réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Histoire du Minimoog
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Coramel
8224

Administrateur·trice du site
Membre depuis 23 ans
17 Septembre 2026 à 17:00Commentaires sur le dossier : Histoire du Minimoog
#1
À la fin des années 1960, les synthétiseurs Moog sont encore de grands systèmes modulaires. En quelques mois, quatre prototypes vont donner naissance à un petit clavier capable de tenir sur une scène. Retour sur la naissance du Minimoog, du premier bricolage au Model D.
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Membre depuis 5 ans
22 Septembre 2026 à 13:33
#26
Un article du Monde qui date de 2004.
[quote]Robert Moog, pionnier de la musique des machines
LE MONDE | 18.08.04
L'Américain a inventé le Minimoog, premier synthétiseur "commercial" qui a vécu ses heures de gloire avec le rock des années 1970. Cet appareil connaît un nouveau succès, porté par la vague "rétrofuturiste".
Au grand rassemblement de l'Internationale électronique, à Barcelone, à l'occasion de Sonar (Le Monde du 21 juin), un septuagénaire aux airs de savant farfelu détonnait au milieu d'une jeunesse bohème et "hyper-lookée". Robert Moog s'en allait donner une conférence, programmée entre deux sets de DJ. Autodéfini comme cahoona ("sorcier" en polynésien) de la technique, cet Américain à la tignasse blanche témoigne que la musique électronique, malgré ses airs perpétuellement futuristes, a une longue histoire.
A l'instar de Thaddeus Cahill et son Telharmonium (breveté en 1897), de Jörg Mager et son Spherophone, de Maurice Martenot et ses ondes du même nom, ou de Max Mathews, le premier à synthétiser des sons sur ordinateur, Robert Moog, inventeur du premier synthétiseur "commercial", est un pionnier de la musique des machines.
Il n'était qu'un adolescent bricoleur quand il s'est emballé pour la magie du Thereminvox. Créé en 1920 par le Russe Lev Sergeyevich Theremin, cet appareil constitué de deux antennes, ne nécessitait aucun contact entre le musicien et la machine. En bougeant la main entre les antennes, on produisait du vibrato. Mais depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il était voué au bruitage de films d'épouvante et de science-fiction. Entre la ferveur naïve pour le progrès et les peurs nées de la guerre froide, l'environnement culturel américain était propice à ces bruits étranges. "Ces sons m'intriguaient, précise Robert Moog, mais j'étais surtout fasciné par la technologie de cet appareil : ces tubes, ces oscillateurs... Des magazines en proposaient la fabrication en kit, je me suis lancé."
Ingénieur électronicien, le papa avait transformé l'atelier familial en petit laboratoire. Avec son fils, il s'amuse à commercialiser l'invention du savant soviétique. "Les plaisirs de ce passe-temps : travailler avec mon père, monter ces appareils, gagner quelques dollars et rencontrer les clients." A une époque où l'électronique musicale n'était qu'un artisanat balbutiant, les rêves des utilisateurs façonnaient les idées à venir. "Le déclic, se souvient le technicien, s'est produit quand j'ai rencontré Herbert Deutsch, un professeur qui enseignait le solfège à l'aide d'un Theremin. Il était aussi compositeur et se passionnait pour l'enregistrement de sons électroniques. J'ai proposé de lui construire une machine." En 1964, ce premier modèle de synthétiseur modulaire suscite tant d'intérêt qu'il persuade Moog de se lancer dans une fabrication à plus grande échelle.
Les premiers exemplaires intéressent d'abord les compositeurs de musique expérimentale comme ceux du centre de musique électronique de l'université de Columbia Princeton dirigé par Vladimir Ussachevsky, l'équivalent américain du Français Pierre Schaeffer. Le septuagénaire s'amuse encore comme un enfant à imiter les notes générées par son invention. "J'ai apporté deux innovations principales : la réduction de la dimension de machines qui jusque-là pouvaient occuper une pièce entière, et la commande par tension de l'oscillateur, du filtre et de l'amplification. Le son joué n'était plus linéaire mais évolutif."
Ces bizarreries séduiront une industrie avide de gadgets. "Les nombreuses radios et télévisions privées américaines faisaient vivre beaucoup de producteurs spécialisés dans l'illustration sonore et les jingles. Ils se sont rapidement équipés en Moog. Vers 1967, la plupart des Américains avaient entendu le son d'un Moog sans savoir de quoi il s'agissait."
LE JAZZ ET LE FUNK AUSSI
