« C'est avec l'EM-20 que j'ai tout appris. »
Publié le 19/04/18 à 15:28
Rapport qualité/prix :
Correct
Cible :
Les débutants
J'ai eu la chance de débuter la musique sur le Roland Em-20, en 1998. Mes parents ont toujours souhaité que leurs gosses puissent apprendre l'instrument de leur choix (j'avais de la chance!). A l'époque, alors âgé d'environ 7-8 ans et en pleine vague techno, j'ai donc dis à mes parents que je voulais apprendre à faire de la techno.
Nous nous sommes donc rendus au magasin de musique de la ville (Médium Musique à Rouen) où mes parents ont demandé ce qu'il fallait acheter pour apprendre à faire de la techno.
Nous sommes donc repartis du magasin avec le Roland EM-20. J'ai débuté seul, et j'ai pas mal apprécié au début les rythmes techno/house de l'arrangeur, que nous nous amusions à pousser à 180 BPM avec mon frère, avant de rajouter un gros "saw lead" bien gras... (Bien entendu à l'époque je ne connaissais pas ces mots).
Ca commençait plutôt bien. Puis, mes parents m'ont inscrit à l'école de musique municipale, où le directeur ne connaissait le synthétiseur et la musique électronique que par de lointains souvenirs de Jean-Michel Jarre ou Vangelis. Il n'y avait pas de cours de synthétiseur, ni de MAO, ni personne qui écoutait vraiment de musique électronique. Je me suis donc retrouvé inscrit en cours de piano. Tous les mercredis, je ramenais le EM-20 (qui a le mérite d'être léger et transportable) à l'école de musique. Il n'y avait pas de stand pour le poser, on le mettait donc en équilibre entre deux chaises, et assis sur une banquette de piano, on se penchait sur la bête. Le prof de piano voyait ça comme un ersatz de piano pas cher pour ceux qui n'avaient pas de quoi se payer un vrai piano. A part enclencher aléatoirement des rythmes du genre "cha-cha" ou "Tango" (qui sont d'un kitch absolument génial) et s'amuser à jouer la lettre à élise avec un son de "pizzicato", on ne peut pas dire qu'il se servait de toutes les fonctionnalités de l'engin. J'apprenais donc des pièces de piano débutant sur ce petit clavier. Et c'est comme ça que j'ai commencé le piano, grâce à ce petit synthé. Finalement, pour apprendre à faire de la techno, c'est assez utile ! Tout passe par le clavier, donc savoir jouer du piano est une chance énorme.
Après cette année assez poussive, j'ai poursuivi les cours, mais avec un jeune étudiant trouvé dans le 76 (journal de petites annonces locales) et fervent amateur de rock progressif. J'ai donc continué à me servir du EM-20, mais cette fois plus comme ersatz de Rhodes, d'orgue Hammond ou de Vox Continental. Dans cette catégorie, l'EM-20 excelle. certains sons d'orgue sont très bons, notamment le "60s organ" qui sonne vraiment comme un Vox.
Les années passant, j'ai découvert petit à petit les possibilités de ce synthé (qui, en fait, n'en est pas un, mais est un clavier arrangeur). Possibilité de spliter le clavier, s'accompagner d'une basse à la main gauche, un son de Rhodes à la main droite, utiliser les banques de bruitage, se prendre pour Ray Manzarek avec les bruits de pluie de Riders on The Storm, se prendre pour Harold Faltermeyer sur le thème de Beverlly Hills avec des sons typés Juno-106 ou Jupiter-8. Utiliser les rythmes de façon intelligente.
Au niveau des spécifications techniques, le toucher est mou, ultra léger. Une panne à déplorer entre 1998 et 2008 (année ou j'ai enfin acheté un clavier digne de ce nom), on avait fait réparer l'engin. C'était les contacts entre les touches et le circuit imprimé qui étaient encrassés.
Le synthé est synchronisable et pilotable en MIDI, on peut certainement faire énormément de choses avec, si on se donne le temps de l'explorer à fond. La banque de sons contient notamment de 12 banques de boites à rythmes au format PCM. Si on sait se servir d'un séquenceur MIDI, on imagine assez rapidement que ce synthé n'est pas si ridicule que ça pour faire de la techno/house/electro/etc...
Si on couple ça à l'utilisation des leads dont certains sont franchement assez bons, de certaines lignes de basses, il y a tout ce qu'il faut.
