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    Quand la preamplification à tube devient synonyme de punch supersonique 3D ...

    Chandler Limited REDD.47Publié le 09/01/26 à 13:58
    Le REDD.47 est souvent décrit comme "the" préamp à lampe mythique (pour ne pas dire mythologique), il occupe une place à part dans l’histoire du son, non seulement pour ses qualités techniques inédites mais aussi pour son statut quasi clandestin entretenu volontairement pendant des décennies.

    Le REDD.47 est le préamplificateur d’entrée des consoles EMI REDD, notamment la REDD.51, dont il n’existe que trois exemplaires connus à ce jour (la dernière s’est vendue plusieurs millions de dollars). Contrairement aux V72 et autres modules broadcast allemands, le REDD.47 n’a jamais été commercialisé. Pas de catalogue, pas de fiche produit, pas de version “client”. EMI considérait ces circu…
    Lire la suite
    Le REDD.47 est souvent décrit comme "the" préamp à lampe mythique (pour ne pas dire mythologique), il occupe une place à part dans l’histoire du son, non seulement pour ses qualités techniques inédites mais aussi pour son statut quasi clandestin entretenu volontairement pendant des décennies.

    Le REDD.47 est le préamplificateur d’entrée des consoles EMI REDD, notamment la REDD.51, dont il n’existe que trois exemplaires connus à ce jour (la dernière s’est vendue plusieurs millions de dollars). Contrairement aux V72 et autres modules broadcast allemands, le REDD.47 n’a jamais été commercialisé. Pas de catalogue, pas de fiche produit, pas de version “client”. EMI considérait ces circuits comme des outils internes, développés pour les besoins spécifiques d’Abbey Road : un son, une méthode, une signature que l’on ne partage pas.

    “Those amps were never meant to leave the building.”
    — ancien ingénieur EMI

    Cette rareté n’était pas accidentelle. Le REDD.47 naît d’un problème très concret. Les préamplis lampes classiques — en particulier le V72 — étaient magnifiques sur l’orchestre et la voix, mais trop lents, trop mous pour la musique qui arrivait. Le rock devenait plus dense, plus physique, et la chaîne commençait à montrer ses limites. Ringo Starr n’aimait pas le rendu de sa caisse claire : trop ronde, manquant d’attaque, se perdant dans le mix dès que les guitares entraient. Ce n’était pas un problème de volume, mais de tenue des transitoires.

    “The snare didn’t crack the way it did in the room.”
    — propos rapportés par des ingénieurs EMI

    Cette insatisfaction répétée met une pression directe sur les ingénieurs du REDD Department. Il fallait durcir la chaîne, sans perdre la musicalité EMI. Partant de l’architecture du V72, ils vont accélérer le comportement du circuit, augmenter la tenue à fort niveau, stabiliser le bas médium, rendre la saturation contrôlable et préserver l’attaque des percussions. Le choix de la EF86 est déterminant : plus rapide, plus nerveuse, capable d’encaisser des transitoires violents sans s’effondrer.

    “We needed the drums to stay up front when the band played loud.”
    — Geoff Emerick

    À partir de 1963–64, cela s’entend immédiatement : la batterie devient plus autoritaire, la caisse claire tient le mix. Le REDD.47 n’est pas flatteur : il résiste. Ce point est essentiel pour comprendre la suite. Lorsque les consoles TG à transistors remplacent progressivement les chaînes à lampes à Abbey Road, Geoff Emerick parle d’un véritable choc sonore. Non pas une amélioration évidente, mais une rupture. Dans ses témoignages, il évoque une perte de densité, de cohérence et surtout de force organique. Les nouveaux mixers sont plus propres, plus stables, mais aussi plus plats, moins engagés physiquement.

    “The new transistor desks were cleaner, but they didn’t fight back the same way.”

    — Geoff Emerick

    Pour Emerick, le REDD.47 incarne précisément ce que le transistor n’offrira jamais : la distorsion harmonique qui permet de la tenue sous pression. Ce basculement n’a jamais été vécu comme un progrès artistique évident, mais comme un compromis industriel. C’est aussi pour cela que le REDD.47 n’a jamais été vendu. Ce n’était pas une couleur parmi d’autres, mais une réponse ciblée à un problème précis, liée à une époque, un lieu et une musique. Le garder secret, c’était préserver une avance sonore.

