réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Les guitares vintage valent elles toujours leur prix ?
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Coramel
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kosmix
Évidemment cela ne s'applique pas aux finitions qui elles, vieillissent parfois très mal (mais c'est mieux ainsi, le relic est un plus pour le marché vintage) : vernis et peintures. Cela donne un cachet indéniable à l'instrument, mais ne change pas le son.
En revanche l'électronique vieillit souvent mal : les potards s'oxydent, les faux contacts apparaissent, les condensateurs perdent leur efficacité et les micros peuvent perdre en magnétisation et donc affecter grandement le son de la guitare.
Ce n'est pas pour rien qu'une restauration de l'électronique est souvent effectuée pour quelqu'un qui compte utiliser sérieusement la guitare (comme pour les synthés vintage), un musicien donc et pas un rêveur fortuné ou un spéculateur pour qui tout doit être d'origine.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
[ Dernière édition du message le 12/02/2026 à 17:37:09 ]
slave1802
ce n'est pas ce que disent les luthiers, et c'est d'ailleurs la raison pour laquelle il faut essayer une guitare électrique en premier lieu non branchée...
Et ensuite ? Tu connais combien de guitaristes qui utilisent leurs guitares électriques sans les brancher ?
C'est comme pour une moto, il faut d’abord l'essayer moteur éteint...et sans la béquille
Il y a deux façons d'enculer les mouches : Avec ou sans leur consentement -- Boris Vian
[ Dernière édition du message le 12/02/2026 à 18:28:17 ]
kosmix
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
Hakim+K
Pour en revenir aux guitares, si on parle de guitares électriques, le bois intervient très peu dans le son. Il y a les pédales, les amplis, les cordes, les micros qui ont bien plus d'impact sur le son. Pour moi le critère qui vient en premier c'est le confort. Plus on est à l'aise et mieux on joue. Qu'il y a t-il de plus important que de bien jouer? Et franchement ces vieilles guitares qui pèsent une tonne sont rarement confortables. (OK je joue sur Strandberg, LA guitare ergonomique).
Pour une guitare acoustique par contre c'est une autre "tisane", les vieux bois ont sûrement un autre son (comme pour les Stradivarius).
Mais est-ce que ça vaut le coup par rapport à une guitare qu'on ferait fabriquer chez un luthier aux spécifications exactes de ce qu'on aime ?
Après les guitares vintages, comme investissement, sur lesquelles personne ne joue, je trouve ça triste. C'est comme les tableaux de maitres enfermés dans des coffres que personne ne peut admirer.
[ Dernière édition du message le 12/02/2026 à 19:04:52 ]
Clapman
Coramel
Ceci dit, le son, c'est un ensemble de paramètres qui font l'affaire : les bois, les micros, la forme, le manche, le câble, l'ampli, la pièce où tu te trouves, la météo (si, si je vous assure, mon acoustique ne sonne pas de la même manière selon la météo), le jeu du guitariste bien évidemment, les systèmes d'enregistrement de l'époque, les systèmes d'écoute, etc....etc....
...
Toujours est-il que de mon côté, il n'y a aucune règle. Je possède (ou elles me possèdent) une bonne vingtaine de guitares dont quelques vintages et j'ai du plaisir à jouer sur chacune d'entre elles. Elles ont chacune leur personnalité et c'est un plaisir sans fin. Mes préférées du moment étant une white falcon DC, une acoustique Cimar et une.... Danelectro... Mais je prends du bon temps régulièrement avec une ...Harley Benton Telecaster...
Autre chose, chaque guitare a son "spot" aussi. C-a-d, la bonne position de micro, le micro manche plutôt que le micro chevalet, les bonnes cordes, l'ampli qui Va Avec,... etc...
On peut aussi assumer et préférer les guitares d'époque par pur fétichisme . Ma vieille Gibson ES-175DN de 1970 ne sonne certainement pas mieux qu'une guitare actuelle de qualité mais par son histoire, son âge et son vécu apparent, le facteur d'attachement à l'instrument est beaucoup plus grand. Le son et le plaisir de jouer sont donc supérieur même si c'est une construction de l'esprit. Le musicien à une relation à son instrument qui dépasse les facteurs rationnels. Nul besoin, de verser dans le mysticisme ou les prétendus bois magiques, bien souvent, changer les cordes ou d'onglet causent plus de différence sonores que la différence entre une guitare vintage et sa réédition. Sans parler de l'ampli et avant tout du musicien. Après il y a la spéculation, c'est un peu dommage mais à part volontairement se priver de la plus value qu'on pourrait faire en revendant un instrument qu'on à acheté moins cher des années avant, on y participe tous. La dernière chose c'est l'aspect trésorerie, les guitares vintages sont chère mais normalement elles ne décotent pas et donc ça peut être une manière d'investir ses économies en se faisant plaisir. En cas de coup dur, on peut revendre au moins au même prix et récupérer son argent, ce que ne permet pas le neuf et moins l'occasion.
