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Studio & Home Studio

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Le home-studio est-il devenu trop compliqué ?

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Commentaires sur le dossier : Le home-studio est-il devenu trop compliqué ?
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Faire de la musique chez soi est devenu la norme. Mais entre l’accumulation de matériel et les multiples possibilités offertes, le home-studio peut aussi donner l’impression d’être devenu une usine à gaz. Et si le problème n’était pas le nombre d’outils, mais notre manière de les utiliser ?


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  • laurent BERGMAN
Une réflexion indispensable à mener pour chacun·e de nous, avec un équilibre à trouver entre G.A.S permanent et efficacité pratique... pas si simple !

Merci pour cet article au top Coramel :bravo:
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  • StreamerS1
  • titifiore
Merci pour cet article dans lequel beaucoup vont se reconnaître. En fait cela illustre fondamentalement notre société actuelle, dans quasiment tous les domaines. Personnellement et ce n'est que mon avis et rien d'autre, l'innovation est trop souvent poussée à des extrêmes qui échappent à 90% des utilisateurs.

Trop de fonctions inutiles ou tout simplement trop complexes qui finalement ne rendent pas service et entrainent l'effet contraire. Je n'évoquerai pas l'aspect marketing qui a évidemment tendance à "pousser" toujours à "plus plus plus".

Au fil des années, j'ai fait évoluer mon setup vers des machines de plus en plus simples mais avec du caractère. Bon cela concorde assez bien avec mon style musical orienté drone, indus ou ambient. Par exemple, actuellement, j'utilise un PWM Malevolent associé à un Metal Fetishist et une Bananana Abracadabra, le tout samplé sur une MPC Sample qui me sert de super looper.

Quand je veux quelque chose plus abouti, je bascule sur mon Minifreak couplé à mon DAW et j'ai volontairement limité les VST (je dois en utiliser grand max 3 ou 4 maximum au total) pour éviter la surenchère. Une configuration limitée mais qui me permet de ne pas me disperser. J'ai viré tout ce qui était carte son extérieur ou toute interface supplémentaire (trop de câblage, trop de réglages ou de pilotes à gérer, trop de mises à jour...). Au vu de mon utilisation amateur, cela ne pose aucun problème bien sûr.

Bref je n'achèterai plus de "monstre de synthèse" comme auparavant. J'ai commencé sur un Z1 qui reste pour moi un des meilleurs synthés de recherche sonore jamais conçus et sur lequel j'ai passé des dizaines de nuits blanches mais aujourd'hui je n'ai plus du tout envie de cela, je veux juste brancher et jouer sans me prendre la tête.
Oui, c'est exactement le cas. Et je traverse d'ailleurs une grande période de simplification en plusieurs étapes (note : on peut avoir une approche différente, ça c'est juste la mienne):

Coté software:
1. Limitation absolue du nombre de plugin. Très bonne connaissance de ceux qu'on garde (lire les doc/tester à fond)
2. Je fais de la musique. Je ne suis pas chroniqueur de plugin, de DAW ou de synthé virtuel. Donc j'arrête de m’intéresser à tout ou je parcours rapidement. Bosse ton Hanon, bonhomme, on se concentre!
3. Savoir de quoi on a besoin signifie que l'on doit d'abord savoir ou on veut aller (en clair c'est : je veux entendre quoi?). On a tendance à oublier l'oreille au profit du visuel.
4. On ne se noie pas dans la technologie! Même si je suis à l'aise avec. A un moment je faisais plus de dev Python sur des mapping midi que de la musique. Ok, mais faut pas que ça dure, ou alors c'est un autre hobby (j'ai même écris un soft qui traque mes plugin sur la machine).
5. On ne saura jamais tout sur son DAW (et en plus c'est Reaper...). Faut se faire une raison. Et c'est loin d'être indispensable pour l'utiliser!

Coté Hardware :
1. Crise de GAS, terminé. Mauvais pour le portefeuille, mauvais pour l'environnement. J'ai guitares, claviers, ordi, Kemper, quelques effets... J'ai rien besoin d'autre, amplement suffisant. J'ai presque une indigestion physique quand je vois tout ce qui sort... Quelque part, ça en est presque obscène, cette explosion permanente d'objets.
2. 30 Km de cable dans le studio? Mauvais. A revoir. ça doit être simple et on doit prendre un instrument, appuyer sur deux boutons, brancher un cable et jouer (bien dit dans l'article d'ailleurs). Soyons juste prudent sur l'alimentation électrique, j'ai une alimentation centralisée avec disjoncteur et Furman, la période n'est pas très calme question climat...
3. Si on pratique depuis longtemps, un rangement en profondeur va peut-être nous faire découvrir des pédales oubliées, des jack en rab, des outils et que sais je encore. Ach, alles in Ordnung!

