aide demandée dB : zones d'ombre
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creal06
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Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
08 Juillet 2026 à 11:13 (modifié le 08 Juillet 2026 à 11:13)dB : zones d'ombre
#1
Bonjour,
J’aimerais éclaircir quelques points sur l’utilisation et le fonctionnement du décibel. Je me suis bien documenté. Cependant, il existe quelques zones d’ombre sur lesquelles vous pourriez m’aider. Cela servirait également un cours de M.A.O. (incluant une partie sur la technique du son) que j’écris principalement pour moi, mais que j’aurai peut-être la chance de publier un jour.
Je vais procéder en affirmant des choses que je crois savoir (sans donner trop de détails ou de preuves), tout en glissant quelques questions en italique au fur et à mesure du déroulé, parfois sur un ton volontairement naïf.
Bien que je sois confiant sur la partie acoustique, n’hésitez pas à me contredire ou à apporter des nuances et autres compléments. Je n’attends que ça. Je vous propose, autant que possible, à faire correspondre les termes techniques en anglais afin d’y voir plus clair.
Un grand merci par avance
*******************************************
L’intensité acoustique désigne la puissance acoustique (énergie nécessaire à une source pour émettre une onde sonore) par unité de surface, exprimée en W/m²
Le dBSPL est une mesure absolue (donne une valeur selon un environnement sonore donné : source, distance, milieu de propagation, etc.) de niveau sonore (s’exprime toujours par rapport à une valeur seuil) plus manipulable que l’intensité acoustique (possède une valeur 0 de référence ainsi qu’une courbe logarithmique répondant à la loi de Weber-Fechner). L’échelle va de 0 (seuil de perception) à 120 (seuil de douleur) et au-delà
Il existe une courbe de transfert permettant de trouver une valeur en dBSPL à toute valeur de pression acoustique. Par exemple, 1 Pa = 94 dBSPL. Idem pour l’intensité acoustique. On a 1 W/m² = 120 dBSIL
Le niveau d’intensité acoustique et le niveau de pression acoustique sont interchangeables (dBSPL = dBSIL)
Le dB (sans suffixe) est une mesure relative de niveau sonore décrivant un rapport entre deux puissances/intensités acoustiques OU tensions/pressions. Il décrit une différence entre deux valeurs (un delta d’une situation donnée), et peut donc être négatif.
Je crois qu’ici j’ai du mal à comprendre le fait que le dB tout comme le dBSPL désignent tous deux un rapport entre deux entités. Je crois que la différence se situe dans le fait que le dBSPL se réfère toujours à la valeur seuil tandis que le dB ne s’y réfère jamais ?
Dupliquer une source sonore revient à ajouter 3 dB, et dupliquer la tension ou la pression revient à ajouter 6 dB (exemples : câble symétrique, chanter devant 2 micros relié avec un câble en Y)
Pour percevoir un volume multiplié par 2, il faut augmenter de 10 dB (10 violonistes au lieu d’1, 10 haut-parleurs au lieu d’1, 3 micros au lieu d’1)
Il faut quasiment quadrupler sa distance par rapport à un haut-parleur pour percevoir un volume 2 fois moins fort
dB analogique
On souhaite enregistrer du son à l’aide d’un microphone. Nous nous référerons alors toujours au dB (mesure relative) et non au dBSPL (mesure absolue) car le bruit ambiant se situe toujours au-dessus du seuil d’audibilité et qu’on mesure le delta par rapport à ce bruit ambiant
L’onde acoustique dont on mesure la variation d’intensité acoustique (ou de pression) est convertie en onde électrique dont on mesure la variation de tension (ou d’intensité électrique). On peut mesurer une valeur moyenne (RMS) ou une valeur crête (peak).
Afin d’établir une échelle d’intensité électrique analogue à celle du niveau sonore, on cherche une valeur neutre, c’est-à-dire une valeur en Volts correspondant à 0 dB. Ce choix est arbitraire (on ne choisit pas le seuil de douleur de court-circuit car aucun rapport avec le domaine du son ?). Il existe plusieurs unités de mesure absolues, chacune ayant une valeur de référence différente
0 dBVU = 1,23 Volt RMS (est-ce toujours le cas ou faut-il à chaque fois lire la notice pour s'en assurer ?)
Cette mesure correspond aux aiguilles (actualisées toutes les 300ms) de tous les appareils analogique. C’est une mesure pratique car a priori, tous les appareils disposant d’un vu-mètre permettent d’être alignés facilement (le 0dBVU de l’un correspond au 0dBVU de l’autre, si aucun pad n’est activé sur le chemin et que les potards sont tous à 0 dB)
Pour calculer des valeurs crêtes analogiques, on utilise un PPM (actualisé toutes les 5ms). Ceux-ci sont calibrés de telle sorte que leur 0 corresponde au niveau maximal à ne pas dépasser. On ne parle pas de dBPPM car ce serait juste un dBVU calculé plus rapidement ?
0 dbu = 0,775 Volt RMS (c’est toujours une valeur moyenne), on a donc 0 dBVU = +4 dBu
Exemples d’utilisation : caractéristiques des entrées/sorties d’une table de mixage ou d’une interface audio
0 dBV = 1 Volt RMS (là encore une valeur moyenne), utilisé par exemple pour exprimer le niveau de sortie d’un micro, ou pour le matériel hi-fi
Quelle est la différence entre valeur nominale, niveau nominal, valeur de référence, niveau de référence et niveau d’alignement ? Il me semble qu’il faut éviter de parler de « valeur » si on souhaite rester rigoureux dans la terminologie
Pourquoi devrait-on travailler en-dessous du 0 dBVU si cette valeur correspond justement au fonctionnement optimal de l’appareil ?
Lorsqu’on dépasse le 0 dBVU, nous parlons de soft clipping. Cela apporte une saturation « chaude » appréciable (surtout dans le cas des lampes) et compresse le signal. Lorsqu’on dépasse une certaine valeur (valeur maximale, ou plutôt niveau maximal ?), la saturation dégrade trop le signal, qui devient alors inutilisable. Il y a donc dans les appareils analogiques une marge (appelée headroom) de 12, 18 voire 24 dB au-dessus le 0 dBVU que l’on peut visualiser facilement.
Le headroom est-il indiqué dans le manuel constructeur ?
