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Le Pub

Le Pub de l'Amérique Latine

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Le Pub de l'Amérique Latine
Salut.
Si comme moi vous adorez ce continent, êtes fascinés par ses cultures, sa géographie. Son football, sa musique, sa littérature, sa politique actuelle ou passée. Que vous la connaissiez ou non, que vous l'aimiez ou la détestiez.
N'hésitez pas à poster, même si c'est pour en dire pis que pendre...
Venez nous faire partager vos expériences de voyage, du Rio Grande au Cap Horn, en passant par le Sertao brésilien ou les cordillères.
Des sierras mexicaines au canal de Panama. Le sujet est aussi vaste que ce continent, et peut être aussi passionnant.
Si ça vous chante d'y aller, il se trouvera bien un Afien pour vous filer quelques tuyaux...

Bienvenue.
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Le lendemain matin, départ pour Isla del Sol. Un petit tour en bateau sur le Titicaca ne se refuse pas...
J'assiste au lever des couleurs sur la base principale de la 3ème région maritime de la marine Bolivienne. Je ne sais pas lesquelles sont les 2 autres... A 3800 mètres d'altitude, 500 bornes du Pacifique, ça surprend. La Bolivie n'a jamais digéré la perte de sa façade maritime. Le drapeau bolivien monte au mât, les marins sont au garde à vous. Sapés comme tous les marins du monde. Le béret avec le pompon rouge, la marinière. 2 vedettes sont amarrées dans le port. Des modèles des années 60 si j'en juge par architecture. Surmontées à l'avant d'une mitrailleuse, des fois que les péruviens aient envie d'attaquer la partie bolivienne du lac.
Isla Del Sol. L'île est assez escarpée mais pas abrupte. Des hameaux et maisons disséminés. Pas de vrai centre. Je chope un petit hôtel. Chambre minuscule mais propre. Salle de bain et chiottes communs. Il n'y a que 4 chambres... Mais une vue. La fenêtre donne sur le lac.
Le lendemain matin j'ai eu droit à ça:

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Pour faire cette photo je me suis agenouillé sur mon lit...
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  • sonicsnap
Je me suis longuement promené sur Isla Del Sol. Au hasard. Les paysages sont superbes, le temps est frais mais doux. Il n'y a ni voitures ni mobylettes, ni vélos. Tout à pied. Il n'y a même pas l'électricité ni l'eau courante.
Je marche sur la partie la plus haute de l'île, j'entends venant de derrière un bruit qui se rapproche, comme un gros insecte. Je tourne la tête. Je vois une pierre me frôler à 10 centimètres et à 30 mètres 2 ados dont un avec une fronde. L'un des 2 porte un T-shirt Mickey. Pas la peine que je leur courre après. Altitude, ils feront un marathon facile pour me semer quand j'aurais parcouru 10 mètres... Grosse peur. Je poursuis ma promenade sur mes gardes.
Ça m'a pas empêché de faire des photos du paysage. La population n'est pas du tout métissée. Le soir je me rappelle du resto. Une sorte de grande yourte, l'intérieur éclairé par quelques lampes au gaz. Je ne sais plus ce que j'ai mangé mais je suis sur que c'était bon... Retour à l'hôtel à la lampe torche. 1/4 d'heure de marche. Il fait froid. Le lendemain ça recommence, promenades. Les cultures en terrasse. C'est hors du temps Isla Del Sol. La population, l'architecture, l'absence de modernité.

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Voilà c'était quelques promenades sur Isla Del Sol. Lieu de naissance des cultures Andines. Il y a des trésors archéologiques. Je ne les ai pas vus. Une autre fois... peut être.

