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Sonorisation

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Petit guide de survie du mixage en live

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Commentaires sur le dossier : Petit guide de survie du mixage en live
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Façonner le mixage d’un groupe lors d'un concert est un exercice grisant, surtout quand tout se passe bien. Mais face aux mille et une galères qui peuvent survenir en live, garder son sang-froid et disposer d’un plan de secours est essentiel pour éviter de gâcher la fête. Voici donc nos meilleurs conseils pour vous aider à assurer face aux imprévus. C’est parti !


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La stéréo a été conçue pour l’écoute domestique. On ne perçoit une stéréo correcte qu’à égale distance des deux haut-parleurs. Contrairement à une croyance tenace, être excentré par rapport à une diffusion stéréo n’est pas du tout équivalent à être excentré devant un concert acoustique. En concert, l’écrasante majorité du public ne percevra pas une stéréo correcte. J’ai déjà assisté à des concerts avec des gros effets stéréo : ça sonne artificiel, ça met la technique en avant au détriment de l’artistique, ça sort de la magie du spectacle.

On n’est pas obligé de mixer en mono. Mais il faut que chacun des deux cotés, écouté isolément, sonne correctement. On peut se permettre une certaine stéréo, du moment qu’on ne brise pas cette règle.

Typiquement :
- les OH d’une batterie seront conservés en stéréo 100 % (ça évite le phasing)
- les pianos et claviers peuvent être gardés en stéréo. Oui, l’un des coté est plus chargé en basse et l’autre plus aigu. Des fois ça n’est pas gênant. Si ça l’est, il suffit de réduire l’ampleur du panoramique.
- les chœurs peuvent êtres en stéréo, pas forcément avec un pan à 100 %
- si on met deux micros sur un ampli guitare, on peut se permettre un pan 100 %
- les retours d’effets (réverbes) doivent, eux, être gardés en stéréo, sinon on risque le phasing. Attention par contre avec les delays ping-pong trop marqués ou les cabines Leslie : avec une façade large, le bond d’un coté à l’autre peut vite sonner très artificiel.
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  • Mix Jagger
  • Will Zégal
  • Shreddator
  • Beatless
Même si on ne fait pas de la stéréo de la même façon en live qu'en enregistrement, perso je n'ai jamais sonorisé un concert en mono, je fais plutôt une pseudo stéréo pas trop large (pseudo car le centre fantôme ne marche pas dès qu'on s'écarte de la ligne centrale). Quand on a la chance de disposer des moyens, on peut améliorer les choses avec une voie centrale (perso jamais eu la possibilité, en général on peut même pas mettre de sub au milieu) ou des front fill inversés (déjà fait, ça fonctionne pas trop mal).

Alors il est vrai que le son n'est pas le même selon où on se trouve dans le public, mais pour moi ça n'est pas un problème du moment que ça reste raisonnablement équilibré. C'est aussi le cas pour les concerts de musique classique ou globalement de tout ensemble acoustique ; pour le cinéma (où il est vrai que la voie centrale est importante pour pallier l'impossibilité d'un centre fantôme), pour les installations spatiales utilisées en musique contemporaine...

D'ailleurs même si on diffusait en mono, en l'absence de front fill le triangle devant la scène reçoit plus de son de scène que de façade, pour ceux-là le son et très différent de ceux qui sont au fond.

En cas de subs posés au sol on a 6dB d'atténuation par doublement de la distance, donc un équilibre spectral très différent entre l'avant et l'arrière du public, sans parler des interférences entre les clusters droit et gauche qui changent radicalement le son des basses quand on se déplace dans le public.

Bref, plein de raisons font qu'il est illusoire de fournir le même son en tout point du public, l'important c'est que chaque spectateur puisse avoir une expérience satisfaisante. Parfois certains choisissent de se placer proche d'un musicien en particulier, ça n'est pas choquant qu'à cet endroit ils entendent un peu mieux cet instrument qu'à un autre endroit de la salle. Il faut être attentif à l'équilibre du mix et rien ne remplace le fait de se déplacer dans la salle, pendant les balances mais également durant le concert.
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  • Mix Jagger
Néanmoins, en live la stéréo n'est pas essentielle. Il y a tellement d'autres paramètres plus fondamentaux qu'attacher trop d'importance à cet aspect révèle un manque de conscience des priorités. C'est souvent une exigence de musicien ayant peu d'expérience de la scène, et qui s'attend à travailler avec la même finesse qu'en studio. Sauf que ça n'a rien à voir: en studio, on a du temps, on est au calme, on a une super diffusion dans une acoustique traitée, on mixe en logiciel avec un plug-in de réverb par piste si on a envie. On enregistre les instrument séparément, les retours au casque, et on n'a pas de repisse.

