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Dexibell Vivo S-9
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Dexibell Vivo S-9
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Zuma Otto Rivers Zuma Otto Rivers

« Un excellent clavier ! »

Publié le 21/09/20 à 00:39
Rapport qualité/prix : Excellent
Cible : Les utilisateurs avertis
Attention : Avis long… ;)

J'utilise le S9 dans mon home-studio depuis un peu moins d'un an, quotidiennement, avec en complément un synthétiseur VA Studiologic Sledge 2. Capturé en audio et branché en MIDI via ma Steinberg UR 242, dans Cubase, écouté via des Yamaha HS7 ou un Audio-Technica ATH-M40x. Me sert de générateur de sons pour les pianos, pianos électriques, orgues (à part le bundle Cubase, je n'ai pas de grosse banque pour ce type de sons), et de clavier maître dans Cubase. Tout ça pour des compos, de l'impro, du travail sur les disques pour des reprises ou par plaisir.

J'ai également un S7 de la même marque depuis presque trois ans (la première version grise), qui m'a lui aussi servi en home-studio, avant de me servir exclusivement en répétition et concerts.

La finition est excellente. Châssis et façade entièrement métalliques, même chose pour les faces latérales, avec en sus une protection supplémentaire assez travaillée en bois peint bleu. Boutons, encodeurs cerclés de diodes bleues, sliders, molettes, tout ça à l'air solide et inspire confiance. Bref, ça sent le haut de gamme (mais on parle d'un instrument à 2500-3000 €). Arbore fièrement une mention "Handmade in Italy" à l'arrière.
Pour finir le chapitre "cosmétique", Dexibell a eu la bonne idée de troquer les parties métalliques et les parties en plastique brillant des premiers modèles (anciens S7 et S3), toutes de couleur grise, pour du bi-ton blanc et bleu foncé. C'est plus classe (une affaire de goût certes), mais aussi beaucoup plus lisible. La sérigraphie de la façade est d’ailleurs assez complète et explicite, une fois le fonctionnement compris, on ne se perd pas.

Le clavier est, je crois, une commande spéciale de Dexibell à Fatar, sur la base du TP400. C'est donc un TP400W avec aftertouch, avec touches hybrides en bois-plastique et revêtement synthétique imitation ivoire/ébène. Il n'y a pas de simulation d'échappement. Je trouve les sensations excellentes, le clavier est légèrement plus « lourd » que le TP40 de mon S7 (que l'on retrouve chez Kurzweil, ou chez Clavia, réglé plus léger d'ailleurs). Bien que l'aftertouch ne soit pas réputé très utilisable sur un clavier lourd, je trouve que ça le fait très bien. La bande de feutrine rouge en partie supérieure des touches fait son petit effet et accentue le côté haut de gamme de l'instrument. Bref, en ce qui me concerne, le clavier c'est du tout bon.

Le S9 peut-être présenté comme la version piano du Dexibell J7, qui lui a un clavier waterfall de 73 notes. Autrement les spécifications sont relativement identiques :
- Technologie maison mélangeant sampling et modélisation mathématique pour les pianos et claviers électriques divers ; 320 voix de polyphonie, de quoi voir venir…
- Une modélisation d’orgue complète et indépendante (deux orgues Hammond, un Vox, un Farfisa, un orgue liturgique, et deux emplacements libres pour télécharger d’autres modélisations sur le site du fabricant) ;
- Import par USB de sons « Dexibell » à partir du site du fabricant. C’est gratuit ;
- Import par USB de soundfonts SF2. Il existe des sources en pagaille, gratuites ou non. Pas d’édition directe possible, mais il existe un logiciel libre en français, Polyphone, pour fabriquer ses propres soundfonts à partir d’échantillons .wav, ou pour modifier des fichiers SF2 existants ; J'ai trouvé des sons de Mellotrons non bouclés à faire pâlir d'envie des possesseurs de Clavia...
- Multitimbral 4 parties – avec quelques restrictions dues au moteur d’orgue…
- Deux effets parallèles par partie, avec quelques restrictions, dues là encore au moteur d’orgue ; Une réverbe et un EQ global.
- 2 paires de sorties audio, l’une asymétrique en jack 6.35, l’autre symétrique en XLR. Elles ne sont pas indépendantes à ma connaissance, donc on ne peut qu’envisager une utilisation de type « 1 paire direct vers la façade, l’autre pour les retours », avec le même son sur les deux paires. Pour mon utilisation, ce n’est pas gênant, mais d’autres pourront le regretter ;
- 4 entrées pédales, dont une compatible pour le sustain progressif et deux autres pour une pédale d’expression ;
- Une entrée ligne en jack 3,5 mm ; le volume est réglable via le menu adéquat.
- 2 sorties casques, non indépendantes, l’une en 3,5 mm, l’autre en 6,35 mm ;
- L’alimentation électrique se fait via un adaptateur 12 Volts. Pas très pro pour le coup me direz-vous, c’est vrai, mais c’est de plus en plus la norme. En pratique, absolument pas gênant, surtout que la prise 12 Volts du clavier comporte une vis pour fixer la fiche de l’adaptateur. Donc c’est du solide, pas de déconnexion intempestive à craindre ;
- Une liaison USB A véhicule le MIDI et l’audio (obligatoirement en 48 kHz 24 bits) ;
- Une prise USB B, pour l’import des sons, les mises à jour, l’enregistrement en .wav sur clé USB de morceaux joués au clavier. C’est aussi un port MIDI supplémentaire ;
- Le trio MIDI DIN classique.