    Il faudra attendre des décennies et le travail déterminant de Wade Goeke (Chandler Limited) pour que ce circuit sorte enfin de l’ombre — sans être trahi. Chandler n’a pas cherché à moderniser le REDD.47, mais à respecter sa logique : une évolution durcie du V72, pensée pour encaisser le rock, avec une attaque ferme, une saturation contrôlable et une musicalité intacte. Les aspérités ont été conservées : le resserrement du bas médium quand on pousse, la claque de la caisse claire, la stabilité à fort niveau.

    Je n’ai pas d’original à disposition, mais la comparaison avec le V72 est sans appel. Le Chandler REDD.47 sonne comme une évolution radicale : même ADN (lampes + transformateurs), mais une électronique plus rapide, plus de headroom, un bas médium plus ferme et une saturation mieux maîtrisée. Le vieil adage tube = slow / transistor = fast trouve ici une exception majeure. Et puis travailler avec le REDD.47, c'est aussi s'inscrire dans une filiation et dans une histoire. C'est aussi un plaisir de retrouver ces couleurs typiques des années 60 — Beatles, Pink Floyd (ère Syd Barrett), The Zombies, et bien d’autres. Ce n’est pas juste une couleur de plus pour diversifier : c’est une arme sonore.

    “The V72 was beautiful, but it wasn’t made for loud guitars and drums.”
    — ingénieurs EMI

    Aujourd’hui, c’est précisément cette tension entre raffinement et brutalité contrôlée qui rend le REDD.47 unique. Je l’utilise sur des styles où il faut de la matière, de l’impact et de la tenue. Bas médium structuré, transitoires rapides pour du tube, aigus soyeux. Là où le V72 arrondit, le REDD.47 tient la barre.

    La fabrication Chandler est irréprochable. Je l'ai ouvert pour inspecter et c'est un super taff avec une sérieuse alimentation linéaire super bien foutu, c'est une machine qui peut accompagner une vie entière... Après quelques mois, j’ai complété avec un RS124 : le combo est redoutable. Prochaine étape : un second REDD.47 pour le travail stéréo… et, bien sûr, la fameuse cascade de deux REDD pour retrouver la distorsion des voix et guitares du White Album.


    Contrairement aux V72 ou aux modules broadcast allemands, le REDD.47 n’a jamais été commercialisé. Il n’existait pas de catalogue, pas de version “client”, pas de fiche produit. Pendant longtemps, le seul moyen d’en posséder un était d’acheter — ou de faire modifier — une console EMI REDD complète. EMI considérait ces circuits comme des outils internes, développés spécifiquement pour répondre aux besoins propres des cabines. Ils faisaient partie d’un avantage concurrentiel : un son, une méthode, une signature que l’on ne partage pas. C’est aussi pour cela que, pendant des années, le REDD.47 est resté invisible, absent des studios privés, absent des racks, absent des discussions commerciales. Pour en jouir, il fallait aller enregistrer sur place à Londres..

    “Those amps were never meant to leave the building.”
    — ancien ingénieur EMI

    Cette rareté n’était pas accidentelle. Le REDD.47 est né d’une frustration très concrète : les préamplis lampes classiques — notamment les V72 — étaient superbes pour l’orchestre et la voix, mais trop lents, trop mous pour la violence contrôlée du rock naissant. Abbey Road voulait un préampli qui encaisse, qui garde de l’impact à fort niveau, qui ne s’effondre pas quand on pousse les guitares et les batteries. Superbes pour l’orchestre et la voix, mais lorsque les Beatles commencent à enregistrer plus fort, plus serré, plus physique, une limite devient évidente — en particulier sur la batterie.

