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Compos inspirées

réactions à la news Commentaires sur la news : Saison 100 des 'Compositions inspirées par une image'

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Commentaires sur la news : Saison 100 des 'Compositions inspirées par une image'
1223.jpg
Vous souhaitez participer au centième concours des "compositions inspirées par une image", rien de plus simple, c’est par ici :


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Ce sujet a été créé automatiquement suite à la publication d’une news. N’hésitez pas à poster vos commentaires ici !

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

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Merci à vous deux.
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  • Shalako
Participer à la 100ème était évidemment incontournable.

Je suis passé derrière la grille des Féeries où il fait étrange de passer du rose bonbon des projos à plumes, galbes et résilles au noir et blanc. Grilles entrouvertes, couloir entre lumière et pluie, on imagine les affiches déchirées, les canettes, l’escalier au au fond donne sur le bar du dernier et du plus étrange des club underground après transformation, lorsque le 3éme sax du big band des Doriss Girls perd soudain et sa veste en lamée et la conduite de sa partition, pour, se demander de quel côté il faut regarder la musique, la nuit, pour le temps qui lui reste.

Aeterna : 100
https://on.soundcloud.com/ujboVLQuqNPGSlCXI3
Et de remercier encore Phil Canals au Saxophone ;
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  • Maxxou32
Il y a différentes façons d'envisager la musique, la plupart du temps c'est de manière frontale et puis tout à coup ici, c'est dans une autre dimension. C'est l'aborder dans la mémoire des matières comme le métal de la grille qui ferme l'entrée, dans la peinture grise écaillée du couloir, le long du tapis rouge élimé, ce que ces murs ont vu, écouté, ce qu'ils ont absorbé, cette odeur de tabac froid remontant au siècle dernier, les portes qui couinent, les rires qui se sauvent, les embrassades qui s'évanouissent, les bribes de concert, de danse, de bas nylon… Il faut savoir écouter ce qu'ils ont à dire et peu savent le faire. Merci Aeterna de nous le confier si sensiblement. :boire2::aime:
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  • Maxxou32
Citation de Aeterna (voir le message) :

...
Je suis passé derrière la grille des Féeries où il fait étrange de passer du rose bonbon des projos à plumes, galbes et résilles au noir et blanc. Grilles entrouvertes, couloir entre lumière et pluie, on imagine les affiches déchirées, les canettes, l’escalier au au fond donne sur le bar du dernier et du plus étrange des club underground après transformation, lorsque le 3éme sax du big band des Doriss Girls perd soudain et sa veste en lamée et la conduite de sa partition, pour, se demander de quel côté il faut regarder la musique, la nuit, pour le temps qui lui reste.
Aeterna : 100
https://on.soundcloud.com/ujboVLQuqNPGSlCXI3
Et de remercier encore Phil Canals au Saxophone ;

Et de remercier encore Phil Canals au Saxophone
Et nous aussi, sans aucun doute, allons remercier le saxophoniste, Phil Canals - auquel je n'ai pas eu le plaisir d'être présenté...
Nous ne savons pas quelle liberté lui a été laissée pour développer ses mélismes... inspirés ?
Dans le processus, un de vous deux venait-il avant ? Ou bien, chacun à son tour répondait-il à l'autre suivant les évolutions du dialogue ?
Mais cela n'est que curiosité anecdotique - et passe à côté de l'essentiel.

*

Il est indiqué : 14'47. Plus de 14 minutes.
Mais la durée d'une musique de cette nature... elle ne se compte pas : dire qu'elle est "de 15 minutes" ne dit rien de ce qu'elle est.
C'est une musique qui dure... autant que l'on en est en capacité d'en faire l'expérience. Elle peut "durer" autant que dure un éclair de la foudre, en suspension entre ciel et terre, mais, aussi bien - et "dans le même temps", au même moment ! -, elle dure autant que le passage entre ce jour-ci et un jour à venir... Un jour dont on ne saurait pas quand il doit venir.
Pour le savoir, il faut être présent tout ce temps-là, à tout ce qui arrive pendant tout ce temps-là.
C'est une expérience qui n'appelle aucun résumé.
D'ailleurs, elle échappe à toute tentative de résumé.
...
Mais elle peut laisser une empreinte, profonde, dont la réalité se manifeste poétiquement.
C'est là où me vient le désir de citer, et de me réciter, ce texte de Shalako :

Citation :
"... l'aborder dans la mémoire des matières comme le métal de la grille qui ferme l'entrée, dans la peinture grise écaillée du couloir, le long du tapis rouge élimé, ce que ces murs ont vu, écouté, ce qu'ils ont absorbé, cette odeur de tabac froid remontant au siècle dernier, les portes qui couinent, les rires qui se sauvent, les embrassades qui s'évanouissent, les bribes de concert, de danse, de bas nylon…"

