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réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Sting, Phil Collins ou Jim Morrison… Cinq accidents de studio devenus cultes

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Commentaires sur le dossier : Sting, Phil Collins ou Jim Morrison… Cinq accidents de studio devenus cultes
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C’est l’histoire d’une maladresse, d’un bad trip ou d’une machine qui déraille. C’est aussi l’histoire de votre morceau préféré.


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Citation :
Sans la décision, cela pourrait exister involontairement.
Sans l'accident, cela n'existerait tout simplement pas.


Excuse-moi, et ne vois là aucune mauvaise volonté de ma part, mais, j'ai un peu de mal à comprendre ta remarque...

Tu veux dire que, sans la décision de l'artiste "d'en faire quelque chose", ce qui lui est venu par hasard existerait de toute façon, hors de la volonté de quiconque ?

Certes. L'accident arrivera, quoi qu'on en fasse.

Et puis que, si l'accident n'avait pas eu lieu, ce que l'artiste en aurait fait (si l'accident avait eu lieu) ne pourrait pas exister, "simplement pas" ?
Certes. Cela (l'œuvre, la création) n'aurait pas existé dans cette forme là.
Et alors ?

Est-ce que cela contredit de quelque façon ce que j'ai dit ?
Qui est, simplement, ceci :
Sans la décision de l'artiste de "faire quelque chose de ce qui lui arrive", par hasard - ou par nécessité -, il n'y aura rien à voir. Rien à écouter. Rien à recevoir.
L'accident passera aux oubliettes (pour autant qu'il ait été remarqué, comme des milliards de milliards d'autres accidents).

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Soit dit en passant , il vaut mieux , la reprise d ' un rire sardonique , que le sample de celui-ci…
Cɛrtɛs ! Un rirɛ authɛntiquɛmɛnt sardoniquɛ sɛra toujours plus sardoniquɛ... :bravo:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Citation de patrick_g75 :
Cɛrtɛs ! Un rirɛ authɛntiquɛmɛnt sardoniquɛ sɛra toujours plus sardoniquɛ... :bravo:

N'était-ce pas ces mêmes sardoniques qui bouchaient le port de Marseille ? :clin:

Pour revenir au sujet : ni l'accident, ni la décision, ne pourraient exister sans... L'Espace-temps !

Certains physiciens pensent en effet, que l'explication de la "flèche du temps" (c'est-à-dire, le fait que le temps tel que nous le vivons va toujours dans le même sens, du passé vers le futur en passant par le présent, et qu'il nous est strictement impossible de revenir en arrière ou de sauter vers l'avenir) la "flèche du temps" donc, serait liée au Big Bang.

Si on y réfléchi bien en effet, le Big Bang va toujours, inexorablement, dans le même sens : depuis la minuscule singularité initiale (que je surnomme "la graine") vers une expansion (quasi ? momentanément ?) infinie (que j'appelle "le fruit").

Ouvrage de référence : "Une Brève histoire du Temps" de Stephen Hawking. Magnifique, indispensable, lisible par toutes et tous.

Le hasard, d'après les physiciens, découlerait du principe d'incertitude, soit la capacité des particules à prendre une décision parmi un certain nombre de possibles, décision que l'on ne peut anticiper, seulement, dans certains cas, délimiter.

La métaphore du "Chat de Schrödinger" nous dit en effet ceci : tant que l'on n'ouvre pas la boîte pour l'observer, une particule, un objet, ou un chat, peut-être dans tel ou tel état, parmi plusieurs possibles. La particule à l'intérieur de la boîte peut même être dans plusieurs états à la fois, en même temps ! C'est l'état de superposition.

L'évènement hasardeux, inattendu, aléatoire, l'accident, arrive donc quand une ou plusieurs particules (ou un ensemble de particules organisées tels qu'un ballon, un chat, une pomme...) ont choisi entre deux, ou une infinité, d'états possibles :

- une pomme tombe sur la tête de Newton...
- un tir de ballon pas du tout maîtrisé casse une fenêtre...
- une reverb complètement déréglée, ou branchée n'importe comment, se met à sortir des sons délirants...
- un micro qu'on a oublié de débrancher capte un son qu'il ne devrait pas capter...

C'est seulement après que les particules ont pris leur décision que nous, assistant au phénomène qui en résulte, décidons de garder, ou pas, une trace de ce phénomène, de reproduire rigoureusement, ou pas, ses conditions initiales, ou de simplement s'inspirer de cet heureux hasard / accident pour en agrémenter notre création...

