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Avis des utilisateurs
Morpheus2292Pas si compliqué que cela !
Publié le 02/01/26 à 14:031 photoContexte d’utilisation
Ma configuration est volontairement simple et classique : guitare dans le pedalboard, puis pedalboard directement dans l’ampli, sans boucle d’effets ni solution numérique. À la maison, je joue essentiellement sur un Roland Jazz Chorus 22. Le JC-22 est un ampli transistor très clair, très brillant, extrêmement dynamique, avec très peu de compression naturelle. Ce n’est pas un ampli indulgent : il ne masque rien, n’arrondit rien, et révèle immédiatement les excès comme les déséquilibres. Dans ce contexte, le Revival Drive ne peut pas compter sur une coloration flatteuse de l’ampli. Il doit produire lui-même la matière, la dynamique et le grain du son, comme le…Lire la suiteContexte d’utilisation
Ma configuration est volontairement simple et classique : guitare dans le pedalboard, puis pedalboard directement dans l’ampli, sans boucle d’effets ni solution numérique. À la maison, je joue essentiellement sur un Roland Jazz Chorus 22. Le JC-22 est un ampli transistor très clair, très brillant, extrêmement dynamique, avec très peu de compression naturelle. Ce n’est pas un ampli indulgent : il ne masque rien, n’arrondit rien, et révèle immédiatement les excès comme les déséquilibres. Dans ce contexte, le Revival Drive ne peut pas compter sur une coloration flatteuse de l’ampli. Il doit produire lui-même la matière, la dynamique et le grain du son, comme le ferait un véritable ampli à lampes poussé dans ses retranchements. Cette précision est importante, car la manière dont le Revival Drive se règle et se comporte dépend de l’ampli dans lequel il est branché.
La pédale et sa philosophie
On lit souvent que le Revival Drive est une « usine à gaz », une pédale compliquée, intimidante, difficile à maîtriser. Je pense que cette réputation est largement exagérée.
Oui, il y a beaucoup de boutons. Mais chacun correspond à un élément réel du fonctionnement d’un amplificateur vintage. Le Revival Drive ne fonctionne pas comme une pédale moderne proposant des modèles d’amplis à sélectionner. Il ne dit jamais : « voici un Marshall », « voici un Fender ». Il pose une autre question : comment fonctionne cet ampli ?
Le véritable défi n’est donc pas la complexité de la pédale, mais notre propre méconnaissance — en tant que musiciens non techniciens — de ce qui constitue un ampli vintage : la rectification, le feedback négatif, la manière dont les basses saturent, la relation entre présence et dynamique, ou encore les fameuses ghost notes. Le Revival Drive ne simplifie pas ces notions, il les assume pleinement. Et c’est précisément ce qui en fait un outil aussi passionnant.
Mes essais : Beano Album et Sultans of Swing
Pour entrer dans la machine, j’ai commencé de façon très simple, en suivant les réglages proposés dans le manuel. J’ai choisi celui qui émule le Marshall 1962 Bluesbreaker 30 watts, poussé à fond, tel qu’on l’entend sur le Beano Album de John Mayall & The Bluesbreakers.
J’ai configuré le canal gauche en rectification à lampe, sélectionné le préampli britannique, réglé le Blend à 100 %, et appliqué les valeurs indiquées. Puis j’ai lancé l’album… et j’ai joué par-dessus.
Le résultat est bluffant. Je ne joue pas une Les Paul Standard de 1960 équipée de PAF, mais une Gretsch White Falcon, guitare pourtant très différente. Et malgré cela, la sensation est là. On ne joue pas à côté du disque : on se fond dedans. Le grain, la réponse dynamique, la manière dont les notes s’écrasent, respirent et réagissent au toucher rappellent immédiatement l’enregistrement.
Dans un second temps, j’ai exploré un territoire radicalement différent en configurant le canal droit dans l’esprit de Sultans of Swing, avec une émulation de Fender Twin Reverb. Rectification en silicium, préampli américain, Bright Cap activé… et, de manière peut-être contre-intuitive, un Blend également réglé à 100 %, comme indiqué dans le manuel. Ce point est intéressant, car on pourrait instinctivement penser qu’un son plus clair ou plus articulé nécessiterait davantage de signal dry. Mais là c'est aussi au goût du musicien. Cette expérience m’a surtout permis de comprendre les réglages de contexte du Revival Drive, qui sont finalement assez clairs.