    Ringo n’aimait pas le rendu de sa caisse claire à travers les préamplis lampes traditionnels. Il la trouvait trop molle, trop ronde, pas assez présente, manquant d’attaque et de nerf. Ce n’était pas une question de volume, mais de tenue des transitoires. La caisse claire sonnait bien seule, mais se perdait dans le mix dès que les guitares entraient. Et Ringo l’a fait savoir.

    “The snare didn’t crack the way it did in the room.”
    — propos rapportés par des ingénieurs EMI

    Cette insatisfaction répétée a mis une pression directe sur les ingénieurs d’Abbey Road. Le studio devait s’adapter à une musique nouvelle : plus bruyante, plus dense, plus rythmique. Le REDD Department reçoit alors une mission claire : durcir la chaîne, sans perdre la musicalité qui faisait la réputation d’EMI.Le REDD.47 est la réponse à cette contrainte. Partant de l’architecture du V72, les ingénieurs vont :
    - accélérer le comportement du circuit
    - augmenter la tenue à fort niveau
    - améliorer la stabilité du bas médium
    - obtenir une saturation plus contrôlable
    - préserver l’attaque des percussions

    Le choix de la EF86 est déterminant : plus rapide, plus nerveuse, capable d’encaisser des transitoires violents sans s’effondrer. Le résultat n’est pas un préampli plus “bright”, mais un préampli plus ferme, capable de rendre la claque de la caisse claire, la poussée de la batterie, sans mollesse.

    “We needed the drums to stay up front when the band played loud.”
    — Geoff Emerick

    Ce changement est immédiatement audible sur les enregistrements des Beatles à partir de 1963–64. La batterie prend une place nouvelle : plus présente, plus définie, avec une caisse claire qui tient le mix. Le REDD.47 ne transforme pas la batterie en objet hi-fi : il la rend autoritaire, exactement comme Ringo la voulait. Ce point est fondamental : le REDD.47 n’est pas un préampli conçu pour flatter. Il est conçu pour résister. Résister aux guitares, aux niveaux, aux transitoires, à l’énergie du rock. Là où le V72 pouvait arrondir, le REDD.47 encaisse.

    C’est aussi pour cela qu’il n’a jamais été commercialisé. Ce n’était pas un produit, c’était une réponse interne à un problème précis, liée à un groupe précis, à une musique précise. Pendant des années, le seul moyen d’y accéder était d’acheter une console EMI modifiée, comme l’a fait plus tard Lenny Kravitz, en acceptant d’acheter l’histoire avec le circuit. Merci à Wade de Chandler d'avoir réussi à convaincre Abbey Road d'ouvrir ses portes et ses archives ...

    Aujourd’hui

    Sans Wade, le REDD.47 serait probablement resté un mythe incomplet, un circuit fantôme raconté mais jamais vraiment transmis. Ce travail a permis quelque chose de fondamental : faire sortir le REDD.47 du mythe, sans le trahir.

    Pas en le modernisant, pas en le lissant, mais en respectant sa logique :
    – une évolution durcie du V72
    – pensée pour encaisser le rock
    – avec une attaque ferme
    – une saturation contrôlable
    – et une musicalité intacte

    Là où beaucoup auraient tenté de “corriger” le circuit, Wade a fait l’inverse : il a accepté ses aspérités. Les légères non-linéarités, la manière dont le bas médium se resserre quand on pousse, la façon dont la caisse claire claque sans devenir agressive. Tout ce qui avait poussé Ringo Starr à se plaindre du rendu trop mou des chaînes précédentes a été conservé comme une qualité, pas comme un défaut. C’est grâce à ce travail que le REDD.47 est enfin devenu accessible sans devoir acheter une console EMI entière.

    Avec Chandler, le REDD.47 sort enfin de l’ombre, sans perdre son statut. Ce n’est toujours pas un préampli pour tout le monde. Ce n’est pas un outil neutre. Mais c’est désormais un instrument transmissible, fidèle à l’intention originale.

    “Abbey Road wasn’t looking for beauty. They were looking for strength.”

    Quand j’utilise un REDD.47 en studio, c’est exactement cette philosophie que je retrouve : une attaque franche, une assise solide, une batterie qui ne s’efface pas, des guitares qui tiennent leur place, et un son qui reste stable même quand on pousse.

