Durée : 3'20"
Elle marchait sur l’avenue
Je remontais la contrescarpe quand j’ai vu son cul
Est-ce le rose, est-ce le bleu
De ces cheveux qui m’a poussé vers l’inconnu ?
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Gazon maudit, rêve évanoui
Je suis un homme qui se méfie de tous les on-dit
A la recherche d’un peu d’eau fraiche
Un naufragé dans le désert ne fait pas le fier
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Menant l’enquête, tout à ma quête
Je la filai de loin, guidé par…
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Une petite escapade dans la contrescarpe
Pas mĂŞme une algarade
Me bander les yeux pour ne pas que je plonge
Ce n’est pas la peine, là ou je vais il n’y a pas de sirènes
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Très sainte mère, pardonnez-moi
Non il n’y a pas que l’amour qui guide mes pas
Mon très cher père, comprenez-moi
Avant que d’être un gentilhomme je suis un soldat
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Mais mes armées sont en déroute
Les citadelles assiégées nous jettent des regards farouches
Qu’elle était belle, cette lune pleine,
Et nous las pourchassions par les champs et les grèves
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Une petite escapade dans la contrescarpe
A peine une mascarade
Me crever les yeux, pour ne pas que je succombe
Idiot, de toute façon y en a pas pour tout le monde
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Comme une étoile, elle s’est enfuie
Dans le creux de la nuit, dans le creux d’autres bras
Comme une femme, elle est partie
Les flammes du paradis ne danseront pas pour toi
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Et nous errons, déboussolés, damnés
Dans le cimetière glacé des vieux célibataires
Et nous irons vers la mort en chantant
Ce doux refrain que l’on apprend qu’en solitaire
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Une petite escapade dans la contrescarpe
 Cernée de barricades
Enfin rouvrir les yeux, retrouver le vrai monde
Peuplé de feux rouges, d’alarmes et de sirènes (bis)
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