En fait, c'est comme si l'accident faisait intimement partie de tout ce que nous sommes, de tout ce que nous vivons ou créons : nous naissons par hasard, notre personnalité grandit, modelée par le hasard, les rencontres, les étranges tours et détours de nos pensées, et tout cela donne naissance à des créations fragiles, improbables, hasardeuses... ou pas ? :clin:

- Tiffeine -            ...Poésie ?...

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  • BBmiX
  • Frajean
Citation de patrick_g75 :
Citation :
Sans la décision, cela pourrait exister involontairement.
Sans l'accident, cela n'existerait tout simplement pas.


Excuse-moi, et ne vois là aucune mauvaise volonté de ma part, mais, j'ai un peu de mal à comprendre ta remarque...

Tu veux dire que, sans la décision de l'artiste "d'en faire quelque chose", ce qui lui est venu par hasard existerait de toute façon, hors de la volonté de quiconque ?

Certes. L'accident arrivera, quoi qu'on en fasse.

Et puis que, si l'accident n'avait pas eu lieu, ce que l'artiste en aurait fait (si l'accident avait eu lieu) ne pourrait pas exister, "simplement pas" ?
Certes. Cela (l'œuvre, la création) n'aurait pas existé dans cette forme là.
Et alors ?

Est-ce que cela contredit de quelque façon ce que j'ai dit ?
Qui est, simplement, ceci :
Sans la décision de l'artiste de "faire quelque chose de ce qui lui arrive", par hasard - ou par nécessité -, il n'y aura rien à voir. Rien à écouter. Rien à recevoir.
L'accident passera aux oubliettes (pour autant qu'il ait été remarqué, comme des milliards de milliards d'autres accidents).


Je pense absolument l'inverse de toi, cela arrive. On est précisément dans ce qui est visiblement difficile pour toi: arrêter de charger à ce point là cette pauvre intentionnalité qui n'en demande pas tant.
Citation :

Steve Reich (re)-découvre le phasing par hasard en 1965, lors de la composition d'une œuvre pour bande magnétique, It's Gonna Rain (1965). Le compositeur disposait de l'enregistrement d'un discours sur deux magnétophones Wollensak de mauvaise qualité. Son idée première était d'utiliser les magnétophones pour répéter la même portion de son avec un décalage temporel entre les deux parties, soit la technique classique du canon. Un dysfonctionnement des magnétophones fit que les deux machines démarrèrent en même temps (à l'unisson), mais perdirent peu à peu leur synchronisme créant un déphasage graduel entre les deux voix. Reich trouva le rendu nettement plus intéressant et explora le procédé avec It's Gonna Rain en 1965 et Come Out en 1966


(Merck Wikipedia :bravo:)

Histoire bien connue, et particulièrement exemplaire.
On imagine que des tas de gens avaient observé ce phénomène avant lui. Mais ce n'est pas des "tas de gens" qui ont signé les œuvres de Steve Reich.

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

Citation :
En fait, c'est comme si l'accident faisait intimement partie de tout ce que nous sommes, de tout ce que nous vivons ou créons : nous naissons par hasard, notre personnalité grandit, modelée par le hasard, les rencontres, les étranges tours et détours de nos pensées, et tout cela donne naissance à des créations fragiles, improbables, hasardeuses... ou pas ?


En effet, Metalloîd : le monde est tel qu'il est en partie par l'effet de beaucoup de hasards.
Comme nous (nous qui échangeons ici en disant je), nous sommes tels que nous sommes, et pensons et agissons en fonction de, à la suite de beaucoup de hasards et de circonstances fortuites. Etc.

Ceci dit, puisque tu en appelles aux conceptions scientifiques (ce qui est très bien ! :bravo:), alors, il faut bien écouter ce qu'elles disent.
Mettre sur le même plan de réalité le trajet de la pomme qui va atteindre le crâne de Newton, et le trajet d'une particule, c'est cocasse. :mrg: Mais ça trouble un peu la vision.
Et puis, de voir encore et encore reprise cette sempiternelle confusion entre le hasard et l'imprévisibilité, ça n'aide pas à comprendre la mécanique quantique... qui est d'ailleurs, de toute façon, humainement incompréhensible... :facepalm:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

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  • Metalloïd
Citation :
Je pense absolument l'inverse de toi, cela arrive. On est précisément dans ce qui est visiblement difficile pour toi: arrêter de charger à ce point là cette pauvre intentionnalité qui n'en demande pas tant.