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Citation de smoke.vd (voir le message) :

Smoke : Abyss
https://fr.audiofanzine.com/ambient/compos/a.play,t.25257.html


Je dois commencer... par la fin !
C'est que, la façon dont s'interrompt cette piste, elle perturbe toute mon écoute.
C'est sans doute dommage. Mais (comme chacun sait), il y a deux moments stratégiques dans toute œuvre : le début, et la fin...
Le début parce qu'il conditionne l'à venir de notre écoute, et la fin parce qu'elle peut conditionner tout particulièrement le souvenir que nous en gardons.
Et il y a en gros trois modèles, avec, entre la coupe franche sur un accent, et le 'fade out' tout en progression savante, la finale suivant le phrasé en cours. En quelque sorte : le point d'exclamation, les points de suspension, et le point tout court. Chacun ensuite variant ces modèles à sa guise suivant les circonstances. Sans compter les possibilités offertes par fausses entrées et fausses sorties - pour le suspense ! :clin:
...
Mais je ne me souviens pas d'une fin de phrase au milieu d'un mot.
On peut trouver ça, cependant, dans certaines manifestations de poésie contemporaine. Mais alors, cela répond d'une façon ou d'une autre aux aspects du tout du texte.
Écoutant Abyss, de Smoke, je ne crois pas être en présence d'un équivalent musical de ces formes, abruptes de poésie contemporaine. C'est une musique plutôt tournée vers l'agrément. Rythme, tournure mélodique, couleurs instrumentales : rien ici ne me semble vouloir provoquer l'auditeur.trice, par des écarts des usages en cours...
Alors, pourquoi cette coupure terminale du flux, qui paraît sans aucun rapport avec tout ce qui l'a précédé ?

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Citation de Jacky Lecoule (voir le message) :

L'image c'est la grotte, le titre c'est Le Visage.

Jacky Lecoule : Le Visage
https://soundcloud.com/ackyecoule/le-visage


"T'en fais pas
Tout est bien
La la la
La la la"


Retour à la chanson.
La chanson-chanson, quand le corps (le cœur ?) vivant de la forme musicale est le texte.
Quoique, dire "le texte" pourrait ne pas bien dire la réalité de la chose : cela me semble trop exclusivement désigner le sens, les significations textuelles.
Alors, je vais plutôt dire : du texte.
...
Le cœur vivant de la chanson est ici plus "du texte" : quelque chose de l'ordre de la matière plutôt que de celui du sens. Et c'est pourquoi ça peut faire "La la la" sans rien casser du tout de l'attention portée... au vocal.
Voilà : on ne reçoit pas tant un texte qu'une voix - et le plaisir évident que cette voix a de chanter ainsi, avec sa couleur et sa chair particulière -, comme on reçoit la couleur des accents à la guitare, et tous, tous ces "sons" de provenance diverses - et parfois indéterminés, mais tous toujours bien placés - qui vont venir graviter autour de la voix, la soulever ou s'étendre sur elle, en la frôlant.. la caressant !
Mais c'est parfois la voix qui caresse le son des instruments.
...
Tout est bien
La la la

...
:bravo:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Thomas La Charrette "Nigredo"
https://auranadir.bandcamp.com/track/nigredo
6964778.jpg

en voyant cette image j'ai imaginé une humanité qui ne peux plus habiter la surface et vit sous terrre dans des villes souterraines modernes et froides. Un "musée des vestiges / arts et des plantes" blanc immaculé conserve ce qu'il reste de statues, de peintures, et les quelues plantes et arbres dans des vitrines de verre, sous cloche. comme des vestiges d'un passé qui ne reviendra plus.
une sorte de slime noir visqueux, melange de petrole et de terre vient tout envahir et dissoudre dans cet univers sterile fait de beton marbre et verre, la dissoltuion/putrefaction alchimique de l'oeuvre au noir, la Nigredo

paroles :
Spoiler - Cliquer ici pour lire la suite

Bienvenue au cénacle où meurt la transparence,
Sous le ciel de néon d’une vaine science.
Les murs de géométrie, d'une blancheur de craie,
Gardent le cadavre du monde et ses secrets.
Je suis le prêtre amer de ce vide hygiénique,
Agenouillé devant la beauté synthétique...
Voyez ce brin d'ajonc sous sa cloche de verre,
Idole dérisoire d'une terre en poussière.
Le siècle artificiel s'efface et se dissout,
Sous un flot de bitume aux reflets de venin
La cire des cités s'effondre dans la boue,
Le plasma moderne achève son destin!
Le grand philtre est brisé, mes yeux versent leur sel,
Réveillant le vieux monstre endormi sous le gel...

