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Roland JUNO-106

Clavier synthétiseur analogique de la marque Roland appartenant à la série Juno.

36 avis d'utilisateurs

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Note moyenne :
( 4.4/5 sur 36 avis )
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"Synthé légendaire mais attention à ne pas surinvestir !"

Roland JUNO-106Publié le 06/07/20 à 16:12
Bon, soyons clair. Je ne vais poster un avis de plus, car les précédents sont déjà bien complets (je partage totalement l'avis posté par foox), et toute l'info peut être trouvée très facilement. Le Juno 106 est probablement le plus célèbre des synthés de chez Roland et j'adore le son qu'il produit, et sa grande simplicité d'utilisation.

Je voudrais simplement évoquer ici la relative fragilité de ce matériel, et le décalage entre ce qu'est véritablement ce synthé en 2020, et les prix affichés en ce moment qui dépassent allègrement les 1500€. Petit coup de gueule donc.

J'ai acquis il y a environ 5 ans un Juno 106 avec 2 voies qui crachotaient un peu à froid, pour 700€. Quelques mois......
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Bon, soyons clair. Je ne vais poster un avis de plus, car les précédents sont déjà bien complets (je partage totalement l'avis posté par foox), et toute l'info peut être trouvée très facilement. Le Juno 106 est probablement le plus célèbre des synthés de chez Roland et j'adore le son qu'il produit, et sa grande simplicité d'utilisation.

Je voudrais simplement évoquer ici la relative fragilité de ce matériel, et le décalage entre ce qu'est véritablement ce synthé en 2020, et les prix affichés en ce moment qui dépassent allègrement les 1500€. Petit coup de gueule donc.

J'ai acquis il y a environ 5 ans un Juno 106 avec 2 voies qui crachotaient un peu à froid, pour 700€. Quelques mois plus tard, 2 voies supplémentaires sont tombées en panne purement et simplement sans prévenir. En sus, la plupart des boutons sur la facade ne réagissaient pas sans qu'il faille appuyer comme un sourd pour faire contact. Bref, symptômes classiques du Juno 106 qui garnissent les forums.

Après un an au frigo dans son flight case, je décide de le remettre en état. Commande d'un pack de 6 80017A VCF/VCA chez Analog Renaissance (ce ne sont pas les seuls, cf Ebay), un pack de 100 boutons tactiles, jeu de mousses anti-poussière pour les potentiomètres, quelques caches plastiques pour les potards linéaires, tout ça pour environ 400€...

Démontage intégral de la bête, nettoyage en profondeur, et dessoudage des 6 voies, de tous les boutons tactiles, montage de supports sur la carte mère, remontage...12H de boulot sur 3s, avec du matériel pro (fer à souder régulé, pompe à dessouder électrique,...).
Après un calibrage à l'oscilloscope, le son était parfait !

Comme cela a été dit précédemment, c'est une opération très délicate. La vielle soudure est difficile à retirer. Il faut prendre son temps. Le risque de foirage est significatif si on chauffe trop. Et si vous devez le faire faire par un professionnel, cela coûte 50€ de l'heure.

A la même époque, Roland avait déjà sorti le JU-06. Après une bonne séance de jam en magasin, je décide d'en acheter un...et évidemment la première chose que je fait, c'est aligner le JU-06 à coté du grand père, avec ses six voies toutes neuves.
Blind-test sur les banques usine et je suis bluffé par le JU-06. Tellement que je décide de revendre ce Juno en parfait état qui trouve preneur très rapidement pour 1200€.

Avec le (faible) fruit de la vente, j'ai acheté un second JU-06 chaîné avec le premier (8 voies). J'ai également acquis un DM12, un vrai analo Behringer 12 voies à 650€ neuf qui s'inspire beaucoup du Juno 106, et qui complémente bien ses cousins JU-06 pour du gros son.

En conclusion :

1/ si vous cherchez à collectionner des synthés vintages, soyez prêt à payer le prix de la maintenance inévitable, et le prix élevé des pièces détachées, devenues logiquement rares. Si vous souhaitez acheter l'original, sans vous prendre le chou avec la maintenance, visez un 106 avec 6 voies neuves obligatoirement (pas 2 ou 3 comme je le vois parfois).

2/ Un 106 restauré vaut bien autour de 1200€. Au delà, passez vote chemin, car d'autres composants peuvent toujours tomber en panne (CPU, carte mère, etc...). L'électronique n'est pas éternelle et vous aurez payé votre 106 au prix fort.
L'exemple type d'une mauvaise affaire : un Juno 106 en "bon état" avec "une voix qui crachote" vendu 1000€. Il y a fort à parier qu'il faudra en fait changer les 6 voies...

