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Avis des utilisateurs
SarakyelQuand "vintage" rime avec "transparent" et "abordable"
Publié le 23/03/26 à 03:38Le dbx 760X est un préamplificateur micro devenu une petite légende sur le marché de l'occasion et qui propose :
- Deux canaux totalement indépendants dans un format demi-rack ;
- Une conception "Solid State" à base d'op-amps à faible bruit ;
- Une alimentation fantôme +48V commutable par canal ;
- Un inverseur de polarité et un pad d'atténuation (-20 dB) par canal ;
- Des entrées et sorties symétriques sur connectique XLR ;
- Un réglage de gain rotatif continu (jusqu'à +60 dB).
Ce qui apparait tout de suite en testant le 760X, c'est sa philosophie "droite". On est loin des préamplis à lampes qui colorent le signal : ici, les mesures confirment une réponse en fréquence extrêmement …Lire la suiteLe dbx 760X est un préamplificateur micro devenu une petite légende sur le marché de l'occasion et qui propose :
- Deux canaux totalement indépendants dans un format demi-rack ;
- Une conception "Solid State" à base d'op-amps à faible bruit ;
- Une alimentation fantôme +48V commutable par canal ;
- Un inverseur de polarité et un pad d'atténuation (-20 dB) par canal ;
- Des entrées et sorties symétriques sur connectique XLR ;
- Un réglage de gain rotatif continu (jusqu'à +60 dB).
Ce qui apparait tout de suite en testant le 760X, c'est sa philosophie "droite". On est loin des préamplis à lampes qui colorent le signal : ici, les mesures confirment une réponse en fréquence extrêmement plate de 10 Hz à 50 kHz. À l'utilisation, j'ai trouvé que le rendu respectait scrupuleusement le timbre du micro utilisé. C’est un outil transparent qui ne cherche pas à flatter l'oreille, ce qui est une force quand on veut capturer une source avec précision, mais qui peut paraître un peu "sec" si on cherche le grain chaleureux d'une console vintage. On est vraiment pas loin de ce que fait maintenant RME !
Avec une plage de gain grimpant jusqu'à 60 dB, j'ai pu l'utiliser avec des micros statiques sans aucun problème de souffle. En revanche, j'ai noté que sur des rubans très peu sensibles ou des dynamiques gourmands, on arrive vite en bout de course du potentiomètre, là où le bruit de fond commence à devenir audible... C'est largement suffisant pour du studio classique, mais un peu juste pour des prises de sons très lointaines ou des sources extrêmement faibles.
La connectique à l'arrière est simple et efficace, tout en XLR symétrique. J'apprécie particulièrement le fait d'avoir un switch de polarité dédié, une option que l'on oublie parfois sur les modèles d'entrée de gamme mais qui s'avère indispensable dès qu'on place deux micros sur une même source (comme une caisse claire). Le pad de -20 dB fait aussi très bien son job pour encaisser des niveaux de sortie élevés sans saturer l'étage d'entrée.
Côté ergonomie, le format demi-rack est à la fois une force et une faiblesse. C’est super compact pour un setup mobile ou un petit bureau, mais les contrôles sont forcément un peu serrés. Les boutons poussoirs pour le fantôme et le pad sont fonctionnels, bien que j'aurais aimé une LED témoin plus visible pour le +48V afin d'éviter les mauvaises manipulations avec des micros à ruban fragiles. C'est du matériel utilitaire, robuste, qui ne s'encombre pas de fioritures visuelles.
À l'usage, je trouve que le 760X brille particulièrement pour l'enregistrement de voix claires, de guitares acoustiques ou de percussions où l'on veut préserver l'attaque et le détail des transitoires. Sa neutralité en fait un excellent compagnon pour des convertisseurs de moyenne gamme qui manquent parfois de punch au niveau de leurs préamplis intégrés. C'est aussi une unité de secours ou de complément parfaite pour ajouter deux entrées propres à une configuration existante sans se ruiner.
La construction est typique de l'ère américaine de dbx : c'est du solide. On sent que c'est un appareil conçu pour être vissé dans un rack et ne plus bouger pendant dix ans. Le châssis métallique est rigide et les potentiomètres, bien que de petite taille, offrent une résistance mécanique correcte qui ne fait pas "jouet"… Jusqu’à ce qu’ils commencent inévitablement à crachoter, nécessitant un coup de pouce avec du nettoyant contact : à partir de là, chaque potard commence à se comporter différemment et sur certaines unités il peut devenir difficile d’obtenir des réglages de gain parfaitement identique sur les 2 canaux. Une maintenance professionnelle tous les 15/20 ans peut alors s’avérer utile, mais attention aux services de modification du circuit (type Revive Audio) qui reviennent relativement cher pour des gains réels très relatifs.
En conclusion, le dbx 760X est un pur produit de l'ingénierie fonctionnelle. Si on le compare à un Focusrite ISA Two, il perd sur la réserve de gain et le prestige du transformateur, mais il gagne sur l'encombrement et la simplicité. Face à des alternatives modernes comme les préamplis format 500 de chez Grace Design, il tient encore la route grâce à une neutralité exemplaire, même si son architecture interne commence à dater. C’est une solution honnête, sans fard, pour ceux qui privilégient la fidélité à la coloration.
Les points forts
+ Transparence exemplaire : Ne colore pas le signal, respecte la source.
+ Simplicité d'utilisation : Pas de menus, un bouton pour chaque fonction.
+ Fiabilité : Conception robuste et éprouvée avec le temps.
+ Rapport qualité/prix en occasion : Permet d'avoir deux vrais préamplis XLR pour un budget serré.
+ Format compact : Idéal pour les petits espaces ou le transport.
Les points faibles
- Gain limité : +60 dB, un peu juste pour certains micros à ruban ou dynamiques très sourds.
- Ergonomie des potards : Les contrôles sont proches les uns des autres sur la façade et les potards perdent en précision avec le temps.
- Alimentation externe : Nécessite un transformateur spécifique qui peut être difficile à se procurer si besoin.
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