« Un excellent Synthogy Ivory »
Publié le 30/12/25 à 21:11
Rapport qualité/prix :
Excellent
Cible :
Tout public
Tout d'abord, je le cherchais depuis longtemps (la version 2) car j'avais pu essayer la version 1 qui m'avait beaucoup plu et je chercherchais le niveau au dessus, à l'instar du Steinway Grand D 2 que je possède déjà.
Malgré le fait de posséder le Conert grand D qui est réellement un immense plaisir à jouer, cela ne prenait pas la place laissée vacante par le Italian 2.
Le Italian est plus nerveux, plus "éclatant" dans les haute vélocité, est est plus écléctique. On peut passer d'une rondeur chaude et profonde (plus que le Grand D) à une brillance qui fait davantage "gros son de piano de concert".
Il est à mon sens beaucoup plus polyvalent tout en gardant cette finesse et cette délicatesse propre à cette gamme de pianos quand on veut le jouer de manière plus rafinée.
Mon jugement tient compte du fait que je l'ai acheté en promo (ça m'aurait embêté de l'acheter le prix standard, et sans doute que je me serais abstenu, car d'autres pianos font très bien l'affaire comme Pianoteq à propos duquel je pourrais être dithyrambique).
bon soyons clair. Niveau perf et config, je crois depuis un moment que rien n'égalera jamais Pianoteq (merci aux français pour ce super travail), qui avec sont absence totale d'accès disques et ton travail processeurs d'une redoutable efficacité, on est à mon avis sur un des meilleurs pianos existant aujourd'hui (tant niveau perf/conso qu'en matière de qualité sonore). C'est une série de pianos dont seul le prix pour avoir la version totalement déverrouillée est à mon sens problématique, mais qui au regard de la concurrence reste vraiment dans les clous.
Mais les Ivory 2 s'en sortent quand-même très bien et le Italian a un grain, une délicatesse que je ne retrouve quand-même pas ailleurs. Il ne déroge donc pas à la règle. Il y a de nombreuses années, il fallait aller côté config un peu costaudes pour le jouer aisément avec 500 notes de polyphonie (quantité de polyphonie pas si inutile que ça), mais aujourd'hui n'importe quel pc multi proc est de taille.
Le gros bémol que je relève est la différence (certes, normale) vraiment remarquable entre le jeu au casque et le jeu sur enceintes.
Les médiums sont un peu moins présents et un peu moins "pleins". Si bien qu'il faut une petite équalisation pour équilibrer le tout.
Mais malgré cela, il reste à mon sens un piano réellement très.... très inspirant quand on le joue. Chaque note apporte son lot d'intention, de texture. Et même si, depuis pianoteq (avis perso) on a plus ou moins sonné le glas de système de pianos échantillonnés, limité dans la retouche sonore qu'on peut y apporter, ce Italian reste un piano que j'ai finalement rarement envie de toucher tant il sonne direct, merveilleusement, et tant on trouve immédiatement comment le jouer. Dans toutes les situtaions ou presque.
En ce sens, il est presque mieux à mon avis que le Concert Grand D (si tu remarques je n'arrête pas de changer le nom du Steinway, parce que je ne suis plus sur de comment il s'appelle. Dans le tas il y a peut-être un nom de bon).
Pour ce qui est de la prise en main et de l'installation, c'est vraiment extremement simple. J'ai acheté celui-ci en dématérialisé, ce qui me permet de comparer avec l'achat boite (avec DVD) du Grand Steinway D concerto. C'est encore plus simple. Un numéro de série à entrer dans l'Ilok (je ne possède plus cette clé physique après avoir perdu la mienne avec la licence de mon steinway dessus que Synthogy à bien voulu me transférer en software, beaucoup plus pratique). Et bim, me voilà avec deux ou trois autorisation simultanée.
Il y a juste à télécharger un soft qui se chargera automatiquement (et rapidement) de l'install du vst, du standalone et de la banque.
Pour ce qui est de l'interface et des paramétrages, petit bémol sur certains paramètres qui sont clairement des gadgets qui ne rendent pas hommage au piano (le paramètre de timbre devient vite fake, voir vraiment grossier et juste un peu, il ajoute du timbre que je trouve toujours difficile d'utiliser avec enthousiasme tant ce paramètre n'arrive pas à trouver sa place dans le son initial du piano. Un peu comme si on voulait arranger un éclat sur un pare-brise avec un post-il jaune fluo) (alors qu'on sait qu'il y a julien de cargl*ss pour ça).
Les autres paramètres sont trop timides pour permettre réellement d'entrer dans le monde de la modification sonore. C'est à mon avis la grande limite des Ivory, mais également du monde du sampling de piano. On est limité par la qualité du sample.