3/ Si c'est le son du 106 que vous recherchez, un JU-06 sonne à l'identique. En 2020, un JU-06 d'occasion c'est 200-250 euros.



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"un chorus qui change tout...."

Roland JUNO-106Publié le 10/05/19 à 20:30
Beaucoup d avis je vais aller droit au but , le son.
Lorsque le chorus n est pas enclenché vous pouvez jeter le juno 106 a la poubelle.
Par contre une fois que les sons passent dans le chorus( niveau 1 ou 2) c est une nouvelle machine avec un son très agreable doux, chaud, parfait pour les basses et les pads. Sa sonne pas comme un Oberheim ou un Moog mais l inverse est aussi vrai....
Point negatif : maintenance (trop) frequente...des voies qui traine tot ou tard lorsque on relache la note notamment.
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"Tôt ou tard ne pas se leurrer, les 80017A seront à changer..."

Roland JUNO-106Publié le 18/12/18 à 11:16
Ce n'est pas réellement un avis, mais un avertissement.
Hormis le fait que j'adore ce synthétiseur, que je préfère personnellement aux Juno 6 et 60 (que j’eus gardé 6 mois), affaire de goûts, ce Juno-là est tout aussi chaud, mais mois cracra, avec une très jolie couleur dans les bas-médiums.
MAIS voilà, ces putain de ar80017A (VCA-VCF) tomberont un jour ou l'autre en panne, panne connue donc, due au fait que ce composant est noyé dans la résine, qui, avec les années (instrument sorti en 1983!) aura durci et empêchera tout bon refroidissement de ce composant. Résultat, s'il chauffe trop (certains des miens ont tenu un quart d'heure, d'autres deux heures) un crachement commence à......
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Ce n'est pas réellement un avis, mais un avertissement.
Hormis le fait que j'adore ce synthétiseur, que je préfère personnellement aux Juno 6 et 60 (que j’eus gardé 6 mois), affaire de goûts, ce Juno-là est tout aussi chaud, mais mois cracra, avec une très jolie couleur dans les bas-médiums.
MAIS voilà, ces putain de ar80017A (VCA-VCF) tomberont un jour ou l'autre en panne, panne connue donc, due au fait que ce composant est noyé dans la résine, qui, avec les années (instrument sorti en 1983!) aura durci et empêchera tout bon refroidissement de ce composant. Résultat, s'il chauffe trop (certains des miens ont tenu un quart d'heure, d'autres deux heures) un crachement commence à apparaître sur une voie, puis une resonance forte et non désirée, jusqu'à disparition de la voie en question. En déclenchant la procédure de test (on allume l'appareil en appuyant sur le bouton "transpose", puis en enclenchant les deux boutons "poly", on lit le numéro de chaque voie jouée), on peut retrouver la voie incriminée, puis en ouvrant le capot les voies 1 à 6 sont placée de droite à gauche, que l'on peut vérifier sur le service manual.

