Koch Studiotone
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Koch Studiotone

Studiotone, Ampli combo tout lampe pour guitare de la marque Koch appartenant à la série Studiotone.

spouks 21/06/2011

Koch Studiotone : l'avis de spouks

« Si pratique, et pourtant il sonne! »
5

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Rapport qualité/prix : Excellent Cible : Les utilisateurs avertis
Tout a été dit. 20W lampes dit classe A (18 classe A ou 20W classe AB? Bof, on s'en fout). 2 loupiotes EL84. Une gamelle Koch 12 pouces très Jensenienne, et très bonne par ailleurs. 15 petits kilos, un encombrement minimal, une reverb, une égalisation commune aux deux canaux et demi (un clean avec réglage du volume indépendant, un overdrive avec un réglage de volume et de gain, et l'overdrive plus, qui ajoute du gain au second canal sur simple pression sur le switch droit du double footswitch inclus). Notons que l'OD+ peut être réglé selon trois positions (Hi-Mid-Low) via un sélecteur en façade. Ce sélecteur en accompagne un autre qui peut remplacer le footswitch quand ce dernier n'est pas branché.

Deux modes d'égalisations existent. Un mode classique et un autre où le potard treble agit à une fréquence médiane, ce qui permet de creuser le son pour obtenir quelque chose de plus moderne. On choisit le mode d'égalisation via le sélection deux positions mid shift en façade. A côté, encore un petit sélecteur trois positions : bright. La position + donnera un son plus cristallin, proche du son Fender en clean. La position - sera plus voxienne dans l'esprit. La position intermédiaire est neutre.

Pour en finir avec la façade (le pire, c'est qu'elle même pas surchargée), un jack d'entrée 6.35 et deux interrupteurs (On/off et standby) et leurs témoins lumineux.

Tout respire la qualité dans cette façade.

A l'arrière, ça devient impressionnant. Un petit sélecteur deux positions permet de couper l'arrivée du signal vers la gamelle sans flinguer la bête qui est dotée d'une loadbox.

3 entrées HP (4, 8, 16 Ohm) sont disponibles. A noter que le fabricant déconseille vivement de cumuler. A côté, une sortie casque qui a le mérite d'être là, et trois sorties de niveau ligne : l'une est non filtrée, la seconde sert à repiquer vers l'entrée guitare d'un autre ampli, et la troisième (Recording) peut-être directement reliée à une table, un enregistreur ou une carte-son. Pour cette sortie, on peut choisir une simulation d'un ou de quatre HP, et l'orientation du micro. Et ça marche très bien, bien mieux que la plupart des sorties ligne que j'ai rencontrées. C'est utilisable en maquette et sur scène sans problème.

Restent à signaler les habitués des arrières d'amplis, à savoir l'entrée pour le footswitch, la boucle d'effets en série et la fiche IEC pour l'alimentation (le cordon est lui aussi fourni).

S'il y avait eu une égalisation séparée, c'était l'absolue perfection. Mais comme c'est l'ampli le plus complet, et de loin, dans sa catégorie et même au-dessus, je laisse un 10 bien mérité.

UTILISATION

Le manuel est très clair sur l'utilisation du panneau arrière. Par ailleurs il donne quelques exemples d'égalisation qui sont de bonnes bases de travail. Pour le reste, c'est un ampli, c'est très simple d'utilisation.
Pour obtenir un bon son, c'est pas dur, il suffit d'allumer la bête.

Je mets 9, car vu qye tout est possible, parfois un nouveau propriétaire va se demander pourquoi ça ne sonne pas, alors que le sélecteur coupant le son de la gamelle est enclenché, ou des trucs comme ça. Ceci dit c'est à la fois très complet et très simple.

SONORITÉS

Je m'en sers pour jouer du rock, de la pop, et j'y branche même parfois ma guitare acoustique. Le plus souvent, j'utilise ma Strat dessus. Mais je lui colle aussi de temps en temps ma DeArmond M75. Le son clair est à tomber, quelque soit le voicing choisi. Comme toujours avec les EL84, les réglages demandent plus de finesse avec des doubles, compression oblige. Le clair peut être très cristallin ou plus sombre, mais il est très très propre. Le canal OD a une petite tendance à compresser rapidement, il faut donc adapter le gain en fonction du volume de jeu. A volume élevé, l'ampli donne toute sa splendeur, et même le canal OD+ semble respirer. Ceci dit, sa compression naturelle offre la possibilité de jouer à la reine de l'âge de pierre, ce qui est bien aussi.

