Note : 10 sur 10
« Merci oncle Moog »
Publié le 13/06/26 à 17:51
Rapport qualité/prix :
Excellent
Cible :
Les utilisateurs avertis
Initialement, cet avis sur le Messenger a été publié sur le forum d'AF, mais avec un peu plus de recul aujourd'hui, j'y ajoute quelques éléments. J'ai attendu d'avoir fait un peu le tour des possibilités avant de partager cet avis.
Le constat est simple : dès l'allumage, ça sonne immédiatement. L'ADN Moog est là. Le son est vraiment massif, à tel point que j'ai été obligé de reparamétrer toute ma chaîne d'effets, notamment les compresseurs. Le Messenger dispose d'un niveau de sortie audio tel qu'il passe devant ma Vermona DRM1 dans le mix, c'est dire.
L'utilisation est particulièrement bien pensée : tout est intuitif, et le séquenceur est un plaisir à utiliser grâce à ses probabilités et à ses nombreuses possibilités de modulation par pas. Les enveloppes sont extrêmement bien calibrées, avec un decay aux petits oignons, parfaitement dosable, et une plage d'utilisation très progressive.
Côté modulation, nous disposons d'un LFO et demi. Je dis « et demi » car le LFO 2 est, dans son principe, partiellement limité. En contrepartie, les enveloppes ADSR du filtre et de l'ampli sont extrêmement flexibles : elles sont assignables, bouclables, peuvent être retriggerées et loopées. Comme l'a très justement souligné SW dans son test sur AF, cela apporte une dimension supplémentaire qui rehausse considérablement les capacités de modulation du Messenger.
Par ailleurs, le LFO 1 peut fonctionner en mode synchronisé ou libre. Avez-vous lu entre les lignes ? Car si l'on ajoute cela aux possibilités offertes par le séquenceur, on obtient finalement un éventail de modulations particulièrement intéressant. À côté, un Model D paraît presque pâlot en termes de possibilités.
Et ce n'est pas fini : FM, 2 Waveshaper (1 par VCO), Synchro des VCO, un bouton Hold (pour drone, maintient de l'ARP), Séquenceur transposable au clavier, avec les notes envoyées via le midi din, quatre modes de filtre, avec compensation des basses s'il vous plaît ! Un passe-bas 4 pôles, un passe-bas 2 pôles, un passe-bande et un passe-haut. 256 emplacements pour sauvegarder nos sons perso.
Le clavier Fatar est ferme au toucher et bien adapté à ce synthé mono. La vélocité et l'aftertouch sont également bien dosés. Personnellement, j'apprécie beaucoup ce keybed.
La qualité de fabrication n'a pas à rougir. Certes, il faut bien laisser quelques arguments aux modèles haut de gamme, mais l'ensemble reste très correct pour le prix demandé. J'aurais tout de même apprécié une tôle de façade un peu plus épaisse ainsi que des flancs en bois, et la boucle aurait été bouclée.
Au final, c'est précisément l'association de toutes ces fonctionnalités avec ce gros son Moog tant rêvé qui donne au Messenger toute sa pertinence. Il ne se contente pas de sonner comme un Moog : il offre également une palette de possibilités moderne et particulièrement inspirante.
En bref, le son est, sans surprise, à la hauteur de la réputation de Moog et tout simplement excellent. Pour ma part, j'ai presque envie de faire de gros bisous à l'oncle Moog.
Bien à vous.
Le constat est simple : dès l'allumage, ça sonne immédiatement. L'ADN Moog est là. Le son est vraiment massif, à tel point que j'ai été obligé de reparamétrer toute ma chaîne d'effets, notamment les compresseurs. Le Messenger dispose d'un niveau de sortie audio tel qu'il passe devant ma Vermona DRM1 dans le mix, c'est dire.
L'utilisation est particulièrement bien pensée : tout est intuitif, et le séquenceur est un plaisir à utiliser grâce à ses probabilités et à ses nombreuses possibilités de modulation par pas. Les enveloppes sont extrêmement bien calibrées, avec un decay aux petits oignons, parfaitement dosable, et une plage d'utilisation très progressive.
Côté modulation, nous disposons d'un LFO et demi. Je dis « et demi » car le LFO 2 est, dans son principe, partiellement limité. En contrepartie, les enveloppes ADSR du filtre et de l'ampli sont extrêmement flexibles : elles sont assignables, bouclables, peuvent être retriggerées et loopées. Comme l'a très justement souligné SW dans son test sur AF, cela apporte une dimension supplémentaire qui rehausse considérablement les capacités de modulation du Messenger.
Par ailleurs, le LFO 1 peut fonctionner en mode synchronisé ou libre. Avez-vous lu entre les lignes ? Car si l'on ajoute cela aux possibilités offertes par le séquenceur, on obtient finalement un éventail de modulations particulièrement intéressant. À côté, un Model D paraît presque pâlot en termes de possibilités.
Et ce n'est pas fini : FM, 2 Waveshaper (1 par VCO), Synchro des VCO, un bouton Hold (pour drone, maintient de l'ARP), Séquenceur transposable au clavier, avec les notes envoyées via le midi din, quatre modes de filtre, avec compensation des basses s'il vous plaît ! Un passe-bas 4 pôles, un passe-bas 2 pôles, un passe-bande et un passe-haut. 256 emplacements pour sauvegarder nos sons perso.
Le clavier Fatar est ferme au toucher et bien adapté à ce synthé mono. La vélocité et l'aftertouch sont également bien dosés. Personnellement, j'apprécie beaucoup ce keybed.
La qualité de fabrication n'a pas à rougir. Certes, il faut bien laisser quelques arguments aux modèles haut de gamme, mais l'ensemble reste très correct pour le prix demandé. J'aurais tout de même apprécié une tôle de façade un peu plus épaisse ainsi que des flancs en bois, et la boucle aurait été bouclée.
Au final, c'est précisément l'association de toutes ces fonctionnalités avec ce gros son Moog tant rêvé qui donne au Messenger toute sa pertinence. Il ne se contente pas de sonner comme un Moog : il offre également une palette de possibilités moderne et particulièrement inspirante.
En bref, le son est, sans surprise, à la hauteur de la réputation de Moog et tout simplement excellent. Pour ma part, j'ai presque envie de faire de gros bisous à l'oncle Moog.
Bien à vous.