Il n’y aucun headroom sur les PPM, car le 0 indique déjà la valeur crête maximale avant saturation dégradant significativement le signal.
Comment se comporte le headroom dans le cas des transistors ? La situation est-elle moins tolérante (clipping plus brutal au-dessus 0 dBVU ou au-delà de la valeur maximale) ?
Dans ce contexte précis, quelle est la différence entre écrêtage, saturation et distorsion ? Je dirais que l'écrêtage est le fait de dépasser un 0 (clipping), que la distorsion indique un signal dégradé peu importe les raisons, et que la saturation indique un dépassement (oveload) de manière plus générale que l'écrêtage
dB numérique
Exprimé en dBFS, il décrit le niveau après le CAN ou avant le CNA. Le 0 dBFS désigne le niveau maximal avant saturation (la plus grande valeur de sample à un instant t donné si on parle de dBFS peak, sinon la valeur moyenne dont on peut parfois définir la fenêtre de calcul). Il n’y a donc aucun headroom contrairement au dB analogique dont on peut dépasser le 0
Si le convertisseur reçoit une tension trop élevée en entrée (dépassant la valeur maximale), il y a un hard clipping (tous les samples correspondant à une tension plus haute sont rabotés au 0 dBFS). Idem en sortie : si on augmente trop le volume d’une piste de DAW ou d’une tranche de console numérique, on a droit à du hard clipping. Cela peut être compensé avant le bus de sortie principale si le logiciel opère à virgule flottante
Le 0 dBFS d’un CNA correspond à une valeur arbitraire en dBu (aucune norme n’a été défini à ce jour). En général, on se situe autour de +18 dBu, mais il faut vérifier dans le manuel pour savoir exactement. Cette différence est dû au fait qu’il n’existe pas de headroom dans le numérique. Par conséquent, une console numérique qui affiche 0 dB sur son peak-mètre (peut-on dire 0 dBVU dans ce cas ? ou bien alors 0 dBPM ?) se situe, par exemple à -18 dBFS. Cela permet de créer artificiellement un "headroom", et donc d’opérer avec encore une marge de manœuvre confortable. C’est en réalité une LED rouge qui indique le niveau maximal (généralement vers -3 dBFS afin de garder encore une légère marge)
Que désigne l’input sensitivity dans un manuel de console numérique ? En effet, sur la SQ5 d’Allen & Heath, on trouve « -60 to 0dBu » sur cette ligne, alors que le niveau maximal est de +30dBu, donc je ne comprends pas. Il y a un pad de -20dB, donc si on rentre à +30dBu avec le pad activé on arrive à +10dBu en entrée de convertisseur (avec le gain à 0) et non 0dBu.
Le niveau nominal d’une console numérique est-il calé sur le 0dB du crête-mètre ? Par exemple, si le manuel indique une valeur nominale de +4dBu sur une entrée. Si on entre avec cette valeur, les LEDs s’allument jusqu’au 0dB (sachant qu’il y a une marge d’environ 18 dB avant de clipper le CNA). Dans ce cas, on pourrait alors aussi parler de niveau nominal en-dehors du dBVU et des appareils analogiques
Existe-t-il des consoles/interfaces numériques avec un RMS-mètre si je puis dire ? J'imagine que non, puisque la seule chose qui nous intéresse dans le numérique est de ne pas clipper. Cela dit, on pourrait se dire qu'être aux alentours de par exemple -6 ou -12 dBFS serait une bonne valeur pour éviter un bruit de quantification trop important
******************************************************
Voilà! Désolé pour la forme un peu indigeste, et qui n'est par ailleurs pas très structurée. J'ai essayé de résumer tous les points qui me posaient problème, en faisant le lien avec des notions que je pense maîtriser (mais ça, ce sera à vous de me le dire).
Au plaisir de lire vos retours
Cyril.
J’aimerais éclaircir quelques points sur l’utilisation et le fonctionnement du décibel. Je me suis bien documenté. Cependant, il existe quelques zones d’ombre sur lesquelles vous pourriez m’aider. Cela servirait également un cours de M.A.O. (incluant une partie sur la technique du son) que j’écris principalement pour moi, mais que j’aurai peut-être la chance de publier un jour.
Je vais procéder en affirmant des choses que je crois savoir (sans donner trop de détails ou de preuves), tout en glissant quelques questions en italique au fur et à mesure du déroulé, parfois sur un ton volontairement naïf.
Bien que je sois confiant sur la partie acoustique, n’hésitez pas à me contredire ou à apporter des nuances et autres compléments. Je n’attends que ça. Je vous propose, autant que possible, à faire correspondre les termes techniques en anglais afin d’y voir plus clair.
Un grand merci par avance
*******************************************
L’intensité acoustique désigne la puissance acoustique (énergie nécessaire à une source pour émettre une onde sonore) par unité de surface, exprimée en W/m²
Le dBSPL est une mesure absolue (donne une valeur selon un environnement sonore donné : source, distance, milieu de propagation, etc.) de niveau sonore (s’exprime toujours par rapport à une valeur seuil) plus manipulable que l’intensité acoustique (possède une valeur 0 de référence ainsi qu’une courbe logarithmique répondant à la loi de Weber-Fechner). L’échelle va de 0 (seuil de perception) à 120 (seuil de douleur) et au-delà
Il existe une courbe de transfert permettant de trouver une valeur en dBSPL à toute valeur de pression acoustique. Par exemple, 1 Pa = 94 dBSPL. Idem pour l’intensité acoustique. On a 1 W/m² = 120 dBSIL
Le niveau d’intensité acoustique et le niveau de pression acoustique sont interchangeables (dBSPL = dBSIL)
Le dB (sans suffixe) est une mesure relative de niveau sonore décrivant un rapport entre deux puissances/intensités acoustiques OU tensions/pressions. Il décrit une différence entre deux valeurs (un delta d’une situation donnée), et peut donc être négatif.
Je crois qu’ici j’ai du mal à comprendre le fait que le dB tout comme le dBSPL désignent tous deux un rapport entre deux entités. Je crois que la différence se situe dans le fait que le dBSPL se réfère toujours à la valeur seuil tandis que le dB ne s’y réfère jamais ?