Aucun n'avait encore entendu de vraie musique jouée par ces synthétiseurs, jusqu'en 1968, et la parution de Switched on Bach, enregistré par Walter Carlos, devenu Wendy Carlos, par la grâce d'une opération, juste après le succès de cet album. Celui/celle qui, après Bach, adapta Beethoven et Rossini au synthétiseur pour la bande originale d'Orange mécanique, le film de Stanley Kubrick, se fait l'ambassadeur de choc des instruments Moog.
Le Moog devient un genre en soi. Moog Plays The Beatles, Moog Power, Moog Strikes Bach... Le rock revendiquant, à l'aube des années 1970, des ambitions futuristes et néoclassiques, allait fournir un nouveau champ d'expérimentation. Les Moody Blues, Emerson, Lake & Palmer, Yes, Edgar Winter sont parmi ceux qui introduisent dans leurs disques et sur scène les ondulations caractéristiques des synthés Moog, dont un modèle, le Minimoog, d'une taille et d'une facilité d'emploi révolutionnaires, devient un objet standard du rock progressif. Le jazz, avec Herbie Hancock et Chick Corea, et le funk, avec le Funkadelic de George Clinton, ne sont pas en reste. A son apogée, en 1971, l'usine Moog emploie 42 personnes et propose plus de 25 modèles à son catalogue. Puis le déclin s'annonce. Robert Moog vend ses parts à la compagnie Norlin Music, qui continuera la fabrication de ses synthétiseurs jusqu'au milieu des années 1980.
L'inventeur ralentit son rythme de production pendant les années 1980, qui voient l'avènement de la technologie digitale. Si les musiques électroniques connaissent un nouvel essor via le hip-hop, la house et la techno, l'ère numérique, du sampling et des menus informatiques, semble rendre obsolètes des synthétiseurs analogiques dont les sons ne se maîtrisent et ne se reproduisent qu'avec difficulté.
Jusqu'au début des années 1990, où des artistes comme Air, Beck ou Radiohead redécouvrent l'expressivité des synthés de papa, dont la gamme Moog constitue le nec plus ultra. Relancée à Ashville (Caroline du Nord), la société Moog Music a surfé avec succès sur cette vogue "rétro futuriste". Le "technical cahoona" continue de superviser la sortie de nouveaux produits, comme le Minimoog Voyager, combinaison d'analogique et de mémoire digitale.
Mais, à 70 ans, Robert Moog aspire à plus de tranquillité. "Avec ma femme, professeur de philosophie à la retraite, nous nous intéressons à la nature de la réalité. J'ai compris récemment que le monde physique n'était qu'un niveau de cette réalité. De plus en plus de scientifiques sont conscients qu'il existe d'autres niveaux d'espace et de temps." En illustration de cette quête d'une autre dimension, on imagine très bien les étranges modulations d'un Moog millésimé.[/quote]
[quote]Robert Moog, pionnier de la musique des machines
LE MONDE | 18.08.04
L'Américain a inventé le Minimoog, premier synthétiseur "commercial" qui a vécu ses heures de gloire avec le rock des années 1970. Cet appareil connaît un nouveau succès, porté par la vague "rétrofuturiste".
Au grand rassemblement de l'Internationale électronique, à Barcelone, à l'occasion de Sonar (Le Monde du 21 juin), un septuagénaire aux airs de savant farfelu détonnait au milieu d'une jeunesse bohème et "hyper-lookée". Robert Moog s'en allait donner une conférence, programmée entre deux sets de DJ. Autodéfini comme cahoona ("sorcier" en polynésien) de la technique, cet Américain à la tignasse blanche témoigne que la musique électronique, malgré ses airs perpétuellement futuristes, a une longue histoire.
A l'instar de Thaddeus Cahill et son Telharmonium (breveté en 1897), de Jörg Mager et son Spherophone, de Maurice Martenot et ses ondes du même nom, ou de Max Mathews, le premier à synthétiser des sons sur ordinateur, Robert Moog, inventeur du premier synthétiseur "commercial", est un pionnier de la musique des machines.
Il n'était qu'un adolescent bricoleur quand il s'est emballé pour la magie du Thereminvox. Créé en 1920 par le Russe Lev Sergeyevich Theremin, cet appareil constitué de deux antennes, ne nécessitait aucun contact entre le musicien et la machine. En bougeant la main entre les antennes, on produisait du vibrato. Mais depuis la fin de la seconde guerre mondiale, il était voué au bruitage de films d'épouvante et de science-fiction. Entre la ferveur naïve pour le progrès et les peurs nées de la guerre froide, l'environnement culturel américain était propice à ces bruits étranges. "Ces sons m'intriguaient, précise Robert Moog, mais j'étais surtout fasciné par la technologie de cet appareil : ces tubes, ces oscillateurs... Des magazines en proposaient la fabrication en kit, je me suis lancé."
