AutoProduction & Business
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La musique a beau être un art, elle n'en demeure pas moins liée aux réalités très matérielles de l'industrie du disque : de la problématique des droits d'auteurs aux divers moyens de s'autoproduire ou de promouvoir ses œuvres, ce forum a été créé pour permettre aux musiciens d'évoluer le plus sereinement possible dans la jungle économique et juridique qui entoure l'activité musicale.

Par Psycom le 11/02/2002
Autoprod : S'autoproduire
Protection des oeuvres
Tout le monde a le sentiment, une fois des nuits et journées passées à composer et travailler sur ses morceaux, d'être une potentielle victime d'un vol d'oeuvres. Même si généralement, cette peur n'est pas justifiée, il est légitime de vouloir protéger le fruit de sa passion... Voilà donc quelques conseils :

- La première protection à faire est de mettre ses oeuvres (CD + partitions) dans une enveloppe scellée et de se l'envoyer par la poste. Ceci constitue une protection minime, mais peu onéreuse.

- La SACEM.
    - Cette organisation a deux buts : protéger la propriété des oeuvres (que Daft Punk ne dise pas que votre dernier morceau est à eux ;) ) et à reverser les droits en cas de diffusion (Radio, TV, compilations e.t.c.).

    - Ceci dit, si vous ne faites que commencer dans la production, je ne suis pas sûr que ce soit la peine de s'inscrire immédiatement à la SACEM. Déjà, vous avez besoin d'avoir produit au moins cinq oeuvres pour pouvoir y adhérer. Ensuite, le vol de morceaux est quelque chose de très rare.

    - Vous avez donc intérêt à vous inscrire à la SACEM seulement lorsque vous serez un peu implanté dans le milieu de la musique, et SURTOUT lorsque vous aurez réussi à vous faire diffuser (radios notamment).

    - Si vous n'êtes pas diffusé, la SACEM vous coûte déjà 660 F d'inscription. Si vous décidez de changer de nom d'artiste, vous devrez débourser 370 F... Pour ce qui est de vos autoproductions, vous devrez, une fois inscrit, payer les droits en tant que producteur à l'artiste (vous) via la SACEM, qui prélèvera des frais de gestion... Bref, vous l'avez compris, l'intérêt de s'inscrire à la SACEM ne se justifie qu'en cas de diffusion sur les ondes et surtout par les boîtes et autres lieux de diffusion. Tant que vous restez "Underground", s'y inscrire crée certainement des frais inutiles.

- Le SNAC (Syndicat National des Auteurs Compositeurs)

C'est une alternative intéressante à la SACEM pour commencer. Situé rue Taitbout à Paris, le SNAC protège 5 oeuvres pendant 5 ans pour une somme assez modique (190FRF).