JE VEUX JUSTE PRÉVENIR: acheter une ou des voies de remplacement n'est pas un problème en soi, les clones d'Analogue-Renaissance font merveille, le même son, rien à calibrer, c'est parfait - puis on trouve de nombreux 80017AR d'origine nettoyés et testé, reconditionnés, qui n'auront plus aucuns problèmes, par contre qui coûtent quand même entre 38 et 46€ pièce.
PAR CONTRE ATTENTION à la main d'œuvre, si vous avez l'intention de le faire vous même, tresse à dessouder et pompe sont obligatoire, un fer fin également, et mieux vaut être deux. En effet ces composant sont placé sur un PCB double-face, vous aurez beaucoup de mal à les retirer proprement, il faut s'y reprendre à plusieurs fois, patiemment et délicatement.pour exemple, j'avais un peu d'expérience (ai pu changé des diviseurs sur un polymoog, plantés là depuis 40 ans, pas facile à enlever) mais ai mis plus de deux jours pour le premier, 3 heures en étant deux pour en enlever deux autres, puis entre 4 et 5H pour enlever le 4e et enfin, l'expérience des 4 autres aidant, 3H pour enlever les 2 derniers !!!
Donc voilà: Sachez que si vous achetez un Juno-106 800€ avec 1 ou 2 voies qui "crachotent" en étant soi-disant à un "prix inférieur à la cote" (sic) c'est un peu malhonnête car il vous faudra débourser 90€ pour remplacer 2 voies qui vont fatalement tomber en panne, et vous armer de patience et de sang-froid (et de temps) pour dessouder l'ancien 80017A vous-même, en considérant que vous vous sentez de le faire! si vous devez vous équiper, c'est un fer à 70€, une pompe à 20, les tulipes (supports pour rendre les CI amovibles) etc, disons 100€ d'investissement minimum, et sans oublier que les quatre 80017A restants peuvent prendre congé d'un jour à l'autre! (sauf si comme précisé ils ont été débarrassé de leur résine noire, beurk)
Le mien je l'ai acheté courant 2018 état neuf, très peu servi, 600€, les voies sont tombés en panne les unes après les autres, heureusement j'avais préféré assurer le coup et acheter un lot de "remplaçants" , 240€. + les heures et des heures pour les remplacer.
Un Juno-106 "honnête" est un Juno dont les ar80017A ont été remplacés, ou bien nettoyés et débarrassés de leur résine. Sinon, faites baisser le prix de 45€ par CI (il y en a 6, donc) restés dans leur résine d'origine, c'est un conseil d'ami. N'hésitez pas à ouvrir le capot, c'est juste 4 vis à enlever, 2 de chaque coté des flancs en plastique, deux minutes sur le temps pris au vendeur. Si celui-ci n'a pas de tournevis cruciforme, déjà, c'est bien louche.
Je dois prévenir aussi que les laisser tremper dans l'acétone et les nettoyer n'est pas si évident non plus, qu'il faut un certain temps et un certain soin, c'est pas gagné!
[edit du 14/01/2019] en fait après 36H dans l'acétone, la résine s'en va facilement.
Finalement, le mien que j'ai payé 600€, dont j'ai pu me servir 15 mn, + 240€ de clone, + des heures de main-œuvre... On peut estimer que je l'ai payé en fait près de 1100, sans parler des sueurs froides... Alors un Juno-106 à 800€ , avec deux voies qui... Je pouffe.

à bon entendoir, bonsoir.
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"Vous avez dit... Classique ? "

Roland JUNO-106Publié le 18/01/17 à 11:51
Il n'est jamais simple d'apporter un avis sur un instrument aussi connu dans le monde des synthés que le Roland Juno-106. L'exercice est d'autant moins simple que c'est le premier véritable synthétiseur sur lequel j'ai posé mes doigts. J'étais ado, c'était en 1993, et à ce moment là je me contentais de jouer d'un petit orgue GEM PX3... Ce fut une vraie révélation, c'est à dire ce déclic qui m'a plongé dans une grande passion pour la lutherie électronique. La scène s'est produite dans un obscur dépôt-vente, l'endroit le plus sûr à l'époque pour trouver un Juno-106, avant le revival analogique... Je n'avais pas pu acheter à l'époque le Juno, et quelques mois plus tard, mon premier synthé a......
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Il n'est jamais simple d'apporter un avis sur un instrument aussi connu dans le monde des synthés que le Roland Juno-106. L'exercice est d'autant moins simple que c'est le premier véritable synthétiseur sur lequel j'ai posé mes doigts. J'étais ado, c'était en 1993, et à ce moment là je me contentais de jouer d'un petit orgue GEM PX3... Ce fut une vraie révélation, c'est à dire ce déclic qui m'a plongé dans une grande passion pour la lutherie électronique. La scène s'est produite dans un obscur dépôt-vente, l'endroit le plus sûr à l'époque pour trouver un Juno-106, avant le revival analogique... Je n'avais pas pu acheter à l'époque le Juno, et quelques mois plus tard, mon premier synthé a finalement été un Korg Poly-800, d'ailleurs plus affûté du côté de la fiche technique.

Mais, trêve de conversation au coin de la cheminée, allons au vif du sujet : si le Juno-106 était une vieillerie poussiéreuse en 1993, il n'en est plus de même aujourd'hui et il compte parmi les incontournables, sans pourtant être rare. Mais posons-nous les vraies questions : à quoi le Juno-106 doit-il sa réputation, et surtout, est-elle méritée... ?