Dupliquer une source sonore revient à ajouter 3 dB, et dupliquer la tension ou la pression revient à ajouter 6 dB (exemples : câble symétrique, chanter devant 2 micros relié avec un câble en Y)
Pour percevoir un volume multiplié par 2, il faut augmenter de 10 dB (10 violonistes au lieu d’1, 10 haut-parleurs au lieu d’1, 3 micros au lieu d’1)
Il faut quasiment quadrupler sa distance par rapport à un haut-parleur pour percevoir un volume 2 fois moins fort
dB analogique
On souhaite enregistrer du son à l’aide d’un microphone. Nous nous référerons alors toujours au dB (mesure relative) et non au dBSPL (mesure absolue) car le bruit ambiant se situe toujours au-dessus du seuil d’audibilité et qu’on mesure le delta par rapport à ce bruit ambiant
L’onde acoustique dont on mesure la variation d’intensité acoustique (ou de pression) est convertie en onde électrique dont on mesure la variation de tension (ou d’intensité électrique). On peut mesurer une valeur moyenne (RMS) ou une valeur crête (peak).
Afin d’établir une échelle d’intensité électrique analogue à celle du niveau sonore, on cherche une valeur neutre, c’est-à-dire une valeur en Volts correspondant à 0 dB. Ce choix est arbitraire (on ne choisit pas le seuil de douleur de court-circuit car aucun rapport avec le domaine du son ?). Il existe plusieurs unités de mesure absolues, chacune ayant une valeur de référence différente
0 dBVU = 1,23 Volt RMS (est-ce toujours le cas ou faut-il à chaque fois lire la notice pour s'en assurer ?)
Cette mesure correspond aux aiguilles (actualisées toutes les 300ms) de tous les appareils analogique. C’est une mesure pratique car a priori, tous les appareils disposant d’un vu-mètre permettent d’être alignés facilement (le 0dBVU de l’un correspond au 0dBVU de l’autre, si aucun pad n’est activé sur le chemin et que les potards sont tous à 0 dB)
Pour calculer des valeurs crêtes analogiques, on utilise un PPM (actualisé toutes les 5ms). Ceux-ci sont calibrés de telle sorte que leur 0 corresponde au niveau maximal à ne pas dépasser. On ne parle pas de dBPPM car ce serait juste un dBVU calculé plus rapidement ?
0 dbu = 0,775 Volt RMS (c’est toujours une valeur moyenne), on a donc 0 dBVU = +4 dBu
Exemples d’utilisation : caractéristiques des entrées/sorties d’une table de mixage ou d’une interface audio
0 dBV = 1 Volt RMS (là encore une valeur moyenne), utilisé par exemple pour exprimer le niveau de sortie d’un micro, ou pour le matériel hi-fi
Quelle est la différence entre valeur nominale, niveau nominal, valeur de référence, niveau de référence et niveau d’alignement ? Il me semble qu’il faut éviter de parler de « valeur » si on souhaite rester rigoureux dans la terminologie
Pourquoi devrait-on travailler en-dessous du 0 dBVU si cette valeur correspond justement au fonctionnement optimal de l’appareil ?
Lorsqu’on dépasse le 0 dBVU, nous parlons de soft clipping. Cela apporte une saturation « chaude » appréciable (surtout dans le cas des lampes) et compresse le signal. Lorsqu’on dépasse une certaine valeur (valeur maximale, ou plutôt niveau maximal ?), la saturation dégrade trop le signal, qui devient alors inutilisable. Il y a donc dans les appareils analogiques une marge (appelée headroom) de 12, 18 voire 24 dB au-dessus le 0 dBVU que l’on peut visualiser facilement.
Le headroom est-il indiqué dans le manuel constructeur ?
Il n’y aucun headroom sur les PPM, car le 0 indique déjà la valeur crête maximale avant saturation dégradant significativement le signal.
Comment se comporte le headroom dans le cas des transistors ? La situation est-elle moins tolérante (clipping plus brutal au-dessus 0 dBVU ou au-delà de la valeur maximale) ?
Dans ce contexte précis, quelle est la différence entre écrêtage, saturation et distorsion ? Je dirais que l'écrêtage est le fait de dépasser un 0 (clipping), que la distorsion indique un signal dégradé peu importe les raisons, et que la saturation indique un dépassement (oveload) de manière plus générale que l'écrêtage
dB numérique
Exprimé en dBFS, il décrit le niveau après le CAN ou avant le CNA. Le 0 dBFS désigne le niveau maximal avant saturation (la plus grande valeur de sample à un instant t donné si on parle de dBFS peak, sinon la valeur moyenne dont on peut parfois définir la fenêtre de calcul). Il n’y a donc aucun headroom contrairement au dB analogique dont on peut dépasser le 0
Si le convertisseur reçoit une tension trop élevée en entrée (dépassant la valeur maximale), il y a un hard clipping (tous les samples correspondant à une tension plus haute sont rabotés au 0 dBFS). Idem en sortie : si on augmente trop le volume d’une piste de DAW ou d’une tranche de console numérique, on a droit à du hard clipping. Cela peut être compensé avant le bus de sortie principale si le logiciel opère à virgule flottante
Le 0 dBFS d’un CNA correspond à une valeur arbitraire en dBu (aucune norme n’a été défini à ce jour). En général, on se situe autour de +18 dBu, mais il faut vérifier dans le manuel pour savoir exactement. Cette différence est dû au fait qu’il n’existe pas de headroom dans le numérique. Par conséquent, une console numérique qui affiche 0 dB sur son peak-mètre (peut-on dire 0 dBVU dans ce cas ? ou bien alors 0 dBPM ?) se situe, par exemple à -18 dBFS. Cela permet de créer artificiellement un "headroom", et donc d’opérer avec encore une marge de manœuvre confortable. C’est en réalité une LED rouge qui indique le niveau maximal (généralement vers -3 dBFS afin de garder encore une légère marge)
Que désigne l’input sensitivity dans un manuel de console numérique ? En effet, sur la SQ5 d’Allen & Heath, on trouve « -60 to 0dBu » sur cette ligne, alors que le niveau maximal est de +30dBu, donc je ne comprends pas. Il y a un pad de -20dB, donc si on rentre à +30dBu avec le pad activé on arrive à +10dBu en entrée de convertisseur (avec le gain à 0) et non 0dBu.