Tout à fait d’accord avec ce qui est dit là. D’ailleurs, certains passages de l’article font office de contre-voix :
"Comme nous l’avons vu, il existe un facteur purement subjectif. Le vintage inspire un romantisme puissant, tenir entre ses mains le même instrument que ses idoles procure un frisson difficile à quantifier."
"Pourtant, pour certain·e·s musicien·ne·s, la question ne se pose même pas. Ce n’est pas une affaire de statistiques, de courbes de fréquence ou de rapport qualité-prix. Il est question ici de sensation. D’une vibration dans le manche, d’une réponse sous les doigts. (...) L’odeur du bois, le vernis légèrement craquelé, le poids parfois surprenant, les mécaniques un peu dures… Rien n’est parfait. Mais c’est précisément cette imperfection qui séduit. Là où une guitare moderne semble calibrée, optimisée, rassurante, le vintage peut paraître plus capricieux, et donc plus vivant. Nous le savons tous bien, il suffit parfois de quelques heures pour « coller » une personnalité à un instrument."
"Le vintage n’est pas toujours rationnel. Mais la musique ne l’est pas non plus. Et c’est peut-être là que le débat devient intéressant."
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Will Zégal
L'hypothèse était que les musiciens étant persuadés que ces instruments sonnaient incomparablement mieux, mais étaient aussi plus difficiles à dompter (les études ont montré que la jouabilité était plutôt inférieure à celle des instruments modernes), tout musicien qui avait la chance d'en recevoir enfin un travaillait encore plus à le faire mieux sonner.
Hypothèse évidemment invérifiable, mais pas débile. Même si un soliste classique travaille déjà énormément.
On peut aussi se dire que - à part de rares richous qui se font plaisir - seuls les musiciens d'exception reçoivent un Stradivarius. Qui dit musicien d'exception dit sonorité exceptionnelle.
D'où ce biais possible : si un Stradivarius aux mains d'un musicien lambda sonne pas de ouf, c'est de la faute du musicien. Si un Stradivarius aux mains d'un soliste international sonne super, c'est grâce au Stradivarius.
Mais dans tous les cas, ça validerait l'aspect psychologique qui amène un musicien à jouer encore mieux en étant persuadé de jouer sur un instrument d'exception.
Clairement, pour moi, même si un guitariste n'est pas persuadé que sa guitare vintage sonne mieux qu'une guitare récente, le plaisir qu'il peut avoir à l'utiliser peut avoir une influence positive sur la qualité de son jeu.
Après les guitares vintages, comme investissement, sur lesquelles personne ne joue, je trouve ça triste. C'est comme les tableaux de maitres enfermés dans des coffres que personne ne peut admirer.
+1
Tout instrument qui n'est pas joué, je trouve ça triste. Un instrument est fait pour faire de la musique, pas pour décorer un mur, valoriser un égo ou être ravalé au rang de vulgaire SICAV.
Après l'accident à la main qui signé l'arrêt de ma vie de guitariste, j'ai revendu toutes mes guitares, même celles qui n'avaient pas de valeur et auxquelles j'étais sentimentalement attaché : je trouvais ça plus important qu'elles continuent à vivre en étant jouées que de les traîner comme des instruments morts dans un coin de pièce, un placard ou sur un mur.
kosmix
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
[ Dernière édition du message le 13/02/2026 à 19:30:47 ]
Gibemato
TC Hotrod
Et tu omets certainement tous ceux qui les ont essayées mais qui, à la différence des premiers, ont trouvé que le manche ne leur convenait pas du tout.
Alcorine
Mais aujourd'hui, nous avons le recul. Nous avons des modes de production à grande échelle. Nous avons, des méthodes de vieillissement des bois par le séchage, la torréfaction, de démagnétisation des micros. Je me souviens même des méthodes originales mises au point par des luthiers très créatifs, consistant à exposer un instrument à des ondes sonores pour bouger les fibres du bois de la guitare et ainsi reproduire les conditions d'un instrument joué pendant des années.
Le vintage c'est probablement tout ça et plus encore. Dans le tout ça, il y a les processus de recréation des instruments façon 50's, 60's, 70's, l'utilisation de bois très vieux en série limitée ou rares pour arriver à faire du nouveau vintage, des instruments qui auraient artificiellement mûri en accéléré. Hepcat fait des micros bobinés à la main avec les mêmes métaux, le même nombre de tours, s'appuyant sur la documentation. Il y a aussi la résurrection des marques disparues, ou la recréation des designs abandonnés. Eastwood est très fort pour ça.
