« De vraies sensations »
Publié le 13/02/26 à 21:08
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Tout public
Utilisateur depuis de nombreuses années de préamplis à lampes - ou non (AMT, Fredamp, Origin Effects etc) et d'IR logicielles ou matérielles (Two Notes...), j'aime la solution du pedalboard tout en un qui permet de jouer branché dans une interface audio, une sono ou une enceinte de monitoring, d'avoir sous le pied de nombreuses simulations tout en conservant le côté modulaire des pédales individuelles et de pouvoir tester des combinaisons presqu'à l'infini.
Alors que tous mes collègues guitaristes sont passés aux multi-effets numériques, je n'arrive toujours pas à m'y résoudre (j'ai eu des POD il y a longtemps et je mesure les progrès accomplis depuis par les Quad Cortex et autres Helix Stadium). Et j'ai donc à nouveau craqué pour une boîte à lampes et remplacé sur mon mini pedalboard de boeuf/répet/gig ma petite ToneX One bien sympathique par ce préampli. Et grand bien m'en a pris !!!
Tout d'abord on s'interroge sur les possibilités d'alimentation de la bête. Elle demande 9 watts, soit 1A en 9V ou 750mA en 12V. Même si l'alimentation est fournie, pour la brancher sur une alimentation multi sorties isolées (très important) il faudra donc utiliser un câble doubleur d'intensité pour être tranquille. Ca passe sans problème avec 2 sorties 500mA chacune d'une Palmer PWT et aucun bruit ne se fait entendre. C'est déjà un bon point.
Les réglages : on a deux canaux, un clean et un dirt avec pour chacun un réglage de volume (qui est en fain un gain), un réglage d'atténuation (qui est en fait un volume, faut suivre !), et un réglage de tonalité aigue. Le clean a également un réglage de basses, indispensable car ce canal en est fort pourvu, on reviendra dessus. Enfin le canal dirt a un réglage "bite" qui agit sur les mediums permettant de doser le caractère "Tweed" de la pédale, et qui est un peu sa petite botte secrète.
On a ensuite une simulation de reverb à ressorts de toute beauté, avec la simulation du drip des ressorts et tout, qui peut se faire discrète ou envahissante à l'envi. Et enfin un tremolo analogique également superbe, simple et très musical.
Et enfin, on a le choix de paramétrer 3 IR numériques par canal, interchangeables avec d'autres IR. Celles fournies d'origine sont des Owhhammer Tone King, on ne se moque pas de nous !
Sur le panneau arrière, une prise casque (très bonne), une boucle d'effet stéréo, 2 sorties XLR avec ground lift, et la possibilité de brancher le préamp en 4 cables avec l'ampli. La Tone King devient ainsi le contrôleur du canal de l'ampli, on a donc bien 3 canaux sous le pied !!! On peut bien sûr utiliser simultanément les sorties ampli et les sorties simulées, ce qui fait qu'on peut l'utiliser en direct sono avec l'ampli comme retour sur scène. Vraiment bien pensé.
Passons au son : le canal clair claque bien , on reste clair jusqu'à la moitié, après ça tord délicieusement. La réserve de volume et de présence est très intéressante : on a l'impression d'avoir des 6L6 et un 12" devant soit alors que non, c'est bien une enceinte de monitoring de 8" !!! Vraiment bluffant.
Le canal dirt maintenant : il va plus loin en saturation mais réagit toujours très bien volume de la guitare. Le réglage de bite va le faire passer d'un caractère blackface à un caractère tweed surchauffé, avec cette espèce de compression caractéristique. Tout à fond on se prend pour Neil Young, ça hurle ! Et dans le plus grand silence, le souffle est très très contenu, il n'y aura pas besoin de noise gate sur le pedalboard, même avec des P90 (dont je raffole avec ce préamp).
Allez vite, on teste avec d'autres pédales !!! Et beh je suis sur le cul. Ca prend quasiment tout, les fuzz, les overdrives... Avec toujours beaucoup de dynamique et de réaction. Attention tout de même, on est sur un caractère vintage, je ne pense pas que l'on puisse dépasser le heavy metal old school en terme de sonorités. Et la combinaison avec des pédales du même type risque de trop accentuer le côté medium baveux jusqu'à devenir difficilement jouable. Mais sinon c'est incroyable ! Pour garder une fuzz intelligible, on règlera le Bite plutôt bas, mais un réglage élevé permettra de percer dans le mix en solo sans problème.
Ma config mini-pedalboard portable s'est donc imposée d'elle-même avec ce préamp, avec une fuzz typée Fuzz Face (avec une option octave), une Uni-vibe, une overdrive type Plexi et un delay en boucle d'effets. Tout le classic rock y passe, des Creedence à Black Sabbath en passant par Hendrix et Neil Young. Et rien besoin de plus !!!
Passons à l'application Tone King : très simple, elle permet de programmer des presets (activables en midi), de jouer un peu sur l'EQ avec un low cut et un hi cut par canal, ce qui va permettre éventuellement de doser la quantité de basses conséquentes sur le canal clean, et enfin de changer les IR. Le chargement d'IR est un peu lent, faut être patient, mais on n'y touche pas non plus très souvent. Quitte à jouer à fond la carte j'y ai chargé des IR Ownhammer Tweed Deluxe. Je ne saurais que vous les conseiller, elles sont parfaites pour l'Imperial Preamp (avec les micros R121, KM84 ou M160).