Le niveau nominal d’une console numérique est-il calé sur le 0dB du crête-mètre ? Par exemple, si le manuel indique une valeur nominale de +4dBu sur une entrée. Si on entre avec cette valeur, les LEDs s’allument jusqu’au 0dB (sachant qu’il y a une marge d’environ 18 dB avant de clipper le CNA). Dans ce cas, on pourrait alors aussi parler de niveau nominal en-dehors du dBVU et des appareils analogiques
Existe-t-il des consoles/interfaces numériques avec un RMS-mètre si je puis dire ? J'imagine que non, puisque la seule chose qui nous intéresse dans le numérique est de ne pas clipper. Cela dit, on pourrait se dire qu'être aux alentours de par exemple -6 ou -12 dBFS serait une bonne valeur pour éviter un bruit de quantification trop important
******************************************************
Voilà! Désolé pour la forme un peu indigeste, et qui n'est par ailleurs pas très structurée. J'ai essayé de résumer tous les points qui me posaient problème, en faisant le lien avec des notions que je pense maîtriser (mais ça, ce sera à vous de me le dire).
Au plaisir de lire vos retours
Cyril.
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DocK'S
3112

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
08 Juillet 2026 à 12:06 (modifié le 08 Juillet 2026 à 12:11)
#2
Salut
Globalement c'est ça, avec quelques remarques :
dB suivi de quelque chose renvoie à une échelle/unité de mesure.
dB sans rien derrière renvoie bien à un écart entre 2 valeurs, en positif (gain) ou en négatif (atténuation).
Pour le PPM, il me semble que le "standard" c'est 10ms pour la fenêtre de mesure. Ce qui fait qu'il y a une petite erreur d'intégration et que ça ne donne pas strictement le niveau max.
Le dBVU n'existe pas, c'est VU tout court et il n'y a pas de valeur de tension normalisée pour 0VU.
On peut calibrer son VU-mètre un peut comme on veut.
Par contre il existe des alignements standards, comme 0VU = +4dBu.
Pour moi ça désigne la même chose, on parle aussi de "gain unitaire".
En général on essaie de travailler autour de +4dBu (donc 0Vu si on a calibré le VU-mètre suivant cet alignement) mais dépasser le 0VU n'entraîne pas de clipping.
Il faut distinguer le niveau crête du niveau moyen.
Le niveau crête, si il atteint ou dépasse la capacité max de l'appareil, va générer du clipping (soft si c'est un circuit analogique, hard sur un convertisseur AN).
Mais aller au dessus de +4dBu (0VU) en niveau moyen (RMS) ne provoquera pas de clipping mais éventuellement une augmentation progressive de la distorsion.
La headroom c'est l'écart entre le niveau nominal (RMS) et le niveau max de l'appareil, c'est précisément ce qui permet d'absorber le facteur de crête du signal.
Oui mais pas directement, il faut prendre la valeur max (input et/ou output) et retrancher 4 (si +4dBu est la valeur nominale) pour obtenir la headroom.
Par exemple sur un convertisseur AN, si tu as +24dBu de valeur max, ça signifie que le 0dBFS est à +24dBu et que le niveau nominal (0VU/+4dBu) est à -20dBFS (valeur RMS).
La sensibilité d'entrée va permettre d'ajuster la tension pour 0dBFS.
Par exemple, chez RME tu peux choisir entre 3 ou 4 sensibilités d'entrée (et de sortie). Ça permet de se caler sur différents alignement standards en fonction du contexte, si on fait de la radio, de la tv ou autre.
Le 0dBFS n'a pas de valeur normalisėe de tension associée.
Il est toutefois défini dans la norme IEC-61606-3.
L'écrêtage c'est la réaction du système, la distorsion c'est la conséquence.
La saturation c'est le fait de pousser au delà des capacités du système.
Globalement c'est ça, avec quelques remarques :
dB suivi de quelque chose renvoie à une échelle/unité de mesure.
dB sans rien derrière renvoie bien à un écart entre 2 valeurs, en positif (gain) ou en négatif (atténuation).
Pour le PPM, il me semble que le "standard" c'est 10ms pour la fenêtre de mesure. Ce qui fait qu'il y a une petite erreur d'intégration et que ça ne donne pas strictement le niveau max.
Citation :
0 dBVU = 1,23 Volt RMS (est-ce toujours le cas ou faut-il à chaque fois lire la notice pour s'en assurer ?)
Le dBVU n'existe pas, c'est VU tout court et il n'y a pas de valeur de tension normalisée pour 0VU.
On peut calibrer son VU-mètre un peut comme on veut.
Par contre il existe des alignements standards, comme 0VU = +4dBu.
Citation :
Quelle est la différence entre valeur nominale, niveau nominal, valeur de référence, niveau de référence et niveau d’alignement ?
Pour moi ça désigne la même chose, on parle aussi de "gain unitaire".
Citation :
Pourquoi devrait-on travailler en-dessous du 0 dBVU si cette valeur correspond justement au fonctionnement optimal de l’appareil ?
Lorsqu’on dépasse le 0 dBVU, nous parlons de soft clipping.
En général on essaie de travailler autour de +4dBu (donc 0Vu si on a calibré le VU-mètre suivant cet alignement) mais dépasser le 0VU n'entraîne pas de clipping.
Il faut distinguer le niveau crête du niveau moyen.
Le niveau crête, si il atteint ou dépasse la capacité max de l'appareil, va générer du clipping (soft si c'est un circuit analogique, hard sur un convertisseur AN).
Mais aller au dessus de +4dBu (0VU) en niveau moyen (RMS) ne provoquera pas de clipping mais éventuellement une augmentation progressive de la distorsion.
La headroom c'est l'écart entre le niveau nominal (RMS) et le niveau max de l'appareil, c'est précisément ce qui permet d'absorber le facteur de crête du signal.
Citation :
Le headroom est-il indiqué dans le manuel constructeur ?
Oui mais pas directement, il faut prendre la valeur max (input et/ou output) et retrancher 4 (si +4dBu est la valeur nominale) pour obtenir la headroom.
Par exemple sur un convertisseur AN, si tu as +24dBu de valeur max, ça signifie que le 0dBFS est à +24dBu et que le niveau nominal (0VU/+4dBu) est à -20dBFS (valeur RMS).
La sensibilité d'entrée va permettre d'ajuster la tension pour 0dBFS.