Donc, oui, cette réflexion me semble très actuelle!

 

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  • jmicael
  • Vladimir Komsasly
  • StreamerS1
Super article plein de vérités.
C’est vrai que j’étais plus prolifique en faisant du tracking avec 2 platines k7, une mixette, 4 synthés et une BAR début 80’s.
On se cassait moins la tête, avec les STAN le fait de faire du recall incite à essayer de faire mieux ce qui est souvent l’ennemi du bien.
Perso les seules pertes de temps récurrentes sont mes ports/canaux MIDI a réassigner (4 MTP AV USB). J’ai essayé d’optimiser au mieux mon setup (et réduit d’au moins 50% mes plugins).

.

Paraître plus con qu'on ne l'est permet d'être plus intelligent qu'on en à l'air

Il m’a fallu des années pour choisir les éléments de mon studio. Aujourd’hui la seule chose qui va bouger c’est mon ordi car c’est le seul élément qui souffre d’obsolescence programmée. Je me prendrais peut être une nouvelle guitare dans quelques années mais ce sera plus la récompense d’un travail quotidien et assidu et un cadeau que je me ferais plus qu’une nécessité. Avoir du plaisir à utiliser ses instruments fait partie du plaisir et le plaisir est important dans la création.

La musique habille le silence

Quand j'ai commencé à faire de la musique au début des années 90, tout était horriblement cher. Il fallait faire avec les moyens du bord, c'est-à-dire pas grand chose et généralement pas de la grande qualité. Quand plus tard vient une relative aisance financière, internet et toutes ses petites annonces intéressantes et finalement la baisse des prix suite à l'explosion du marché home-studio, alors la tentation d'acheter est grande. Dans un premier temps on cède facilement aux crises de GAS, d'abord on se paye les trucs dont on avait rêvé sans pouvoir se les offrir, puis ensuite on flashe sur les nouveautés et puis après on est accroc. Au fil des ans on fait moins de musique mais plus de bonnes affaires :mrg:
Evidemment je parle pour moi, mais après 30 ans de musique (groupes, concerts, home-studio et autoproductions diverses et variées) je peux faire le bilan : j'ai produit plein de choses et j'ai acquis de l'expérience, mais aujourd'hui j'ai quasiment arrêté de faire de la musique (j'en fais encore de temps en temps mais c'est très ponctuel) et j'ai un studio rempli de matos qui globalement prend la poussière.
En conclusion je dirais que d'une part la quantité ne fait pas la qualité et qu'au final au-delà même de la qualité des outils, c'est bien l'intention, l'enthousiasme, l'inspiration et les compétences qui font la différence. Et les échanges entre passionnés (musiciens, tekos etc.) qui restent les plus enrichissants.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

J ai limité les plug ins , j e n ai pas installé l inregralité des bundles
J ai gardé les natifs de studio one, les gratuits d uad et soundtoys, genome et wall of sound de mon captor et ez drummer 3. Je n ai besoin de rien de plus, et je me considère bien équipé Le but est de composer et jouer, pas de defiler les presets. Moins de choix ,plus de cohérence sonore

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  • Yu-man
Ah, des mots de « vieux »….
Je crois que ce qui est très bien exposé dans l’article fait partie de
« l’ADN » du musicien ( amateur peut-être?).
Je me rappelle qu’avant le home-studio, avec mes quelques guitares, il fallait que je passe du temps sur la Fender, puis il ne fallait pas laisser la Gibson de côté, puis il fallait penser à garder les « chansons » opérationnelles avec la guitare à cordes en acier, et puis ne pas oublier de continuer à travailler les morceaux « classiques » sur la guitare à cordes en nylon, plus un peu de piano et ne pas oublier de rester « opérationnel » avec la basse 🤦♂😂😂😂
Je crois qu’il faut accepter que c’est comme ça!
Si on est « professionnel » ou bien qu’il y a une date à venir dans tel ou tel contexte, on va privilégier la basse, si on est demandé comme bassiste, ou on va aller vers les parties de guitare si on est le guitariste dans la session.
Bref, je crois qu’il faut accepter qu’on est archi curieux et que , finalement, ce qui fait la différence, c’est quand il y a des échéances…
C’est difficile quand il n’y en a pas.
Mais peut-être, se créer des espèces de « dead-lines » est une solution?
Je dois sortir le morceau mixé, fini etc… avant telle date.
Je ne sais pas?
et gros problème majeur ; le prix de l'électricité qui finit par clore le débat , avant on allumait tout maintenant on allume que ce qu'on a besoin
Et l'éternel adage "less is more".