Cela rampe en ronce, en viorne de venin,
Transmutant le ciment en un spasme divin.
C'est mon propre dégoût, mon spleen accumulé,
Qui ronge ce décor trop propre et calculé.
Ce flot sent le naufrage et le tro vieux limon,
La nature se venge et vomit son démon.
Du fleuve noir jaillit une écume de fange,
Où la ville s'écroule en un râle d'ange.

Saluez la Nigredo, sainte pourriture !
Qui vient noyer le plastique et l'imposture !
Saluez la Nigredo, sainte pourriture !
Qui vient noyer le plastique et l'imposture !

Sang noir de la matrice, ô pétrole sacré,
Étouffe le grand cube et son marbre épuré !
Que l'onde bitumineuse engloutisse la cour,
Et que ce blanc linceul s'effondre à son tour !

Sous le marbre poli par l'orgueil des humains
Le monstre de bitume etire son venin
pour boire le faux jour, des orgies et des alains
Et noyer l'artifice en un funeste bain!

Saluez la Nigredo, sainte pourriture !
Qui vient noyer le plastique et l'imposture !
Saluez la Nigredo, sainte pourriture !
Qui vient noyer le plastique et l'imposture !

Dissous l'artificiel, brise l’ordre des formes,
Rappelle chaque angle au chaos des réformes.
Pas de renaissance, pas d'aube ni d'espoir,
Rien que la digne fange d'un monde au désespoir.
Que le goudron nous lie, que la boue nous délivre,
De l'affreux miroir où le faux nous fait vivre.

La toile est noire...
Plus aucun espoir.
C'est bien...

6964834.jpg
Thom'
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  • Maxxou32
Aeterna : 100
https://on.soundcloud.com/ujboVLQuqNPGSlCXI3
:bravo2::bravo2::langue:

La musique des circonstances ou les circonstances de la musique?
:noidea:
Qui saura ?

Une oreille un peu distraite se dirait un peu vite, tiens, Aeterna nous livre une compo qui pourrait quasiment trouver racine dans chacune des quatre photos proposées à notre sagacité musicale. On pourrait bien y ressentir :
- l'architecture pharaonique et des solitudes bétonnées
- l'urbain nocturne et "romantisé" par un clair de lune zénithale
- les profondeurs turquoises des calcaires de l'inconscient

Mais ce sont bien du couloir du Moulin Rouge et de ses horribles grilles dont notre camarade et son complice Phil Canals ont choisi se s'inspirer !
Pour mon plus grand bien, et celui de quelques autres, s'il plaît à Dieu !!!
:tourne:
Shalako l'a parfaitement ressenti cet "étrange" passage qui permet à la musique de se construire "dans la mémoire des matières".
:mdr:
Une mémoire qui se tisse au gré des fluctuations des machines et du sax, ou bien encore, des machineries du sax et des souffles synthétiques.
Bien difficile de distinguer celui qui tire le premier !
Le tissu musical dans toute l'étrangeté de sa production est mixé magistralement par notre camarade ; et il nous livre pour cette centième, quinze minutes d'apesanteur, que personnellement, je marque d'une belle petite pierre blanche sur l'étagère de mon blues-dance !

Puisque, en effet, la question ultime est, bien sûr, de se demander de quel côté il faut regarder la musique, la nuit, pour le temps qu'il nous reste !
:clin:

Merci Patrick de ton retour encore une fois pertinent.
C’est dit gentiment, c’est ça qu’est bien.
Oui, il y a du texte, le sens n’en est pas primordial, heureusement !
Ceci dit … il n’y pas de La la la dans ma chanson.
Non, il s’agit de Tou d’tou dou pap dou wha.
C’est un peu plus sophistiqué. :clin:
Toutoudou
Papada...

