« Pour nostalgiques, mais pas que . »
Publié le 22/02/26 à 08:17
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Les utilisateurs avertis
Les spinet"s sont de petits, mais vrais Hammond.
Leurs possibilités sont plus réduites et un peu différentes de celles de leurs grands frères de série A, B ou C.
On ne présente pas LE son Hammond. Les clones et synthés de toutes sortes arrivent à l'approcher de très très près, mais ce qui le rend inimitable, ce sont ses défauts, dont certains sont aléatoires : ils évoluent avec la température du moment, le temps d'utilisation, l'hygrométrie ...
C'est ainsi que le keyclick, par exemple change entre le début et la fin d'une session, entre le grave ou l'aigu d'un même clavier ...
Et sa personnalité : fabriqués à l'unité, entièrement à la main, il n'y a pas deux Hammond rigoureusement identiques.
La vie qu'ils ont menée, dans une église, dans un studio ou en tournée donne à chacun une couleur parfois assez différente pour un même modèle.
Le spinet était assez répandu dans les années 1965/70, malgré son prix : il valait plus cher qu'une voiture moyenne.
Il a sa personnalité propre, car certaines caractéristiques, hors les claviers courts et non waterfall, le différencient du B3.
Il fait des choses que le grand frère ne sait pas faire : Un B" ne permet pas, par exemple, de faire parler le registre 1' en même temps que la percussion, ou les deux harmoniques de percussion simultanément. Le spinet "L" le fait.
Il n'y a pas de foldback ( reprises d'octaves) et ça aussi, ça sonne "spinet" différent de "B" .
De même, les L n'ont pas le célèbre vibrato scanner des B, et ça, ça s'entend beaucoup.
Il faut aller sur les modèles M pour trouver ce fantastique système : il exige un moteur différent, celui qui démarre avec deux interrupteurs qu'on actionne successivement...
Richard Wright utilisait un spinet M aux débuts du Floyd
Aujourd'hui, il reste quand même un certain nombre de spinet's en bon état ou rénovés, même si l'engouement pour le vintage se porte surtout sur les B.
Accompagné d'une cabine Leslie, si possible à lampes (122 ou 147), c'est un instrument attachant qui donne accès au SON.
Perso, je l'ai trimballé sur je ne sais plus combien de scènes de toutes sortes du temps du "Gand Banquet des chasseurs" ou " Grand Bal des Pompiers", ou pire encore, genre "Les salons du Casino de St Machin".
On jouait de tout, du Deep Purple et du Sardou,
Bien protégé par une caisse ( pas un fly ...) spécialement conçue pour lui, il n'a jamais failli.
Bon, d'accord, ça pesait environ 110 kilos, plus les 50 de la Leslie." C'était un temps déraisonnable... "
Je n'ai jamais cessé de l'utiliser, et certaines lampes sont d'origine.
Chouchouté, dépoussière, graissé (vaseline officinale, vingt gouttes 1 fois par an, de préférence en été, car l'huile est plus fluide)
Il parle toujours sur sa Leslie 760 ( solid state à transistors) .
Et franchement, quelles que soient les très grandes qualités du numérique, je n'ai jamais réellement retrouvé les sensations du vintage dans la rondeur des basses, du keyclik qui varie d'un moment à l'autre etc. Est-ce subjectif ? Peut-être ...
Jouer un Hammond à roues phoniques avec sa Leslie, c'est ressentir une vibration qu'il est le seul orgue à pouvoir vous donner.
Essayez, ça ne s'oublie pas.
O.M.
Leurs possibilités sont plus réduites et un peu différentes de celles de leurs grands frères de série A, B ou C.
On ne présente pas LE son Hammond. Les clones et synthés de toutes sortes arrivent à l'approcher de très très près, mais ce qui le rend inimitable, ce sont ses défauts, dont certains sont aléatoires : ils évoluent avec la température du moment, le temps d'utilisation, l'hygrométrie ...
C'est ainsi que le keyclick, par exemple change entre le début et la fin d'une session, entre le grave ou l'aigu d'un même clavier ...
Et sa personnalité : fabriqués à l'unité, entièrement à la main, il n'y a pas deux Hammond rigoureusement identiques.
La vie qu'ils ont menée, dans une église, dans un studio ou en tournée donne à chacun une couleur parfois assez différente pour un même modèle.
Le spinet était assez répandu dans les années 1965/70, malgré son prix : il valait plus cher qu'une voiture moyenne.
Il a sa personnalité propre, car certaines caractéristiques, hors les claviers courts et non waterfall, le différencient du B3.
Il fait des choses que le grand frère ne sait pas faire : Un B" ne permet pas, par exemple, de faire parler le registre 1' en même temps que la percussion, ou les deux harmoniques de percussion simultanément. Le spinet "L" le fait.
Il n'y a pas de foldback ( reprises d'octaves) et ça aussi, ça sonne "spinet" différent de "B" .
De même, les L n'ont pas le célèbre vibrato scanner des B, et ça, ça s'entend beaucoup.
Il faut aller sur les modèles M pour trouver ce fantastique système : il exige un moteur différent, celui qui démarre avec deux interrupteurs qu'on actionne successivement...
Richard Wright utilisait un spinet M aux débuts du Floyd
Aujourd'hui, il reste quand même un certain nombre de spinet's en bon état ou rénovés, même si l'engouement pour le vintage se porte surtout sur les B.
Accompagné d'une cabine Leslie, si possible à lampes (122 ou 147), c'est un instrument attachant qui donne accès au SON.
Perso, je l'ai trimballé sur je ne sais plus combien de scènes de toutes sortes du temps du "Gand Banquet des chasseurs" ou " Grand Bal des Pompiers", ou pire encore, genre "Les salons du Casino de St Machin".
On jouait de tout, du Deep Purple et du Sardou,
Bien protégé par une caisse ( pas un fly ...) spécialement conçue pour lui, il n'a jamais failli.
Bon, d'accord, ça pesait environ 110 kilos, plus les 50 de la Leslie." C'était un temps déraisonnable... "
Je n'ai jamais cessé de l'utiliser, et certaines lampes sont d'origine.
Chouchouté, dépoussière, graissé (vaseline officinale, vingt gouttes 1 fois par an, de préférence en été, car l'huile est plus fluide)
Il parle toujours sur sa Leslie 760 ( solid state à transistors) .
Et franchement, quelles que soient les très grandes qualités du numérique, je n'ai jamais réellement retrouvé les sensations du vintage dans la rondeur des basses, du keyclik qui varie d'un moment à l'autre etc. Est-ce subjectif ? Peut-être ...
Jouer un Hammond à roues phoniques avec sa Leslie, c'est ressentir une vibration qu'il est le seul orgue à pouvoir vous donner.
Essayez, ça ne s'oublie pas.
O.M.