Niveau son, c’est globalement du très haut niveau. Les modélisations de clavier sont excellentes, le paramétrage est suffisamment précis sans être abscons, on arrive, avec un peu de travail, à mettre les sons, la réponse du clavier, les bruits de pédale, la résonnance sympathique, etc à notre goût. Les nouveaux sons « Platinum » de pianos acoustiques et de Rhodes, disponibles en téléchargement, sont encore meilleurs que ceux d’usine. Le CP80, si on modifie quelque peu l’égalisation et la vitesse du chorus du preset d’origine, est une tuerie, vous pouvez vous prendre pour Peter Gabriel ou Tony Banks sans aucun problème. Même chose pour le Wurly, ça répond super bien, avec le bon dosage d’effets on fait du Supertramp sans soucis.
De bons clavinets, et chose assez curieuse, d’excellents pads, bien larges, surtout avec la fonction « Chord Enhancer », qui enrichit le son en doublant notamment la note la plus grave 2 octaves en-dessous. Très efficace pour faire des basses.
Les guitares, basses et autres saxophones et sons divers sont plus dispensables, même si les cordes, elles, ne sont pas mauvaises.
Pour les effets, on est globalement sur du très bon, notamment sur les modulations (mention spéciale au Chorus, au Flanger, à la Wah-Wha, au compresseur, et aux différents Delays, bien paramétrables). Un petit peu en dessous peut-être, la distorsion, à mon goût pas très « chaleureuse », donc à utiliser avec subtilité. Pour le coup, l’aspect « modélisation » se fait sentir. La Leslie – qui n’est pas la même que celle employée dans la modélisation d’orgue, voir paragraphe suivant - est curieuse également, elle inclut le Chorus/Vibrato, et la valeur de la vitesse Slow ou Fast n’est pas réglable.
Un peu dommage, aucun paramètre d’effet n’est synchronisable via MIDI (je pense aux delays…), bien que la Wah soit commandable au pied.

Parlons donc de la modélisation d’orgue, pensée comme un double clavier avec pédalier. Je me sers surtout du Hammond. Je n’ai pas la chance d’en posséder un pour comparer, et n’ai jamais joué sur un vrai. Quoi qu’il en soit, la modélisation est exhaustive, tout est paramétrable : percussion (activable pour l’un ou l’autre des deux claviers), leakage, bruit à l’enclenchement/au déclenchement des touches… À noter, le processeur d’effets est totalement intégré à cette modélisation, donc il est exclusif. Nous avons une Leslie (vitesse réglable, accélération également…), le Chorus/Vibrato sur trois niveaux chacun (C1,C2, C3, V1, V2, V3, qui devient le tremblant à 6 niveaux pour l’orgue liturgique), et une distorsion. Ce sont les trois seuls effets utilisables. Donc, ceux qui voudraient s’amuser un mettre un delay sur un son d’orgue, ce n’est pas possible, et inversement, ceux qui voudraient utiliser l’algorithme de Leslie sur un Rhodes, impossible également (on peut toutefois utiliser l’autre algo disponible dont j’ai parlé, beaucoup plus basique).
Globalement, ça sonne excellemment bien, notamment pour les amateurs de rock progressif. Grand fan de Genesis et de Yes, j’arrive à reproduire sans peine les sons d’orgue utilisés dans les années 70. Certains trouveront peut-être la Leslie moins impressionnante que chez Clavia, on retrouve également le défaut de la distorsion un peu artificielle, donc à utiliser avec doigté. Mais pour moi, c’est parfait.
Le grand intérêt de ce clavier c’est aussi les neuf tirettes motorisées, comme son petit frère le J7. On pense tout de suite aux orgues évidemment, puisque le passage d’un preset à l’autre change instantanément la position des tirettes. Plus de saut de valeurs possible, on voit tout de suite où on en est ! On peut même faire du morphing d’un preset d’orgue à l’autre, avec un changement progressif sur une durée paramétrable. Bluffant.
Il y a qu’un jeu de neuf tirettes, d’où la présence de boutons pour passer du clavier principal au clavier inférieur, ainsi qu’au pédalier, si on joue en configuration Hammond double clavier avec un clavier maître supplémentaire (à ce propos, si le clavier maître en question possède des tirettes, l’envoi de Control Changes est évidemment possible).

L’édition générale se fait à l’écran par des menus, via des flèches. Les menus sont clairs, et les possibilités de paramétrage assez nombreuses. Les 6 encodeurs rotatifs servent à régler les effets des 4 parties rapidement (les paramètres des effets assignés à ces encodeurs ne sont pas définissables par l’utilisateur, c’est dommage : par exemple, pour le cross delay, les deux paramètres sont le feedback et la part du signal traité, sous forme de pourcentage ; pour changer les temps de delay gauche/droite, il faut passer par l’écran et les flèches).