Comprendre les réglages (sans être ingénieur)
Les six gros potentiomètres de chaque canal sont le cœur du Revival Drive. Ils correspondent directement aux paramètres fondamentaux d’un ampli vintage. Le bouton Volume n’est pas un simple niveau de sortie : il représente le niveau de pré-amplification. Les basses influencent directement la manière dont la saturation se construit. La Présence et le Feedback négatif forment un couple indissociable qui conditionne l’ouverture et la tenue du son. Le réglage Ghost agit sur les artefacts harmoniques liés à l’alimentation. Et l’Output sert uniquement à rééquilibrer le niveau global. Ces éléments là sont les plus sensibles, sans-doute les plus difficiles à appréhender. Mais c'est le cœur de l'outil. C'est là qu'il faut investir.
La section Re-Amp EQ est souvent mal comprise. Elle n’est pas là pour sculpter le son, mais pour adapter la pédale à ce dans quoi elle est branchée. EQ1 pour un ampli plutôt clair; EQ2 si vous utilisez un ampli plus sombre; ou PWR AMP si vous allez en console. Dans mon cas, avec un Jazz Chorus 22 extrêmement brillant, le mode EQ1 s’est imposé naturellement. Mais j'ai aussi placé le High Shelf au minimum, car l’ampli n’a aucun besoin d’aigus supplémentaires, et j’ai poussé le Bright Cap Cut au maximum pour compenser trop de clarté lorsque j’utilise un Bright Cap dans l’émulation. Ce point est fondamental : le Bright Cap Cut n’agit que si un Bright Cap est actif. Tout est cohérent, logique, et pensé pour des situations réelles de jeu.
La gestion des médiums est tout aussi intelligente. La section Mid Assign permet un travail fin sur les mids, avec un réglage de fréquence et de niveau, mais surtout une affectation souple : canal gauche, canal droit, ou pilotage par footswitch. Avec le footswitch optionnel, on peut garder les mids en réserve et les activer uniquement pour les solos. Ce n’est pas un gadget, mais un véritable outil musical.
Même logique pour le Blend et le Dry Gain. Le Blend détermine la proportion entre signal sec et signal saturé. Le Dry Gain ajuste le niveau du signal sec avant mélange. Le footswitch Blend Override permet de passer instantanément en full overdrive. On peut ainsi conserver un son parallèle subtil en rythmique et basculer vers un son plus dense pour un solo, sans toucher aux réglages.
Quant aux Dip Switches, rien de compliqué non plus. À part le choix fondamental entre rectification à lampe ou en silicium pour le canal gauche, les autres réglages relèvent davantage de l’adaptation fine à des contextes spécifiques (sortie console, power amp, ou subtilités sur les ghost notes).
Conclusion
Le Revival Drive n’est pas une pédale qui cherche à simplifier la réalité des amplis vintage. Il fait exactement l’inverse : il la respecte. Ce qui demande un effort, ce n’est pas son utilisation, mais la compréhension de ce que l’on cherche à émuler.
Une fois cette logique intégrée, les résultats sont impressionnants, et le plaisir de jeu est bien réel. Ce n’est pas une usine à gaz, c’est une boîte à amplis, qui demande un minimum de curiosité et de réflexion, mais qui récompense largement l’investissement.
Mon conseil serait simple : commencer par les réglages du manuel, jouer avec les disques, puis adapter la pédale à son propre ampli, et non l’inverse. Et surtout, partager les expériences et les réglages. Le Revival Drive est exactement le genre de machine qui gagne à être explorée collectivement.Lire moins60
propsUn très bon préamp de luxe
Publié le 02/05/23 à 17:551 photoCelle que l'on présentait comme le graal ultime du préamp / overdrive guitare a maintenant plusieurs années de service, différentes versions (custom, hot rod...), tient-elle toujours ses promesses ?
J'en ai fait la pierre angulaire de mon deuxième pedalboard que j'utilise pour les répètes et en live (mon autre pédalboard étant beaucoup trop gros et expérimental), je l'utilise donc comme un préampli / poweramp.
Je le branche dans la chaîne suivante :
guitare (Strat ou LP) -> octave fuzz -> Klone -> wah -> Fulltone OCD -> Revival Drive -> delay -> Torpedo CAB M+ (avec cabs Friedman, Orange et Victory principalement) -> DI console. C'est simple, direct, pas de chichi.
Pourquoi, me d…Lire la suiteCelle que l'on présentait comme le graal ultime du préamp / overdrive guitare a maintenant plusieurs années de service, différentes versions (custom, hot rod...), tient-elle toujours ses promesses ?