Que nous pensions, toi Alex Plosion et moi, à l'inverse l'un de l'autre est sûrement vrai, puisque tu le dis. Et je dis ça sans ironie ! En effet, je n'ai toujours pas bien saisi la façon dont tu penses...
C'est sans doute que c'est "trop difficile pour moi" ?

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

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Citation de Metalloïd :

...
Pour revenir au sujet ......


Oui, revenons au sujet...

Citation :

C'est seulement après que les particules ont pris leur décision que nous, assistant au phénomène qui en résulte, décidons de garder, ou pas, une trace de ce phénomène, de reproduire rigoureusement, ou pas, ses conditions initiales, ou de simplement s'inspirer de cet heureux hasard / accident pour en agrémenter notre création...


Je constate avec satisfaction (:bravo:) que tu fais sa part à ce que nous décidons, en nous inspirant, éventuellement, de ces hasardeuses circonstances, pour notre notre création.

Je laisse de côté la part de décision (?) qui reviendrait aux particules.
Les choses se jouent pour nous dans un monde heureusement plus accessible a nos sens et à nos entendement humains, trop humains... :clin:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

http://patrickg75.blogspot.fr/

https://patrickg.bandcamp.com/

 

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  • Metalloïd
Citation de patrick_g75 :
Citation :
Je pense absolument l'inverse de toi, cela arrive. On est précisément dans ce qui est visiblement difficile pour toi: arrêter de charger à ce point là cette pauvre intentionnalité qui n'en demande pas tant.


Que nous pensions, toi Alex Plosion et moi, à l'inverse l'un de l'autre est sûrement vrai, puisque tu le dis. Et je dis ça sans ironie ! En effet, je n'ai toujours pas bien saisi la façon dont tu penses...
C'est sans doute que c'est "trop difficile pour moi" ?


Tu généralises un peu mes propos. Je constatais simplement dans cet échange qu'il semble difficile pour toi de laisser vivre un point de vue différent du tien. Pour faire un parallèle avec ta vision de la création, je dirais que mon point de vue existe indépendament de ta volonté. Et cette indépendance, ni toi ni moi n'en avions l'intention. Elle existe pourtant et visible des tiers observateurs.

Que l'accident musical soit produit, répété et diffusé par un individu qui prend des décisions, cela me semble une évidence. Que le fait même, infime, de la création véritable soit le produit de ce même type d'intention (la figure un peu mystique du sujet créateur), je ne le crois pas. L'inédit n'est apprécié qu'en tant que l'on réussit à se familiariser avec cette nouveauté, c'est-à-dire en le réinsérant dans le déjà connu sous la forme d'une modalité du "c'est un peu comme".

Bref, pour conclure nos divergences, je dirais que je penche plus du côté de l'artisan, produisant avec une maitrise technique des accidents au sein de collectifs d'auditeurs que de l'artiste, figure du génie visionnaire, créant tout seul dans son coin.
Citation de Alex Plosion :
......
L'inédit n'est apprécié qu'en tant que l'on réussit à se familiariser avec cette nouveauté, c'est-à-dire en le réinsérant dans le déjà connu sous la forme d'une modalité du "c'est un peu comme".


De fait, l'inédit n'est apprécié - je dirais plutôt assimilable -, l'inédit n'est assimilable que pour autant que certains de ses aspects peuvent être rapportés, rattachés, réinsérés en effet, au déjà connu, à quelque chose de la "tradition".
C'est un des grands moteurs de l'histoire de l'art (de l'art comme phénomène historique) que ces jeux d'allers et de retours entre le neuf et l'ancien...
Cela ne signifie en rien que le neuf doive redire (radoter) l'ancien, même si avec la plus grande maîtrise artisanale...

Citation :
.....
Bref, pour conclure nos divergences, je dirais que je penche plus du côté de l'artisan, produisant avec une maitrise technique des accidents au sein de collectifs d'auditeurs que de l'artiste, figure du génie visionnaire, créant tout seul dans son coin.