En live, on peut garder les clavier en stéréo si ça ne pose pas de soucis. Mais si malheureusement il manque une DI ou qu'on n'a pas assez d'entrées sur la console, ben on passe en mono. Sans chouiner, sans être gêné, sans négocier, sans perdre une seule seconde. C'est pareil pour l'ampli basse qu'on n'aura pas forcément en DI ET en micro, le delay qui sera remplacé par une réverbe longue parce qu'il y a que deux moteurs FX au total, les choristes qui vont se partager un seul circuit de retour, etc. D'ailleurs il est fréquent d'avoir les retours claviers en mono, même s'il y a deux enceintes... linkées.
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  • Shreddator
  • brikabrak
Citation de Shreddator (voir le message) :
plein de raisons font qu'il est illusoire de fournir le même son en tout point du public


Je ne suis pas pro et j'y connais rien en sono mais il me semble que cette affirmation est très juste, mono ou stéréo le son dépend beaucoup du placement de l'auditeur dans la salle.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

Raison de plus pour ne pas se compliquer le mix. Mais évidemment, ça dépend des sources.
Citation de Nick Zefish (voir le message) :
Mais si malheureusement il manque une DI ou qu'on n'a pas assez d'entrées sur la console, ben on passe en mono

D'autant plus que, même sur une assez grosse scène où, théoriquement, on ne va pas manquer d'entrées sur la console, la profusion d'engins stéréo peut vite faire grimper le nombre de DI.

Par ex dans mon ex-groupe, à un moment, on avait
- 3 synthés et machines
- un Helix
- un ordi
- un instrument sur délai stéréo (DD-500)
- une chaîne de pédales qu'on gardait en mono quoi qu'il en soit

En stéréo (+1 mono), cela aurait fait 13 DI ! Et autant de lignes de câbles et d'entrées au patch susceptibles de poser un problème.

Et comme il y avait d'autres entrées (des micros), on aurait utilisé 16 entrées sur le patch. C'est vite rempli quand les sondiers veulent garder des entrées différentes pour d'autres groupes du plateau, pour gagner du temps et/ou limiter les erreurs au changement de plateau.

En gardant presque tout en mono, on descendait à 9 DI, ce qui fait déjà pas mal. Parfois même à 7 quand ça manquait d'espaces sur le patch à cause des entrées prises par les autres groupes du plateau.

De 13 à 7 DI, le patch est drôlement simplifié et le nombre de problèmes potentiels sacrément réduit (câbles machine > DI, DI (et leurs réglages (pads)), câbles DI > patch, patch)

Rappelons un truc tout con : les patchs et entrées de console vont souvent par paires fixes : pour une tranche stéréo, on peut faire facilement 1+2 ou 5+6, plus difficilement 2+3 ou 6+7, voire c'est parfois impossible.

Du coup, si l'entrée 5 déconne et que tout est en stéréo, il faut aller chercher des paires disponibles beaucoup plus loin sur le patch... s'il en reste.
Rien d'impossible, mais source de confusion en cas de pépin si un lot d'instruments joués par le même musicien se trouve par exemple sur les entrées 1+2, 3+4 et 16+17
Oui là c'est clair qu'on peut pas non plus tout prendre en stéréo, à moins que le groupe soit tête d'affiche et où c'est open bar sur les désir techniques.

Je voulais surtout dire qu'il je faut pas avoir pour règle de laisser tous les potards de panoramique au milieu (et ne pas non plus tomber dans l'excès d'une stéréo super large qui ne bénéficierait qu'à la personne derrière la console).
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Sur une petite scène (bar, scène de rue) ?

Sur une moyenne scène (2-300 personnes ?)

Sur une grosse scène ?


Petite et moyenne scène, sur des enceintes.
Sur les petites scènes de rue, c'est le pire, car l'enceinte souvent unique sert à sonoriser à la fois pour le public et le musicien : le placement est donc un compromis mal ficelé pour ce dernier qui a le son qui lui vient de derrière / de devant mal orienté / d'un côté, suivant les contraintes du lieu et de l'orga, mais jamais vraiment du "bon endroit". En plus, sur des sons de pianos multi-échantillonnés dernier cri, avec résonance sympathique, bruits de pédale et tout le tintouin (beaucoup de fabricants font ça maintenant), on n'a jamais la subtilité attendue... D'où l'effet "carton" selon moi.
J'ai toujours trouvé qu'un son de piano Rhodes ou équivalent était beaucoup plus adapté à ce type de conditions, puisque ces instruments ont été inventés pour ça, au départ... D'où cette solution de repli, peut-être moins subtile qu'un beau son de piano, mais efficace.

