Comment trouver "son" son sur un synthé hardware
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Kartian

Peut-etre ne suis je pas sur le bon forum pour mon sujet, n'hésitez pas à me réorienter que je reposte au bon endroit
Je débute dans la création musicale et après quelques essais plus ou moins réussis en création MAO j'ai mis le doigt dans le monde du hardware avec l'acquisition de quelques petites machines pas trop onéreuses type Behringer Pro-1 ou Behringer Cat.
Et donc me voilà parti sur les tutos VCO, VCF, VCA, LFO, les modulations, les formes d'ondes carrées, dents de scie, sinuso etc etc... Passionnant et addictif.
C'est très fun de bidouiller les potards, de jouer sur les filtres et on "tombe" assez facilement sur des sons qui nous "prennent", qu'on affine et qu'on tente ensuite d'utiliser dans une compo.
Mais ce qui me frustre un peu c'est le fait de "tomber", un peu par hasard en triturant mes différents boutons ou curseurs. Il y a tellement de combinaisons possibles qu'en faisant parfois varier d'un poil un ou deux paramètres, on change totalement de son. Ca a un côté excitant de tout à coup sortir un son qui nous accroche mais ca reste un coup de chance et ce n'est en général pas le son initial qu'on avait en tête.
Je m'use à tatonner et à perdre des heures et des heures pour finalement être totalement paumé et sans aucun résultat satisfaisant.
Je sais que chaque synthé a ses spécificités, ses "couleurs" et qu'un seul synthé ne peut produire tous les sons mais je n'arrive souvent même pas à m'approcher grossièrement du résultat que j'attends.
Même quand je trouve un son intéressant par hasard, je dois noter mes réglages précis pour pouvoir le retrouver sinon c'est mission impossible.
A force de lecture et de videos, j'ai bien quelques bases sur les formes d'ondes et j'ai une idée de réglages de base en fonction du son que je souhaite obtenir mais ensuite je vois le parcours comme un gigantesque labyrinthe avec concrètement 0 chance d'arriver au final au son que j'ai en tête.
Quand on ajoute en plus de la chaine VCO, VCF, VCA, LFO toutes les interactions possibles d'un oscillateur ou filtre sur un autre ca me donne un peu le vertige. Les perspectives sont quasi infinies, certes et c'est ca qui est génial, mais est-il seulement possible de définir un chemin et de paramétrer ses réglages pour obtenir ce qu'on a en tête ?
Bref ma question s'adresse à des utilisateurs un peu avertis (et notamment aux possesseurs de modulaires) : comment faites vous pour créer et sculpter vos sons ?
Faites vous, comme moi confiance à la chance en modulant inlassablement les paramètres de vos machines en quête du Graal ou avez-vous une vision claire à l'avance de comment paramétrer vos modules et filtres en vous disant par ex "je veux un son qui se rapproche d'une flûte de pan donc je prends telles formes d’ondes, je passe par tel chemin de filtre que je module de cette manière etc..."
Comment peut-on savoir quel sera l'influence d'un paramètre sur un autre vu la complexité et les possibilités infinies d'interactions croisées des modules entre eux ?
Merci d'avance pour vos éclairages, témoignages et conseils.
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Electric boogie

Digiwave

Lolodilolo j’ai été voir ton matos 😳
Sacré machines !! Virtuelles ou hard je suis admiratif et tu sembles etre un exemple typique de mon questionnement 🤣
Comment exploites tu tout ca ?
Tu as des idées à l’avance ? Tu sais ou tu vas, quels synthés tu vas utiliser et comment ?
Depuis 2010, je n'utilise que l'informatique, j'ai pensé que c'était l'avenir et que c'était surtout un gain de place (déménagement).
Mon univers sonore se trouve entre 1977 et 2000. De l'époque disco à l'euro dance. Tout tourne autour.
Je sais quel son je vais pouvoir obtenir avec tel plugin, tel effet, etc. C'est l'expérience. Mais on apprend tous les jours.
Si j'ai utilisé mon hardware à 200%, je n'utilise pas les plugins au maximum de leurs possibilités, d'ailleurs j'ai acheté un nouvel ordi et je n'ai réinstallé que l'essentiel.
Mais oui, je sais ou je vais. Et même si l'on sait comment faire, il peut y avoir des surprises, surtout avec la Fm. Dans ce cas je n'hésites pas à sauver mon preset pour plus tard au cas ou.
Kartian