Par exemple, chez RME tu peux choisir entre 3 ou 4 sensibilités d'entrée (et de sortie). Ça permet de se caler sur différents alignement standards en fonction du contexte, si on fait de la radio, de la tv ou autre.
Le 0dBFS n'a pas de valeur normalisėe de tension associée.
Il est toutefois défini dans la norme IEC-61606-3.
Citation :
Dans ce contexte précis, quelle est la différence entre écrêtage, saturation et distorsion ?
L'écrêtage c'est la réaction du système, la distorsion c'est la conséquence.
La saturation c'est le fait de pousser au delà des capacités du système.
signaler
- DidiPélican
- Pierrek75
yaip
312

Posteur·euse AFfamé·e
Membre depuis 20 ans
09 Juillet 2026 à 13:59
#3
Citation de creal06 (voir le message) :
L’intensité acoustique désigne la puissance acoustique (énergie nécessaire à une source pour émettre une onde sonore) par unité de surface, exprimée en W/m²
Bonjour. Je me permets une petite correction. L'intensité acoustique est la puissance par unité de surface, transportée par les ondes. Elle ne caractérise pas la source et encore moins l'énergie nécessaire à cette source. A ta place, j'aurais plutôt parlé de pression acoustique à laquelle l'oreille est sensible. Une formule pour définir le dB en fonction de la pression acoustique aurait été appréciable (même si ça ne parle pas à tout le monde).
signaler
creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
12 Juillet 2026 à 14:34
#4
Merci beaucoup Dock'S, ça m'aide beaucoup. Je vais rebondir sur quelques points, si tu le veux bien.
Oui. Ce qui est intéressant, c'est que le dBSPL, bien qu'étant une unité de mesure, renvoie d'une certaine manière à un "écart par rapport au seuil de l'audition". C'est ce que je souhaitais dire dans mon premier post, sans en être vraiment certain
ça me prait logique maintenant, en imaginant que le vu-mètre n'est qu'un repère visuel pour se référer à une valeur en dBu
Si je comprends bien, quand on parle de soft clipping en observant le vu-mètre taper au-dessus 0VU, c'est probablement que les crêtes dépassent la valeur maximale, et c'est ça qui crée de la distorsion, c'est bien cela ?
Si je comprends bien, le terme "sensibilité" désigne tout simplement un niveau d'alignement en entrée et/ou sortie, c'est bien ça ?
Du coup, je peux dire que "le signal sortant du compresseur distord car les crêtes font saturer la machine" ?
Citation de DocK'S (voir le message) :
dB suivi de quelque chose renvoie à une échelle/unité de mesure.
dB sans rien derrière renvoie bien à un écart entre 2 valeurs, en positif (gain) ou en négatif (atténuation).
Oui. Ce qui est intéressant, c'est que le dBSPL, bien qu'étant une unité de mesure, renvoie d'une certaine manière à un "écart par rapport au seuil de l'audition". C'est ce que je souhaitais dire dans mon premier post, sans en être vraiment certain
ça me prait logique maintenant, en imaginant que le vu-mètre n'est qu'un repère visuel pour se référer à une valeur en dBu
Citation de DocK'S (voir le message) :
En général on essaie de travailler autour de +4dBu (donc 0Vu si on a calibré le VU-mètre suivant cet alignement) mais dépasser le 0VU n'entraîne pas de clipping.
Il faut distinguer le niveau crête du niveau moyen.
Le niveau crête, si il atteint ou dépasse la capacité max de l'appareil, va générer du clipping (soft si c'est un circuit analogique, hard sur un convertisseur AN).
Mais aller au dessus de +4dBu (0VU) en niveau moyen (RMS) ne provoquera pas de clipping mais éventuellement une augmentation progressive de la distorsion.
Si je comprends bien, quand on parle de soft clipping en observant le vu-mètre taper au-dessus 0VU, c'est probablement que les crêtes dépassent la valeur maximale, et c'est ça qui crée de la distorsion, c'est bien cela ?
Citation de DocK'S (voir le message) :
La sensibilité d'entrée va permettre d'ajuster la tension pour 0dBFS.
Si je comprends bien, le terme "sensibilité" désigne tout simplement un niveau d'alignement en entrée et/ou sortie, c'est bien ça ?
Citation de DocK'S (voir le message) :
L'écrêtage c'est la réaction du système, la distorsion c'est la conséquence.
La saturation c'est le fait de pousser au delà des capacités du système.
Du coup, je peux dire que "le signal sortant du compresseur distord car les crêtes font saturer la machine" ?
signaler
creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
12 Juillet 2026 à 14:42
#5
Merci pour ton retour, yaip
Tu as raison, pour les formules, cela aurait été plus clair. J'ai déjà toutes les formules dans mon cours, je me suis permis de discuter uniquement les points pour lesquels j'avais des doutes.
En ce qui concerne le passage sur l'intensité acoustique et la pression acoustique, voici ce que j'ai écrit de manière exhaustive dans mes notes pour le moment :
************************************
Tandis que la pression acoustique (exprimée en pascals) est une mesure différente d’un point à l’autre de l’espace, la puissance acoustique (exprimée en watts) est une mesure de la source sonore elle-même. Elle décrit l’énergie nécessaire dont elle a besoin pour émettre des ondes sonores. La pression « reçue » en un point de l’espace est l’effet de la puissance acoustique d’une source « émettrice ». Hormis dans le cas de haut-parleurs, cette grandeur n’a que peu d’intérêt pratique
Analogie : la chaleur en un point précis d’une pièce dépend de la puissance du radiateur (exprimée en watts) mais aussi de l’environnement (distance au radiateur et autres paramètres). La pression acoustique en un point précis d’une pièce dépend de la puissance acoustique mais aussi de l’environnement (distance par rapport à la source, présence de matériaux absorbants, etc.)
L’intensité acoustique décrit quant à elle la puissance acoustique par unité de surface, exprimée en W/m². Il s’agit d’une mesure absolue décrivant le même phénomène que la pression. En d’autres termes, à une pression donnée correspond une intensité acoustique et inversement. Cette mesure est plus adaptée que la pression pour décrire l’espace sonore puisque le niveau d’intensité acoustique (différence entre une intensité donnée et une intensité de référence) prend en compte les variations de sensation auditive (sensation de « volume », même si ce terme est à réserver pour parler d’équipement). Les calculs sont plus adaptés pour décrire l’espace sonore puisque d’une part la courbe de l’intensité acoustique par rapport aux décibels est plus logarithmique que celle de la pression, et que d’autre part la puissance acoustique est une notion décrivant l’énergie de la source sonore.