Ingénieur électronicien, le papa avait transformé l'atelier familial en petit laboratoire. Avec son fils, il s'amuse à commercialiser l'invention du savant soviétique. "Les plaisirs de ce passe-temps : travailler avec mon père, monter ces appareils, gagner quelques dollars et rencontrer les clients." A une époque où l'électronique musicale n'était qu'un artisanat balbutiant, les rêves des utilisateurs façonnaient les idées à venir. "Le déclic, se souvient le technicien, s'est produit quand j'ai rencontré Herbert Deutsch, un professeur qui enseignait le solfège à l'aide d'un Theremin. Il était aussi compositeur et se passionnait pour l'enregistrement de sons électroniques. J'ai proposé de lui construire une machine." En 1964, ce premier modèle de synthétiseur modulaire suscite tant d'intérêt qu'il persuade Moog de se lancer dans une fabrication à plus grande échelle.
Les premiers exemplaires intéressent d'abord les compositeurs de musique expérimentale comme ceux du centre de musique électronique de l'université de Columbia Princeton dirigé par Vladimir Ussachevsky, l'équivalent américain du Français Pierre Schaeffer. Le septuagénaire s'amuse encore comme un enfant à imiter les notes générées par son invention. "J'ai apporté deux innovations principales : la réduction de la dimension de machines qui jusque-là pouvaient occuper une pièce entière, et la commande par tension de l'oscillateur, du filtre et de l'amplification. Le son joué n'était plus linéaire mais évolutif."
Ces bizarreries séduiront une industrie avide de gadgets. "Les nombreuses radios et télévisions privées américaines faisaient vivre beaucoup de producteurs spécialisés dans l'illustration sonore et les jingles. Ils se sont rapidement équipés en Moog. Vers 1967, la plupart des Américains avaient entendu le son d'un Moog sans savoir de quoi il s'agissait."
LE JAZZ ET LE FUNK AUSSI
Aucun n'avait encore entendu de vraie musique jouée par ces synthétiseurs, jusqu'en 1968, et la parution de Switched on Bach, enregistré par Walter Carlos, devenu Wendy Carlos, par la grâce d'une opération, juste après le succès de cet album. Celui/celle qui, après Bach, adapta Beethoven et Rossini au synthétiseur pour la bande originale d'Orange mécanique, le film de Stanley Kubrick, se fait l'ambassadeur de choc des instruments Moog.
Le Moog devient un genre en soi. Moog Plays The Beatles, Moog Power, Moog Strikes Bach... Le rock revendiquant, à l'aube des années 1970, des ambitions futuristes et néoclassiques, allait fournir un nouveau champ d'expérimentation. Les Moody Blues, Emerson, Lake & Palmer, Yes, Edgar Winter sont parmi ceux qui introduisent dans leurs disques et sur scène les ondulations caractéristiques des synthés Moog, dont un modèle, le Minimoog, d'une taille et d'une facilité d'emploi révolutionnaires, devient un objet standard du rock progressif. Le jazz, avec Herbie Hancock et Chick Corea, et le funk, avec le Funkadelic de George Clinton, ne sont pas en reste. A son apogée, en 1971, l'usine Moog emploie 42 personnes et propose plus de 25 modèles à son catalogue. Puis le déclin s'annonce. Robert Moog vend ses parts à la compagnie Norlin Music, qui continuera la fabrication de ses synthétiseurs jusqu'au milieu des années 1980.
L'inventeur ralentit son rythme de production pendant les années 1980, qui voient l'avènement de la technologie digitale. Si les musiques électroniques connaissent un nouvel essor via le hip-hop, la house et la techno, l'ère numérique, du sampling et des menus informatiques, semble rendre obsolètes des synthétiseurs analogiques dont les sons ne se maîtrisent et ne se reproduisent qu'avec difficulté.
Jusqu'au début des années 1990, où des artistes comme Air, Beck ou Radiohead redécouvrent l'expressivité des synthés de papa, dont la gamme Moog constitue le nec plus ultra. Relancée à Ashville (Caroline du Nord), la société Moog Music a surfé avec succès sur cette vogue "rétro futuriste". Le "technical cahoona" continue de superviser la sortie de nouveaux produits, comme le Minimoog Voyager, combinaison d'analogique et de mémoire digitale.
Mais, à 70 ans, Robert Moog aspire à plus de tranquillité. "Avec ma femme, professeur de philosophie à la retraite, nous nous intéressons à la nature de la réalité. J'ai compris récemment que le monde physique n'était qu'un niveau de cette réalité. De plus en plus de scientifiques sont conscients qu'il existe d'autres niveaux d'espace et de temps." En illustration de cette quête d'une autre dimension, on imagine très bien les étranges modulations d'un Moog millésimé.[/quote]
"Arrêtez de poser des questions, achetez c'est tout, et vous serez content." JPB
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stiiiiiiive
3758

