« Un préampli "couteau suisse" idéal pour réveiller un setup numérique un peu trop sage »
Publié le 20/03/26 à 13:51
Rapport qualité/prix :
Excellent
Cible :
Tout public
Le Mico de chez Audient est un préampli micro 2 canaux dans format compact demi-rack qui propose :
• Deux préamplis classe-A identiques à ceux des consoles haut de gamme de la marque ;
• Une fonction HMX (Harmonic Sculpting) sur le premier canal pour ajouter de la saturation ;
• Un contrôle Variphase sur le second canal pour un alignement de phase ultra-précis ;
• Un convertisseur analogique-numérique (ADC) intégré de haute qualité avec sorties S/PDIF, AES/EBU et optique.
Côté son, on est ici sur la signature classique d'Audient : c’est propre et c’est large, mais surtout ça ajoute juste ce qu’il faut de caractère sans être trop coloré d'office. À l'usage, j'ai trouvé que ces préamplis offrent une réserve de gain très confortable (jusqu'à 66 dB), ce qui les rend bien très exploitables sur des micros gourmands comme un SM7B ou même certains rubans passifs. On a ce côté "console anglaise" avec un bas-médium bien tenu et des aigus qui ne deviennent jamais agressifs. C’est le préampli idéal quand on veut capturer la source exactement telle qu'elle est, sans fioritures, mais avec une assise professionnelle que les cartes sons d'entrée de gamme n'ont simplement pas.
La fonction "HMX" ajoute une petite touche de caractère au canal 1. En tournant ce potard, on injecte des harmoniques censées imiter le comportement d'un circuit à lampes. En pratique, je trouve que ça fonctionne à merveille sur les voix un peu fines ou sur une guitare acoustique qui manque de corps. Si on reste raisonnable (sous les 12h), ça épaissit le signal de manière très élégante. Par contre, si on pousse à fond, ça peut devenir un peu "boueux" sur des sources déjà riches en graves comme une basse électrique. C’est un outil génial pour donner une identité à une prise sans avoir besoin de sortir un rack de distorsion externe.
Le canal 2 possède le contrôle "Variphase" de phase variable (de 0 à 180°), et honnêtement c’est une fonctionnalité sympa mais plutôt anecdotique. C'est utile uniquement lors de l'enregistrement d'une même source à deux micros placés a des distances variables, genre un combo "caisse claire dessus/dessous". Au lieu d'avoir un simple bouton d'inversion de phase binaire, on tourne le potard jusqu'à ce que le son "s'emboîte" correctement. C'est efficace pour récupérer du corps et éviter le "comb-filtering" en monitoring direct, mais c'est pas aussi précis qu'un alignement de phase minutieux qu'on effectuera dans sa DAW.
Le Mico n'est pas qu'un préampli, c'est aussi un convertisseur de haut vol qui tient encore la route aujourd'hui. En le branchant via la sortie optique ou S/PDIF sur une interface audio haut de gamme, on gagne deux entrées de qui rivalisent sans probleme avec les préamplis embarqués de chez Focusrite ou RME. J'ai remarqué une clarté immédiate avec une excellente spatialisation des sources dans l'image stéréo par rapport à une interface standard. Le seul petit bémol, c'est le réglage de la fréquence d'échantillonnage à l'arrière qui est un peu fastidieux si vous changez souvent de projet (44.1 à 96 kHz).
Pour moi, le Mico est le compagnon ultime du home-studiste – même nomade – qui veut étendre les capacités de son interface audio 2 ou 4 canaux. Il brille particulièrement sur les prises de guitare acoustique en stéréo, où l'on profite de la neutralité des préamplis couplée au Variphase pour une image parfaite. Il est aussi excellent en DI pour basse et synthés grâce à ses entrées instruments en façade qui respectent parfaitement les transitoires. Enfin, pour du podcast ou de la voix-off, sa propreté exemplaire garantit un signal pur, facile à traiter au mixage.
Pour ce qui est de la qualité de construction, c’est du sérieux. Le boîtier en métal est lourd, robuste, et respire la durabilité. Les switches "toggle" à l'ancienne sont un pur plaisir à manipuler et semblent indestructibles. Les potards offrent une résistance parfaite : on sent que c’est du matériel conçu pour durer vingt ans sans crachoter.
Conclusion
L'Audient Mico est une perle rare qui offre deux canaux de niveau professionnel pour un prix aujourd'hui dérisoire en occasion (souvent autour de 300€). Là où un UA 610 Solo mise tout sur le caractère de la lampe, le Mico joue la carte de la précision chirurgicale et de l'utilité technique (Phase, HMX, ADC). Comparé à un Focusrite ISA Two, il est plus compact et offre la conversion numérique intégrée, même si l'ISA a un son peut-être un poil plus "épais" dans le bas du spectre. C’est une alternative bien plus sérieuse et pro que les petits préamplis type ART ou Presonus, se rapprochant davantage des performances d'un Grace Design m101 pour un prix plus accessible.
Les points forts
• La qualité des préamplis Audient : Transparents, détaillés et très silencieux.
• Convertisseur ADC intégré : Permet d'étendre ses entrées via S/PDIF ou Optique.
• Construction "Tank" : Châssis métallique et composants de haute qualité.
• La fonction HMX : Une saturation harmonique très musicale et polyvalente.
• Filtre coupe-bas : Efficace et bien calibré à 40 Hz ou 80 Hz.
• Le Variphase : Un petit plus sympa pour la gestion de phase multi-micros.
Les points faibles
• Format demi-rack : Parfois agaçant à intégrer proprement dans un rack 19 pouces sans l'adaptateur spécifique.
• Pas de VU-mètre à aiguille : On se contente de simples LEDs de signal/clip, moins précises pour le gain staging fin.