Désolé pour le flood photo. Pas envie de choisir. Même si la 3 est ma préférée. La plupart d'entre elles je me rappelle l'instant où j'appuie sur le déclencheur.
C'est pour dire que ces photos me sont très chères...
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  • sonicsnap
Je ne poste plus... j'ai décidé de retoucher un peu les photos. Elles ont été scannées pour la plupart pendant les divers confinements. J'avais un excellent scan mais un ordi à bout de souffle avec un logiciel de traitement et retouche plus que basique.
Pour certaines c'était pas terrible.
Je reprends le bateau pour retourner à Copacabana. Je reste une nuit. Le matin je me lave les dents au lavabo de la chambre. D'un seul coup sortent du robinet des algues vertes, comme en Bretagne... Je recrache la flotte que j'ai en bouche, me racle élégamment le fond de la gorge, la manière délicate d'aller chercher un gros molard...
Petit aparté. Quand on commence les voyages dans les pays tropicaux plutôt pauvres, on reste occidental. On fait gaffe à tout, la bouffe, la flotte, dès qu'on voit un brin d'herbe on flippe de pas se retrouver nez à nez avec un caïman ou une mygale voire un jaguar... La viande, les légumes, c'est bien cuit, très cuit. Même les dents si on pouvait, comme le cul, se les laver à la Vittel...
Puis au fur et à mesure qu'on prend l'habitude de fréquenter ces pays on fait plus gaffe à rien. Une belle prairie, je marche peinard... hop, un coralito me passe devant. Serpent corail, mortel. Nicaragua. Je coupe à travers une colline en pleine forêt pour pas me taper la route qui fait le tour de l'île. Ça grimpe, c'est boueux, je m'accroche aux arbres avant de constater que je suis au milieu des mygales, y'en a partout. Je fais plus le fiérot. Panama. J'achète la bouffe dans les bus, au marché etc etc... Là, les algues vertes de l'hôtel.
Promenades dans la ville etc etc. Le jour de mon départ j'assiste à la bénédiction des bagnoles, bus et autres camions. Sur le parvis de l'église, des mendiants. La pauvreté est la réalité bolivienne.
Copabacana est un gros centre centre religieux. Les espagnols ont foutu là leur grosse église, où se trouvait l'origine de la culture inca.
Extirper l'idolâtrie. C'est comme ça qu'ils disaient. La ferveur religieuse est toujours là, autour des bus, bagnoles et camions. Sur les pare-brises des autocollants. Dios me bendiga. Jesus es mi chofer. Dios me guia. Dieu et Jésus sont mes chauffeurs, me bénissent, me guident. Une authentique Vierge en plastique Made in China trône sur le tableau de bord ou pendouille au rétro... Le curé asperge de sa flotte bénite les tas de ferraille. On pèlerine sévère à Copacabana.

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Les photos en format portrait ne sont pas améliorées... Trop grandes sur un post.