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 23 ans
22 Septembre 2026 à 19:13
#27
Merci Alain pour ce chouette article 
Eh bien je me suis dit un peu la même chose lorque j'ai lu le début du bouquin : un gars qui bricole dans le cimetière de composants, qui remonte un jour en disant "eh j'ai fait ça !!", et un Bob Moog qui explose de colère arguant que ça va àl'encontre de la philosophie qu'il a en tête... et qui ne voit pas non plus que ce petit bidule pourrait aider la santé financière de sa boite. Je ne dis pas qu'il n'y connaissait rien à rien, hein ? Mais clairement, ce Minimoog est l'enfant de plus d'un père à mes yeux.
C'est intéresant.
Qu'as-tu voulu dire par naturelle ? Parles-tu de simplicité de concept, d'accessibilité ? Ou bien plutôt de proximité de modes de production sonore mécaniques ?
J'ai beau essayer de sortir de ma propre expérience et de mes habitudes de pensée, je trouve quand même la soustractive plus simple d'abord. La manière dont elle est parfois présentée y est peut-être pour quelque chose, notamment l'analogie avec les cordes vocales et les résonateurs anatomiques, ou tout autre types de résonataures, d'ailleurs (caisse de résonance etc). Disons que ça se conçoit pas trop mal même si on n'a jamais fait de physique ou d'électronique.
La FM se décrit difficilement à l'aide concepts aussi banals : dur dur de faire de la pédagogie sans aborder des notions d'électronique... mais je suis archi-preneur si vous savez des propositions
Enfin, j'ai l'impression que la relation entre une variation de tension (lire la rotation d'un potar, par exemple...) et le résultat perçu (une hauteur d'oscillateur, une ouverture de filtre, un temps de variation d'enveloppe, un volume...) est plus directe et intuitive que ce que permet un instrument à base de synthèse FM. Là encore, je suis preneur de contre-exemples.
Ca me rappelle que la première synthèse que j'ai manipulée est celle de mon bon vieux PSS-570 quand j'avais 8 ans... j'avais compris le principe de manière... enfantine (stadire en pensant "mulltiplication") mais quand j'ai découvert la soustractive, je l'ai quand même trouvée plus immédiate.
Bref, intéressant
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Est-ce qu'on ne porte pas un peu trop Bob Moog (dont l'apport génial est indéniable) aux nues en oubliant un peu son équipe ?
Eh bien je me suis dit un peu la même chose lorque j'ai lu le début du bouquin : un gars qui bricole dans le cimetière de composants, qui remonte un jour en disant "eh j'ai fait ça !!", et un Bob Moog qui explose de colère arguant que ça va àl'encontre de la philosophie qu'il a en tête... et qui ne voit pas non plus que ce petit bidule pourrait aider la santé financière de sa boite. Je ne dis pas qu'il n'y connaissait rien à rien, hein ? Mais clairement, ce Minimoog est l'enfant de plus d'un père à mes yeux.
Citation de Will Zégal (voir le message) :
on a coutume de trouver la synthèse soustractive facile, mais c'est parce qu'elle est omniprésente et que c'est souvent la première qu'on apprend. Mais créer du son en partant de sons riches dont on va filtrer une partie du signal n'est pas plus "naturel" ou "instinctif" que de générer du son avec des waveshapers, des harmoniques, ou par modulation d'une onde par une autre. La west-coast et même la FM ne sont pas plus difficiles.
C'est intéresant.
Qu'as-tu voulu dire par naturelle ? Parles-tu de simplicité de concept, d'accessibilité ? Ou bien plutôt de proximité de modes de production sonore mécaniques ?
J'ai beau essayer de sortir de ma propre expérience et de mes habitudes de pensée, je trouve quand même la soustractive plus simple d'abord. La manière dont elle est parfois présentée y est peut-être pour quelque chose, notamment l'analogie avec les cordes vocales et les résonateurs anatomiques, ou tout autre types de résonataures, d'ailleurs (caisse de résonance etc). Disons que ça se conçoit pas trop mal même si on n'a jamais fait de physique ou d'électronique.
La FM se décrit difficilement à l'aide concepts aussi banals : dur dur de faire de la pédagogie sans aborder des notions d'électronique... mais je suis archi-preneur si vous savez des propositions
Enfin, j'ai l'impression que la relation entre une variation de tension (lire la rotation d'un potar, par exemple...) et le résultat perçu (une hauteur d'oscillateur, une ouverture de filtre, un temps de variation d'enveloppe, un volume...) est plus directe et intuitive que ce que permet un instrument à base de synthèse FM. Là encore, je suis preneur de contre-exemples.
Ca me rappelle que la première synthèse que j'ai manipulée est celle de mon bon vieux PSS-570 quand j'avais 8 ans... j'avais compris le principe de manière... enfantine (stadire en pensant "mulltiplication") mais quand j'ai découvert la soustractive, je l'ai quand même trouvée plus immédiate.
Bref, intéressant
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- Maxxou32
- kosmix
kosmix
56058