J'en ai fait la pierre angulaire de mon deuxième pedalboard que j'utilise pour les répètes et en live (mon autre pédalboard étant beaucoup trop gros et expérimental), je l'utilise donc comme un préampli / poweramp.
Je le branche dans la chaîne suivante :
guitare (Strat ou LP) -> octave fuzz -> Klone -> wah -> Fulltone OCD -> Revival Drive -> delay -> Torpedo CAB M+ (avec cabs Friedman, Orange et Victory principalement) -> DI console. C'est simple, direct, pas de chichi.
Pourquoi, me direz-vous, ai-je besoin de 2 OD supplémentaires alors que la Revival possède déjà deux canaux ? Parce je le dédie à la base de mon son clean, et quel clean !
Je ne vais pas rentrer dans le détail de tous les contrôles, sinon on va se pendre. La Revival classique possède 26 contrôles, la custom encore plus ! Mes réglages (cf. photo) :
- canal orange : voicing tube, peu saturé, avec blend et drive à 1/3 : l'essence même du clean "edge breakup" comme disent nos amis anglo-saxons; préamp US, bright cap US
- canal gris : voicing silicon, volume et lows à fond, blend et drive aux 2/3 : avec une Strat entre les mains, on est proche d'un son à la SRV.
Côté son : pour l'utilisation que j'en fais, c'est assez merveilleux. Puissant, compressé comme il faut, chaleureux, et acceptant très bien toutes les pédales. Je peux vous assurer qu'un stack Klon dans une OCD dans la Revival sur une bonne sono vous procure des guilis partout
Attention, je le considère bien comme un préamp et non une pédale d'overdrive en soi, vous risquez d'être déçus si vous pensez qu'elle va remplacer toutes vos OD chéries.
La version custom possède un EQ supplémentaire en sortie, dont je n'ai pas besoin car le Torpedo CAB fait ça très bien. A bien prendre en compte donc, selon l'utilisation que vous en projetez si vous devez choisir la version classique ou custom (plus chère).
Si vous pouvez, prenez le switch externe qui vous donne accès au mid-boost et au blend overdrive. Si ce dernier est peu utile à mon goût (son utilisation dépend beaucoup de ce que vous faites de la Revival, mais avec mes réglages il a tendance à écraser le son, il aurait fallu pouvoir régler la quantité de blend), le mid boost est très intéressant pour accentuer les fréquences autour des mediums, et permet de faire mieux ressortir le son pendant un solo par exemple.
Les plus :
- les deux canaux complètement indépendants
- Le son clean de toute beauté et dosable grâce au trimpot de clean dry
- compresse le son juste ce qu'il faut
- La relative polyvalence
- le côté ludique et expérimental (le mode d'emploi est une mine d'or d'informations sur le fonctionnement d'un ampli)
- prend très bien toutes les autres pédales
- le switch mid boost
Les moins :
- ce n'est pas une suprise, elle est très compliquée ! Impossible d'en faire le tour en quelques heures. Mais une fois réglée selon vos souhaits, plus besoin d'y toucher.
- assez bruyante si on pousse les réglages de volume
- le réglage More/Pres, qui selon le manuel simule le negative feedback de l'ampli, n'est jamais évident à positionner, il fonctionne à double sens sans qu'il soit bien évident de distinguer les différences entre les deux, et sa plage de fonctionnement me semble mal calibrée : si on utilise le bright cap le son est déjà pas mal chargé en aigus, on n'a pas d'autre choix que de le laisser à midi, c'est-à-dire sa valeur minimum.
- le bright cap peut vite casser les oreilles sur la position GB (même s'il y a un réglage de cut)
- le réglage Ghost un peu anecdotique, peu évident à entendre, un peu artificiel, mais tout de même sympa.
- Le blend overdrive non réglable et peu utilisable si le dry clean est poussé
- pas donnée (surtout pour une utilisation comme la mienne
), et sa cote en occase est encore élevée
My 2 cents :
- Je suis depuis longtemps assez adepte des solutions sans ampli, aussi bien en live pour des raisons pratiques qu'à la maison pour des raisons d'environnement sonore, j'ai notamment pas utilisé des pods et HX Line 6, ou bien des Fredamp en duo avec un Torpedo CAB. Pour un usage live je préfère largement un préamp analogique solid state plutôt qu'à une pédale à lampe qui risque de se prendre des chocs et de la bière, tout en gardant le côté intuitif et tourne-bouton. Je réfléchis d'ailleurs actuellement à le seconder par un Simplifier DLX.
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ColDayUn ampli en boîte. Point.
