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Argus du Dreadbox Komorebi

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Note : 10 sur 10

« Une leçon de modulation »

Publié le 27/11/23 à 20:03
Rapport qualité/prix : Excellent
Cible : Tout public
Fan-boy de Dreadbox, je vous renvoie vers mon avis de la Kinematic afin d'avoir mon senti et ressenti sur la qualité-etc. de cette série de pédales, ainsi que sur la marque.
Ce qui suit n'évoque que le son de la Komorebi!

Là où la Komorebi est une "leçon" de modulation, c'est qu'elle permet d'entendre et de percevoir la frontière fine entre Chorus et Flanger. Il est ici question de doublement du signal, de décalage de celui-ci et de réinjection. Ici tout est lié et interconnecté... Il faut essayer en partant du "tout-à-midi" puis bouger chaque réglages pour appréhender leurs fonctions individuelles. Les deux effets sont des cousins, le Flanger étant un Chorus plus extrême et métallique. Les effets de "comb-filter" sont à la carte en usant du réglage de Static, le temps de délai de la puce d'écho interne.

Il faut avoir en tête la nature analogique de la pédale, ce qui implique trois corollaires :
- le circuit "fuit", l'horloge du délai modulée par le LFO peut-être entendue, et ce n'est pas grave.
- la forme d'onde choisie influe sur l'ensemble du caractère de la modulation, allant sur des territoires plus ou moins organiques/métalliques.
- la nature du signal entrant offre plus ou moins de fréquences à moduler. Les réglages sur une basse ne seront pas forcément aussi flatteurs sur une guitare etc.

En stand-alone c'est une excellente modulation, avec toute source sonore. Mais c'est en équipe qu'elle brille le mieux, comme la Komorebi. L'interaction est la clef, et donne une intention toute-autre au jeu. On en vient à écouter la pédale au service du paysage sonore, à calmer la dynamique de jeux au service de la mélodie. Le rapport à l'instrument n'en est que plus intime et organique, ce qui colle avec le concept même de modulation du signal.
C'est une approche qui n'est pas étrangère dans la synthèse modulaire, mais le format pédale permet de l'incorporer à d'autres pratiques.

Ce métissage des médiums et techniques se fait au service des textures (et pas que), et cela est précieux.
Encore une belle expérience sonique de Dreadbox, au service des sens et du sensible.