AF, je suis ton père
Membre depuis 21 ans
22 Septembre 2026 à 19:51
#28
Citation de stiiiiiiive (voir le message) :
un gars qui bricole dans le cimetière de composants, qui remonte un jour en disant "eh j'ai fait ça !!", et un Bob Moog qui explose de colère arguant que ça va àl'encontre de la philosophie qu'il a en tête... et qui ne voit pas non plus que ce petit bidule pourrait aider la santé financière de sa boite.
Heureusement que des musiciens ont pu tester le prototype et même l'utiliser sur scène, sans ça le Minimoog n'aurait peut-être jamais été commercialisé. Ah sacré Bob, peut-être un peu trop la tête dans les étoiles et pas assez les pieds sur terre
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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- stiiiiiiive
- Maxxou32
Will Zégal
80370

Will Zégal
Membre depuis 24 ans
22 Septembre 2026 à 22:56
#29
Citation de stiiiiiiive (voir le message) :
Qu'as-tu voulu dire par naturelle ? Parles-tu de simplicité de concept, d'accessibilité ? Ou bien plutôt de proximité de modes de production sonore mécaniques ?
Rien de tout ça. Je dis qu'elle nous semble naturelle parce qu'elle est omniprésente et que c'est souvent la première qu'on apprend.
Citation de stiiiiiiive (voir le message) :
Enfin, j'ai l'impression que la relation entre une variation de tension (lire la rotation d'un potar, par exemple...) et le résultat perçu (une hauteur d'oscillateur, une ouverture de filtre, un temps de variation d'enveloppe, un volume...) est plus directe et intuitive que ce que permet un instrument à base de synthèse FM. Là encore, je suis preneur de contre-exemples.
Peut-être as-tu raison, mais je me rappelle la première fois que je me suis trouvé devant un synthé soustractif et que je n'obtenais aucun son alors que tous les potards étaient ouverts à fond.
Comme mes premiers contacts avec les synthétiseurs avaient été avec des string machines, qui se rapprochaient donc plus d'une synthèse additive, je trouvais pourtant que c'était ce qui avait le plus de chances de me donner du son.
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stiiiiiiive
3758

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 23 ans
22 Septembre 2026 à 23:03
#30
Héhé, logique ; les A de ADSR au max, je suppose ? 
C'est cool de partager ça. On est souvent un peu bloqué sur son propre chemin et ça fait grandir un peu de voir les sentiers que d'autres ont foulés.
C'est cool de partager ça. On est souvent un peu bloqué sur son propre chemin et ça fait grandir un peu de voir les sentiers que d'autres ont foulés.
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Will Zégal
80370

Will Zégal
Membre depuis 24 ans
23 Septembre 2026 à 09:41
#31
Eh oui.
Au passage, à cette époque où j'ai appris tout seul face aux machines sans personne ni Internet pour me guider, j'ai eu beaucoup de mal à piger les enveloppes ADSR.
En effet, A, D et R sont des durées alors que S est un niveau. Putain que j'ai mis du temps à piger ça.
Sinon, c'est à la même époque que j'ai "appris" la synthèse FM sur un DX-11 (avec le copain qui se l'était fait offrir). Pas simple, mais on a fini par s'en sortir. Une fois la logique pigée, ça roule.
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- 3LEK
stiiiiiiive
3758