Peut-être qu'on ne sera pas d'accord parce que je dois bien reconnaitre que je n'y retrouve pas mon compte, donc j'ai assez peu essayer d'exploiter tout ça, car dès la surface, je ne suis pas enthousasmé. Reste qu'à part le paramètre de timbre que j'utilise réellement rarement à un seul cran (qui est déjà très très fort, me donnant totalement tort sur l'avis que j'écris à propos des autres paramètres), parmis les autres paramètres, il y a le bruit du marteau (très exploitable, qui donne subtilement vite un petit quelque chose. Trop, si on le pousse trop, là où d'autres pianos permettront de pousser le côté sale beaucoup plus loin et beaucoup mieux), le brillant (que j'utilise très peu parce que là encore, ça sens un peu la simple equalisation qui n'est pas à la hauteur du piano), la largeur stéréo, qui n'est pas vriament bien gérée mais qui reste jouable quand-même quand on s'habitue 5 minutes à la perte de corps du piano (Gros point noir sur les pianos en général: les gars, arrêter de surcompenser la petitesse des sont de pianos par un travail sur la phase, qui disparait quand on rend le piano mono. Un piano qui n'arrive pas à sonner en mono, ça en dit long tout court).
Les options en standalone sont plutôt complètes. On peut en standalone enregistrer indépendament en midi ou wave - paramètrable -, on a un métronome, on a plusieurs option dont je ne me souviens plus pour mixer le piano directement dans le soft.
Les presets ne sont pas très généreux. Il y en a une 20aine qui se différencient assez peu (On a des version binaural, version mono...), version "jazz", version classique d'une manière, version classique d'une autre manière (pas de différence de ouf)...
Bref, on est ici en face d'un piano qui n'est pas vraiment fait pour du sound design poussé à la base. C'est un piano, c'est tout. Mais un piano qui sonnera immédiatement parfaitement bien. Si bien qu'il ne m'a jamais deçu chaque fois que j'y suis revenu et que chaque fois que je le lance je reste dessus un certain temps avant de m'obliger à l'arrêter parce que ce n'est pas du tout celui-ci que je cherchais. Si bien que autant d'années après sa sortie, j'ai quand-même décidé de me le procurer. Parce qu'il reste un piano que je n'arrive pas à remplacer.
Est-ce que je choisirai ce piano si je ne devais en avoir qu'un seul?
Non, je crois que s'il n'avait pas été en promo j'aurais encore attendu. S'il ne devais en rester qu'un, pour moi (variété, jazz, rock) je choisirais le basique de pianoteq (2 pianos vraiment excellents pour 150 balles et ceux d'après pour 60 balles).
Mais une chose est sur, c'est que j'aurais de toute manière fini par acquérir Ivory Italian 2 un jour ou l'autre. Parce que si le son vous plait, à jouer, c'est encore mieux.
Malgré le fait de posséder le Conert grand D qui est réellement un immense plaisir à jouer, cela ne prenait pas la place laissée vacante par le Italian 2.
Le Italian est plus nerveux, plus "éclatant" dans les haute vélocité, est est plus écléctique. On peut passer d'une rondeur chaude et profonde (plus que le Grand D) à une brillance qui fait davantage "gros son de piano de concert".
Il est à mon sens beaucoup plus polyvalent tout en gardant cette finesse et cette délicatesse propre à cette gamme de pianos quand on veut le jouer de manière plus rafinée.
Mon jugement tient compte du fait que je l'ai acheté en promo (ça m'aurait embêté de l'acheter le prix standard, et sans doute que je me serais abstenu, car d'autres pianos font très bien l'affaire comme Pianoteq à propos duquel je pourrais être dithyrambique).
bon soyons clair. Niveau perf et config, je crois depuis un moment que rien n'égalera jamais Pianoteq (merci aux français pour ce super travail), qui avec sont absence totale d'accès disques et ton travail processeurs d'une redoutable efficacité, on est à mon avis sur un des meilleurs pianos existant aujourd'hui (tant niveau perf/conso qu'en matière de qualité sonore). C'est une série de pianos dont seul le prix pour avoir la version totalement déverrouillée est à mon sens problématique, mais qui au regard de la concurrence reste vraiment dans les clous.
Mais les Ivory 2 s'en sortent quand-même très bien et le Italian a un grain, une délicatesse que je ne retrouve quand-même pas ailleurs. Il ne déroge donc pas à la règle. Il y a de nombreuses années, il fallait aller côté config un peu costaudes pour le jouer aisément avec 500 notes de polyphonie (quantité de polyphonie pas si inutile que ça), mais aujourd'hui n'importe quel pc multi proc est de taille.
Le gros bémol que je relève est la différence (certes, normale) vraiment remarquable entre le jeu au casque et le jeu sur enceintes.
Les médiums sont un peu moins présents et un peu moins "pleins". Si bien qu'il faut une petite équalisation pour équilibrer le tout.