    Je n'ai pas de REDD.47 originaux, je connais quelqu'un qui a la chance d'en avoir un , il faudrait un jour que l'on compare... le seul point de comparaison que je peux faire est avec le V72.

    Je confirme bien que le Chandler sonne comme une évolution radicale du Telefunken: même ADN à lampes et transformateurs, mais une électronique plus rapide, avec davantage de headroom, un bas médium plus ferme et une saturation plus maîtrisée. Je suis totalement fan.

    Finalement le viel adage tube=slow transistor=fast croise ici une exception. J'ai longtemps cherché un préampli capable d'offrir la précieuse distorsion harmonique et la couleur inedites des tubes tout en restant "fast". J'ai essayé tout ce qu il est possible de tester - du RCA, du Telefunken, du Fearn, du Lachapel - et j'avais abandonné l'idée que cette combinaison soit possible....

    Et finalement le Redd47 si on devait le définir , c’est précisément cette combinaison — raffinement (couleur)+ autorité (fast)— qui offre une 3D fabuleuse qui a façonné le son des années 60, sur les enregistrements notamment de Pink Floyd (era Syd Barrett), The Zombies, et bien d’autres.

    Le REDD.47 n’est pas une couleur parmi d’autres : c'est une arme inédite. Graal Abbey Road ultime, schema secrètement gardé des décennies durant, il est à ma connaissance le seul tube preamp au monde à offrir un son qui tienne autant en terme d'attaque et transitoires qui projette autant de couleur tout en restant solide quand on pousse les tubes à fond.

    Je vais radotter en répétant que le V72 (et les lampes en général) est merveilleusement musical, mais son temps de réponse, sa compression naturelle et son comportement dans le bas médium est aussi une limite pour la restitution des attaques.

    “The V72 was beautiful, but it wasn’t made for loud guitars and drums.”
    — ingénieurs EMI, Abbey Road

    Techniquement, le REDD.47 reste un préampli à lampes et transformateurs, mais il se comporte presque comme un préampli de combat : il garde de l’impact, et quand il sature, il le fait avec autorité, pas avec mollesse. Ce changement de philosophie sonore est audible sur les enregistrements de The Beatles, à partir de With The Beatles puis Rubber Soul, Revolver et au-delà : les batteries sont plus présentes, les guitares plus fermes, les voix plus ancrées dans le mix. Le REDD.47 n’est pas seul responsable, mais il est l’un des maillons essentiels de cette évolution.

    “We needed gear that could take level without falling apart.”
    — Geoff Emerick


    Pour conclure

    Aujourd’hui, c’est précisément cette tension entre raffinement et brutalité contrôlée qui rend le REDD.47 si pertinent et surtout si différent. Je l’utilise en studio sur des styles où il faut de la matière, de l’impact et de la tenue : rock, pop organique, musique de film, électronique analogique, indus, prises live. Avec du statique comme du u47fet, du micros ruban (Coles 4038), des dynamiques exigeants (SM7B), ou des sources ligne comme des synthés et boîtes vintage, il conserve une assise et une cohérence que peu de préamplis modernes savent offrir, avec cette 3D naturel tellement classe...

    En revanche sa fidélité sur les signaux riches en transitoires rapides ne l'empêche pas d'apporter la couleur attendue sur des cordes ou des voix. Ce REDD.47 est clairement typé, mais jamais flou :
    - bas médium ferme, structuré,
    - transitoires rapides pour du tube
    -aigus sweety

    Là où un V72 peut “arrondir”, le REDD.47 tient la barre. Poussé, il sature avec élégance, en ajoutant des harmoniques riches et musicales, sans perte de définition.