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 23 ans
23 Septembre 2026 à 10:50 (modifié le 23 Septembre 2026 à 10:51)
#32
Citation de Will Zégal (voir le message) :
c'est à la même époque que j'ai "appris" la synthèse FM sur un DX-11
Je comprends mieux ta réponse initiale
Sur le PSS que j'avais, il n'y avait que deux opérateurs arrangés en chaine (op1 modulait op2 et c'est tout ; un seul algorithme, en gros). De mémoire, il y avait un schéma des enveloppes ADSR sinon sur le panneau avant, au moins dans le manuel. Ledit manuel expliquait la FM et probablement les enveloppes etc. Je me souviens que c'était assez didactique pour le petit garçon que j'étais.
Quelques années pluis tard, quand j'ai posé les mains sur le DX7 d'un pote, entre ce que j'avais appris auparavant et les diagrammes sur le panneau (multiples algorithmes, enveloppes à 7 segements, courbes de vélocité !!), j'avais l'impression de pouvoir accéder à un océan de sonorités !
Le fait de pouvoir mixer les sorties de plusieurs opérateurs ou chaines d'opérateurs a aussi allumé un spot sur le terme "synthèse additive", même si ce terme est un peu fourre-tout (à ma connaissance et sans l'avoir plus creusé que ça...).
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- Maxxou32
Will Zégal
80370

Will Zégal
Membre depuis 24 ans
23 Septembre 2026 à 11:10
#33
La synthèse additive consiste plutôt à ajouter des partiels (ou des harmoniques) à partir d'une fondamentale.
Elle est assez simple à comprendre, mais il n'y a pas des masses de mises en pratique électroniques ou même en logiciel : ça demande beaucoup de ressources.
Par contre, on peut éventuellement considérer que les orgues font de la synthèse additive.
Elle est assez simple à comprendre, mais il n'y a pas des masses de mises en pratique électroniques ou même en logiciel : ça demande beaucoup de ressources.
Par contre, on peut éventuellement considérer que les orgues font de la synthèse additive.
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- Maxxou32
- 3LEK
Coramel
8224

Administrateur·trice du site
Membre depuis 23 ans
23 Septembre 2026 à 11:22
#34
Oui, pour moi, les orgues c’est de la synthèse additive. Tout comme le Telharmonium 
Perso, j’ai toujours trouvé, comme beaucoup, que la soustractive était plus facile et logique. Un peu comme un sculpteur qui taille une masse pour en extraire son oeuvre.
Perso, j’ai toujours trouvé, comme beaucoup, que la soustractive était plus facile et logique. Un peu comme un sculpteur qui taille une masse pour en extraire son oeuvre.
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- 3LEK
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Frajean
3589

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 11 ans
23 Septembre 2026 à 11:37 (modifié le 23 Septembre 2026 à 11:38)
#35
Le top de la synthèse additive, c'était le Synclavier. Pas vraiment abordable à l'époque, à moins de s'appeler Michael Jackson, Depeche Mode, Genesis, Frank Zappa, etc.
Maintenant, pour le commun des mortels, il y a le plugin Arturia 
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- SmoothWax
stiiiiiiive
3758

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 23 ans
23 Septembre 2026 à 13:34 (modifié le 23 Septembre 2026 à 13:34)
#36
Hors sujet - Cliquer ici pour lire la suite
Mickael Jackson et Frank Zappa font partie du commun des mortels, maintenant
Ou des immortels, tiens ?... Mince...
La synthèse additive : voici pourquoi je dis que c'est -pour moi- encore un peu fourre-tout.
Quand j'étais ado, j'avais d'abord compris que c'était -en effet- la superposition de partiels harmoniques pour former le timbre.
Mais je me suis demandé un peu plus tard "n'est-ce pas de synthèse additive que d'associer des partiels ayant déjà un timbre ?", comme pour l'orgue dont les tuyaux ne chantent pas de parfaits sinusoïdes.
Je me suis aussi demandé "n'est-ce pas de synthèse additive que d'associer un bref partiel d'attaque à un timbre déjà tout prêt, genre un échantillon ?".
Voire "n'est-ce pas de la synthèse additive que d'associer deux oscillateurs ?..."
A ce stade, j'ai conceptualisé le truc ainsi : les synthétiseurs sont bien souvent des instruments qui implémentent plusieurs modes de synthèses, et c'est pas grave si chaque instrument n'entre pas dans une unique case bien délimitée.
Je pense que ce cheminement est dû a mon parcours : après avoir taté le PSS, j'ai fait mes classes sur des bidules genre ReBirth ou VAZ Modular, puis j'ai creusé avec un Clavia G2 et un Kurzweil K. Donc en matière de mélange de synthèse...
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- Will Zégal
Annonces_musique
165