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  • sonicsnap
Au matin je quitte Copacabana et la Bolivie pour le Pérou. A droite le Titicaca, à gauche toujours la même plaine jaune qui grimpe doucement. A l'est du lac, une Cordillère. La frontière. La douane. Sortie de Bolivie. On descend du bus, les contrôles se font à l'intérieur d'une maison de plein pied, sommaire. Nous rentrons chacun notre tour pour les vérifications. Un gamin observe chaque passager Gringo. On a tous notre passeport en main. Au ricain le môme...
- Gringo !!!
Il mate mon passeport. France. Il balance un tonitruant...
- Jacques Chirac !!!!!
Même pas Zizou 1er...
Un suédois... alors ça l'intrigue.
- Sverige ??!!! Sweden ??!!!
- Suecia lui répond le suédois. Le môme ça lui dit rien.
Le douanier bolivien mate mon passeport.
- Vous êtes resté plus d'un mois en Bolivie avec un visa de 30 jours. Y'a un surcoût. La prolongation du visa est payante même si vous sortez du pays.
- Non, je suis passé en Argentine entre temps, ça remet les compteurs à zéro...
- J'avais pas vu, passez.
Passée la frontière péruvienne des contrôles réguliers le long de la route. Douaniers ou militaires aimables comme des douaniers texans. Trafic de drogue, guérillas, régime autoritaire, bienvenue au Pérou...
Arrivée à Puno, "grande" ville péruvienne sur le lac Titicaca, capitale régionale.
A ma descente du bus je découvre une chose inconnue dans les autres pays Latino-Américains où j'ai foutu les pieds.
Des types harcèlent les touristes à la descente du bus pour leur proposer un hôtel, un taxi. Mon espagnol est de plus en plus efficace, je leur fais comprendre qu'ils me gonflent sévère. En Bolivie je descends du bus, personne n'en a rien à secouer. Idem dans toute l'Amérique centrale... Je viens de découvrir le harcèlement touristique, spécialité péruvienne... Désolé s'il y en a que mes propos choquent.
On m'en propose à tous les prix...
- Hospedaje muy barato amigo... auberge pas chère.
- Con baño privado, calefaccion y agua caliente... avec chauffage, eau chaude et salle de bain.
J'opte pour la 2ème solution. Ce soir c'est fête. Je donne un nom d'hôtel repéré dans le guide. Le type m'emmène. Il fait croire à la réception que c'est lui qui m'a indiqué l'hôtel... pour choper sa dîme.
Un bâtiment à l'architecture coloniale, pas d'étage, à l'angle d'une rue. Un grand patio, une fontaine au milieu. Au fond à droite ma chambre.
Correcte. Une salle de bain, des chiottes. Chouette, si je me lève pour pisser je serais pas obligé de m'habiller chaudement, d'être équipé de ma lampe torche. Y'a même la TV avec le câble.
Comme ce soir c'est fête, je vais pas bouffer dans un petit resto populaire l'habituel menu à 2 balles, l'assiette de soupe et le morceau de poulet accompagné de ses pommes de terre ou de riz. Ce soir c'est pizza...
Je rentre, je bouquine, le 2ème volume de "Au bord de l'eau" de Shi Nai An. Je dois pas être loin de la fin du bouquin... page 800. Je m'endors... pas longtemps.
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  • sonicsnap
Je me réveille. Envie de chier. Je chie pas, je me vide. Je me sens faible. Je suis à la fois frigorifié et je crève de chaud. Je mets le chauffage à fond puis l'arrête, je suis sous les couvertures avec un pull avant de tout virer... Je dégueule aussi. J'ai une pensée pour les algues vertes sorties du robinet de l'hôtel Ambassador de Copacabana ce matin... au moment où je me lavais les dents.
Quel heureux hasard que j'ai décidé cette nuit de dormir dans un bon hôtel. Mon autre coup de chance, je travaillais à l'époque dans un hôpital, mes potes médecins m'ont prescrit de l'Imodium, ça bouche le cul, et de l'Ercefuryl pour niquer les méchantes bactéries et autres saloperies... au cas où.
Je mate la posologie des 2.
Si vous vomissez, avez la diarrhée et de la fièvre, rendez vous aux urgences sans tarder...
Sans blague... A Puno à 2 heures du mat' les urgences de l'hosto local.
Je suis épuisé mais n'arrive pas à dormir. Je mate la tévé. Le câble péruvien la nuit. Des chaines d'origine gringa. Même pas un Jean Claude Van Damme.
Nuit inoubliable. Le matin je pose le panneau "no molestar" (ne pas déranger) sur la poignée extérieure de la porte. Je vais à la réception acheter de l'eau et du Coca. Le Coca il parait que c'est bon pour la chiasse. Je n'aime pas le Coca. Tant pis. Je sors un peu me poser sur le patio. Prendre l'air.
Je n'ai plus de fièvre, ne dégueule plus. Pour le reste... hors de question de m'éloigner de plus de 20 mètres de ma piaule.
Le soir, je me sens plus sûr pour tenter un tour à l'extérieur de l'hôtel. Sur le trottoir d'en face, un petit resto, spécialité le poulet pané. Avec des frites. C'est un peu dégueulasse mais faut que je bouffe et en cas d'urgence je suis à 1 minute de ma piaule.
La 2ème nuit est un peu meilleure. Je passe la journée suivante entre la piaule et le patio. Je récupère doucement.
3ème nuit. Ça va de mieux en mieux. C'est assez efficace l'Imodium.
Riz, Coca, bananes, Imodium, Ercefuryl, le quinté gagnant pour la Turista...
Au matin je quitte l'hôtel, je n'ai rien vu de Puno. J'ai décidé d'aller sur l'île de Taquile. Au milieu du Titicaca.
Le centre de Puno est un peu en retrait du lac. Un vélotaxi m'emmène à l'embarcadère.

