Note : 10 sur 10
« Jouissif ! »
Publié le 25/07/26 à 22:43
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Tout public
Le VISCOUNT CANTORUM DUO PLUS est un instrument incroyable. J’ai lu bien des reproches à propos du son impersonnel à cause d’une modélisation mathématique. Précisément j’apprécie ce son dénué d’échantillon bouclé sur lui-même, ces jeux qui parlent quand on leur demande, ces notes qui ne restent pas bloquées parce que l’orgue a trop chaud : car c’est aussi ça les joies des orgues authentiques dans les églises.
TECHNIQUEMENT, l’appareil est amplifié 2 X 40 W, ce qui est suffisant pour un appartement même pour les graves sans caisson de basse. Toutefois, il est équipé de quatre sorties OUT (entièrement programmables via l’éditeur) qui permettront une amplification optimale pour une église. Il possède le MIDI in/out : cela permet de connecter un pédalier capable de gouverner les 5 jeux qui lui sont dédiés (et plus encore). A cette fin, j’utilise le MP117 de Studiologic, comme quoi, Viscount n’est pas sectaire. Si vous n’avez pas de pédalier, pas de panique : on peut gouverner les jeux de pédale avec le clavier inférieur (qui conserve les siens propres) par un système de « Pedal to lower » comme chez Hammond. Enfin, on peut brancher par jack trois pédales : une de sustain (pour les cloches et le piano), une de « crescendo » (pour appeler un nombre croissant de jeux sans y toucher avec les mains) et une d’expression pour gouverner la boîte du récit expressif (même fermée, elle laisse passer le son des jeux, comme sur les orgues romantiques). Tout cela est paramétrable par les menus.
LES JEUX
Vous disposez de 27 jeux répartis sur le pédalier (5 jeux), le Grand orgue (manual I : 10 jeux) et le récit expressif (manual II : 12 jeux). Toutes les familles sont représentées, les flûtes et les mutations majoritairement sur le récit alors que les principaux et les mixtures se concentrent sur le Grand Orgue. On peut tout jouer : Bach comme César Franck (les tempéraments sont paramétrables tout comme les sommiers, l’attaque et la pression d’air). Attention ! La voix céleste ne produit son effet que si on la couple avec la gambe, sa voisine sur la console, ou tout autre jeu de 8 des deux claviers. Nasard et Tierce sont au récit. On pourrait déplorer l’absence de larigot ou de sifflet (réservé au Positif du Trio plus) mais on trouve au récit un jeu « Scharff III » qui est une sorte de cymbale aiguë qui compense et semble permettre la tierce en taille. De même, pas d’Unda maris, ni sur le Duo Plus ni sur le Trio Plus.
Les anches sont bien représentées : Trombone de 16 au pédaler (et même un Klarine de 4, absent sur le Trio plus), ailleurs basson de 16, trompettes (harmonique ou non), hautbois, et même un Cromorne de toute beauté. Dommage qu’il manque la Voix humaine : privilège du Trio Plus. On ne peut pas tout avoir.
Je déplore quand même un pédalier axé sur les principaux : pas de Subbass de 16, du coup le pédaler est fort quand les claviers jouent doucement. Heureusement, les balances sont réglables dans les menus.
ACCOUPLEMENTS
Et puis, il y a les accouplements : le pédalier peut ainsi bénéficier du Bourdon de 16 du Grand Orgue ou du Basson du Récit. Le Grand Orgue accède aussi aux jeux du Récit. Un regret : il n’est pas possible d’accoupler à l’octave supérieure ni inférieure. Sur le Trio Plus non plus. C’est dommage car un jouet comme le Crumar Mojo 61 le permet. Le Cantorum Duo Plus serait alors devenu une tuerie…
Mais ne nous morfondons pas : cet instrument en l’état est déjà une tuerie. On a un rapport de sensualité avec lui, ses panneau en bois, son toucher ferme, sa console en aluminium, ses jeux rétroéclairés quand ils parlent. Sans compter qu’il dispose de 1000 mémoires de registrations ! 100 X 10 ! De quoi se donner l’impression de disposer d’une infinité de claviers.
TROIS ORGUES EN UN ?
Dernier point important sur lequel il ne faut pas se leurrer. Quand Viscount prétend que vous disposez de trois orgues en un, un baroque, un romantique et un symphonique, cela ne change rien à la nature des registres : cela ne change que le réglage de la pression d’air, des balances entre les sons, de l’égalisation et du souffle des attaques (pour les flûtes surtout). Je le signale car je possède aussi le Légend One 61 pour lequel ces trois appellations peuvent changer la nature des jeux (la Voix céleste devient en modalisation baroque une Unda maris). Ce n’est pas le cas pour le Duo Plus.
D’autre part, les trois jeux orchestraux sont anecdotiques. Un carillon de cloches au récit, un piano outrageusement moyen au Grand Orgue, un violoncelle au pédalier. Ils parlent avec ou sans les registres et sont sensibles à la vélocité.
J’oubliais les tremblants ! Il y en a deux, un pour chaque clavier. Leur vitesse n’est réglable que par les menus. En revanche, la réverbération est réglable depuis la console.
CONCLUSION
Ah oui ! Avec ses 20 kg, le Duo plus est moins un orgue portable que transportable. Oubliez le stand en croix : il faut une table pour le poser en sécurité.
