mono, stéréo et mid side 😎
Incroyable! Un préamplificateur micro- ligne, agrémenté d’un coupe-bas et inverseur de phase, suivi d’un égaliseur 4 bandes - dont deux semi-paramétriques … Bradé à 30 euros
Petit bémol: il manque légèrement de gain comparativement au hardware puisque c’est un plugin…
Ceci-dit, Waves a eu la bonne idée d’émuler la distorsion harmonique du preamp au niveau micro, ainsi qu’au niveau ligne. Sympa! Sauf qu’à l’usage c’est quelque peu confus car il y a redondance entre les fonctions « preamp » et « drive ». Sans parler du gros potentiomètre qui passe du rouge sombre au rouge vif quand on appuie sur le joli bouton, sans qu’on comprenne vraiment pourquoi…. Bon ok, après quelques minutes de bidouillage, on y voit plus clair. On se dit que l’interface aurait pu être autrement plus simple et qu’au final… c’est pas mal du tout!
Je m’explique : il faut voir ce gros potentiomètre comme un sélecteur de headroom. On définit le seuil au delà duquel le signal est écrêté . On commence avec des seuils du preamp ligne puis, on continue avec le preamplis micro (plus bourrin). Il faut voir cela comme un seuil fixe qui détermine le niveau de sortie en peak. Puis c’est via le gain d’entrée - le fader input - que l’on ajuste le taux de distorsion harmonique.
Ainsi, on peut parfaitement considérer cette section comme un clipper, de même que toute distorsion analogique ou numérique, dès lors qu’on a capté le principe électronique sous-jacent
C’est d’autant plus sympa qu’on peut « linker » les sliders d’entrée et de sortie, pour maintenir un niveau VU constant (non peak)
J’insiste vraiment sur cet étage qui est confus de prime abord, mais tellement malin en réalité . On entrevoit immédiatement les portes que ça ouvre.
Pour le reste… on a un EQ dont les fréquences sont calquées sur le prestigieux rack orignal. Elles sont donc fixes. C’est important de rappeler qu’il s’agit de commutateurs, qui font transiter le signal dans un circuit spécifique à chaque fois qu’on tourne le sélecteur en aluminium. Et qui dit circuit spécifique, dit circuit spécialement ajusté pour une fréquence précisément choisie… d’où les courbes de réponses si musicales et caractéristiques de ces grandes marques qui on préféré concevoir leur schéma ainsi, plutôt que de se simplifier la vie avec des modestes potentiomètres continus …
C’est cette recherche de la musicalité sans compromis qui m’a toujours séduit.
Bref je ne m’étendrai pas davantage. Je conclurai juste en disant que l’interface graphique est perfectible. Outre l’effet dessin, elle est déroutante. A l’image de la section d’entrée , ou encore à celle des potentiomètres de gain, dont la course est inversée.
Aussi, la distorsion est trop bourrine à mon goût, et bien qu’on puisse modérer l’effet comme décrit précédemment, j’aurais apprécié un peu plus de subtilité. Ceci-dit on retrouve l’esprit Neve, si généreux dans le medium . L’eq est top pour le peu qu’on ne cherche pas la chirurgie. Il confère immédiatement de la couleur, du caractère pour une latence et consommation CPU très raisonnables.
Enfin la cerise sur le gâteau c’est le mode mono, stéréo et mid side 😎