Le canal OD/od+ est à mon goût un peu droit, mais malléable. Au premier abord il semble manquer de personnalité. Mais quand on le connaît mieux, on arrive à des résultats bluffants.

La caisse étant petite, l'ampli manque un peu de Headroom, mais c'est le cas de tous les combos 1X12, ce n'est pas un point faible.

La reverb est très bonne, mais manque un peu de transparence passée la moitié de la course. Ceci dit, la première moitié suffit le plus souvent, et un petit delay peut rajouter de l'air à tout ça.

Plus j'essaie d'amplis, plus je veux garder celui-ci. Pas seulement parce qu'il est pratique et jouable partout, mais parce qu'il sonne quand même du feu de dieu. Du très très bon matos.
La boucle d'effet est de très bonne facture.

AVIS GLOBAL

Je l'ai depuis 2 ans. Dans ma short list de l'époque figuraient plusieurs amplis : Vow AC15 et AC30 (le premier, monocanal, a été exclu de fait, mais que grain! Le second est intransportable sans stéroïdes), un petit Brunetti pas mal du tout aussi, la Tiny Terror et le Rocker 30 d'Orange (trop compliqué en appartement, mais j'en veux toujours un). J'ai pris le Koch, un super compromis, et je ne le regrette pas une seconde. Pour le prix, c'est une excellente affaire au vu du son et des fonctionnalités. La marque étant encore peu connue, la cote à la revente ne sera jamais formidable, mais il y a si peu de gens qui le revendent qu'il doit bien y avoir une raison!

EDIT 21/05/2019 :
Après 10 ans de bons et loyaux services, les lampes de puissance (EL84, a priori des Sovtek EL84M) m'ont lâché. J'en ai profité pour changer les 5 lampes.
V1 : 7025 Highgrade vers TAD 7025S (Mullard reissue)
V2 : TAD 12AX7A-C vers TAD 7025S (Mullard reissue)
V3/PI : TAD 12AX7A-C vers TAD ECC803S (long plate)
Lampes de puissance : Sovtek EL84M vers TAD ECC83 Cz (JJ)

L'autocalibrage fait qu'il n'y a pas de réglage de bias à faire pour les lampes de puissance, ça se fait donc bien soi-même (c'était ma première fois). En revanche, compte tenu de la taille de la bête, les lampes de preamp, la V3 en particulier, ne sont pas très faciles d'accès.

Fondamentalement, la personnalité de l'ampli n'a pas drastiquement changé (et tant mieux !). À noter dans cette nouvelle config :

- Le canal clean crunche un peu plus vite (sweet spot à 10h à mon goût) et la 7025S est un peu moins efficace que la Highgrade pour gérer la microphonie. J'adorais tant le clean de la config initiale que je le regrette un tout petit peu - toutes proportions gardées, hein, on parle d'un canal de grande qualité.

- À l'écoute des canaux OD et OD+, tout regret s'estompe. La compression est beaucoup plus douce et le côté "boxy" a totalement disparu (tant qu'on reste à un réglage de gain raisonnable bien sûr). Ça respire, que ce soit avec des SC (Texas Special sur ma Strat, HiGain sur ma Rick 620) ou des Humbuckers (SD pearly gates en bridge sur ma Strat). Pour le coup, le gain en headroom est assez saisissant, j'ai l'impression d'avoir changé de gamelle !

Que les lampes aient failli au bout de 10 ans n'a rien d'infamant, et ce d'autant plus que j'étais peut-être un peu moins précautionneux ces derniers temps (temps de chauffe réduits à la portion congrue et autres mauvaises idées du genre). Pour le reste, cet ampli est toujours aussi solide, le temps ne semble pas avoir de prise sur lui : même pas de potard qui crachote, rien ! Autant dire que je ne regrette pas ce choix !

J'en profite pour glisser un lien concernant le choix des lampes dans le Studiotone qui est très documenté et m'a été très utile (le mec a aussi fait qqs vidéos, bien pour les noobs comme moi) :

https://hermeticoguitar.blogspot.com/2013/05/amps-koch-studiotone-combo-revalved.html