Simplicité avant tout
Rendons à César ce qui lui appartient : à vrai dire le plus couru des Juno reste le Juno-60, plus beau à regarder, muni d'un arpégiateur qui fait défaut au 106, et dont on dit que le son reste plus « punchy ». Pourtant, le Juno-6 (1981), le Juno-60 (1982), et le Juno-106 (1984) emploient la même chaîne de synthèse, les mêmes ingrédients, et on retrouve donc au détail près les mêmes commandes aux mêmes places. Retenons des caractéristiques simples : un oscillateur doublé d'un sub-oscillateur, un filtre, un LFO qui influe sur l'onde dent de scie, l'impulsion de l'onde carré ou le filtre, un générateur d'enveloppe ADSR affecté à l'oscillateur comme au filtre, un VCA proposant de router vers le générateur d'enveloppe, ou vers une enveloppe « on-off », et un chorus à deux étages (c'est à dire, à deux niveaux et donc sans réglage progressif). A ce stade, vue la simplicité de la fiche technique, surtout comparée à celle d'autres instruments de la même période, on est en droit de se dire que Roland nous enfume avec bien peu de choses.... Et pourtant ! C'est oublier que Roland a déjà à son actif, en 1984, une belle expérience en ayant proposé des gros synthétiseurs modulaires, et que le facteur d'instrument réalise lui-même ses propres ingrédients, sans avoir recours à des composants venus de l'extérieur, comme les SSM ou les CEM de chez Curtis. Il en résulte que, malgré sa simplicité, le schéma proposé sur le Juno 106 est bien pensé grâce à des modulations bien introduites, et que la personnalité sonore de cet instrument lui est vraiment propre. L'objectivité nous oblige cependant à rappeler que du côté de chez Korg, les Polysix et Poly-61 se signalent par une même simplicité, des caractéristiques très comparables sur le papier avec aussi leurs astuces, et se distinguent par le choix peu courant et très noble des composants SSM. Mais, quand on entame une discussion entre Korg et Roland, cela revient à deviser entre Iphone et Android, Mac ou PC, Mercedes ou BMW... Pourtant, à certains moments, il nous faudra les comparer...

Une belle musicalité
Contrairement à Korg dès le Poly-61, Roland n'a pas cédé aux sirènes de l'interface « calculette » , et l'accès direct aux commandes du Juno-106, très intuitives, représente un atout majeur, en parfaite concordance avec la très bonne musicalité de l'instrument. En ayant sous la main le Juno-106 confié par un ami, je retrouve en effet avec plaisir les sensations procurées en 1993 : une belle aisance, un instrument versatile, très musical, avec lequel on obtient intuitivement des sons assez riches, enthousiasmants. Bref, avec peu de choses, le Juno-106 sait impressionner son monde. Le chorus, ou la modulation par le LFO de l'impulsion de l'onde carré (que l'on retrouve aussi sur les Korg Polysix et Poly-61), savent faire illusion et donner de l'épaisseur. Les enveloppes sont rapides, un peu plus d'ailleurs que chez Korg, et les potentiomètres linéaires répondent rapidement. Les oscillateurs -rappelons-le, de conception Roland-, ne sont pas avars en infra-basses, ce qui demande de surveiller d'assez près ses boomers et les niveaux de la table de mixage. Pour, au besoin, atténuer les fréquences graves, Roland a prévu un filtre passe-haut graduel, à la manière d'un égaliseur, alors qu'il était linéaire sur le Juno-6.

Un classique... Trop classique ?
Bref, vous l'aurez compris, le Juno-106 s'en sort bien dans les basses rapides et courtes, surtout que le sub-oscillateur -fournissant la seule onde carré- joue à l'octave inférieure de l'oscillateur principal. Chez Roland, on a donc cherché l'efficacité, la précision aussi, pour offrir de bons résultats, même pour les débutants en synthèse. Avec cette génération d'instruments d'une précision sans faille -les Juno et les Jupiter-, Roland a certainement tiré les lettres de noblesse du son « made in Japan », Mais, le revers de la médaille se situe bien là : le Juno-106 est un classique, on s'attend à le trouver là où il brille et on a tendance à le chercher sur son terrain de prédilection, ou plutôt, là il a construit sa célébrité. Par conséquent, avec cette approche, le Juno-106 plaît, mais ne surprend pas par une grande originalité. En se laissant aller à la facilité, on risque de ne faire avec lui que des citations, des redites. Tout en explorant de nos jours le Juno-106, j'ai gardé sous la main mon Korg Poly-61, ce qui m'a amené à faire quelques constats : le 106 est certes précis, avec des aigus brillants et des infra-basses qui se détachent bien sans faire dans la bouillie sonore. Mais chez Korg, l'emploi des oscillateurs et filtres SSM (made in USA avant d'être « clonés » à partir du Poly-800) rend une impression plus organique, et lorgne du côté des américains... en mode unisson, c'est particulièrement flagrant, et sans conteste, c'est une victoire par K.O. pour Korg. Il en est de même pour la modulation de l'impulsion de l'onde carré par le LFO, elle est plus franche et violente chez Korg, ce qui donne de l'épaisseur, sans avoir recours au mode unisson.... Là ou Roland a cherché à plaire, Korg a cherché une certaine radicalité avec, parfois, un côté plus agressif. Enfin, si Roland a abandonné l'arpéggateur avec le Juno-106, Korg l'a conservé sur les Poly-61 et DW-8000.... mais Roland gardé l'accès direct aux commandes, jusqu'aux Alpha Juno 1 et 2.