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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  • Trippy-Minds
Excellent article !
Ces deux dernières années, j'ai passé plus de temps à peaufiner ce que mon studio devait être qu'à réellement composer ou mixer.
Comme l'explique bien l'article, il y a toujours plus de matos, de plugins, de nouveautés qui donnent envie et qui nous font croire qu'on deviendra meilleur, qu'on sonnera enfin « comme il faut ». Plus blanc que blanc.
J'ai tenté une transformation complète l'année dernière. Ayant moins de temps pour la musique, je voulais du plug and play : plus besoin d'allumer le PC, de mettre le DAW à jour ou de l'upgrader parce qu'il y a un nouveau truc sexy dans la dernière version, plus besoin de mettre à jour un de mes 300 plugins…
J'ai essayé une MPC Live 3. Mais une fois dawless, il faut bien remplacer la simulation d'ampli et les effets, et hop, un pedalboard. Puis je me suis dit que je voulais ces effets directement dans mes synthés, et hop, une table de mixage avec un routing de fou. Résultat : un bureau encombré, des câbles et des patchs à n'en plus finir, de nouvelles alimentations…

Au final, il me manquait toujours un truc en plus pour que ce soit parfait.
Résultat : j'ai passé plus d'heures à préparer un joli setup qu'à apprendre le flow de la MPC ou même à jouer de mes instruments.
J'ai fini par revendre la majeure partie de ce GAS. Même aujourd'hui, je pense encore à me séparer de mes deux synthés et des quelques pédales qu'il me reste, pour garder l'essentiel : clavier maître, carte son, PC, guitare, basse.
Je crois que le plus dur, à notre époque, c'est de résister à l'idée qu'ajouter du matos est la réponse à notre son, à notre niveau musical, à notre niveau de production.

Difficile de ne pas se dire : “Cette nouvelle version 3 de cette émulation de tranche Neve, c'est exactement ce qu'il me manquait pour enfin avoir un bon mix”

Au final, je sortais plus de morceaux quand je n'avais presque rien. Je réalise que mes anciennes compositions étaient bien plus abouties et intéressantes, parce qu'elles représentaient 90 % de mon temps musical (10 % pour l'AF, bien sûr).

Désolé pour le manque d'accents, j'utilise un clavier QWERTY

Merci pour l article 👍.
Cela ne va pas faire l affaire des boutiques d instruments et VST…
Je ne sais pas si j aurais réagi pareil il y a 10 ans à cet article mais aujourd’hui j adhère complètement.
Je ne vais pas parler de toutes les crises de GAS … mais en particulier du choix du DAW.
J ai passé un temps fou à comparer, essayer … me convaincre que l autre était mieux car on pouvait colorier intégralement la piste …
Au final , maintenant que je travaille pour de vrai sur un DAW, je ne remarque même plus ce détail..

C est par le même raisonnement de cet article que j ai choisis ma STAN.
J avais Reaper car il etait capable d être personnalisable au maximum !
Il possède des fonctions d édition presque parfaites. Seulement, il faut déjà choisir le skin … entre ceux qui ne sont pas adaptés et d autres qui sont bien à 80 % .. ou qui font planter , puis après la mise a jour du DAW il faut penser à le remettre ou retrouver la dernière version du skin pfffff
Et c est compliqué aussi pour les’ VST il faut les trouver … et là commence réellement les ennuis…

Au final je me suis rendu compte qu un logiciel "clé en main" serait un gain de temps , j ai donc pris Logic Pro.. Pas très personnalisable… tant mieux je n ai pas que ça à faire…
Pas toutes les fonctions d éditions qu on souhaiterait.. pas grave si je passe trop de temps sur l édition c est que j ai raté une etape sii vous voyez ce que je veux dire…
Bref (ancien informaticien ) j étais sous Windows avec un config bien réfléchi au top et Reaper pour le coté Tweak …ben maintenant j ai un "vieux" mac book pro d occaz avec logic pro et ses vst fournis et franchement entre les antivirus les mises à jours foireuses de windows ainsi qu une mauvaise gestion de l usb (je devais faire marcher la motu avec du firewire 😅) je me pose plus de question et j avance bien plus vite…
Et si demain je devais faire une prod avec des cuivres et que les vst fournis n étaient pas suffisant ben j achèterais ce qu il manque ou bien je ferais un enregistrement réel ( bien que ca ne risque pas d arriver 😂)
Voila ce n est pas une orientation vers une STAN en particulier car Reaper est réellement un excellent logiciel mais effectivement je m étais laissé convaincre qu en pouvant tout faire je n aurais pas de blocage..
Il y a effectivement aucun DAW qui correspond a 100% de tous les besoins car, de fait, il aurait au moins un défaut ce serrait d être trop complexe …
Voila je souhaitais juste partager une expérience qui fait écho à l article.