    Un dernier petit mot sur la qualité du produit Chandler en terme de fabrication : irréprochable, solide, sans concession -

    C'était mon premier Chandler et j'ai été bluffé. Après qq mois de travail quotidien, j'ai craqué pour lui offrir son corolaire qui est le RS124. Le combo est complètement fou, ca match parfaitement. Le projet futur sera d acheter un deuxième Redd pour pouvoir travailler en stéréo, mettre en insert de bus et aussi.... Faire la fameuse distorsion des voix et des grattes du White Album dont le secret était de mettre en cascade deux Redds....
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  • Charles FrechetteCharles Frechette

    Chandler Redd 4.7 Preamp

    Chandler Limited REDD.47Publié le 03/04/22 à 09:46
    Amazing piece of gear and very inspiring tool for sessions. Practical features on the unit and very good quality of built. Sounds fantastic very large and 3 dimensional. its pretty retro sounding and tubey vibe but i guess, thats what your looking for when you buy it! ;)

    Love it on bass and vocals the best in conjonction with La-2a its just perfect!

    Sounds good on everything, can be pushed with 20db pad for little harmonic euphoria (light) before 35db with pad then crunch a little.

    I love it, wish i had a pair…




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    Amazing piece of gear and very inspiring tool for sessions. Practical features on the unit and very good quality of built. Sounds fantastic very large and 3 dimensional. its pretty retro sounding and tubey vibe but i guess, thats what your looking for when you buy it! ;)

    Love it on bass and vocals the best in conjonction with La-2a its just perfect!

    Sounds good on everything, can be pushed with 20db pad for little harmonic euphoria (light) before 35db with pad then crunch a little.

    I love it, wish i had a pair…




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  • jctroyesjctroyes

    Absolument Parfait !

    Chandler Limited REDD.47Publié le 21/01/22 à 12:44
    1 photo7 fichiers audio

    Histoire

    Peter Burkowitz fut longtemps directeur puis membre d’honneur du groupe AES. Un poste d’importance car il fera partie des commissions qui vont définir les normes utilisées dans le futur format numérique que nous connaissons encore aujourd’hui.
    Mais avant ca il sera aussi directeur technique pour EMI et à l’âge de 42 ans sortira la très célèbre console Redd 51 composé des modules Redd47

    Redd-i

    Le point de départ de la console est de produire une unité de « mixage » avec Eq et sommation passif qui sera divisé en modules (assez encombrant) ayant une conception inspirée des Siemens V72. Comme l’électronique de l’époque est très ch…
    Lire la suite

    Histoire

    Peter Burkowitz fut longtemps directeur puis membre d’honneur du groupe AES. Un poste d’importance car il fera partie des commissions qui vont définir les normes utilisées dans le futur format numérique que nous connaissons encore aujourd’hui.
    Mais avant ca il sera aussi directeur technique pour EMI et à l’âge de 42 ans sortira la très célèbre console Redd 51 composé des modules Redd47

    Redd-i

    Le point de départ de la console est de produire une unité de « mixage » avec Eq et sommation passif qui sera divisé en modules (assez encombrant) ayant une conception inspirée des Siemens V72. Comme l’électronique de l’époque est très chère, les Studio Abbey Road avec Peter Burkowitz vont modifiés le schéma de Siemens pour sortir le Redd 47.
    Si la raison de cette recréation était au départ avant tout une question d’économie ils en profiterons pour modifié l’impedance de sortie (et d’entrée) car celle fournie pas Siemens n’était que de quelques dizaines d’ohms (contre les futurs 200 du Redd 47)
    Cette modification donnera assurément cette sonorité mythique de la console Redd51. Beaucoup dise que les circuits Siemens V72 étaient un peu timide voir carrément mollasson.

    Pourquoi choisir ce préamplificateur Chandler Redd 47

    Déja il n’existe pratiquement pas de réédition et aucun autre que cette version de Chandler n’est adoubé pas Abbey Road. Ensuite le respect du schéma électronique original (avec quelques améliorations) ainsi qu’une réalisation technique absolument exemplaire.
    Ce n’est pas uniquement dans votre studio une référence au son du début des années 60 mais un vrai préamplificateur toujours moderne et possédant une palette de couleur la plus extraordinaire que j’ai pu entendre.

    Premiers testes

    Prise de son Violon/Alto

    Mon premier teste fut un peu inspiré par la première destination de la console Redd 51. En effet le Studio One était le studio de la musique classique. Karajan enregistrera l’une de ses premières versions de l’intégral de Beethoven et 2 symphonies de Schubert sur une console 51.