Posteur·euse AFfiné·e
Membre depuis 3 ans
24 Septembre 2026 à 09:26
#37
Vector Board ?
Je pensais que c'était veroboard.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Veroboard
Je pensais que c'était veroboard.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Veroboard
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Coramel
8224

Administrateur·trice du site
Membre depuis 23 ans
24 Septembre 2026 à 11:37 (modifié le 24 Septembre 2026 à 11:42)
#38
Les deux se disent.
https://www.paleotechnologist.net/?p=2101
https://www.paleotechnologist.net/?p=2101
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Will Zégal
80370

Will Zégal
Membre depuis 24 ans
25 Septembre 2026 à 12:03 (modifié le 25 Septembre 2026 à 12:06)
#39
Citation de Coramel (voir le message) :
Perso, j’ai toujours trouvé, comme beaucoup, que la soustractive était plus facile et logique. Un peu comme un sculpteur qui taille une masse pour en extraire son oeuvre.
Tu parles de la partie filtre(s) et enveloppes. Ça, c'est effectivement très facile et "naturel". Mais on le retrouve dans la plupart des synthèses.
Mais ces filtres et enveloppes sont quand même, pour rester dans l'analogie avec la sculpture, plus proches du coin et de la tronçonneuse que de la gouge.
Ils nous font surtout oublier qu'avant de filtrer un son, il faut générer celui-ci. Or, c'est l'élément essentiel puisque c'est ça qui termine en grande partie le timbre. Et là, je persiste à penser que la synthèse dite soustractive n'est pas plus "naturelle" ou "simple" que d'autres synthèses.
Elle peut être facile : il suffit de mettre en marche les oscillos et ensuite, de passer à la partie "sculpture" facilement maîtrisable pour obtenir assez facilement un son satisfaisant. Mais obtenir sans solide expérience un son qu'on a en tête est une autre paire de manches.
C'est pas plus simple que de générer des partiels, de manipuler des tables d'ondes, de moduler une onde par une autre ou de régler des paramètres de modélisation physique.
(cela me fait tout à coup penser qu'il est possible que les premières groovebox de chez Roland aient utilisé la synthèse PCM parce qu'elle était plus facile : elle supprime l'étape de génération des timbres en fournissant une collection de timbres tout faits).
Si en plus on ajoute des trucs comme la modulation en anneaux, la synchro des oscillos, etc, ça devient franchement compliqué. Évidemment, la pratique permettra de savoir quoi faire pour arriver à quoi, mais en ce qui me concerne, c'est aussi vrai de la plupart des autres formes de synthèse.
C'est pas une critique envers la synthèse soustractive qui est une de celles que j'utilise le plus. Seulement, il se trouve que je suis formateur et que je fais notamment des initiations à la synthèse sonore.
Non seulement j'ai réalisé en préparant mes cours et mes formations que c'est pas si simple d'expliquer les oscillateurs (pas comment ça fonctionne, ça c'est facile, mais comment les combiner et régler pour obtenir un résultat voulu, pas obtenu au hasard), mais que - à moins que ça ne soit moi qui ne sois pas bon pédagogue - mes élèves comprennent largement aussi facilement d'autres formes de synthèse.
Après, je reconnais qu'il est possible que la synthèse soustractive soit plus facile à utiliser par quelqu'un de totalement vierge de toute notion de synthèse : il suffit de tourner les boutons pour trouver des sons et arriver par essais-erreurs à des résultats plus ou moins satisfaisants.
Pour vérifier ça, il faudrait que je puisse tester sur un nombre assez conséquent de mes sessions d'initiations aux musiques électroniques avec les pré-ados en leur mettant dans les mains différentes formes de synthèse et noter comment ils s'en sortent en moyenne avec chacune.
Ce n'est pas possible : le but de ces sessions, c'est que les gamins s'éclatent, jouent rapidement et arrivent, en quelques heures, à produire un résultat musical dont ils soient fiers. Autant dire que je ne vais pas les mettre immédiatement à créer des sons en mode "voilà un synthé, démerdez-vous". Cela n'aurait pas de valeur non plus car les résultats pourraient grandement dépendre du modèle de synthé que je leur mets en main.
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stiiiiiiive
3758

