Note : 10 sur 10
« LE CORPS ET L'AME »
Publié le 30/04/26 à 19:01
Rapport qualité/prix :
Excellent
Cible :
Tout public
La Blackstar HT Dual est très polyvalente, et il est compliqué de donner un avis global, tant les possibilités d'utilisation sont variées.
UTILISATION
je l'utilise soit sur ampli transistor, entrée en façade canal clean de l'ampli, soit en amont d'un multi effet equipé simu d'ampli et de HP et branché direct sono. Donc dans tous les cas je reste sur une utilisation pédale, et non préampli.
Pour l'avoir testé en préampli pur (Guitare > Blackstar dual> Retour de la boucle d'effets), j'ai été un peu déçu par rapport aux autres utilisations, le son étant plus étouffé. Dans une moindre mesure, j'ai fait le même constat en injection directe dans l'étage de puissance d'un combo transistor.
Je ne détaillerai pas les différences constatées en fonction des guitares utilisées, car il a le bon gout de bien fonctionner avec toutes celles que je possède (Strat classique, Strat à niveau de sortie élevé ou Lespaul)
A noter: la lampe est vraiment effective, et il faut patienter quelques minutes avant que le son prenne toute son ampleur.
FACILITE DE REGLAGE ET PRE-REGLAGE:
- Les "3" canaux: les switchs permettent de bypasser l'appareil, d'accéder au canal 1 (clean/crunch) et au canal 2 (lead).
Dans mon cas, le changement de canal se fait sans aucune latence et sans aucun "clonk".
Chaque canal disposant de ses propres réglages de gain et de volume, on arrive à pré-régler facilement et à bien équilibrer ses sons. Parfait.
En revanche, si on passe de Clean à Crunch sur le canal 1, on constate une différence de volume, qui demande de refaire ses réglages. Dans une optique scène ce ne sera pas pratique, et il faudra choisir entre clean et crunch pour le pré-réglage du canal 1.
- Les tonalités : communes aux 2 canaux, elles sont efficaces et opérantes, tout en étant progressives et précises. Excellent complément à l'ISF.
A noter que de mon coté, malgré l'age de l'appareil, je n'ai aucun problème de crachottement ou de faux contact.
LE SON ET L'ISF : Dans toutes les configurations, le Dual HT a du corps, et fournit un son puissant et nuancé. L'ISF fait varier la coloration du son.
- ISF Réglé à midi, au centre donc, et avec toutes les tonalités à midi, on est sur quelque chose de très docile et équilibré, mais dynamique et chaud. On pourrait comparer à certains répertoires rock/fusion des années 80, où l'on trouvait des sons à la fois bien lisses, mais répondant présents sur toutes les fréquences.
En clean c'est propre et précis, sans ếtre froid. l'augmentation du gain touche plus l'attaque que la saturation.
En crunch ça devient articulé, progressif et réactif au coup de médiator tout en gardant de la rondeur, vraiment bien.
En Saturé c'est raisonnablement compressé, la distortion bien maitrisée va de pair avec la nuance et l'intelligibilité.
- ISF Réglé à 10 heures, le son est un peu plus "sec", mais reste très nuancé, avec toujours une bonne dynamique.
Qualifié de son "américain" par Blackstar, il est clean, riche, équilibré, et avec des aigus qui brillent quand on le leur demande. C'est très bien comme ça.
Cependant, si vous visez le son clair typé Fender, il faudra jouer avec les tonalités, s'équiper d'une bonne reverb, et ne pas attendre une imitation parfaite, même si le répertoire typique de ces amplis sera reproduit très honorablement.
En montant un peu la saturation, on tombe assez facilement chez Hendrix, mais si vous cherchez un plus de projection sonore façon SRV, le mieux restera de placer un tube screamer en amont.
Sur le canal 2 on obtient ce qu'on attend d'une strat de la fin des 70's, mais il faudra rester sur le micro chevalet, le micro mache s'avérant trop faible pour garder une bonne articulation.
- ISF Réglé à 14 heures, la différence est saisissante. On est bien en Angleterre, comme l'annonce Blackstar, et plutôt chez Marshall. Quelque soit le niveau de saturation, on retrouve en effet le contraste caractéristique entre le croustillant de l'attaque, et le moelleux sur la durée de la note, tout ça parfaitement modulable par le jeu du guitariste.
C'est très jouissif sur un crunch marqué, avec une guitare vivante qui répond au doigt (et pas à l'oeil), mais ça marche aussi avec une saturation élevée, ou l'on conserve à la fois un son ouvert et une attaque hargneuse.