À ce que je perçois...
Tu as raison : c'est plus sophisticated ! :mrg::bravo:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Thomas La Charrette "Nigredo"
https://auranadir.bandcamp.com/track/nigredo
:bravo:

Nom d'une pipe, La Charette a pris de l'avance sur son retard !
:facepalm:
Et pas pour du bâclé !
On est bien dans le cadre d'une centième. En bonne et due forme !
:mrg:
Et pour rester dans l'exceptionnel, on apprécie l'adoption de la langue de Molière, pour un texte tout aussi exceptionnel.
La musique n'est pas en reste, et notre camarade nous livre une oeuvre d'aujourd'hui, dans son bain de doutes et son opacité révoltante…
On entendrait presque les barricades de mardi prochain !
:8O:
En attendant, la question de l'image ne me taraude pas plus que cela, La Nigredo n'étant que la résultante de ce monde bétonné et massacré par trente années, désignées par l'outrecuidant "glorieuses".
Dire qu'il a fallu trente autres années pour que l'on s'en aperçoive !
Le blues de l'anthropocène !
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  • Maxxou32
A propos de Nigredo de Mr La Charette
@Doc Sticko
Citation :
La Charette a pris de l'avance sur son retard !

Je suis fou, totalement, de la voix des premières minutes. Et c'est du dur, déchiré, cassé, brusqué et saturé, ce Nigredo, en ces démesures soufflées à la dernières seconde.
:bravo:Merci les gars ! :bravo:
Thom'
:8O: whaou
Citation :
.... Il y a différentes façons d'envisager la musique, la plupart du temps c'est de manière frontale et puis tout à coup ici, c'est dans une autre dimension. C'est l'aborder dans la mémoire des matières comme le métal de la grille...

Et de remercier Monsieur Shalako pour ce superbe texte en miroir. Reflet exact sans anamorphose aucune

Et de remercier Monsieur Patrick_G75 pour son écoute ô combien pertinente, je dirais même pointue dans le sens le plus exact du terme. Et de te remercier pour ta lecture et ton analyse de la notion de durée, ici essentielle. Pour la petite histoire, la version originale de 100 est d'une durée de 100 minutes, je me suis fait plaisir entre anecdote potache et clin d'oeil conceptuel. Evidémment, il m'était impossible tant techniquement que contractuellement de publier en ligne un opus de 100 minutes qui aurait été, par ailleurs un poil too mutch.

Et de remercier Doc Sticko pour sa sensibilité aiguisée à toutes ces choses qui résonnent "... la question ultime est, bien sûr, de se demander de quel côté il faut regarder la musique, la nuit, pour le temps qu'il nous reste !" Pour la petite histoire, cher Doc, C'est bien vu, à l'origine, il s'agissait bien de : nous reste et non lui reste . J'ai modifié pour ne rien imposer d'un état mais finalement cela s'avère comme souvent, totalement inutile

Et de remercier,et d'admirer cette belle aventure des 100 images (et plus) animée par de très généreux volontaires que l'on peut saluer en cette occasion
Aeterna
J'aime particulièrement 100. Votre collab est vraiment réussie :bravo:
Dans mon esprit, le morceau collerait tout aussi bien avec la première image, celle du hall de gare de Lisbonne !
Bravo.
Citation de Thomas La Charrette (voir le message) :

Thomas La Charrette : "Nigredo"
https://auranadir.bandcamp.com/track/nigredo
6964778.jpg

en voyant cette image j'ai imaginé une humanité ...



Est-ce que ça aurait le goût de la chanson, et la couleur de la chanson, mais que ce ne serait pas de la chanson ?
...
Après tout (me diront certains), on s'en fiche, des étiquettes. Ce qui compte (me diront certains), ce n'est que le goût et la couleur de la chose, et comment on l'appelle ne nous intéresse en rien.
...
D'un côté, ce ne serait pas faux, et je ne me nourris pas du papier et de l'encre des étiquettes.
Mais, d'un autre côté, ce serait une façon étroite de considérer... l'être de la chose. C'est que là, on ne parle pas de tomates ou d'une liqueur, avec ou sans alcool. Là, on parle du sens que l'on donne à notre existence. Par exemple : consommer suffit-il à me satisfaire ?
Ou bien : est-ce que j'ai besoin de découvrir quelque chose de la nature des choses - pour être un peu mieux à l'aise ?
C'est vers cela que doit nous conduire le souci de bien nommer les choses.

*

Nigredo a un texte. C'est un texte, et quel texte !
C'est du Victor Hugo. Déjà, rien qu'à le lire, ça chante dans ma tête... Dans le genre politique ? Non, pas politique, mais prophétique.
Nigredo, c'est une musique, et c'est un chant, et quel chant ! Quand toutes les fibres d'un corps humain se tendent et résonnent. Et alors, ce n'est pas mélodique, mais c'est paroxystique.
Alors non, c'est pas de la chanson. Ça dépasse ça de beaucoup...
Non, ce n'est pas que ça "dépasse". C'est que c'est tout autre chose. Ça se déploie dans une autre dimension.
...

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Nous voici donc parvenus à la fin de cette saison (exceptionnelle) du Centenaire...