Mais dans le plus encore, il y a l'actualisation des musiques par le recours au vintage. Kurt Cobain qui donne à la Fender Mustang une visibilité nouvelle dans le contexte du grunge avec ce son en saturation ou fuzz inédit. Jack White avec sa National plastique, qui en fait une nouvelle icône dans les années 2000 avec seven nation Army. Cette dimension de déterrer des instruments oubliés c'est le moteur du vintage. Sans la redécouverte, bien des instruments auraient atterri dans des décharges.
Will Zégal
Bien vu. Il s'est passé un peu la même chose avec les synthés : quand la vague des numériques est arrivée, tout le monde ne voulait plus que ça, au point que bien des synthés vintage d'aujourd'hui ont été donnés par leurs anciens propriétaires ou carrément récupérés dans les poubelles de studios qui n'en voulaient plus : pas de mémoires, fiabilité limitée, maintenance coûteuse...
En face, les numériques apportaient de la polyphonie à relativement peu cher, des mémoires, la stabilité d'accordage, des poids plus contenus et surtout de nouveaux territoires sonores., des effets intégrés...
Et puis on s'est aperçu que le numérique, c'était bien, mais que les virtual analo, tout pratiques qu'ils étaient, ne sonnaient pas du tout aussi bien que de vrais analos. Surtout à une époque où la puissance des processeurs et la mémoire étaient limitées, les convertisseurs pas au niveau où ils sont aujourd'hui et la recherche en modélisation balbutiante.
Alors on s'est remis à ne jurer que par le son des vrais analos. Les trucs dont plus personne ne voulait 10 ou 15 ans plus tôt ont pris une valeur de dingue. Plus personne ne produisait d'analos sur le marché parce que c'était bien trop coûteux. Les cotes des synthés vintage ont explosé avec la hype qui disait "si c'est pas analo, ça ne sonne pas" (sauf éventuellement pour des synthèses différentes, comme les tables d'ondes, etc)
Puis les techniques de fabrication ont permis de refaire des analos accessibles tandis que la qualité des émulations évoluait au point qu'il peut être difficile aujourd'hui de faire la différence entre une émulation et l'original.
Le débat analo VS numérique a disparu des communautés. Aujourd'hui, les synthés vintage, souvent largement reproduits par des ressorties modernes peu coûteuses, gardent une cote élevée, essentiellement comme objets de collection, pour leur rareté et leur histoire. La plupart ne se justifient plus guère pour des questions sonores* ou même ergonomiques tandis que leur entretien est toujours aussi coûteux et leur fiabilité toujours aussi problématique avec le vieillissement des composants.
* il arrive que des vintages aient un certain supplément d'âme dans le son, mais celui-ci ne justifie pas forcément tous les inconvénients qui les accompagnent.
vonvox
Et bien.... non, pas toujours...
Elles valent le prix qu'on veut bien donner pour les obtenir
BingoTheKid
De plus, apporter ta guitare chez un luthier sera l'occasion d'apercevoir, de déceler des détails que l'on n'a pas vu ou ressenti _
[ Dernière édition du message le 18/02/2026 à 13:29:07 ]
venuxdeluxe
L'intérêt viens plutôt des bois utilisés devenus rares comme l'ébène de Macassar , la loupe d'amboine , le citronnier de Ceylan , l'orme de France .....pour des finitions superbes . Les modèles disparues devenues " collector " , les exemplaires ayant eu un propriétaire célèbre quoique ce soit assez discutable dans le cas de la guitare de Charles Manson .....
Les guitares " vintage " électriques n'ont finalement d'intérêts que pour leur historique comme par exemple " The Fool " de Clapton , la Télécaster de Strummer , la Strato brûlée de Hendrix ......Des pièces uniques comme les tableaux de peintres !
J'avais eu l'occasion d'essayer une Gibson Nick Lucas datant de 1934 , un son vraiment trés bon mais une fabrication fragile d'ou rare en bon état ......le prix du " vintage " ne se justifie que pour les instruments acoustique en bon état à minima !





"The music business is a cruel and shallow money trench, a long plastic hallway where thieves and pimps run free, and good men die like dogs..............
There's also a negative side."
will01
En fait, on se casse la tête pour rien. Le titre de l'article est : "Les guitares vintage valent elles toujours leur prix ?".
Et bien.... non, pas toujours...
Elles valent le prix qu'on veut bien donner pour les obtenir
Voila, ahma, la seule et véritable réponse à la question du départ.
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