    Me voila partie avec mon violon a faire quelques prises de son. J’utilise assez souvent mon Focusrite ISA ou Neve 8801 mais ici le Chandler Redd47 se montre lumineux sans avoir de brillance excessive. Je m’attendais un peu à l’inverse. Le son est riche est donne une sensation de linéarité ou du moins d’une homogénéité jamais entendu dans mon studio. Le son du violon est ici moderne et expressif la qualité du grave est splendide. Je l’ai essayé sur Alto et le son était encore meilleur. L’alto peut faire vite caverneux ce qui ne fut pas du tout le cas ici.

    Prise de son Voix

    j’ai eu le temps de comparer le Redd47 à mes préamplificateur : ISA, Trident S80, Neve 1073, Neve 8801, Api The Chanel (512) et bien évidement mon Chandler Tg2

    Il faut reconnaître la similitude que peut avoir le Tg2 et le Redd47. Ils ont en commun cette densité incroyable avec pour le Redd47 une sensation beaucoup plus étendu que le Tg2 et plus épais.
    Aucun de mes autres préamplificateurs (pourtant tous mythiques) n’ont réussis à vraiment rivaliser avec le Redd47. Le Chandler semble toujours plus vivant, plus lumineux, moins agressif où d’une redoutable solidité même face a son collègue Tg2.
    Il est difficile de dire si il est vraiment plus linéaire mais c’est le mot qui me vient tout au long de mes écoutes avec notamment ce sentiment d’un son limpide.
    Après ce n’est pas le plus silencieux mais a aucun moment le souffle (plutôt sourd) est venu me gêner.

    « Réamping » Guitare électrique

    J’active le -20dB de l’entrée micro et je commence à monté le gain primaire puis à joué aussi avec le bouton Fine. Autant vous le dire tout de suite le son est fou. Ca fait presque peur, la machine étant neuve on n’a pas envie de l’abîmer. Mais aucun risque ici comme la démontré le teste de Sound On Sound si vous voulait avoir LE son de distorsion mythique à la Beatles ou The Holies et bien d’autres des années 62 a 64 il faudra utilisé l’entrée micro plutôt que l’entrée DI qui attaque directement le circuit Lampe.
    Ca croustille c’est épais et toujours aussi dense. C’est vraiment le plus de ce préamplificateur qui doit justifié votre futur achat, si vous n’êtes pas encore convaincu.

    DI avec Synthétiseur Analogique

    J’ai pour l’occasion sortie mon Spectral Audio un synthétiseur Analogique à mi chemin entre un Moog et une Tb303. Je dois dire qu’en fonction des sons j’ai soi préféré mon Neve 8801 ou Le Chandler Redd47. Dans tous les cas ce qui était frappant c’est cette présence grave pour ne pas dire Sub qui n’est pas sans rappeler l’univers moog. Disons que le 8801peut offir un medium plus agressif et appréciable dans certaines conditions . j’ai essayé le Tg2 aussi qui semble plus fermé et au niveau RMS plus faible que le Redd47

    Conclusion

    C’est un véritable sans faute. Une machine fort onéreuse mais qui ne passe pas inaperçu et devient incontournable.
    Le Chandler à quand même cette possibilité d’une forte stratification des prises du fait de sa linéaire ou homogénéité. A défaut de pouvoir en acheté plusieurs ça sera du « rere » sur des prises d’instruments mono ou réamping. Mais les quelques testes de prises cordes que j’ai réalisé montrent bien ce maintien de la cohérence et fraîcheur du mix même après une dizaine de pistes avec le même préamplificateur.
    C’est véritablement un rayon de soleil sur vos sources. L’énergie RMS apporté par la légère distorsion (moins de 0,3 % en linéaire) donne déjà un coup de projecteur fabuleux ans avoir recours à des distorsions.
    Je vous conseil vivement la lecture du teste de Sound on Sound, l’écoute des exemples de « rroland » sur AF.

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