Pour cette centième saison des Compositions inspirées, ces vingt titres :

1
Kitusai : Fiasco
https://kitusai.bandcamp.com/track/fiasco
2
Yoshed : Life is a show
https://soundcloud.com/yoshed/life-is-a-show
3
KALAK : Cryptic Palace
https://soundcloud.com/didier-le-bail-75451732/cryptic-palace
4
Stef : En transit
https://soundcloud.com/stefvande/en-transit
5
Simyx : Les Âmes en Attente
https://soundcloud.com/kikusam/les-ames-en-attente
6
Sebjean : Inspire
https://soundcloud.com/seaj-sounds/inspire
7
Shalako : La Nuit
https://soundcloud.com/zorzi/la-nuit
8
Doctor Sticko : Moulin Rouge
https://soundcloud.com/viventlesmusiques/moulin-rouge
9
Neveud : Moulin Gris/French Caca
https://soundcloud.com/user-202951800/moulin-gris-french-caca
10
Multiform : My Desert
https://soundcloud.com/multiform_bdx/my-desert
11
Patrick_G : waiting to cross the Styx
https://patrickg.bandcamp.com/track/waiting-to-cross-the-styx
12
sp7 : Sphere where only trees can learn
https://soundcloud.com/all-star-system/sphere-where-only-trees-can
13
Maxxou32 : Nuit en Solina Solitaire
https://soundcloud.com/user-198079934/nuit-en-solina-solitaire
14
LaGuibole: La Grotte
https://soundcloud.com/laguibole-658487490/la-grotte_ci-100
15
Philrud : Vol 315
https://fr.audiofanzine.com/chanson-francaise/compos/a.play,t.25252.html
16
Panse bête : Moonlit City
https://soundcloud.com/panse-b-te/moonlit-city
17
Jacky Lecoule : Le Visage
https://soundcloud.com/ackyecoule/le-visage
18
Smoke : Abyss
https://fr.audiofanzine.com/ambient/compos/a.play,t.25257.html
19
Aeterna : 100
https://on.soundcloud.com/ujboVLQuqNPGSlCXI3
20
Thomas La Charrette : "Nigredo"
https://auranadir.bandcamp.com/track/nigredo

Merci de vérifier...

Le sondage rituel sera publié incessament sous peu, pour ce que nous allons dire être : le Prix du Public.
Pendant ce temps-là, nos amis du staff d'Audiofanzine, réunis en conclave (:clin:), décideront du Prix du Jury.

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Et une distinction d'honneur pour Patrick et sa gestion sans faille. :clin:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Jacky Lecoule – Le Visage
Un texte qui appelle à la sérénité, à la coolitude, ou devrais-je dire à la « Lecoulitude ». Le tout est servi sur un accompagnement dans la même veine, à ceci près qu’il tente de nous embarquer ailleurs avec de petits rythmes synthétiques, comme pour nous dire : la coolitude, ce n’est pas que de la contemplation, c’est aussi une ode à la vie. Message reçu.

Smoke – Abyss
Un motif qui pose le cadre, comme une structure quasi photographique dans laquelle le choix des textures dessine comme le contour de l’idée abyssale. L’abysse, ce n’est pas le vide : il est bordé et il agit sur celui qui regarde, qui écoute.

Aeterna – 100
Le son est une matière acoustique. Il se sculpte. L’œuvre naît de cette alchimie entre le vide silencieux et le plein texturé. Ici, il ne s’agit pas de miniature. La musique s'impose par sa dimension et saisit par son contraste : une musique qui se veut habitée et appelle à l'intimité, plutôt qu'au recul contemplatif pour admirer l’ensemble. On est invité à en suivre les détails, à sentir le cisellement et l’intention de l’artiste, magnifiée par un saxophone posé comme une feuille d’or sur des marbrures sonores.

Thomas La Charrette – "Nigredo"
Superbe texte, porté par un écran musical qui en intensifie le propos. Il faut lâcher les chevaux pour exprimer toute la noirceur et la rage du morceau. On puise à la fois dans les viscères et dans une intimité calfeutrée : un alliage saisissant entre jouissance libératrice et colère sourde, comme des braises incandescentes et inextinguibles.
Tes commentaires et analyses sont un plaisir à lire, Yoshed. Merci sincèrement de ces lectures. :boire:
Je confirme !!
Merci à Yoshed, qui a fait fort, pour cette saison exceptionnelle !

Ce qui est bien, par ici, c'est une diversité des modes de réponses (de retours, de commentaires...) très bien en phase avec une diversité des propositions, des musiques...
:bravo:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

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https://patrickg.bandcamp.com/