NB : l’amplitude décrit les variations de pression d’une onde tandis que l’intensité acoustique décrit les variations de pression du milieu dans lequel évolue l’onde. L’intensité acoustique est nulle dans le cas d’une onde stationnaire, qui possède bien-sûr une amplitude non nulle (ce n’est pas du silence !).
L’intensité acoustique considère la plage maximale que l’humain peut entendre, délimité par le seuil de perception (10-12 W/m²) et le seuil de douleur (1 W/m²). Pour avoir des valeurs plus manipulables (ne serait-ce que pour avoir un 0), on emploie le bel qui utilise le logarithme (plus fidèle à la sensation selon la loi de Weber-Fechner). En multipliant à chaque fois par 10 le nombre de W/m², on obtient une échelle de 0 à 12. Mais cela ne donne pas assez de valeurs pour être précis, donc on divise cette échelle par 10, de sorte à avoir 120 valeurs positives . C’est ce que l’on appelle le décibel (ou dB). On a maintenant une échelle de mesure absolue de niveau sonore. Ce décibel se nomme dBSPL (Sound Pressure Level)
********************************************
Il me semble que j'indique bien que seule la puissance décrit la source émettrice. Si quelque chose n'est pas clair, n'hésite pas à pointer du doigt le passage en question.
Si possible, j'aimerais également que tu m'expliques, par rapport à ton message, pourquoi l'oreille est plus sensible à la pression acoustique qu'à l'intensité acoustique.
Merci par avance
Citation de yaip (voir le message) :
Bonjour. Je me permets une petite correction. L'intensité acoustique est la puissance par unité de surface, transportée par les ondes. Elle ne caractérise pas la source et encore moins l'énergie nécessaire à cette source. A ta place, j'aurais plutôt parlé de pression acoustique à laquelle l'oreille est sensible. Une formule pour définir le dB en fonction de la pression acoustique aurait été appréciable (même si ça ne parle pas à tout le monde).
Tu as raison, pour les formules, cela aurait été plus clair. J'ai déjà toutes les formules dans mon cours, je me suis permis de discuter uniquement les points pour lesquels j'avais des doutes.
En ce qui concerne le passage sur l'intensité acoustique et la pression acoustique, voici ce que j'ai écrit de manière exhaustive dans mes notes pour le moment :
************************************
Tandis que la pression acoustique (exprimée en pascals) est une mesure différente d’un point à l’autre de l’espace, la puissance acoustique (exprimée en watts) est une mesure de la source sonore elle-même. Elle décrit l’énergie nécessaire dont elle a besoin pour émettre des ondes sonores. La pression « reçue » en un point de l’espace est l’effet de la puissance acoustique d’une source « émettrice ». Hormis dans le cas de haut-parleurs, cette grandeur n’a que peu d’intérêt pratique
Analogie : la chaleur en un point précis d’une pièce dépend de la puissance du radiateur (exprimée en watts) mais aussi de l’environnement (distance au radiateur et autres paramètres). La pression acoustique en un point précis d’une pièce dépend de la puissance acoustique mais aussi de l’environnement (distance par rapport à la source, présence de matériaux absorbants, etc.)
L’intensité acoustique décrit quant à elle la puissance acoustique par unité de surface, exprimée en W/m². Il s’agit d’une mesure absolue décrivant le même phénomène que la pression. En d’autres termes, à une pression donnée correspond une intensité acoustique et inversement. Cette mesure est plus adaptée que la pression pour décrire l’espace sonore puisque le niveau d’intensité acoustique (différence entre une intensité donnée et une intensité de référence) prend en compte les variations de sensation auditive (sensation de « volume », même si ce terme est à réserver pour parler d’équipement). Les calculs sont plus adaptés pour décrire l’espace sonore puisque d’une part la courbe de l’intensité acoustique par rapport aux décibels est plus logarithmique que celle de la pression, et que d’autre part la puissance acoustique est une notion décrivant l’énergie de la source sonore.
NB : l’amplitude décrit les variations de pression d’une onde tandis que l’intensité acoustique décrit les variations de pression du milieu dans lequel évolue l’onde. L’intensité acoustique est nulle dans le cas d’une onde stationnaire, qui possède bien-sûr une amplitude non nulle (ce n’est pas du silence !).
L’intensité acoustique considère la plage maximale que l’humain peut entendre, délimité par le seuil de perception (10-12 W/m²) et le seuil de douleur (1 W/m²). Pour avoir des valeurs plus manipulables (ne serait-ce que pour avoir un 0), on emploie le bel qui utilise le logarithme (plus fidèle à la sensation selon la loi de Weber-Fechner). En multipliant à chaque fois par 10 le nombre de W/m², on obtient une échelle de 0 à 12. Mais cela ne donne pas assez de valeurs pour être précis, donc on divise cette échelle par 10, de sorte à avoir 120 valeurs positives . C’est ce que l’on appelle le décibel (ou dB). On a maintenant une échelle de mesure absolue de niveau sonore. Ce décibel se nomme dBSPL (Sound Pressure Level)
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Il me semble que j'indique bien que seule la puissance décrit la source émettrice. Si quelque chose n'est pas clair, n'hésite pas à pointer du doigt le passage en question.
Si possible, j'aimerais également que tu m'expliques, par rapport à ton message, pourquoi l'oreille est plus sensible à la pression acoustique qu'à l'intensité acoustique.
Merci par avance
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DocK'S
3112

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
12 Juillet 2026 à 14:53
#6
Citation de creal06 (voir le message) :
Oui. Ce qui est intéressant, c'est que le dBSPL, bien qu'étant une unité de mesure, renvoie d'une certaine manière à un "écart par rapport au seuil de l'audition".
C'est le cas de toutes les échelles, elles ont toutes un niveau de référence "remarquable" par rapport auquel on définit la mesure.
0dBFS est la valeur max quantifiable
0dBu vient du dBm mais en abandonnant la notion de charge
Etc...