- ISF Réglé n'importe comment: la plupart des avis conseillent une utilisation de l'ISF entre 10 heures et 14 heures, et il est vrai que dans cette limite le son est parfaitement homogène. La notice Blackstar préconise également de ne pas descendre en dessous de 10 Heures.
Pourtant, une utilisation est possible au dela de ces limites.
Au dela de 14 heures, avec une saturation de bon niveau, on est vraiment dans une soupe épaisse et on perd en intelligibilité. Pour autant, ça reste qualitatif pour peu que ce soit l'effet recherché.
En dessous de 10 heures, en son clair ça devient sec. Mais en son saturé, et de préférence très saturé, le travail de la lampe reste percetible et s'accordera à la perfection avec un delay pour des solos brillants et riches, dignes des superstrats des années 80.
LA CERISE SUR LE GATEAU:
Le gateau, c'est le matériel dont vous disposez déjà, que ce soit un bon ampli transistor ou lampe, ou un simulateur d'ampli. Vous en êtes d'ailleurs plutot satisfait, en sons clairs comme saturés.
La cerise, c'est ce que peut vous amener le Blackstar Dual HT, utilisé en boost, avec une saturation limitée.
ISF à gauche, vous gagnez une brillance qui n'est pas dénuée de chaleur, et c'est applicable sur des bases clean ou saturées.
ISF à droite, vous accentuez le grognement des lampes sur l'attaque en même temps que le crémeux sur le sustain. C'est sympa sur une base clean, et ça devient vraiment top sur une base saturée, où on enrichit la saturation sans pour autant tomber dans l'essaim d'abeilles.
CONCLUSION : UN SUPPLEMENT D'AME
Polyvalent, proposant des sons puissants, riches et complexes, le Dual HT a du corps.
Il est réactif et attentif au jeu du guitariste: il peut être la base d'un son qualitatif, branché dans le canal clair d'un ampli. Son utilisation "pédale" permet d'avoir le son clair sur l'ampli, le crunch en canal 1 et la saturation en canal 2.
Et si l'on a déjà un matériel satisfaisant (ampli ou simulateur), son utilisation en tant que boost apporte le supplément d'âme qui marque la parfaite finition d'une sonorité.
En occasion, un blackstar Dual nickel se trouve à moins de 150 Euros, et par les temps qui courrent, c'est pas cher pour un supplément d'âme !
UTILISATION
je l'utilise soit sur ampli transistor, entrée en façade canal clean de l'ampli, soit en amont d'un multi effet equipé simu d'ampli et de HP et branché direct sono. Donc dans tous les cas je reste sur une utilisation pédale, et non préampli.
Pour l'avoir testé en préampli pur (Guitare > Blackstar dual> Retour de la boucle d'effets), j'ai été un peu déçu par rapport aux autres utilisations, le son étant plus étouffé. Dans une moindre mesure, j'ai fait le même constat en injection directe dans l'étage de puissance d'un combo transistor.
Je ne détaillerai pas les différences constatées en fonction des guitares utilisées, car il a le bon gout de bien fonctionner avec toutes celles que je possède (Strat classique, Strat à niveau de sortie élevé ou Lespaul)
A noter: la lampe est vraiment effective, et il faut patienter quelques minutes avant que le son prenne toute son ampleur.
FACILITE DE REGLAGE ET PRE-REGLAGE:
- Les "3" canaux: les switchs permettent de bypasser l'appareil, d'accéder au canal 1 (clean/crunch) et au canal 2 (lead).
Dans mon cas, le changement de canal se fait sans aucune latence et sans aucun "clonk".
Chaque canal disposant de ses propres réglages de gain et de volume, on arrive à pré-régler facilement et à bien équilibrer ses sons. Parfait.
En revanche, si on passe de Clean à Crunch sur le canal 1, on constate une différence de volume, qui demande de refaire ses réglages. Dans une optique scène ce ne sera pas pratique, et il faudra choisir entre clean et crunch pour le pré-réglage du canal 1.
- Les tonalités : communes aux 2 canaux, elles sont efficaces et opérantes, tout en étant progressives et précises. Excellent complément à l'ISF.
A noter que de mon coté, malgré l'age de l'appareil, je n'ai aucun problème de crachottement ou de faux contact.
LE SON ET L'ISF : Dans toutes les configurations, le Dual HT a du corps, et fournit un son puissant et nuancé. L'ISF fait varier la coloration du son.