• Accès aux réglages numériques : Les commutateurs de fréquence d'échantillonnage à l'arrière ne sont pas très pratiques.
• Deux préamplis classe-A identiques à ceux des consoles haut de gamme de la marque ;
• Une fonction HMX (Harmonic Sculpting) sur le premier canal pour ajouter de la saturation ;
• Un contrôle Variphase sur le second canal pour un alignement de phase ultra-précis ;
• Un convertisseur analogique-numérique (ADC) intégré de haute qualité avec sorties S/PDIF, AES/EBU et optique.
Côté son, on est ici sur la signature classique d'Audient : c’est propre et c’est large, mais surtout ça ajoute juste ce qu’il faut de caractère sans être trop coloré d'office. À l'usage, j'ai trouvé que ces préamplis offrent une réserve de gain très confortable (jusqu'à 66 dB), ce qui les rend bien très exploitables sur des micros gourmands comme un SM7B ou même certains rubans passifs. On a ce côté "console anglaise" avec un bas-médium bien tenu et des aigus qui ne deviennent jamais agressifs. C’est le préampli idéal quand on veut capturer la source exactement telle qu'elle est, sans fioritures, mais avec une assise professionnelle que les cartes sons d'entrée de gamme n'ont simplement pas.
La fonction "HMX" ajoute une petite touche de caractère au canal 1. En tournant ce potard, on injecte des harmoniques censées imiter le comportement d'un circuit à lampes. En pratique, je trouve que ça fonctionne à merveille sur les voix un peu fines ou sur une guitare acoustique qui manque de corps. Si on reste raisonnable (sous les 12h), ça épaissit le signal de manière très élégante. Par contre, si on pousse à fond, ça peut devenir un peu "boueux" sur des sources déjà riches en graves comme une basse électrique. C’est un outil génial pour donner une identité à une prise sans avoir besoin de sortir un rack de distorsion externe.
Le canal 2 possède le contrôle "Variphase" de phase variable (de 0 à 180°), et honnêtement c’est une fonctionnalité sympa mais plutôt anecdotique. C'est utile uniquement lors de l'enregistrement d'une même source à deux micros placés a des distances variables, genre un combo "caisse claire dessus/dessous". Au lieu d'avoir un simple bouton d'inversion de phase binaire, on tourne le potard jusqu'à ce que le son "s'emboîte" correctement. C'est efficace pour récupérer du corps et éviter le "comb-filtering" en monitoring direct, mais c'est pas aussi précis qu'un alignement de phase minutieux qu'on effectuera dans sa DAW.
Le Mico n'est pas qu'un préampli, c'est aussi un convertisseur de haut vol qui tient encore la route aujourd'hui. En le branchant via la sortie optique ou S/PDIF sur une interface audio haut de gamme, on gagne deux entrées de qui rivalisent sans probleme avec les préamplis embarqués de chez Focusrite ou RME. J'ai remarqué une clarté immédiate avec une excellente spatialisation des sources dans l'image stéréo par rapport à une interface standard. Le seul petit bémol, c'est le réglage de la fréquence d'échantillonnage à l'arrière qui est un peu fastidieux si vous changez souvent de projet (44.1 à 96 kHz).
Pour moi, le Mico est le compagnon ultime du home-studiste – même nomade – qui veut étendre les capacités de son interface audio 2 ou 4 canaux. Il brille particulièrement sur les prises de guitare acoustique en stéréo, où l'on profite de la neutralité des préamplis couplée au Variphase pour une image parfaite. Il est aussi excellent en DI pour basse et synthés grâce à ses entrées instruments en façade qui respectent parfaitement les transitoires. Enfin, pour du podcast ou de la voix-off, sa propreté exemplaire garantit un signal pur, facile à traiter au mixage.
Pour ce qui est de la qualité de construction, c’est du sérieux. Le boîtier en métal est lourd, robuste, et respire la durabilité. Les switches "toggle" à l'ancienne sont un pur plaisir à manipuler et semblent indestructibles. Les potards offrent une résistance parfaite : on sent que c’est du matériel conçu pour durer vingt ans sans crachoter.
Conclusion
L'Audient Mico est une perle rare qui offre deux canaux de niveau professionnel pour un prix aujourd'hui dérisoire en occasion (souvent autour de 300€). Là où un UA 610 Solo mise tout sur le caractère de la lampe, le Mico joue la carte de la précision chirurgicale et de l'utilité technique (Phase, HMX, ADC). Comparé à un Focusrite ISA Two, il est plus compact et offre la conversion numérique intégrée, même si l'ISA a un son peut-être un poil plus "épais" dans le bas du spectre. C’est une alternative bien plus sérieuse et pro que les petits préamplis type ART ou Presonus, se rapprochant davantage des performances d'un Grace Design m101 pour un prix plus accessible.
Les points forts
• La qualité des préamplis Audient : Transparents, détaillés et très silencieux.
• Convertisseur ADC intégré : Permet d'étendre ses entrées via S/PDIF ou Optique.
• Construction "Tank" : Châssis métallique et composants de haute qualité.
• La fonction HMX : Une saturation harmonique très musicale et polyvalente.
• Filtre coupe-bas : Efficace et bien calibré à 40 Hz ou 80 Hz.
• Le Variphase : Un petit plus sympa pour la gestion de phase multi-micros.
Les points faibles
• Format demi-rack : Parfois agaçant à intégrer proprement dans un rack 19 pouces sans l'adaptateur spécifique.
• Pas de VU-mètre à aiguille : On se contente de simples LEDs de signal/clip, moins précises pour le gain staging fin.
• Accès aux réglages numériques : Les commutateurs de fréquence d'échantillonnage à l'arrière ne sont pas très pratiques.