Heureusement que je n’ai pas débuté avec un modulaire ou tout est à patcher 😅
Kartian

C.i.r.c.u.s.

Beat Thang iz Dead
laurent BERGMAN

En fait c’est très difficile d’expliquer le cheminement entre l’idée du son et sa réalisation.
Il y a déjà les différences de matos, des modules (ou sections) qui composent ce matos.
Ensuite, un truc très important, c’est l’analyse du son que tu entends dans telle ou telle prod. Arriver à faire une sorte de rétro engineering de ce son, par exemple au départ la structure (type d’onde et enveloppe), vient ensuite le filtre. Être attentif aussi à ce qui est modulé (hauteur, amplitude, filtre).
Avec un peu de pratique ça devient dans 70% des cas assez simple et rapide (basses, leads, plucks, pads, etc), que ce soit avec un synthé hard, un modulaire ou du virtuel une fois cette expérience acquise.
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Paraître plus con qu'on ne l'est permet d'être plus intelligent qu'on en à l'air
- psyfun
Kartian

Il n'y a rien de magique, rien ne remplace la compréhension de ce qu'on fait
Justement c’est bien ca qui me questionne et qui m’a poussé à lancer ce topic.
Trouver une bonne sonorité par bidouille ne me permet pas de comprendre ce que je fais. J’ai juste fait une succession de réglages aléatoires.
J’en reviens à ma question de départ : mis à part des paramètres de base dont on connait globalement les effets, comment peut on savoir ce que l’on fait lorsque l’on modifie des paramètres qui influent les uns avec les autres ?
Je conviens que l’expérience permet d’aller plus loin que la compréhension des réglages de base mais j’ai du mal à croire qu’on peut savoir ce que va donner (par ex sur le Cat) un VCO 1 avec une dent de scie à 80% + une onde carrée à 50% + un suboctave à 80% modulé par un LFO sinusoïdal auquel on va ajouter un VCO 2 avec une onde carrée modulée en amplitude à 70% + un sub octave à 50%.
Tout ca balancé dans un VCF modulé par le VCO 1…
Et sans parler des réglages ADSR.
😳😳😳😳
Ca m’échappe…
C.i.r.c.u.s.

Beat Thang iz Dead
laurent BERGMAN

Ensuite pour le dosage des niveaux dent-de-scie, rectangle et sub ça n’a pas réellement d’incidence c’est juste une question de goût.
Le plus simple étant de partir d’un truc basique 1 vco, VCF, VCA et ADSR. Ensuite diriger le LFO sur le pitch, puis sur le VCF et enfin le VCA. Pour le pitch essaie les différentes formes d’ondes du LFO.
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Paraître plus con qu'on ne l'est permet d'être plus intelligent qu'on en à l'air
- psyfun
Kartian

J’avais deja commencé à étudier les effets du LFO selon le type d’onde.
Mais pour continuer sur mon exemple, comment peut on prévoir l’incidence du VCO 1 sur le filtre appliqué au VCO 2 ?
La chaine classique VCO VCF VCA j’arrive à peu près à savoir ou je vais. Mais c’est quand on patche les uns dans les autres que je me demande comment on peut savoir.
Sur les gros modulaires on voit des km de patches entrant et sortant des modules. Comment peut on savoir ce que ca va donner ?
laurent BERGMAN