Mot de la fin ? Une réussite totale pour qui aime les sonorités typées années 60-70 avec un réalisme dingue, doublé de vraies possibilités sur scène. J'ai peur maintenant de craquer sur le Royalist
Alors que tous mes collègues guitaristes sont passés aux multi-effets numériques, je n'arrive toujours pas à m'y résoudre (j'ai eu des POD il y a longtemps et je mesure les progrès accomplis depuis par les Quad Cortex et autres Helix Stadium). Et j'ai donc à nouveau craqué pour une boîte à lampes et remplacé sur mon mini pedalboard de boeuf/répet/gig ma petite ToneX One bien sympathique par ce préampli. Et grand bien m'en a pris !!!
Tout d'abord on s'interroge sur les possibilités d'alimentation de la bête. Elle demande 9 watts, soit 1A en 9V ou 750mA en 12V. Même si l'alimentation est fournie, pour la brancher sur une alimentation multi sorties isolées (très important) il faudra donc utiliser un câble doubleur d'intensité pour être tranquille. Ca passe sans problème avec 2 sorties 500mA chacune d'une Palmer PWT et aucun bruit ne se fait entendre. C'est déjà un bon point.
Les réglages : on a deux canaux, un clean et un dirt avec pour chacun un réglage de volume (qui est en fain un gain), un réglage d'atténuation (qui est en fait un volume, faut suivre !), et un réglage de tonalité aigue. Le clean a également un réglage de basses, indispensable car ce canal en est fort pourvu, on reviendra dessus. Enfin le canal dirt a un réglage "bite" qui agit sur les mediums permettant de doser le caractère "Tweed" de la pédale, et qui est un peu sa petite botte secrète.
On a ensuite une simulation de reverb à ressorts de toute beauté, avec la simulation du drip des ressorts et tout, qui peut se faire discrète ou envahissante à l'envi. Et enfin un tremolo analogique également superbe, simple et très musical.
Et enfin, on a le choix de paramétrer 3 IR numériques par canal, interchangeables avec d'autres IR. Celles fournies d'origine sont des Owhhammer Tone King, on ne se moque pas de nous !
Sur le panneau arrière, une prise casque (très bonne), une boucle d'effet stéréo, 2 sorties XLR avec ground lift, et la possibilité de brancher le préamp en 4 cables avec l'ampli. La Tone King devient ainsi le contrôleur du canal de l'ampli, on a donc bien 3 canaux sous le pied !!! On peut bien sûr utiliser simultanément les sorties ampli et les sorties simulées, ce qui fait qu'on peut l'utiliser en direct sono avec l'ampli comme retour sur scène. Vraiment bien pensé.
Passons au son : le canal clair claque bien , on reste clair jusqu'à la moitié, après ça tord délicieusement. La réserve de volume et de présence est très intéressante : on a l'impression d'avoir des 6L6 et un 12" devant soit alors que non, c'est bien une enceinte de monitoring de 8" !!! Vraiment bluffant.
Le canal dirt maintenant : il va plus loin en saturation mais réagit toujours très bien volume de la guitare. Le réglage de bite va le faire passer d'un caractère blackface à un caractère tweed surchauffé, avec cette espèce de compression caractéristique. Tout à fond on se prend pour Neil Young, ça hurle ! Et dans le plus grand silence, le souffle est très très contenu, il n'y aura pas besoin de noise gate sur le pedalboard, même avec des P90 (dont je raffole avec ce préamp).
Allez vite, on teste avec d'autres pédales !!! Et beh je suis sur le cul. Ca prend quasiment tout, les fuzz, les overdrives... Avec toujours beaucoup de dynamique et de réaction. Attention tout de même, on est sur un caractère vintage, je ne pense pas que l'on puisse dépasser le heavy metal old school en terme de sonorités. Et la combinaison avec des pédales du même type risque de trop accentuer le côté medium baveux jusqu'à devenir difficilement jouable. Mais sinon c'est incroyable ! Pour garder une fuzz intelligible, on règlera le Bite plutôt bas, mais un réglage élevé permettra de percer dans le mix en solo sans problème.
Ma config mini-pedalboard portable s'est donc imposée d'elle-même avec ce préamp, avec une fuzz typée Fuzz Face (avec une option octave), une Uni-vibe, une overdrive type Plexi et un delay en boucle d'effets. Tout le classic rock y passe, des Creedence à Black Sabbath en passant par Hendrix et Neil Young. Et rien besoin de plus !!!
Passons à l'application Tone King : très simple, elle permet de programmer des presets (activables en midi), de jouer un peu sur l'EQ avec un low cut et un hi cut par canal, ce qui va permettre éventuellement de doser la quantité de basses conséquentes sur le canal clean, et enfin de changer les IR. Le chargement d'IR est un peu lent, faut être patient, mais on n'y touche pas non plus très souvent. Quitte à jouer à fond la carte j'y ai chargé des IR Ownhammer Tweed Deluxe. Je ne saurais que vous les conseiller, elles sont parfaites pour l'Imperial Preamp (avec les micros R121, KM84 ou M160).
Mot de la fin ? Une réussite totale pour qui aime les sonorités typées années 60-70 avec un réalisme dingue, doublé de vraies possibilités sur scène. J'ai peur maintenant de craquer sur le Royalist