En juillet dernier, AlphaTheta, la maison mère de Pioneer DJ, annonçait l’acquisition de Serato, le célèbre développeur néo-zélandais de logiciels de DJing. L’affaire semblait presque faite, les deux acteurs attendant le feu vert de l’Overseas Investment Office, l’organisme néo-zélandais chargé d’étudier les investissements étrangers, jusqu’à ce qu’InMusic, propriétaire de Denon DJ, Numark, Rane et Stanton pour ne citer que les acteurs concernés par cette histoire, sorte la carte de la pratique anticoncurrentielle.
Mais que vient faire InMusic dans cette histoire ? Les produits des marques susmentionnées sont compatibles avec le logiciel Serato DJ et comme l’explique Jack O’Donnell, le directeur général d’inMusic, « Quand nous travaillons avec Serato, nous leur donnons notre produit jusqu’à un an à l’avance afin qu’ils puissent l’analyser et y intégrer le logiciel. Si je le transmets au nouvel acteur dominant, cela revient à le donner au concurrent. » Peur de l’espionnage industriel donc, mais surtout, InMusic ne semble actuellement pas avoir d’autre solution que d’utiliser Serato DJ, O’Donnell expliquant que le développement d’un nouveau logiciel prendrait plusieurs années et qu’il faudrait ensuite convaincre les DJ de migrer vers cette nouvelle plateforme. Un pari risqué donc. Il ajoute "Dans n’importe quel marché, quand on élimine la concurrence, cela affecte les consommateurs(trices). Cela fera augmenter les tarifs, disparaître l’innovation et limiter les choix. Ce n’est donc pas rien pour une petite industrie."
InMusic est actuellement en train de préparer une riposte sur le plan judiciaire cette fois, en Nouvelle Zélande, ainsi qu’aux USA, au Royaume-Uni et au Japon.
Une affaire à suivre donc…
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