Citation de creal06 :
Si je comprends bien, quand on parle de soft clipping en observant le vu-mètre taper au-dessus 0VU, c'est probablement que les crêtes dépassent la valeur maximale, et c'est ça qui crée de la distorsion, c'est bien cela ?
En fait c'est difficile de parler de clipping à partir de la mesure d'un VU-mètre car il ne donne aucune indication sur le niveau crête.
Une voix à 0Vu aura peut de chance de faire clipper du matériel pro (avec une bonne headroom) alors qu'une caisse claire pourra. Tout dépend du facteur de crête de la source (écart entre le niveau crête et le niveau RMS).
Citation de creal06 :
Du coup, je peux dire que "le signal sortant du compresseur distord car les crêtes font saturer la machine" ?
Alors oui et non, car il peut y avoir de la distorsion en sortie d'un compresseur sans qu'il y ait le moindre clipping.
Le clipping est une source de distorsion, mais ça n'est pas la seule.
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creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
12 Juillet 2026 à 15:07 (modifié le 12 Juillet 2026 à 15:08)
#7
Citation de DocK'S (voir le message) :
C'est le cas de toutes les échelles, elles ont toutes un niveau de référence "remarquable" par rapport auquel on définit la mesure.
0dBFS est la valeur max quantifiable
0dBu vient du dBm mais en abandonnant la notion de charge
Etc...
Tu fais bien de le souligner. On peut même s'éloigner de l'audio, en parlant du mètre ou du kilogramme (même s'il me semble que la valeur remarquable est ici plus arbitraire qu'un "seuil de l'audition" par exemple). J'ignore si c'est bien adapté ici, mais j'aime bien aussi le terme "d'étalon" pour désigner une référence à partir de laquelle on peut établir une mesure
Citation de DocK'S (voir le message) :
En fait c'est difficile de parler de clipping à partir de la mesure d'un VU-mètre car il ne donne aucune indication sur le niveau crête.
Une voix à 0Vu aura peut de chance de faire clipper du matériel pro (avec une bonne headroom) alors qu'une caisse claire pourra. Tout dépend du facteur de crête de la source (écart entre le niveau crête et le niveau RMS).
D'accord. Ce que je voulais dire, c'est que le clipping provient toujours d'un niveau crête dépassant le niveau maximal, c'est bien cela ?
Citation de DocK'S (voir le message) :
Alors oui et non, car il peut y avoir de la distorsion en sortie d'un compresseur sans qu'il y ait le moindre clipping.
Le clipping est une source de distorsion, mais ça n'est pas la seule.
Du coup, on peut avoir de la disto sur une prise voix tapant vers 0VU d'un preamp sans clipping ? C'est cela dont on parle quand on dit que "le preamp apporte une certaine couleur" ?
Je crois que la fausse idée que je m'étais faite jusqu'à aujourd'hui, c'est que la saturation chaude, le soft clipping, le grain harmonique d'une machine et le fait de solliciter le headroom étaient toutes la même chose. Ce qui est a priori loin d'être le cas. Si jamais tu as quelques lignes pour appuyer ces différences, ce serait chouette. Merci
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DocK'S
3112

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
12 Juillet 2026 à 15:25
#8
Le terme "étalon" me semble approprié.
Oui
Peu de chance car tu vas faire travailler le circuit dans sa zone linéaire.
Oui, d'une manière générale on va "driver" plus ou moins l'étage d'entrée pour sortir de la zone linéaire et générer de la distorsion harmonique, puis on va compenser le gain en sortie pour ne pas clipper le convertisseur ou l'entrée du rack suivant.
On fait travailler les transfos, les lampes ou les transistors.
Ce n'est pas une fausse idée.
Citation de creal06 :
D'accord. Ce que je voulais dire, c'est que le clipping provient toujours d'un niveau crête dépassant le niveau maximal, c'est bien cela ?
Oui
Citation de creal06 :
Du coup, on peut avoir de la disto sur une prise voix tapant vers 0VU d'un preamp sans clipping ?
Peu de chance car tu vas faire travailler le circuit dans sa zone linéaire.
Citation de creal06 :
C'est cela dont on parle quand on dit que "le preamp apporte une certaine couleur" ?
Oui, d'une manière générale on va "driver" plus ou moins l'étage d'entrée pour sortir de la zone linéaire et générer de la distorsion harmonique, puis on va compenser le gain en sortie pour ne pas clipper le convertisseur ou l'entrée du rack suivant.
On fait travailler les transfos, les lampes ou les transistors.
Citation de creal06 :
Je crois que la fausse idée que je m'étais faite jusqu'à aujourd'hui, c'est que la saturation chaude, le soft clipping, le grain harmonique d'une machine et le fait de solliciter le headroom étaient toutes la même chose.
Ce n'est pas une fausse idée.
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yaip
312

Posteur·euse AFfamé·e
Membre depuis 20 ans
12 Juillet 2026 à 18:53
#9
Citation de creal06 (voir le message) :
Tandis que la pression acoustique (exprimée en pascals) est une mesure différente d’un point à l’autre de l’espace, la puissance acoustique (exprimée en watts) est une mesure de la source sonore elle-même. Elle décrit l’énergie nécessaire dont elle a besoin pour émettre des ondes sonores. La pression « reçue » en un point de l’espace est l’effet de la puissance acoustique d’une source « émettrice ». Hormis dans le cas de haut-parleurs, cette grandeur n’a que peu d’intérêt pratique
Bonjour. Non, la puissance acoustique est la puissance émise par la source. Dans le cas d'un ampli + HP, la puissance nécessaire (électrique) est beaucoup plus importante puisque le rendement est très mauvais (moins de 5%).
C'est la puissance qui est l'effet de la pression et non l'inverse. La puissance n'est pas un phénomène physique, c'est le produit d'une force par une vitesse, par exemple. C'est pour ça que je dis que l'oreille est sensible à la pression. Pour faire également une analogie, dans une voiture, quand on accélère, on aurait tendance à dire "quelle puissance !". Mais non, c'est plutôt "quelle accélération !". C'est ça que l'on ressent.
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creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
13 Juillet 2026 à 16:27
#10
Citation de DocK'S (voir le message) :
Oui, d'une manière générale on va "driver" plus ou moins l'étage d'entrée pour sortir de la zone linéaire et générer de la distorsion harmonique, puis on va compenser le gain en sortie pour ne pas clipper le convertisseur ou l'entrée du rack suivant.