« Il n'y a pas de théorie : il suffit d'entendre. Le plaisir est la règle. » Claude Debussy.

Mon avis sur le Dexibell S9

Mon avis sur le Studiologic Sledge 2

Citation de Shreddator (voir le message) :
Oui là c'est clair qu'on peut pas non plus tout prendre en stéréo, à moins que le groupe soit tête d'affiche et où c'est open bar sur les désir techniques.

Franchement, avec mon groupe on était souvent en tête d'af et c'est pas pour autant que tu joues les divas. Tête d'affiche ne veut pas dire star internationale : c'est proportionnel à la taille de l'événement. Même quand tu joues pour plusieurs milliers de personnes, il reste des contraintes techniques. Quand les sondiers t'appellent avant (enfin, appellent notre ingé son) pour négocier le nombre de points de patchs qui nous seront dédiés, on s'adapte au mieux. La scène, c'est toujours de compromis (voir plus bas).

Surtout que, comme je l'ai dit, c'est pas juste une question de nombre de DI et de points de patchs : ça se paye en temps d'installation et de changement de plateau et c'est une multiplication des risques de problèmes. Or, les problèmes vont impacter le temps de balances et générer du stress. C'est un équilibre entre le gain d'un point de vue sonore et les aspects pratiques. Le gain sonore est alors beaucoup moins essentiel que le temps de faire une bonne balance façade et retours, où tout le monde est parfaitement à l'aise pour jouer et prendre du plaisir, et il est moins essentiel à la qualité de la performance que l'absence de stress, stress qui te fait monter sur scène un peu moins confiant, donc impacte aussi le plaisir de jouer et donc la performance.

Citation de Zuma Otto Rivers (voir le message) :
J'ai toujours trouvé qu'un son de piano Rhodes ou équivalent était beaucoup plus adapté à ce type de conditions, puisque ces instruments ont été inventés pour ça, au départ... D'où cette solution de repli, peut-être moins subtile qu'un beau son de piano, mais efficace.

Ben tu poses carrément la question de l'adaptation d'un groupe aux conditions de scène. Vouloir reproduire sur scène les conditions de studio ou même de répétition, c'est le plus souvent illusoire. En ce qui me concerne, un bon groupe de scène, c'est un groupe qui sait justement s'adapter aux conditions de scène (son, retours, espace, position des musiciens). Cela passe par des adaptations instrumentales, orchestrales, etc.

Dans mon ancien groupe dont je parlais juste avant, le guitariste a joué à un moment sur ordi où il faisait des sons complètement barrés. Ça collait nickel à l'esprit du groupe. Mais c'était la cata sur scène (même sur des grosses) tant qu'on n'a pas eu notre propre ingé son : les sondiers n'entendant pas la guitare (puisque celle-ci produisait des sons qui semblaient sortir d'un synthé) montaient la tranche à donf. Il est donc revenu à un Helix et des sons plus "sages", plus clairement guitaristiques.

Dans mon groupe actuel, le percussionniste joue avec un djembe, des bongos et d'autres percussions sur un stand et un cajon sur lequel il s'assoit comme il se doit. Mais la sonorisation de ce dernier est problématique. Déjà la puissance des percussions implique pas mal de volume de retour pour lui, ça fait pas mal de repisse dans ses micros. Le cajon résonne particulièrement, notamment avec la basse et le kick. Même s'il va peut-être passer en in-ears, c'est pas impossible du tout qu'on abandonne le cajon : pour l'instant, compte tenu de nos conditions de jeu de nouveau groupe et du type de musique qu'on fait (improvisation libre), c'est difficilement envisageable qu'on passe toustes en in-ears.
De mon côté, j'ai déjà viré un de mes synthés parce qu'il avait du mal à percer le mix dans ce groupe de 6 musicien·nes.
Mais c'est très bien des in-ears, en quoi cela poserai problème pour l'impro?

Du groove et assimilé made in Normandie, enjoy... https://soundcloud.com/user-310971396

Citation :
Mais c'est très bien des in-ears, en quoi cela poserai problème pour l'impro?


Oui c'est génial, ça préserve les oreilles et on entend mieux...
Sauf qu'il y a une question de feeling aussi : au casque, ou en in-ear, on est quand même "dans sa bulle", on sent les choses moins spontanément. Quand on fait de l'impro libre, on est dans de la communication spontanée, et être isolé implique de faire une sorte "d'effort supplémentaire" dans l'implication musicale.

J'ai le même problème (je joue du jazz), quand je mets mes bouchons moulés : filtrage parfait, son impeccable, mais tout de même, je suis un peu "à distance". Malgré tout, entre cet inconfort et de potentiels acouphènes plus tard, mon choix est vite fait.

