Note : 10 sur 10
« Roland SH-5 : une machine de laboratoire déguisée en synthé »
Publié le 23/08/26 à 12:22
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Les utilisateurs avertis
Roland SH-5 : une machine de laboratoire déguisée en synthé
J’ai le SH-5 depuis environ un an et, assez curieusement, c’est seulement maintenant que je commence à comprendre jusqu’où cette machine peut aller. Depuis quelques jours je le pousse vraiment : LFO, Sample & Hold, enveloppes, filtres, ring mod, modulations croisées, pilotage CV/Gate… et je prends une claque.
Le SH-5 n’est pas seulement un beau vieux Roland analogique. C’est une véritable machine d’expérimentation sonore. On peut partir d’un son extrêmement simple et, en quelques mouvements, basculer vers quelque chose de mécanique, instable, métallique, organique, presque extraterrestre. Il y a constamment cette impression qu’une fonction en entraîne une autre et qu’on découvre un comportement qu’on n’avait absolument pas prévu.
J’ai également un SH-7 et un Minimoog Model D dans le studio. J’adore les trois, mais si je ne devais en conserver qu’un, aujourd’hui ce serait le SH-5 sans hésitation. Le Minimoog est magnifique, plus immédiat, plus rond, plus élégant peut-être. Mais en matière de territoire sonore à explorer, pour moi le SH-5 joue dans une autre catégorie. Le Moog me donne souvent exactement le superbe son que j’attends de lui. Le SH-5, lui, arrive régulièrement à me donner un son dont j’ignorais même l’existence cinq minutes auparavant.
Il demande du temps. Il faut comprendre ses interactions, expérimenter, parfois se perdre dedans. Mais c’est justement là que réside sa force.
Ce n’est pas forcément le synthé que je conseillerais pour obtenir rapidement un bon son analogique. En revanche, pour quelqu’un qui aime chercher, détourner, connecter, moduler et découvrir de nouvelles formes sonores, c’est un laboratoire absolument incroyable.
Après des années à utiliser des synthés, il réussit encore à me faire penser :
“Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?”
Et pour moi, c’est probablement le plus beau compliment qu’on puisse faire à un synthétiseur.
Et puis il y a les basses. Là aussi, le SH-5 m’a surpris. Le Minimoog a évidemment cette réputation légendaire de machine à basses, et elle n’est pas volée. Mais le SH-5 peut produire des graves d’une densité et d’une autorité assez hallucinantes, avec en plus une richesse de modulation qui permet de les faire vivre, gronder, vibrer, se tordre. Il ne donne pas forcément la même rondeur ni le même moelleux que le Moog ; il peut être plus sec, plus brutal, plus électronique. Mais dans certains réglages, il prend une place tellement énorme que le Minimoog paraît presque sage à côté. Et ça, je ne m’y attendais pas du tout.
J’ai le SH-5 depuis environ un an et, assez curieusement, c’est seulement maintenant que je commence à comprendre jusqu’où cette machine peut aller. Depuis quelques jours je le pousse vraiment : LFO, Sample & Hold, enveloppes, filtres, ring mod, modulations croisées, pilotage CV/Gate… et je prends une claque.
Le SH-5 n’est pas seulement un beau vieux Roland analogique. C’est une véritable machine d’expérimentation sonore. On peut partir d’un son extrêmement simple et, en quelques mouvements, basculer vers quelque chose de mécanique, instable, métallique, organique, presque extraterrestre. Il y a constamment cette impression qu’une fonction en entraîne une autre et qu’on découvre un comportement qu’on n’avait absolument pas prévu.
J’ai également un SH-7 et un Minimoog Model D dans le studio. J’adore les trois, mais si je ne devais en conserver qu’un, aujourd’hui ce serait le SH-5 sans hésitation. Le Minimoog est magnifique, plus immédiat, plus rond, plus élégant peut-être. Mais en matière de territoire sonore à explorer, pour moi le SH-5 joue dans une autre catégorie. Le Moog me donne souvent exactement le superbe son que j’attends de lui. Le SH-5, lui, arrive régulièrement à me donner un son dont j’ignorais même l’existence cinq minutes auparavant.
Il demande du temps. Il faut comprendre ses interactions, expérimenter, parfois se perdre dedans. Mais c’est justement là que réside sa force.
Ce n’est pas forcément le synthé que je conseillerais pour obtenir rapidement un bon son analogique. En revanche, pour quelqu’un qui aime chercher, détourner, connecter, moduler et découvrir de nouvelles formes sonores, c’est un laboratoire absolument incroyable.
Après des années à utiliser des synthés, il réussit encore à me faire penser :
“Mais qu’est-ce que c’est que ce truc ?”
Et pour moi, c’est probablement le plus beau compliment qu’on puisse faire à un synthétiseur.
Et puis il y a les basses. Là aussi, le SH-5 m’a surpris. Le Minimoog a évidemment cette réputation légendaire de machine à basses, et elle n’est pas volée. Mais le SH-5 peut produire des graves d’une densité et d’une autorité assez hallucinantes, avec en plus une richesse de modulation qui permet de les faire vivre, gronder, vibrer, se tordre. Il ne donne pas forcément la même rondeur ni le même moelleux que le Moog ; il peut être plus sec, plus brutal, plus électronique. Mais dans certains réglages, il prend une place tellement énorme que le Minimoog paraît presque sage à côté. Et ça, je ne m’y attendais pas du tout.
Fichiers audio liés à cet avis
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- SH 5 Communication 0100:02
- SH 5 Orbital Cuckoo00:02