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Prochain épisode, Los Uros, Titicaca et Isla de Taquile. Y'aura plein de photos...
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  • sonicsnap
L'embarcadère. Quelques vedettes, des promènes-couillons, d'une vingtaine de places. Toutes partent en même temps. J'ai décidé de passer quelques jours sur Taquile. Le trajet dure 3 heures. Puno est au fond d'un golfe, pour en sortir il faut naviguer au milieu d'un écosystème de hautes herbes traversé par un chenal. Là ont été construites des îles artificielles flottantes, habitées par les Uros. Ils vivaient de la pêche, d'un peu d'agriculture et se sont aussi reconvertis en attraction touristique.
Ils ont longtemps navigué sur des barques en jonc. Barques à fond plat, pas de bord, une proue très haute. On s'assied dessus en tailleur ou avec les jambes dans l'eau. Ces barques pourraient être uniques si on ne trouvait pas les mêmes à 1500 bornes de là, 3600 mètres plus bas, au bord du Pacifique, au nord du Pérou, à Huanchaco... Mystère pour les historiens et archéologues. Je passerai mes derniers jours de promenade à Huanchaco, quelques semaines plus tard. J'y reviendrai.
Les Uros sont de culture pré-incaïque. Comme les Aymaras, même s'ils ne sont pas Aymaras.

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J'éprouve une gêne certaine. Voyeur. Tout le monde en mode clic-clac merci Kodak. Oh, les typiques... Je fais 2 photos, j'ai presque honte. Certains achètent des babioles. Complément de revenus pour les Uros. Peut être même revenus tout court.
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  • sonicsnap
Les îles s'abiment au fil du temps, ils en reconstruisent au fur et à mesure. Pour aller à Puno, la barque.

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  • sonicsnap
L'arrivée à Taquile. Un petit port. L'île est haute. Tous les hameaux sont situés sur les parties hautes... Le lac à 3800, encore de la grimpette. Je vais en chier. Je revois encore le monsieur plus âgé que moi grimper tranquillement avec dans chaque main un pack de bouteilles de Coca d'1 litre et demi et d'autres packs dans le dos. J'ai pas fait 50 mètres qu'il est déjà en haut...
On grimpe, tous les touristes, là haut nous attend le repas. Une longue table, tout le monde assis. Une soixantaine de convives.
La question des autorités locales.
- Combien d'entre vous passeront la nuit sur l'île ?
Nous sommes 3 à répondre par l'affirmative...
Merde, se faire 6 heures de bateau et même pas rester au moins une nuit...
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  • sonicsnap
Taquile.
La population locale a refusé la construction d'hôtels. Quand on reste sur Taquile ce sont les autorités locales qui indiquent aux touristes où ils vont dormir. De nombreux habitants ont dans leurs maisons 1 ou 2 chambres à louer. Afin que ne soient pas favorisés les plus proches de l'embarcadère la municipalité tient le compte des nuitées pour répartir de façon équitable la petite manne touristique. Non négociable.
Après le repas, un monsieur vient nous chercher, les 2 touristes et moi.
Pour circuler, des petits chemins de terre battue qui montent et descendent au gré du relief. Pas de bagnoles, ni motos ni vélos. Tout à pied et quelques ânes.
Au bord d'un chemin, dans un "hameau", à droite une cour entourée sur 3 côtés de petits bâtiments. Nous sommes arrivés. Sur la droite nos chambres.
Elles sont sommaires. Un lit, une chaise, une petite table de nuit. La fenêtre sur cour, merci Alfred. Les chiottes sont derrière les bâtiments. A la turque, le seau d'eau à disposition. Royal. Repas à 8h, 12h et 19h. Pension complète.

Je me suis aperçu, en retouchant vaguement, qu'a droite sur la photo était écrit à la peinture blanche:
Control de recepcion de hospedaje. C'est là qu'on nous indique où on allait dormir...
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Taquile c'est sur les parties basses, mais à 100 mètres au dessus du lac, un ensemble d'habitations disséminées un peu partout. Il y a juste un semblant de centre où on trouve les administrations et quelques petits magasins pour les touristes. On y trouve l'artisanat local. Des articles brodés sur place. Porte monnaie, écharpes, bonnets. Fait localement, à la main. C'est pas donné mais du fait main, pièces uniques, matière première locale. Y'a assez de moutons sur place...