A retrouver
Tout comme le Yamaha DX7 dans un autre genre, le Juno-106 est victime de son succès... Or contrairement au DX7, il ne peut pas compter sur des possibilités de synthèses infinies, ni une multitude de paramètres. Pour retrouver le Juno-106, il faut donc savoir le quitter, jouer sur d'autres synthétiseurs, puis revenir le chercher, soit pour faire ce que les autres ne savent pas aussi bien faire, soit pour le redécouvrir là où on l'attend moins... le Juno 106 sait aussi délivrer des sons progressifs, des nappes, la résonance du filtre est belle, l'inversion de la courbe du générateur d'enveloppe donne des résultats intéressants, tout comme on peut jouer du délai de réponse du LFO. Détail intéressant, comme sur un Prophet, on peut accumuler les formes d'onde de l'oscillateur. Avec une oreille vierge des poncifs trop entendus d'un mix à l'autre, et fort de l'expérience d'autres instruments, le Juno-106 peut redevenir l'instrument très musical qui a plu à ceux qui l'on dépoussiéré dans les années 1990. Un bon conseil avec cet instrument : oubliez que c'est un Roland Juno-106, et essayez de jouer du synthétiseur, tout simplement...

Bilan :
Avec le recul nécessaire et au delà de toute passion, le Juno-106 est un synthétiseur qui ne brille pas par une fiche technique des plus complètes, mais il offre une grande musicalité, à même de procurer d'emblée le plaisir de jouer, à défaut d'étonner par son originalité. S'il est très simple d'utilisation – et donc très recommandable pour les débutants-, il faut néanmoins une certaine expérience des synthétiseurs et une vision débarrassée d'a priori pour espérer en sortir autre chose que le tout-venant de la musique électronique. Enfin, il est certain que nombres d'instruments proposés moins chers, comme le Korg DW-8000, l'Ensoniq ESQ-1, ou enocre le Roland JX-8P, apporteront beaucoup plus de possibilités, mais il est vrai, avec souvent la contrainte de passer par l'interface « calculette ». Le Juno-106 se positionne parfois en concurrent du Prophet-600, or là encore, l'américain se distingue par des ressources plus vastes, et aussi une personnalité différente, d'une autre classe. Finalement, les principaux concurrents du 106 restent le... Juno-60, et, comme à la grande époque, le Korg Polysix. Là, le débat reste sans fin...
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Extraits audio

Fiche technique

  • Fabricant : Roland
  • Modèle : JUNO-106
  • Série : Juno
  • Catégorie : Claviers synthétiseurs analogiques
  • Fiche créée le : 08/04/2004
Commercialisation :
  • A partir de 1984.
Caractéristiques :
  • Clavier : 61 touches.
  • Type de Synthèse : Soustractive.
  • Formes d'Ondes : Carré et dent de scie (superposables).
  • Polyphonie : 6 voix.
  • Nombre de Générateurs : 1 DCO + sub-oscillateur.
  • LFO : 1 (Triangle), avec retard.
  • Enveloppes : 1 ADSR.
  • Filtres : 1 PB (polarité positive ou négative) + 1 PH (24 dB/Oct).
  • Sons : 64 presets + 64 prog.
  • Combis : Non.
  • Split : Non.
  • Affichage : 2 Chiffres Leds.
  • Portamento : Polyphonique.
  • Effets : Chorus (2 positions) {Contrairement au Juno 60, les deux positions de chorus ne peuvent pas être sélectionnées simultanément}.
  • Sorties Audio : Stéréo.
  • Stockage Externe: Cassette, Sysex.
  • Séquenceur : Non.
  • Poids : 10 kg.
  • Dimensions : 99 x 32 x 12 (LxPxH en cm).
Autres Caractéristiques :
  • Molette commune de pitch bend et de modulation.
  • Générateur de bruit.
  • PWM.
  • Tracking clavier.
Remarques :
  • C'est l'équivalent du Juno 60, mais équipé Midi.
  • Il est dommage que l'arpégiateur du Juno 60 ai été supprimé.
  • Il existe une version similaire beaucoup plus rare, le HS 60, qui posséde un ampli et deux haut-parleurs incorporés.
  • Le Juno 106 a été utilisé par le groupe Anglais Human League.

Source : Roland

Distribué par rolandcentraleurope

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Autres dénominations : juno 106, juno106, juno 106 customwhite, juno106customwhite, juno106 customwhite, juno106 custom white, juno 106custom white

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