Et finalement, aujourd'hui, environ 20 ans après l'achat de ce synthé, je fais enfin de la musique comme je le souhaite. J'ai appris énormément de choses grâce à ce clavier, notamment toutes la technique et la théorie du piano, les différents types de sons de synthès, les boîtes à rythme, le MIDI...
Nous nous sommes donc rendus au magasin de musique de la ville (Médium Musique à Rouen) où mes parents ont demandé ce qu'il fallait acheter pour apprendre à faire de la techno.
Nous sommes donc repartis du magasin avec le Roland EM-20. J'ai débuté seul, et j'ai pas mal apprécié au début les rythmes techno/house de l'arrangeur, que nous nous amusions à pousser à 180 BPM avec mon frère, avant de rajouter un gros "saw lead" bien gras... (Bien entendu à l'époque je ne connaissais pas ces mots).
Ca commençait plutôt bien. Puis, mes parents m'ont inscrit à l'école de musique municipale, où le directeur ne connaissait le synthétiseur et la musique électronique que par de lointains souvenirs de Jean-Michel Jarre ou Vangelis. Il n'y avait pas de cours de synthétiseur, ni de MAO, ni personne qui écoutait vraiment de musique électronique. Je me suis donc retrouvé inscrit en cours de piano. Tous les mercredis, je ramenais le EM-20 (qui a le mérite d'être léger et transportable) à l'école de musique. Il n'y avait pas de stand pour le poser, on le mettait donc en équilibre entre deux chaises, et assis sur une banquette de piano, on se penchait sur la bête. Le prof de piano voyait ça comme un ersatz de piano pas cher pour ceux qui n'avaient pas de quoi se payer un vrai piano. A part enclencher aléatoirement des rythmes du genre "cha-cha" ou "Tango" (qui sont d'un kitch absolument génial) et s'amuser à jouer la lettre à élise avec un son de "pizzicato", on ne peut pas dire qu'il se servait de toutes les fonctionnalités de l'engin. J'apprenais donc des pièces de piano débutant sur ce petit clavier. Et c'est comme ça que j'ai commencé le piano, grâce à ce petit synthé. Finalement, pour apprendre à faire de la techno, c'est assez utile ! Tout passe par le clavier, donc savoir jouer du piano est une chance énorme.
Après cette année assez poussive, j'ai poursuivi les cours, mais avec un jeune étudiant trouvé dans le 76 (journal de petites annonces locales) et fervent amateur de rock progressif. J'ai donc continué à me servir du EM-20, mais cette fois plus comme ersatz de Rhodes, d'orgue Hammond ou de Vox Continental. Dans cette catégorie, l'EM-20 excelle. certains sons d'orgue sont très bons, notamment le "60s organ" qui sonne vraiment comme un Vox.
Les années passant, j'ai découvert petit à petit les possibilités de ce synthé (qui, en fait, n'en est pas un, mais est un clavier arrangeur). Possibilité de spliter le clavier, s'accompagner d'une basse à la main gauche, un son de Rhodes à la main droite, utiliser les banques de bruitage, se prendre pour Ray Manzarek avec les bruits de pluie de Riders on The Storm, se prendre pour Harold Faltermeyer sur le thème de Beverlly Hills avec des sons typés Juno-106 ou Jupiter-8. Utiliser les rythmes de façon intelligente.
Au niveau des spécifications techniques, le toucher est mou, ultra léger. Une panne à déplorer entre 1998 et 2008 (année ou j'ai enfin acheté un clavier digne de ce nom), on avait fait réparer l'engin. C'était les contacts entre les touches et le circuit imprimé qui étaient encrassés.
Le synthé est synchronisable et pilotable en MIDI, on peut certainement faire énormément de choses avec, si on se donne le temps de l'explorer à fond. La banque de sons contient notamment de 12 banques de boites à rythmes au format PCM. Si on sait se servir d'un séquenceur MIDI, on imagine assez rapidement que ce synthé n'est pas si ridicule que ça pour faire de la techno/house/electro/etc...
Si on couple ça à l'utilisation des leads dont certains sont franchement assez bons, de certaines lignes de basses, il y a tout ce qu'il faut.
Et finalement, aujourd'hui, environ 20 ans après l'achat de ce synthé, je fais enfin de la musique comme je le souhaite. J'ai appris énormément de choses grâce à ce clavier, notamment toutes la technique et la théorie du piano, les différents types de sons de synthès, les boîtes à rythme, le MIDI...