- ISF Réglé à midi, au centre donc, et avec toutes les tonalités à midi, on est sur quelque chose de très docile et équilibré, mais dynamique et chaud. On pourrait comparer à certains répertoires rock/fusion des années 80, où l'on trouvait des sons à la fois bien lisses, mais répondant présents sur toutes les fréquences.
En clean c'est propre et précis, sans ếtre froid. l'augmentation du gain touche plus l'attaque que la saturation.
En crunch ça devient articulé, progressif et réactif au coup de médiator tout en gardant de la rondeur, vraiment bien.
En Saturé c'est raisonnablement compressé, la distortion bien maitrisée va de pair avec la nuance et l'intelligibilité.
- ISF Réglé à 10 heures, le son est un peu plus "sec", mais reste très nuancé, avec toujours une bonne dynamique.
Qualifié de son "américain" par Blackstar, il est clean, riche, équilibré, et avec des aigus qui brillent quand on le leur demande. C'est très bien comme ça.
Cependant, si vous visez le son clair typé Fender, il faudra jouer avec les tonalités, s'équiper d'une bonne reverb, et ne pas attendre une imitation parfaite, même si le répertoire typique de ces amplis sera reproduit très honorablement.
En montant un peu la saturation, on tombe assez facilement chez Hendrix, mais si vous cherchez un plus de projection sonore façon SRV, le mieux restera de placer un tube screamer en amont.
Sur le canal 2 on obtient ce qu'on attend d'une strat de la fin des 70's, mais il faudra rester sur le micro chevalet, le micro mache s'avérant trop faible pour garder une bonne articulation.
- ISF Réglé à 14 heures, la différence est saisissante. On est bien en Angleterre, comme l'annonce Blackstar, et plutôt chez Marshall. Quelque soit le niveau de saturation, on retrouve en effet le contraste caractéristique entre le croustillant de l'attaque, et le moelleux sur la durée de la note, tout ça parfaitement modulable par le jeu du guitariste.
C'est très jouissif sur un crunch marqué, avec une guitare vivante qui répond au doigt (et pas à l'oeil), mais ça marche aussi avec une saturation élevée, ou l'on conserve à la fois un son ouvert et une attaque hargneuse.
- ISF Réglé n'importe comment: la plupart des avis conseillent une utilisation de l'ISF entre 10 heures et 14 heures, et il est vrai que dans cette limite le son est parfaitement homogène. La notice Blackstar préconise également de ne pas descendre en dessous de 10 Heures.
Pourtant, une utilisation est possible au dela de ces limites.
Au dela de 14 heures, avec une saturation de bon niveau, on est vraiment dans une soupe épaisse et on perd en intelligibilité. Pour autant, ça reste qualitatif pour peu que ce soit l'effet recherché.
En dessous de 10 heures, en son clair ça devient sec. Mais en son saturé, et de préférence très saturé, le travail de la lampe reste percetible et s'accordera à la perfection avec un delay pour des solos brillants et riches, dignes des superstrats des années 80.
LA CERISE SUR LE GATEAU:
Le gateau, c'est le matériel dont vous disposez déjà, que ce soit un bon ampli transistor ou lampe, ou un simulateur d'ampli. Vous en êtes d'ailleurs plutot satisfait, en sons clairs comme saturés.
La cerise, c'est ce que peut vous amener le Blackstar Dual HT, utilisé en boost, avec une saturation limitée.
ISF à gauche, vous gagnez une brillance qui n'est pas dénuée de chaleur, et c'est applicable sur des bases clean ou saturées.
ISF à droite, vous accentuez le grognement des lampes sur l'attaque en même temps que le crémeux sur le sustain. C'est sympa sur une base clean, et ça devient vraiment top sur une base saturée, où on enrichit la saturation sans pour autant tomber dans l'essaim d'abeilles.
CONCLUSION : UN SUPPLEMENT D'AME
Polyvalent, proposant des sons puissants, riches et complexes, le Dual HT a du corps.
Il est réactif et attentif au jeu du guitariste: il peut être la base d'un son qualitatif, branché dans le canal clair d'un ampli. Son utilisation "pédale" permet d'avoir le son clair sur l'ampli, le crunch en canal 1 et la saturation en canal 2.
Et si l'on a déjà un matériel satisfaisant (ampli ou simulateur), son utilisation en tant que boost apporte le supplément d'âme qui marque la parfaite finition d'une sonorité.
En occasion, un blackstar Dual nickel se trouve à moins de 150 Euros, et par les temps qui courrent, c'est pas cher pour un supplément d'âme !