Publié le 04/11/20 à 11:24Cette pédale bénéficie d'une hype assez incroyable dans la communauté guitaristique. On la voit sur énormément de pedalboards "branchés". A tort ou à raison.
Je vais juste vous donner mon avis sur mon cas d'utilisation « direct sono », car je ne l’utilise que comme ça, je ne l’ai jamais branchée sur un ampli donc je ne me prononcerai pas là dessus.
Pour faire court côté expérience perso : j'ai joué pendant 15 ans sur amplis à lampes Marshall / Orange.
Depuis 2 ans je joue en direct sono + ear monitoring avec un Kemper qui m'a apporté satisfaction. Mais n'ayant pas vraiment d'attraction physique pour cette machine verte, et regrettant un peu mes beaux pedalboards câblés avec amour, je…Lire la suiteCette pédale bénéficie d'une hype assez incroyable dans la communauté guitaristique. On la voit sur énormément de pedalboards "branchés". A tort ou à raison.
Je vais juste vous donner mon avis sur mon cas d'utilisation « direct sono », car je ne l’utilise que comme ça, je ne l’ai jamais branchée sur un ampli donc je ne me prononcerai pas là dessus.
Pour faire court côté expérience perso : j'ai joué pendant 15 ans sur amplis à lampes Marshall / Orange.
Depuis 2 ans je joue en direct sono + ear monitoring avec un Kemper qui m'a apporté satisfaction. Mais n'ayant pas vraiment d'attraction physique pour cette machine verte, et regrettant un peu mes beaux pedalboards câblés avec amour, je me suis mis en quête d'une configuration direct sono basée sur des pédales séparées.
Ma configuration actuelle est donc la suivante : RevivalDrive -> Eventide H9 -> Strymon Iridium.
J'utilise l'Iridium uniquement comme lecteur d'IR stereo + room (je n'aime pas les simulations d'ampli intégrées).
Dans cette chaîne, il n'y a pas de simulation de poweramp. Et c'est ce qu'il faut comprendre avec la Revival Drive : ce n'est pas une qu’une overdrive, ce n'est pas qu’un preamp, c'est une simulation d'ampli dans son ensemble : préamp + poweramp.
Et ça sonne divinement bien dans cette configuration, on retrouve les sensations analogiques d'un ampli à lampes : le grain, la dynamique, la réaction au toucher ou au potard de volume, l’épaisseur, et les réactions typiques dans le bas medium qui font cruellement défaut aux simulations numériques.
Ca sonne aussi bien au casque (à travers la sortie casque de l'iridium) qu'en façade de sono ou en studio.
Comparativement au Kemper, ça sonne mieux, pour moi. Même si le Kemper est l’un des tout meilleurs simulateurs sur le marché, le couple RD + Iridium sonne plus naturel et les sensations de jeu sont plus agréables.
En revanche c'est une pédale compliquée à régler, il faut commencer par lire le manuel et passer une paire d'heures à tourner les potards pour comprendre leur fonctionnement et les interactions entre les différents contrôles.
Si tu aimes le plug & play : cette pédale n'est pas faite pour toi !
Concernant les sons, les possibilités sont immenses, ça va du clean cristallin à la disto bien épaisse.
Le grain est tout de même typé vintage, ne comptez pas faire du métal avec (on peut taper jusqu’au brown sound mais pas au delà). On retrouve des sons qui feront penser à du Fender, du Vox ou du Marshall, tout est question de réglage.
Quand on combine les 2 canaux, le blend et le mid boost activables par une footswitch externe (à acheter à part malheureusement), on a 8 sons potentiellement disponibles au pied. Pour ma part, je n’ai besoin de rien d’autre en terme de pédales de gain sur mon pedalboard, la RD se suffit à elle même.
Je l’ai jouée en groupe et en studio : les sons s’insèrent parfaitement dans un mix de groupe, je ne touche à rien sur la table de mixage ou dans mon logiciel de MAO, ça sonne de suite.
En conclusion, j’ai mis beaucoup de temps à franchir le pas concernant cette pédale, qui me semblait « beaucoup trop chère pour une pédale d’overdrive ». Mais pour mon utilisation, je n’ai pas trouvé mieux à ce jour. J’ai pourtant essayé des préamps à lampe (Fredamp) dans cette même config : ça sonne moins bien, parce qu’il manque la simulation de power amp.
Je recommande hautement à ceux qui comme moi ont un peu fait le tour des simulateurs numérique haut de gamme, et à qui leur pedalboard leur manque
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