« Il n'y a pas de théorie : il suffit d'entendre. Le plaisir est la règle. » Claude Debussy.

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Chouette article.

J'ai tilté sur "sauvegardez votre session". L'année dernière, festival folk dans le sud-ouest, aux manettes de la console numérique un des organisateurs du petit festival, avec ses façades 12'' et ses 2 subs sur la scène (pour du folk...). Il faut savoir qu'il ne sait pas faire, en vrai. Sur la console analogique qu'il avait l'année d'avant, il mixait "aux dels".

Balances l'aprem, je descends dans la salle donner deux-trois consignes en écoutant notre groupe tout en jouant ma guitare sans fil(*), ça va à peu près.

21H changement de plateau, on monte, on branche, on envoie la purée et un énooooorme larsen tétanise tout le monde. Le gars à la sono me dit "ah meeeerde j'ai écrasé votre preset avec celui du groupe d'après. Bon ben on refait des balances vite fait ?"

(*) Au début du bal du soir a été donnée la consigne d'éteindre tous les émetteurs qui n'étaient pas utiles à l'instant "t" pour cause de brouillages récurrents et violents. Mon Line-6 GT-10 étant numérique, il n'était pas concerné :mrg:

Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.
Albert Schweitzer

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  • Mix Jagger
Citation :
Will Zégal >Ben tu poses carrément la question de l'adaptation d'un groupe aux conditions de scène.

Je suis très d'accord avec Will. On adapte, on s'adapte. T'as combien d'entrées dispo ? On peut laisser branché ou on dégage tout ? Cette dernière question peut faire abandonner deux-trois trucs qui nécessitent du matos différent, parce que c'est relou au changement de plateau dans les petits festivals ou bals quand le groupe met 1/2 heure à s'installer.

Il y a deux moyens d’oublier les tracas de la vie : la musique et les chats.
Albert Schweitzer

Une autre chose qui me paraît importante c'est que les balances ne sont pas une nécessité absolue. Quand j'ai commencé il n'y avait pas de consoles numériques, je faisais des balances en avance et je notais les réglages sur des photocopies du dessin de la console. Ça ne fonctionnait pas très bien parce que qu'avec les changements de plateau les micros étaient déplacés et jamais remis exactement au même endroit, les pads des DI changeaient de position (j'ai plusieurs mauvais souvenirs liés à ça), les amplis étaient pas réglés pareil, etc. Et donc j'ai suivi les conseils qu'on m'a donné et je me suis mis à privilégier les line check en début de set et effectivement, après un changement de plateau, partir de rien c'est à peu près aussi efficace que de partir de réglages qui ont été faits dans un contexte un peu différent. Donc bon, les sauvegardes c'est pas trop mon truc.
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  • J-Luc
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Vouloir reproduire sur scène les conditions de studio ou même de répétition, c'est le plus souvent illusoire.


Un son de sono est vraiment différent d'une écoute studio ou hifi. Le matos a des caractéristiques très différentes, les dB sont privilégiés à la fidélité, il est évident qu'il est quasi impossible de sonner sur scène comme en studio. De plus l'acoustique du lieu (salles, plein air, stades etc.) donne un son quoi que l'on fasse, je connais des salles de spectacles qui ont vraiment des sons de merde, une grosse réverbe ingérable par-exemple...
En résumé : effectivement il faut s'adapter, faire des concessions. Par ma maigre expérience je sais bien qu'un live ne peut pas être parfait au niveau du son. En plus il y a les imprévus, les problèmes techniques, les COS...

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

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  • J-Luc
  • Pierrek75
Le live, c'est un faisceau de compromis entre des objectifs et des contraintes contradictoires. Les choix doivent à mon avis être faits sur une seule et unique base : que le groupe puisse donner la meilleure prestation possible.

Citation de Shreddator (voir le message) :
Une autre chose qui me paraît importante c'est que les balances ne sont pas une nécessité absolue.

Mouais. Le line check, ça marche à peu près pour la façade, mais dans le cas de groupes nombreux ou compliqués, pouvoir faire au moins une balance retours, c'est quand même hyper important.
Pour la façade, si l'ingé son n'est pas un manche, il pliera l'essentiel pendant le premier morceau et peaufinera ensuite.
Par contre, faire une balance retours pendant le concert, c'est bien bien relou.

Ceci dit, ça fait aussi partie du métier : savoir faire une balance retours hyper rapidement. Les musiciens qui cassent les c font perdre du temps à tout le monde à coup de "je voudrais un peu plus de réverbe sur la caisse claire", c'est pénible. Il faut savoir faire une balance dans l'urgence et celle-ci doit juste permettre de bien s'entendre et de bien entendre les éléments qui sont essentiels pour son jeu.
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  • J-Luc