Concluons donc. Concluons... :clin:

Divergences ? Sans doute. Mais aussi, je crois : écarts lexicaux - comme souvent entre deux personnes qui ne s'entendent pas. En effet, comment le pourraient-elles : elles ne parlent pas la même langue.
D'ailleurs, ça peut faire qu'elles vont s'affronter alors même qu'elles sont d'accord !
Mais, bon, je ne crois pas que ce soit le cas entre nous... :mrg:

Il est facile de constater ici (tout y reste écrit) que je n'ai, à aucun moment, défendu la figure de l'artiste comme "génie visionnaire, créant tout seul dans son coin" !
La formule est forte, mais ne correspond en rien, ni à ce que j'ai dit, ni à ce que je pense. Et, comme je dis comme je pense... à peu près. :clin:
(Y aurait-il ici un problème de traduction ? D'une certaine langue française à un autre langue française ?)

De mon côté, je suis plutôt enclin à voir l'artiste comme porte-parole d'une communauté.
Évidemment, il faudrait s'entendre sur le sens (ici particulier) de ce "porte-parole", et sur ce que l'on désigne en parlant, ici, de "communauté".
Mais on ne va pas allez s'embourber là-dedans.

Par contre, la formule "génie visionnaire" ne me rebute pas du tout. C'est juste un fait que, à certains moments de l'histoire se manifestent des individus auxquels sont arrivées des expériences (?) dans lesquelles ils ont effectivement vu... des trucs - des trucs qui n'avaient pas encore été vus. En tout cas : pas encore vus de cette façon-là.
C'est comme ça. Ce n'est pas une raison pour en faire des super-héros doués de super-pouvoirs !
(Certains d'ailleurs ne se montrent pas à la hauteur de leurs "visions". Bref, c'est la vie.)

J'en finis aujourd'hui avec ta formulation :
"du côté de l'artisan, produisant avec une maitrise technique des accidents".

Produisant ? Que veut dire "produire", sinon, dans le sens le plus général, une action programmée, de conception/projet/réalisation ? Cette programmation exigeant en effet la "maitrise technique" des opérations.
Comment peut-on programmer la production (techniquement maîtrisée) d'accidents ?
Je donne ma langue au chat.
...

Une anecdote (un autre "accident de studio") pour finir.
Un soir, Kandinsky rentrant dans son atelier, à son regard attiré par une toile posée là, dans une relative pénombre.
Il ne la reconnaît pas du tout. D'où sort-elle ? Dans ce moment qui est comme celui d'un éclair, elle est seulement, pour lui, d'une beauté sidérante...

Ça, c'est l'accident à proprement parler : elle était posée à l'envers.
Alors ce qu'elle était censée représenter, son 'sujet', n'était plus immédiatement lisible.
Ce qui est la manifestation du "génie" vient ensuite : Kandinsky comprend que la beauté proprement picturale est indépendante de la figuration.
Etc.

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Je ne sais pas composer, je n'ai aucune connaissance en solfège et encore moins en harmonie. Je n'entends pas la mélodie dans ma tête avant de la jouer.
Tout mon processus repose sur l'improvisation et le hasard :
Improvisation des notes ou des séquences
Improvisation du choix du synthé et du réglage du son
Improvisation des effets ajoutés en live

Je ne suis pas un compositeur, encore moins un artiste.

Mais je m'en tape, je m'éclate !

Il y a deux façons d'enculer les mouches : Avec ou sans leur consentement -- Boris Vian

Mon chêne Youtube / Mon Soundcloud

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  • Alex Plosion
Tu t'en tapes.
Tu as raison. On s'en tape...
:bravo:

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

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Citation de patrick_g75 :

(...)
J'en finis aujourd'hui avec ta formulation :
"du côté de l'artisan, produisant avec une maitrise technique des accidents".

Produisant ? Que veut dire "produire", sinon, dans le sens le plus général, une action programmée, de conception/projet/réalisation ? Cette programmation exigeant en effet la "maitrise technique" des opérations.
Comment peut-on programmer la production (techniquement maîtrisée) d'accidents ?
Je donne ma langue au chat.
...

Une anecdote (un autre "accident de studio") pour finir.
Un soir, Kandinsky rentrant dans son atelier, à son regard attiré par une toile posée là, dans une relative pénombre.
Il ne la reconnaît pas du tout. D'où sort-elle ? Dans ce moment qui est comme celui d'un éclair, elle est seulement, pour lui, d'une beauté sidérante...