Mais malgré cela, il reste à mon sens un piano réellement très.... très inspirant quand on le joue. Chaque note apporte son lot d'intention, de texture. Et même si, depuis pianoteq (avis perso) on a plus ou moins sonné le glas de système de pianos échantillonnés, limité dans la retouche sonore qu'on peut y apporter, ce Italian reste un piano que j'ai finalement rarement envie de toucher tant il sonne direct, merveilleusement, et tant on trouve immédiatement comment le jouer. Dans toutes les situtaions ou presque.
En ce sens, il est presque mieux à mon avis que le Concert Grand D (si tu remarques je n'arrête pas de changer le nom du Steinway, parce que je ne suis plus sur de comment il s'appelle. Dans le tas il y a peut-être un nom de bon).
Pour ce qui est de la prise en main et de l'installation, c'est vraiment extremement simple. J'ai acheté celui-ci en dématérialisé, ce qui me permet de comparer avec l'achat boite (avec DVD) du Grand Steinway D concerto. C'est encore plus simple. Un numéro de série à entrer dans l'Ilok (je ne possède plus cette clé physique après avoir perdu la mienne avec la licence de mon steinway dessus que Synthogy à bien voulu me transférer en software, beaucoup plus pratique). Et bim, me voilà avec deux ou trois autorisation simultanée.
Il y a juste à télécharger un soft qui se chargera automatiquement (et rapidement) de l'install du vst, du standalone et de la banque.
Pour ce qui est de l'interface et des paramétrages, petit bémol sur certains paramètres qui sont clairement des gadgets qui ne rendent pas hommage au piano (le paramètre de timbre devient vite fake, voir vraiment grossier et juste un peu, il ajoute du timbre que je trouve toujours difficile d'utiliser avec enthousiasme tant ce paramètre n'arrive pas à trouver sa place dans le son initial du piano. Un peu comme si on voulait arranger un éclat sur un pare-brise avec un post-il jaune fluo) (alors qu'on sait qu'il y a julien de cargl*ss pour ça).
Les autres paramètres sont trop timides pour permettre réellement d'entrer dans le monde de la modification sonore. C'est à mon avis la grande limite des Ivory, mais également du monde du sampling de piano. On est limité par la qualité du sample.
Peut-être qu'on ne sera pas d'accord parce que je dois bien reconnaitre que je n'y retrouve pas mon compte, donc j'ai assez peu essayer d'exploiter tout ça, car dès la surface, je ne suis pas enthousasmé. Reste qu'à part le paramètre de timbre que j'utilise réellement rarement à un seul cran (qui est déjà très très fort, me donnant totalement tort sur l'avis que j'écris à propos des autres paramètres), parmis les autres paramètres, il y a le bruit du marteau (très exploitable, qui donne subtilement vite un petit quelque chose. Trop, si on le pousse trop, là où d'autres pianos permettront de pousser le côté sale beaucoup plus loin et beaucoup mieux), le brillant (que j'utilise très peu parce que là encore, ça sens un peu la simple equalisation qui n'est pas à la hauteur du piano), la largeur stéréo, qui n'est pas vriament bien gérée mais qui reste jouable quand-même quand on s'habitue 5 minutes à la perte de corps du piano (Gros point noir sur les pianos en général: les gars, arrêter de surcompenser la petitesse des sont de pianos par un travail sur la phase, qui disparait quand on rend le piano mono. Un piano qui n'arrive pas à sonner en mono, ça en dit long tout court).
Les options en standalone sont plutôt complètes. On peut en standalone enregistrer indépendament en midi ou wave - paramètrable -, on a un métronome, on a plusieurs option dont je ne me souviens plus pour mixer le piano directement dans le soft.
Les presets ne sont pas très généreux. Il y en a une 20aine qui se différencient assez peu (On a des version binaural, version mono...), version "jazz", version classique d'une manière, version classique d'une autre manière (pas de différence de ouf)...
Bref, on est ici en face d'un piano qui n'est pas vraiment fait pour du sound design poussé à la base. C'est un piano, c'est tout. Mais un piano qui sonnera immédiatement parfaitement bien. Si bien qu'il ne m'a jamais deçu chaque fois que j'y suis revenu et que chaque fois que je le lance je reste dessus un certain temps avant de m'obliger à l'arrêter parce que ce n'est pas du tout celui-ci que je cherchais. Si bien que autant d'années après sa sortie, j'ai quand-même décidé de me le procurer. Parce qu'il reste un piano que je n'arrive pas à remplacer.
Est-ce que je choisirai ce piano si je ne devais en avoir qu'un seul?
Non, je crois que s'il n'avait pas été en promo j'aurais encore attendu. S'il ne devais en rester qu'un, pour moi (variété, jazz, rock) je choisirais le basique de pianoteq (2 pianos vraiment excellents pour 150 balles et ceux d'après pour 60 balles).
Mais une chose est sur, c'est que j'aurais de toute manière fini par acquérir Ivory Italian 2 un jour ou l'autre. Parce que si le son vous plait, à jouer, c'est encore mieux.