On fait travailler les transfos, les lampes ou les transistors.
Citation de creal06 :Je crois que la fausse idée que je m'étais faite jusqu'à aujourd'hui, c'est que la saturation chaude, le soft clipping, le grain harmonique d'une machine et le fait de solliciter le headroom étaient toutes la même chose.
Ce n'est pas une fausse idée.
Dans ton précédent message, tu dis qu'il peut y avoir distorsion harmonique sans clipping, mais quand je dis que ce n'est pas la même chose (confusion de tous les termes : saturation chaude, soft clipping, grain harmonique, etc.), tu affirmes maintenant que c'est une bonne chose de penser comme cela. Je suis perdu.
Quand tu parles de faire "driver" l'entrée, il n'y a techniquement pas de clipping ? Il me semble que la drive c'était justement le fait de dépasser le niveau maximal d'entrée (donc soft clipping en analo = drive, hard clipping dans le cas d'un CAN). Si la distorsion provient des lampes, il n'y a pas d'écrêtage, c'est ça que tu veux dire ?
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creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
13 Juillet 2026 à 16:29
#11
Citation de yaip (voir le message) :
Bonjour. Non, la puissance acoustique est la puissance émise par la source. Dans le cas d'un ampli + HP, la puissance nécessaire (électrique) est beaucoup plus importante puisque le rendement est très mauvais (moins de 5%).
C'est la puissance qui est l'effet de la pression et non l'inverse. La puissance n'est pas un phénomène physique, c'est le produit d'une force par une vitesse, par exemple. C'est pour ça que je dis que l'oreille est sensible à la pression. Pour faire également une analogie, dans une voiture, quand on accélère, on aurait tendance à dire "quelle puissance !". Mais non, c'est plutôt "quelle accélération !". C'est ça que l'on ressent.
Super, merci beaucoup, je comprends mieux maintenant.
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DocK'S
3112

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
13 Juillet 2026 à 16:39 (modifié le 13 Juillet 2026 à 16:47)
#12
Ha désolé si je n'ai pas été clair, je vais essayer de synthétiser :
Saturation = dépassement des capacités du système = clipping (hard sur un ADC / soft sur un étage analogique) = distorsion
Un niveau RMS (ou Vu) qui monte progressivement au dessus du niveau nominal, selon la topologie du circuit, peut aussi entraîner une augmentation de la distorsion, sans qu'il y ait forcément clipping, ça dépend du facteur de crête de la source.
Une caisse claire avec un gros facteur de crête, tu pourras clipper tout en ayant un niveau RMS "dans les clous".
Une grosse nappe de synthé avec plein de sub, tu vas pouvoir monter le niveau RMS assez haut sans forcément clipper.
Un site où tu auras pleins d'infos sur les dB et l'électronique
Saturation = dépassement des capacités du système = clipping (hard sur un ADC / soft sur un étage analogique) = distorsion
Un niveau RMS (ou Vu) qui monte progressivement au dessus du niveau nominal, selon la topologie du circuit, peut aussi entraîner une augmentation de la distorsion, sans qu'il y ait forcément clipping, ça dépend du facteur de crête de la source.
Une caisse claire avec un gros facteur de crête, tu pourras clipper tout en ayant un niveau RMS "dans les clous".
Une grosse nappe de synthé avec plein de sub, tu vas pouvoir monter le niveau RMS assez haut sans forcément clipper.
Un site où tu auras pleins d'infos sur les dB et l'électronique
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creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
15 Juillet 2026 à 18:43
#13
Citation de DocK'S (voir le message) :
Ha désolé si je n'ai pas été clair, je vais essayer de synthétiser :
Saturation = dépassement des capacités du système = clipping (hard sur un ADC / soft sur un étage analogique) = distorsion
Un niveau RMS (ou Vu) qui monte progressivement au dessus du niveau nominal, selon la topologie du circuit, peut aussi entraîner une augmentation de la distorsion, sans qu'il y ait forcément clipping, ça dépend du facteur de crête de la source.
Une caisse claire avec un gros facteur de crête, tu pourras clipper tout en ayant un niveau RMS "dans les clous".
Une grosse nappe de synthé avec plein de sub, tu vas pouvoir monter le niveau RMS assez haut sans forcément clipper.
Un site où tu auras pleins d'infos sur les dB et l'électronique
Merci d'avoir pris le temps pour ta réponse. Je comprends qu'il existe des cas où le signal est distordu lorsque le niveau RMS dépasse le niveau nominal même les crêtes ne dépassent pas le niveau max. Est-ce correct ? Je pense qu'ensuite tout devrait être clair pour moi. Encore merci
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DocK'S
3112

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
15 Juillet 2026 à 19:02
#14
Oui c'est ça.
De la distorsion, il y en a toujours en fait, que ça soit en analogique ou en numérique (le bruit de quantification est une distorsion).
En numérique elle n'augmentera pas en augmentant le niveau, mais en cas de clipping, ou si on passe par des plugs qui émulent un comportement analogique.
En analogique, il y a une zone "linéaire" où le bruit et la distorsion restent à bas niveau et quand on sort de cette zone, la distorsion augmente, sans qu'il y ait forcément clipping.
De la distorsion, il y en a toujours en fait, que ça soit en analogique ou en numérique (le bruit de quantification est une distorsion).
En numérique elle n'augmentera pas en augmentant le niveau, mais en cas de clipping, ou si on passe par des plugs qui émulent un comportement analogique.
En analogique, il y a une zone "linéaire" où le bruit et la distorsion restent à bas niveau et quand on sort de cette zone, la distorsion augmente, sans qu'il y ait forcément clipping.
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creal06
24

Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 11 ans
16 Juillet 2026 à 10:07
#15
Citation de DocK'S (voir le message) :
Oui c'est ça.
De la distorsion, il y en a toujours en fait, que ça soit en analogique ou en numérique (le bruit de quantification est une distorsion).
En numérique elle n'augmentera pas en augmentant le niveau, mais en cas de clipping, ou si on passe par des plugs qui émulent un comportement analogique.
En analogique, il y a une zone "linéaire" où le bruit et la distorsion restent à bas niveau et quand on sort de cette zone, la distorsion augmente, sans qu'il y ait forcément clipping.
Super, merci pour cet éclairage
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