Je ne terminerai pas en disant que si c’était à refaire, je l’achèterai sans hésiter. Je dirai plutôt : mais pourquoi ne l’ai-je pas acheté plus tôt ???
TECHNIQUEMENT, l’appareil est amplifié 2 X 40 W, ce qui est suffisant pour un appartement même pour les graves sans caisson de basse. Toutefois, il est équipé de quatre sorties OUT (entièrement programmables via l’éditeur) qui permettront une amplification optimale pour une église. Il possède le MIDI in/out : cela permet de connecter un pédalier capable de gouverner les 5 jeux qui lui sont dédiés (et plus encore). A cette fin, j’utilise le MP117 de Studiologic, comme quoi, Viscount n’est pas sectaire. Si vous n’avez pas de pédalier, pas de panique : on peut gouverner les jeux de pédale avec le clavier inférieur (qui conserve les siens propres) par un système de « Pedal to lower » comme chez Hammond. Enfin, on peut brancher par jack trois pédales : une de sustain (pour les cloches et le piano), une de « crescendo » (pour appeler un nombre croissant de jeux sans y toucher avec les mains) et une d’expression pour gouverner la boîte du récit expressif (même fermée, elle laisse passer le son des jeux, comme sur les orgues romantiques). Tout cela est paramétrable par les menus.
LES JEUX
Vous disposez de 27 jeux répartis sur le pédalier (5 jeux), le Grand orgue (manual I : 10 jeux) et le récit expressif (manual II : 12 jeux). Toutes les familles sont représentées, les flûtes et les mutations majoritairement sur le récit alors que les principaux et les mixtures se concentrent sur le Grand Orgue. On peut tout jouer : Bach comme César Franck (les tempéraments sont paramétrables tout comme les sommiers, l’attaque et la pression d’air). Attention ! La voix céleste ne produit son effet que si on la couple avec la gambe, sa voisine sur la console, ou tout autre jeu de 8 des deux claviers. Nasard et Tierce sont au récit. On pourrait déplorer l’absence de larigot ou de sifflet (réservé au Positif du Trio plus) mais on trouve au récit un jeu « Scharff III » qui est une sorte de cymbale aiguë qui compense et semble permettre la tierce en taille. De même, pas d’Unda maris, ni sur le Duo Plus ni sur le Trio Plus.
Les anches sont bien représentées : Trombone de 16 au pédaler (et même un Klarine de 4, absent sur le Trio plus), ailleurs basson de 16, trompettes (harmonique ou non), hautbois, et même un Cromorne de toute beauté. Dommage qu’il manque la Voix humaine : privilège du Trio Plus. On ne peut pas tout avoir.
Je déplore quand même un pédalier axé sur les principaux : pas de Subbass de 16, du coup le pédaler est fort quand les claviers jouent doucement. Heureusement, les balances sont réglables dans les menus.
ACCOUPLEMENTS
Et puis, il y a les accouplements : le pédalier peut ainsi bénéficier du Bourdon de 16 du Grand Orgue ou du Basson du Récit. Le Grand Orgue accède aussi aux jeux du Récit. Un regret : il n’est pas possible d’accoupler à l’octave supérieure ni inférieure. Sur le Trio Plus non plus. C’est dommage car un jouet comme le Crumar Mojo 61 le permet. Le Cantorum Duo Plus serait alors devenu une tuerie…
Mais ne nous morfondons pas : cet instrument en l’état est déjà une tuerie. On a un rapport de sensualité avec lui, ses panneau en bois, son toucher ferme, sa console en aluminium, ses jeux rétroéclairés quand ils parlent. Sans compter qu’il dispose de 1000 mémoires de registrations ! 100 X 10 ! De quoi se donner l’impression de disposer d’une infinité de claviers.
TROIS ORGUES EN UN ?
Dernier point important sur lequel il ne faut pas se leurrer. Quand Viscount prétend que vous disposez de trois orgues en un, un baroque, un romantique et un symphonique, cela ne change rien à la nature des registres : cela ne change que le réglage de la pression d’air, des balances entre les sons, de l’égalisation et du souffle des attaques (pour les flûtes surtout). Je le signale car je possède aussi le Légend One 61 pour lequel ces trois appellations peuvent changer la nature des jeux (la Voix céleste devient en modalisation baroque une Unda maris). Ce n’est pas le cas pour le Duo Plus.
D’autre part, les trois jeux orchestraux sont anecdotiques. Un carillon de cloches au récit, un piano outrageusement moyen au Grand Orgue, un violoncelle au pédalier. Ils parlent avec ou sans les registres et sont sensibles à la vélocité.
J’oubliais les tremblants ! Il y en a deux, un pour chaque clavier. Leur vitesse n’est réglable que par les menus. En revanche, la réverbération est réglable depuis la console.
CONCLUSION
Ah oui ! Avec ses 20 kg, le Duo plus est moins un orgue portable que transportable. Oubliez le stand en croix : il faut une table pour le poser en sécurité.
Je ne terminerai pas en disant que si c’était à refaire, je l’achèterai sans hésiter. Je dirai plutôt : mais pourquoi ne l’ai-je pas acheté plus tôt ???