Ça, c'est l'accident à proprement parler : elle était posée à l'envers.
Alors ce qu'elle était censée représenter, son 'sujet', n'était plus immédiatement lisible.
Ce qui est la manifestation du "génie" vient ensuite : Kandinsky comprend que la beauté proprement picturale est indépendante de la figuration.
Etc.


Tu parlais de problème de traduction. Je pense qu'on peut se reposer sur une langue quand même partagée. "Produire" n'est absolument pas "concevoir", c'est étymologiquement "mettre en avant" ou "exposer". La différence est centrale dans notre affaire (et ironiquement aussi dans ton exemple). Et c'est aussi significatif de notre dialogue assez peu cohérent.
Je rebondis : avec l'IA , l ' artiste est-il toujours "artiste '" ou chef d ' atelier ? . Phil Collins composant avec son M1 , sa Wavestation et son D50 dans sa soupente , JMJ , composant dans son " home studio ' en région parisienne et déléguant des parties à des humains, soit . Mais alors que les STAN , vont sans doute intégrer des agents IA pour l ' aide à la composition, L ' accident dit "créatif " , va très certainement disparaître.
Citation de Alex Plosion :
Citation de patrick_g75 :

(...)
J'en finis aujourd'hui avec ta formulation :
"du côté de l'artisan, produisant avec une maitrise technique des accidents".

Produisant ? Que veut dire "produire", sinon, dans le sens le plus général, une action programmée, de conception/projet/réalisation ? Cette programmation exigeant en effet la "maitrise technique" des opérations.
Comment peut-on programmer la production (techniquement maîtrisée) d'accidents ?
Je donne ma langue au chat.
...



Tu parlais de problème de traduction. Je pense qu'on peut se reposer sur une langue quand même partagée. "Produire" n'est absolument pas "concevoir", c'est étymologiquement "mettre en avant" ou "exposer". La différence est centrale dans notre affaire (et ironiquement aussi dans ton exemple). Et c'est aussi significatif de notre dialogue assez peu cohérent.



Tu es bien aimable de me rappeler ici l'étymologie du verbe 'produire' - que l'on retrouve d'ailleurs dans l'expression "produire la preuve".
Effectivement, cela signifie, dans ce cas : 'exposer'.
Mais tu sais comme moi que l'étymologie d'un terme ne propose (ne "produit") souvent que l'une de ses acceptions possibles.

Tu penses "pouvoir te reposer sur une langue quand même partagée" ?
Ce serait effectivement souhaitable ; mais alors, ce serait bien de considérer la façon dont la langue sur laquelle on va se "reposer" est effectivement partagée, par la majorité de ses locuteurs.
Et, pour ce qui concerne ici notre sujet - ce que signifie le verbe "produire" - , je vois que l'on partage plus souvent son entente du côté "production de voitures" que du côté "production des preuves"...
:clin:
*
Il est assez intéressant que tu penses me reprendre en déclarant :
"Produire" n'est absolument pas "concevoir"
- alors même que, ayant la gentillesse de me citer littéralement, tu dois aussi avoir celle de me lire :
Que veut dire "produire", sinon, dans le sens le plus général, une action programmée, de conception/projet/réalisation ?

*

Et donc, j'en reste à ne toujours pas pouvoir décrypter ta formule :
programmer la production (techniquement maîtrisée) d'accidents ?

Je donnais ma langue au chat. Il ne me l'a toujours pas rapportée.

"Le jugement est un outil à tous sujets, et se mêle partout... "  (Montaigne / Essais I / chap L)

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https://patrickg.bandcamp.com/

 

Citation :
programmer la production (techniquement maîtrisée) d'accidents ?

Ca c'est déja plus raccord avec le Synthi (section où ce dossier a mystérieusement échoué :?!: )
Citation de darklinux :
Je rebondis : avec l'IA , l ' artiste est-il toujours "artiste '" ou chef d ' atelier ? . Phil Collins composant avec son M1 , sa Wavestation et son D50 dans sa soupente , JMJ , composant dans son " home studio ' en région parisienne et déléguant des parties à des humains, soit . Mais alors que les STAN , vont sans doute intégrer des agents IA pour l ' aide à la composition, L ' accident dit "créatif " , va très certainement disparaître.
A voir. Avec les hallucinations propres à l'IA et les prompts tapés de travers qui font parfois des trucs étranges, c'est une belle source de sérendipité.