Citation de Accord'Eure Pianos :Oui, bien sûr qu'il y a des recettes pour tel ou tel son.Sur un synthé analogique qui dispose de boutons/potentiomètres/curseurs pour chaque paramètre, c'est relativement facile de "bidouiller" jusqu'à trouver ce que tu cherche.
Ben c’est pas si évident que ca pour moi 😥
Que vais je obtenir si je module le VCO 2 par le VCO 1, lui-même modifié avec un LFO (pour compliquer la chose 😁)?
Quels sont les paramètres du VCO 2 qui vont etre modifiés par le VCO 1 et pourquoi ? Quel intérêt de faire ca ? Pour quel résultat sonore ?
En bidouillant on arrive toujours à obtenir un son, parfois bizarre, parfois moche ou au contraire une belle surprise mais je ne sais jamais pourquoi.
Et je n’ai pas de démarche rationnelle pour arriver à un résultat attendu (ou espéré) en dehors des formes d’ondes utilisées au départ.
Lorsque tu modules le VCO2 par le VCO1 c'est ce qu'on appelle de la FM (modulation de fréquence). Si ton VCO1 est réglé à la fréquence minimum (si celui-ci est capable de descendre au niveau d'un LFO) tu obtiendra un effet de vibrato.
En fait la tension générée par l'onde du VCO1 est variable (par exemple -2,5/+2,5 en peak to peak, mais pour être précis il faut mesurer) et cette tension vient réduire/augmenter la fréquence de ton VCO2 et c'est ce qui te donne, comme résultat sonore, cet espèce d'effet qui s'apparente un peu à ce que donne la modulation en anneau (ring mod).
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- Kartian
- psyfun
laurent BERGMAN

Ok je vois (et j’apprends quelque chose)…
J’avais deja commencé à étudier les effets du LFO selon le type d’onde.
Mais pour continuer sur mon exemple, comment peut on prévoir l’incidence du VCO 1 sur le filtre appliqué au VCO 2 ?
La chaine classique VCO VCF VCA j’arrive à peu près à savoir ou je vais. Mais c’est quand on patche les uns dans les autres que je me demande comment on peut savoir.
Sur les gros modulaires on voit des km de patches entrant et sortant des modules. Comment peut on savoir ce que ca va donner ?
Si tu utilises VCO1 pour moduler le filtre tu fais de la modulation de filtre, c'est le même principe que de mettre un LFO sur le filtre mais avec une fréquence beaucoup beaucoup plus haute.... Si tu utilises VCO1 pour moduler le VCA tu fais de la modulation d'amplitude.
Comme je l'ai écrit un peu plus haut c'est difficile d'expliquer par des mots le résultat sonore qu'on obtient avec certains trajets de signal. Ça peut paraître rébarbatif mais un peu théorie ne fait pas de mal et je dois reconnaître que quelques notions en électronique aident beaucoup. Un truc qui peut être pas mal (et que j'explique à des potes) c'est de prendre une représentation graphique, par exemple d'une sinusoïdale qui va te servir de tension de contrôle et de t'imaginer que plus la courbe s'élève plus la tension qui est envoyée à la destination est augmentée et moins elle est élevée plus la tension est réduite: fréquence/pitch (dans le cas où ta destination est un VCO), ouverture/fermeture (dans le cas où ta destination est un VCF) ou encore l'amplitude (dans le cas où ta destination est un VCA). Pour les autres formes d'onde c'est pareil, prends la représentation graphique de la SAW et imagines que plus la rampe est haute et plus tu auras de tension en sortie, pour l'onde carrée c'est plus facile ça te donne octave haut/octave bas selon l'état haut et l'état bas de l'impulsion pour le VCO esclave, totalement ouvert/fermé pour le VCF ou volume Mini/maxi pour le VCA, en alternance et dont la vitesse dépend de la fréquence de VCO1 (pour l'exemple que tu donnes).
Après, il est vrai que ce sont des choses qui sont plus faciles a appréhender pour certains et moins pour d'autres (sans condescendance aucune..). Le tout c'est de trouver la bonne façon de comprendre le pourquoi du comment, trouver un moyen mnémotechnique qui nous correspond.
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Paraître plus con qu'on ne l'est permet d'être plus intelligent qu'on en à l'air
- Kartian
- psyfun
Kartian

