Suno et BMG annoncent un accord couvrant le catalogue d’enregistrements et d’édition musicale de BMG, quelques mois après un accord similaire avec Warner Music Group, alors qu’Universal Music Group et Sony Music Group poursuivent Suno en justice.
BMG rejoint Warner Music Group parmi les grands éditeurs à avoir conclu un accord de licence avec Suno. L’annonce, faite conjointement par les deux entreprises, porte sur l’ensemble du répertoire d’enregistrements et d’édition musicale détenu par BMG, quand Universal Music Group et Sony Music Group, eux, poursuivent toujours la plateforme d’IA musicale devant la justice américaine pour contrefaçon.
Rien n’oblige les artistes et auteur·rice·s de BMG à entrer dans le dispositif : seul·es celles et ceux qui choisissent d’y participer bénéficient d’une protection de leurs droits et d’une rémunération pour l’usage de leur musique par Suno, l’accord venant également solder les usages antérieurs de leurs œuvres. BMG indique par ailleurs participer, aux côtés de Warner Music Group, à la conception des prochains modèles de Suno.
L’accord avec BMG survient alors que Suno multiplie les annonces destinées à encadrer l’usage de sa technologie. L’entreprise a confirmé, la même semaine, une limitation du nombre de téléchargements accessibles depuis la plateforme, dans le but affiché de freiner l’export massif de contenus par des utilisateur·rice·s malveillant·es, et prévoit d’intégrer des technologies de filigrane et d’empreinte audio pour lutter contre la fraude auprès des plateformes de distribution. Ces évolutions rapprochent Suno des obligations de l’AI Act européen en matière de marquage des contenus générés par IA.
Cette nouvelle intervient après la défaite judiciaire subie par Suno le mois dernier face à la société de gestion collective allemande GEMA : le tribunal régional de Munich a jugé Suno non autorisée à utiliser le répertoire représenté par GEMA et lui a ordonné de communiquer ses revenus et de verser des dommages et intérêts, une décision que l’entreprise dit vouloir contester en appel. BMG faisait par ailleurs partie, en juillet, d’une coalition d’éditeurs ayant proposé d’exclure des classements officiels les enregistrements générés par IA sans autorisation.


