L'ingénieur du son François-Maxime Boutault, plus connu sous le nom de Bootz, est l'invité de notre podcast Les Pieds Dans Le Patch ce mois-ci. Des Bérus à Julien Doré en passant par Dagoba, ce passionnant passionné nous dit tout sur son métier.
05 Mai 2018 à 12:13Les Pieds dans le Patch 13 : Bootz !
#1
Je m'interroge : est il obligatoire d'être un barbu à lunettes pour travailler chez AF ???
Auquel cas, j'ai mes chances.
Laurent
www.heymusic.fr
2 réactions
fwedewe
1271
AFicionado·a
Membre depuis 22 ans
05 Mai 2018 à 13:44
#2
La discussion autour de l’évolution de la production musicale était très intéressante
https://soundcloud.com/fr-d-ric-frette
madamereve
2578
Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 11 ans
05 Mai 2018 à 19:58 (modifié le 05 Mai 2018 à 19:59)
#3
J'ai adoré. La meilleure émission depuis le début. L'invité étant passionnant,on en redemande. Ce gars est vraiment sympa et on sent une grosse culture musicale, l'expérience et la passion. Et on vous aime aussi, les gars.
06 Mai 2018 à 00:03 (modifié le 06 Mai 2018 à 00:16)
#4
A propos de l'évolution du marché musical, enfin le marché s'adapte, les musiciens suivent le consommateur écoute.
Au dela de devoir se lancer dans la comm, gerer une fan base etc... Etat de fait qui existe depuis les annees 90 voir avant, rien a changé depuis Barclay ou ninja tune.
Barclay existait a une epoque ou les moyens de diffusions etaient plus limité, quelque chaine de télé, quelque magazines quelques radio, donc la renommé d'un artiste etait quasi national
Epoque ninja tune ou "radio libre" et fanzine les moyens de diffusion ont explosé et la renommée devenait d'abord local, le rock de Seattle, la trip hop de bristol, la house de Chicago, le rap de new York, le rap parisien, le rap marseillais, la scene bretonne etc...
Par contre au dela de ca ce qui est dur pour un artiste aujourd'hui, c'est d'être bon createur (et pas créatif) dans tout.
Barclay aurait trouvé une celine Dion, il aurait tres vite trouvé des gens qui peuvent lui ecrire des textes.
Aujourd'hui celine dion doit apprendre le homestudio a travailler son mix gerer les fréquences, trouver les bons vst, une bonne carte son, quel est le meilleur pentium, trouver un petit appart pas trop cher, s'acheter un Huawei Leica, un lumix, adobe lightroom, photoshop, final cut, et puis user de son talent, de ses charmes, de sa tchatche, pour trouver un bon parolier ...ou ecrire ses textes mais c'est tout un métier encore a apprendre.
Et puis s'il lui reste du temps, mais tout ca devient secondaire, publier sur soundcloud et gerer sa base Twitter et faire couler le champagne si sa video fait au moins 5000 vues sur YouTube.
Puis si elle est débrouillarde, elle participe a tout les concours : scene française, scene electro, musique hybride, scene ouverte de maison de disque ou label.
Ce qui a changer c'est qu'elle doit etre ultra creative et créatrice et correspondre au moyen de création a disposition de sa fan base.
Ce qui est paradoxale, exemple : le rap qui n'est ecouté que par des rappeurs.
La scene metal ou le public n'est constitué que de musiciens metaleux
L'artiste peintre qui expose mais le pu lic n'est constitué que de peintre.
La com, elle, est en fait facile a mettre en place, les reseaux sociaux permettent justement d'accélérer la discussion et la diffusion de sa production envers sa fanbase et pas l'inverse, elle est pas particulièrement noyé mais elle doit comprendre et correspondre aux attentes de sa fan base, ce qui est toujours compliqué pour un artiste.
Elle doit aussi limiter la bibine et la cocaïne et se fixer des buts, ce qui est parfois compliqué quand on veut etre objectif vis a vis de ses capacités.
Arrive alors ce dilemme de creer tout en devant etre objectif, puiser en soi mais sans trop creuser, se livrer mais pas trop.
Le public, c'est les jeux de Rome, on est friand de d'artistes autodestructeurs, ca nous rassure.
Mais si l'artiste se detruit trop vite, le public est deja passé a autre chose et l'artiste n'est plus que lui seul a se considérer artiste, c'est communemment ce qu'on appelle un hasbeen
Viens alors la confiance en soi, et c'est la que les reseaux sociaux rentre en jeu, choisir de se satisfaire de quelques écoutes et de quelques retour positif d'une base de 1000 fan a l'échelle local, ce qui est énorme.
Ou ne pas etre satisfait et vouloir 10000 fan comme cette amie avec qui on était a l'école.
A partir de la les choses s'accélère, le bouche a oreille bat son plein, on a réussi la première étape.
Si j'ai fait de la guitare et un peu d'harmonica classiques en ENM dans mon enfance, c'est en autodidacte que j'ai fait l'essentiel de ma formation en matière de musique comme d'audio. Après des études de Lettres Modernes, j'ai travaillé pour la presse spécialisée puis web, tant dans le domaine des instruments de musique que dans celui des jeux vidéo (d'où mon pseudo). Je suis monté à bord du bateau Audiofanzine en 2004 en tant que rédacteur en chef, fonction que j'ai laissée quelques années plus tard à Grégoire Nachbauer (Red Led) tout en gardant un pied dans l'éditorial, en conservant notamment la rédaction de l'édito envoyé chaque semaine via la newsletter hebdomadaire du site comme en réalisant des tests, dossiers et contenus vidéo sur mes sujets de prédilection.