La Chambre syndicale des fabricants d’instruments de musique (CSFI) en partenariat avec le ministère de l’Économie (DGE) vient de mandater le CREDOC pour établir un panorama du marché des instruments en France. L’idée est d’analyser l’offre et la demande pour fournir des éléments de compréhension du marché à destination des acteurs du secteur des instruments de musique.
C’est, semble-t-il, la première fois qu’une étude de cette envergure est menée. Le milieu de la facture d’instruments demeure méconnu, et les pouvoirs publics et les professionnels eux-mêmes souffrent d’un manque d’information sur l’état du marché. Voici un extrait du cahier des charges de l’étude :
« L’étude a pour objectif central de caractériser la demande sur le marché français des instruments de musique. Il vise également à évaluer les capacités des entreprises du secteur de la facture instrumentale à se positionner sur ce marché. Plus globalement, l’étude vise à enrichir la connaissance des pouvoirs publics et des professionnels sur l’économie de la facture instrumentale. Il s’agit d’éclairer les professionnels de la filière sur leur capacité à se positionner sur le marché français et de formuler des recommandations qui, dans la compétition mondiale, permettront d’assurer la pérennité de leurs savoir-faire. »
L’enquête comportera deux volets. Tout d’abord, il s’agira de caractériser la demande sur le marché français :
« Le prestataire (ici le CREDOC) dressera un état des lieux quantitatif et qualitatif de la demande (pratiques musicales) sur les différents marchés de la musique en France, à partir d’une ou plusieurs segmentations que le prestataire estimera pertinentes (par typologie de pratiquants, niveaux de pratique et motivations, origine géographique, catégorie socio-professionnelle…). Il identifiera les variables d’évolution de cette demande. »
Le CREDOC devra ensuite se prononcer sur les perspectives d’adaptation de l’offre :
« A l’issue des analyses du volet 1, le prestataire tracera les perspectives d’adaptation de l’offre au marché domestique et, dans la mesure du possible, à certains marchés extérieurs. Ce volet devra déboucher sur des préconisations, aux pouvoirs publics et aux professionnels, visant à améliorer la compétitivité de la facture instrumentale française. »
Vous pouvez vous aussi apporter votre contribution en participant à l’enquête en ligne avant le 28 mai 2017. Le recueil de données émanant des musiciens est essentiel pour mener à bien cette étude ambitieuse, n’hésitez donc pas !
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