Le fonctionnement multitimbral et la sauvegarde de programmes « utilisateur » sont relativement simples, mais il faut avoir quelques informations à l’esprit.
Dexibell a, je pense, conçu son clavier d’abord comme un orgue. La dénomination des parties le montre :
- Une partie Main : le clavier principal ;
- Une partie Coupled ; d’abord pensée pour faire du layering ;
- Une partie Lower ; soit par split rapide, soit via un clavier externe ;
- Une partie Pedal ; conçue pour être déclenchée via un pédalier d’orgue.

Bien entendu, on peut passer outre ces dénominations et jouer les quatre parties sur le clavier, ou jouer n’importe quelle partie via un clavier externe. Toutes ont leur canal midi, et leur tessiture définissable (sans passer par la fonction split, plus restrictive, voir plus loin).

Cependant :
- La modélisation d’orgue n’est disponible que sur les parties Main, Lower et Pedal (pas Coupled). C’est logique, ça correspond aux 3 jeux de tirettes disponibles dans la modélisation.
Je vois la question arriver : que faire si on souhaite jouer du piano sur le clavier du Dexibell, avoir un orgue Hammond en double clavier MIDI externe et une basse synthé au pédalier ? Eh bien, sélectionner l’orgue en partie Main et Lower, un son de basse synthé en partie Pedal, le piano en partie Coupled. Régler chaque jeu d’orgue à votre convenance, régler leur canal MIDI respectif. Régler les claviers midi externes et le pédalier (numéro de canal MIDI). Sur le Dexibell, n’activer que la partie Coupled. Voilà, vous jouez le piano sur le clavier du Dexibell, les autres parties n’étant déclenchées que via l’extérieur. Pas si compliqué…

- Dexibell a fait le choix, dans le cas d’un jeu multitimbral directement sur le clavier de l’instrument, quels que soient les sons choisis, de rendre la partie « Pedal » monophonique, si la partie Lower est active. C’est alors la note la plus grave qui est jouée par cette partie. Elle reste polyphonique si elle est déclenchée via un clavier externe, ou si la partie Lower n’est pas enclenchée (ça va, vous suivez ?). Également, dans le cas d’un split, le point de split est commun aux deux parties Lower et Pedal.

Dexibell a également pensé son clavier pour être un clavier maître. Là encore, c’est très complet. 4 zones disponibles, tessitures, envoi de messages MIDI, Program Change… Très efficace, d’autant plus que les neuf tirettes et les six encodeurs peuvent envoyer des CC vers l’extérieur. Ça marche très bien pour commander mon Sledge.

D’autres fonctions sont disponibles : enregistrement audio sur clé USB, interface audio stéréo (48 kHz, 24 bits non négociable), audio via Bluetooth (très pratique si on n’a que son téléphone sous la main pour bosser !), transformation en clavier arrangeur via l’appli XMure sur iPad. Je n’utilise pas ces fonctions, ou très peu, n’ayant pas d’iPad.

Un très bel instrument, bien construit, bien pensé, fiable, et surtout, ça sonne ! Très content de mon achat, Stéphane « Barbenzinc » Garganigo a été de très bon conseil !

PS : Je joindrai peut-être un fichier audio sous peu…

MAJ : voici le fichier ! Joué et enregistré direct dans Audacity, via ma carte son Steinberg. Tous les sons présentés ici sont les miens, avec mes propres réglages d'effets, etc... Les pianos acoustiques et Rhodes sont les nouveaux sons Platinum disponibles sur le site Dexibell. Le son de Mellotron à la fin provient d'une banque SF2 externe.

MAJ 22/09/2020 : Je rajoute un deuxième fichier, avec d'autres sons, notamment les Wurlys, qui manquaient dans la première démo, ainsi que des configurations multitimbrales, à 2,3 ou 4 layers. J'ai également utilisé la fonction "Chord Enhancer" sur les deux premiers exemples. Cette fois, pas d'impro, mais des extraits de covers de morceaux joués en direct (pas de re-re), histoire de voir à quel niveau de ressemblance on peut arriver en travaillant ses patchs (je ne suis pas non plus trop maniaque sur ce point). Tous les sons de départ sont des sons Dexibell programmés par mes soins (pas de soundfont externe).
Vous constaterez que je ne suis pas organiste de formation...

Extraits des morceaux d'origine :

Guide Vocal - Genesis, album Duke (1980)
Tonight, Tonight, Tonight - Genesis, album Invisible Touch (1986)
Squonk - Genesis, album A Trick Of The Tail (1976)
Who's Holding Donna Now - David Foster, album Rechordings (1991)
Lady - Supertramp, album Crisis ? What Crisis ? (1975)
The Lamia - Genesis, album The Lamb Lies Down On Broadway (1974)
See The Sky About To Rain - Neil Young, album On The Beach (1974)
My Old Friend - Al Jarreau, album Breakin' Away (1981)

Fichiers audio liés à cet avis

démo S9 pour AF
00:0008:04
  • démo S9 pour AF08:04
  • démo 2 S9 pour AF05:13
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