En tout cas tu réponds bien à ma question sur la conception sonore.
Du coup vous êtes à la fois des techniciens pointus en conception sonore, des compositeurs aguerris pour mettre tout ca en forme avec une mélodie et des ingés son complets pour y ajouter du traitement (compression, effets…) et aboutir à une prod qui tient la route.
Je suis ex sondier donc je maitrise globalement la chaine de traitement du son et du mixage mais je ne suis en revanche ni musicien ni compositeur ni designer sonore ni arrangeur. Je fais tout au feeling et à l’oreille.
Ca s’annonce mal pour moi pour la suite même si je n’ai aucune velléité de créer dans un but commercial 😓
Au moins je me rends compte des choses…
laurent BERGMAN

Paris ne s'est pas fait en un jour, ne pars pas sur le principe que ça s'annonce mal pour toi... Il suffit que tu trouves la bonne méthode pour appréhender les choses, démarres à partir de choses simples puis ajoutes un câble pour contrôler un élément.
Si tu veux quelques trucs théoriques n'hésites pas....
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Paraître plus con qu'on ne l'est permet d'être plus intelligent qu'on en à l'air
- psyfun
Kartian

Mais façonner un son à partir d’une onde de base apparait finalement bien plus complexe que je ne le pensais. Du moins dans une démarche de construction volontaire et non en misant sur le hasard.
J’imagine donc qu’il y a deux démarches créatives. Celle disons volontaire et structurée grâce à la maitrise technique acquise via une solide formation à la création sonore et l’autre plus empirique consistant à « tomber » sur de bons sons qu’on sauvegarde pour se créer une sorte de banque dans laquelle on piochera ensuite comme autant d’instruments à exploiter dans une démarche créative.
Dans une approche ludique et amateure de la création, il n’est pas évident de se dire qu’on va devoir passer des mois voire des années à potasser la théorie et les principes du sound design avant d’être capable de pouvoir commencer à réaliser la prod que l’on a en tête (restera encore à poser les sons sur une mélodie, à arranger l’ensemble et à mixer tout ca proprement)
Cowbell Studio

A partir de ces enregistrements tu peux ensuite restructurer / réarranger, et ajouter d'autres pistes. En gros profiter de la phase exploratoire pour constituer le matériel sonore à mettre ensuite en forme pour tes compositions.
Après reste bien sûr les autres phases de la prod, mais on sort du sujet.
L'inconvénient de cette approche c'est de construire le "produit" en incrémental, en empilant les sources et sans avoir une idée précise du résultat attendus. Et difficile ensuite de revenir en arrière si besoin de revenir sur un arrangement, même avec les notes, il y a les conditions du moment qui jouent énormément.
Mais l'avantage c'est qu'à force de produire des morceaux de cette manière, tu vas structurer ta façon d'utiliser tes machines / instruments, et donc définir et raffiner ton approche de chaque instrument (bon là tu sembles avoir un choix limité, et tant mieux).
L'étape d'après c'est de faire bosser chaque machine pour ce qu'elle sait faire, de concert en même temps, avec les idées un peu claires sur les arrangements et la structure. Même si cette dernière n'est pas complètement définie, tu peux toujours gérer ça dans les étapes d'après. Voir même combiner les différents "jams" pour justement avoir des passages qui sont complémentaires. Ça demande quand même à fixer un peu les gammes utilisées, et à avoir déjà pas mal bossé de cette manière.
En ce sens c'est bien d'avoir deux types d'instruments : ceux avec présets et contrôle numérique qui peuvent te permettre de switcher rapidement de son en son (genre le Moog Sub37, vraiment un modèle d'efficacité pour la prod je trouve), et des instruments plus spécialisés qui ne font que quelques trucs, mais qui le font bien et que tu peux jouer rapidement, sans trop réfléchir aux branchements, workflow d'enregistrement et qui sont suffisamment accessibles et qui te parlent pour pouvoir très rapidement approcher le son que tu as en tête.
Et là ça revient à tout ce qui a été dit précédemment, oui il faut bosser son instrument. Mais tout dépend de tes exigences. Et se laisser guider par le son des instruments et le lien qu'on établit avec eux est probablement plus facile que de dire "tiens là je veux le son de basse de tel artiste" (ce qui pour moi n'a de toute façon pas grand sens). Ce qui n'empêche bien sûr pas d'avoir une liste d'idées sur le résultat attendus pour cadrer l'expérience.
C'est bien de distinguer tout de même ce qui va fonder le cœur de ton morceau de ce qui est plus "décoratif". Ainsi tu peux te concentrer sur un enregistrement en simultané de ce cœur, et voir les arrangements annexes ultérieurement.
Il est aussi important de trouver l'ordre qui nous convient (ou plutôt les ordres). Par exemple, pour ma part, selon l'attendu (collaboration, type de projet, ressenti du moment aussi), commencer par un son d'ambiance donnera un rendu très différents que si je commence par poser basse / batterie d'un morceau complet pour avoir la fondation rythmique et structurelle du morceau. Mais les 2 fonctionnent, et il y a plein d'autres façon de commencer un morceau évidemment. L'important je pense c'est d'être conscient de la façon dont tu vas trouver ta méthode, en gros t'intéresser à ta "méta méthode".
Mon dernier album : Beware Of The Thinking Machine
www.cowbellstudio.com
- Kartian
Kartian