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  • sonicsnap
Compte rendu des délibérations du conseil municipal. Les autorités locales... Tout en Quechua.
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Je me promène dans l'île. Des gamines sont intriguées par ma présence. Je tente d'engager la conversation... peine perdue, leur langue natale est le Quechua. On cause quand même sans savoir ce que chacun raconte...
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Petite précision. Les tenues de ces gens ne sont pas des tenues folkloriques ou les habits du dimanche. Ce sont les vêtements du quotidien. Les Taquileños sont une population à part. De culture Quechua mais ils ont gardé leurs traditions. Ils y tiennent. Leurs habits sont très codifiés. La petite sacoche brodée portée sur le côté, à gauche ou à droite signifie qu'on est marié ou célibataire et qu'on cherche l'âme soeur. Tel bonnet ou telle chemise d'une couleur ou d'une autre est qu'on est veuf ou veuve, le bonnet blanc est pour les gamines et ainsi de suite. Les hommes tricotent tout en surveillant les troupeaux de moutons ou vaches...
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  • sonicsnap
Bref... Je ne fous rien, je me promène. Les repas à l'hospedaje avec la famille d'accueil. Le soir à la la lumière de la lampe au gaz. Dans la chambre c'est bougies et lampe torche. L'espagnol de la famille est aussi peu orthodoxe que le mien... Les nuits sont très fraiches, la chambre non chauffée mais les couvertures efficaces. Les 2 autres touristes ne sont restés qu'une nuit...
La journée je prends ma bouteille d'eau, mon paquet de cookies et je monte sur les parties hautes de l'île. J'ai mon bouquin, toujours Shi Nai An. Je suis assis, je lis, là, sur ce mur pré-incaïque:
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J'alterne entre lecture et photos, promenades. La vue à 360° sur le Titicaca... Les Cordillères au fond, que le bruit du vent. C'est grandiose. Plénitude, félicité... Je sais déjà que ces 2 jours passés en haut de Taquile resteront gravés dans ma mémoire. Les lumières changeantes sur le lac.
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  • sonicsnap
Je reste jusqu'au crépuscule à mater le paysage, à profiter du calme. Putain, que c'était sublime...

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5. L'île d'Amantani, au nord du lac.
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Un soir en descendant du sommet de l'île j'aperçois au loin 2 jeunes hommes. La tenue habituelle des Taquileños mais à la main un énorme Ghetto Blaster qui balance du rap ou de la variété américaine...
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  • sonicsnap
Après ces 3 jours paisibles sur Taquile, retour à Puno. Je chope le bateau de la compagnie qui m'a emmené pour l'aller...
Le capitaine.
- Ah non, Gringo... Ton retour était pour le même jour que l'aller, à 14h et là il est 15h 3 jours plus tard... Faut repayer.
- C'est écrit nulle part et au départ on m'a dit que le retour n'était pas à un jour fixe.
- Ah ben ils se sont trompés à l'embarcadère. Ou t'as mal compris.
Foutage de gueule. Je me prends la tête avec le "capitaine".
Finalement un riche péruvien qui avait privatisé un bateau pour sa famille m'interpelle.
- Gringo, monte avec nous.
Le capitaine du bateau privatisé au péruvien...
- Ah mais un passager en plus, faut payer un supplément....
- Tutututut... On a payé le bateau, pas le nombre de passagers à bord. Le Gringo est un invité de dernière minute. Point barre.
Le capitaine accepte, de mauvaise humeur.
Discussion avec le riche péruvien. C'est le problème au Pérou, tout le monde tente toujours de soutirer du fric en plus. A tous les échelons. Sous n'importe quel prétexte. On prend l'avion, y'a un supplément pour regonfler les pneus... Le bus ? Faut casquer le PQ du chauffeur.
C'est valable pour les péruviens alors pour les gringos c'est sport national...
Retour à Puno, hôtel, demain Sillustani.
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  • sonicsnap