Tu peux aussi avoir une approche un peu intermédiaire ou hybride : pendant tes phases de sound design / apprentissage, tu samples ou enregistres certains arrangements qui te plaisent quitte à prendre des notes si besoin d'y revenir.
A partir de ces enregistrements tu peux ensuite restructurer / réarranger, et ajouter d'autres pistes. En gros profiter de la phase exploratoire pour constituer le matériel sonore à mettre ensuite en forme pour tes compositions.
Je n'ai pas encore investi dans un sampler (probablement un Circuit Rhythm d'ici quelques temps) et mes synthés n'ont pas de mémoire, donc je procède à l'ancienne en mettant mes patches sur papier... Le principal étant de toute façon d'être capable de les retrouver.
L'inconvénient de cette approche c'est de construire le "produit" en incrémental, en empilant les sources et sans avoir une idée précise du résultat attendus. Et difficile ensuite de revenir en arrière si besoin de revenir sur un arrangement, même avec les notes, il y a les conditions du moment qui jouent énormément.
Mais l'avantage c'est qu'à force de produire des morceaux de cette manière, tu vas structurer ta façon d'utiliser tes machines / instruments, et donc définir et raffiner ton approche de chaque instrument (bon là tu sembles avoir un choix limité, et tant mieux).
Je me suis justement équipé de séquenceurs pour pouvoir jouer mes essais en live, donc je me rends assez vite compte de ce phénomène d'empilement et de sonorités et fréquences qui se télescopent. Et mon passé derrière les consoles de mix me permet assez facilement de comprendre ce qui ne va pas dans la structure sonore de mon morceau (basses brouillonnes, manque de mediums, leads qui s'entrechoquent...)
Du coup j'utilise un synté, en général le Pro-1 pour les basses, le Cat pour les leads, avec en complément le Pro VS mini en "nappe" de fond et le petit JT4000 pour des ajouts ponctuels. Le tout animé par ma Drumbrute. Je joue en live et je module ensuite chaque synthé pour garder un rendu global propre et agréable.
En ce sens c'est bien d'avoir deux types d'instruments : ceux avec présets et contrôle numérique qui peuvent te permettre de switcher rapidement de son en son (genre le Moog Sub37, vraiment un modèle d'efficacité pour la prod je trouve), et des instruments plus spécialisés qui ne font que quelques trucs, mais qui le font bien et que tu peux jouer rapidement, sans trop réfléchir aux branchements, workflow d'enregistrement et qui sont suffisamment accessibles et qui te parlent pour pouvoir très rapidement approcher le son que tu as en tête.
Je n'ai malheureusement pas trop les moyens de m'offrir des machines complexes, et surtout ca reste un loisir donc je fais avec ce dont je dispose aujourd'hui. ☺️
En vue comme dit plus haut, un Circuit Rhythm et sans doute un Behringer Sy-1 mais mon setup n'ira pas plus loin...
Actuellement je suis sur 2 démarches distinctes et complémentaires que vous évoquez d'ailleurs :
la recherche de sonorités de certains morceaux qui me plaisent, ce qui me permet d'avoir une sorte d'objectif (même si je ne parviens qu'à une reproduction assez grossière) et de tenter de comprendre les interactions et les méthodes pour construire le son.
le "bidouillage" au hasard de mes machines jusqu'à obtenir un son intéressant que je vais noter
C'est de là qu'est né mon interrogation, thème de ce post, au vu de la complexité des possibilités d'un synthé modulaire (et des fins de soirées ou je me suis totalement paumé dans mes réglages et ou j'ai perdu quelque chose d'intéressant en tentant vainement de l'améliorer)
On est sur un forum "Bien débuter" alors j'imagine que les autres débutants en création musicale électro sont confrontés à ces mêmes interrogations lorsqu'ils découvrent l'étendue des possibilités de leur machine ou plug in DAW et en réalisant que ce n'est sans doute pas demain qu'ils créeront le nouveau son qui pourrira toutes les prods électro actuelles. 😅🤣
Certes l'important est de se faire plaisir mais ce que je retiens, c'est qu'il faut potasser, potasser et potasser encore pour passer du tatonnement hasardeux à une méthode de création structurée pour mettre en forme une idée de compo qui tient la route.
Cowbell Studio

Mon dernier album : Beware Of The Thinking Machine
www.cowbellstudio.com
- Kartian
Kartian

Apres je suis toujours preneur d’avis ou de conseils avisés sur le sujet pour structurer ma recherche de son. ☺️
Je n’ai pas encore mis en oeuvre vos conseils et lectures (pas du tout de dispo actuellement) mais je vais m’y atteler 😅
Cowbell Studio

Et même comme cela, tu restes enfermé dans les arrangements du moment et tu te prives des surprises et autres joyeux accidents lorsqu'on croise ensuite le résultat de plusieurs sessions enregistrées, voire même (et c'est le niveau d'après) d'avoir prévu dès le départ la structure, les gammes, et les arrangements et de s'y conformer.
Après si ton style musical est très électronique, la dernière phrase est probablement moins importante (mais s'en priver me paraîtrait bien dommage néanmoins).
Mon dernier album : Beware Of The Thinking Machine
www.cowbellstudio.com
Kartian

J’avoue ne pas utiliser encore trop mon Zoom HD8 et privilégier le tout live.
Tu as raison en tout cas, je vais évoluer en ce sens.
Sans compter que moduler simultanément en live les 4 synthés et la BAR est vraiment galère et génère souvent des boulettes.
Merci du conseil ! 😉
Digiwave

Tyrant - YouTube
J'ai fait une basse similaire avec le PPGwave VST. Un synthé à tables d'ondes.
Une basse bien métallique. En écoutant bien, il y en a plusieurs différentes. Mais c'est sûr j'en ai fait une à l'identique à 1.18'.
Je suis sûr que ces tables d'ondes viennent de la FM. C'est pour çà que je disais qu'il fallait avoir le bon matériel. C'est tout sauf de l'analo.
- Kartian
Kartian

Du coup je n’ai a priori aucun synthé qui me permet de le faire dans mon petit setup.
J’avais essayé aussi en passant par le Kaoss pour ajouter l’effet métal et je m’approchais. Mais là il s’agit de traitement postérieur du son, pas de la sonorité en elle même.
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