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 23 ans
25 Septembre 2026 à 14:19 (modifié le 25 Septembre 2026 à 15:07)
#40
Moué, c'est ça ... tu pars en croaaazaaaade, on le voit bien !!
Blague à part, tu as dit plein de trucs intéressants, là.
Déjà :
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Mais obtenir sans solide expérience un son qu'on a en tête est une autre paire de manches
Aucun doute là-dessus.
Peut-être que la synthèse soustractive est plus facilement prédictive que de la synthèse west-coast, par exemple : si tu connais le timbre des formes d'onde habituelles et si tu sais comment un filtre agit là-dessus, alors tu peux commencer à trouver ta route. Alors que le résultat de la modulation d’un oscillateur par un autre est moins immédiat à imaginer... qu'en penses-tu ?
Attention : je ne parle pas de ça :
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Après, je reconnais qu'il est possible que la synthèse soustractive soit plus facile à utiliser par quelqu'un de totalement vierge de toute notion de synthèse : il suffit de tourner les boutons pour trouver des sons et arriver par essais-erreurs à des résultats plus ou moins satisfaisants.
... mais bien de la compétence de savoir où aller toucher pour fabriquer un son qu'on a en tête.
Autre sujet, la pédagogie. Je suis content de croiser un formateur !
C'est en essayant de former à quelqu'un à un lecteur d'échantillons sur PC dont j’ai oublié le nom que je me suis rendu compte que certains éléments que je connaissais pour les avoir croisés sur des synthés soustractifs étaient en fait des éléments plus généralement liés au son.
“Comme quoi par exemple” ? Voici un indice :
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Tu parles de la partie filtre(s) et enveloppes. Ça, c'est effectivement très facile et "naturel". Mais on le retrouve dans la plupart des synthèses.
C’est à cette époque que je me suis dit que tout n’entrait pas dans des cases bien délimitées : en effet, pour moi, les enveloppes ne sont pas des éléments caractéristiques de la synthèse soustractive. Ce sont des dispositifs qui permettent de faire évoluer dans le temps certains aspects du son (que ce soit pour modéliser des sons existants par ailleurs ou pas), et ceci quelle que soit la méthode de production du timbre…. Méthode que l’on pourrait appeler… la synthèse.
Voilà ; j’en suis venu à me dire que la portion congrue de ce que désigne ce terme de synthèse est la méthode de production du timbre. Oui, je me suis accommodé des abus de langage nombreux et non ce n’est pas si grave, hein ? Je parle uniquement de comment j’envisage cette notion dans ma vie intérieure
Donc, ça, ça me satisfaisait plus :
[*] tu peux avoir des enveloppes, LFO, ‘fin des outils de modulation dans n’importe quel instrument qui te permet de moduler quelque chose[newline ]
- et puis surtout : tu peux avoir des instruments qui emploient plusieurs modes de production de son/timbre. Mon bon vieux Roland XP-10 permettait de filtrer ses échantillons, lui aussi.
Après, comme tu le dis justement, il ne faut pas sortir le bazooka pour tuer la mouche et si je dois apprendre à un copain à se servir d’un Moog, je ne vais pas le noyer sous ces détails. Mais s’il pousse un peu, ça reste intéressant pour moi d’avoir l’esprit clair pour lui ouvrir le sien, disons.
Désolé pour le post fleuve.
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Will Zégal
80370

Will Zégal
Membre depuis 24 ans
25 Septembre 2026 à 15:20
#41
Pas de quoi t'excuser
Pour moi, c'est vrai aussi... sauf que la synthèse soustractive ne répond pas à ce critère.
La production du timbre, de l'onde initiale, ne se fait que fort peu par soustraction (même si ça peut arriver avec les questions phase entre les oscillos).
Vraiment pas. Ce qui compte (je parle dans l'enseignement), c'est surtout d'éviter le flou. Il faut absolument éviter que les étudiants aient des idées peu claires des différentes formes de synthèse pour qu'ils ne s'embrouillent pas dans leur fonctionnement.
Pour ça, je préfère au début parler de synthèse soustractive analogique. Tout en précisant qu'elle peut être obtenue par des outils numériques. Mais c'est pour que les étudiants sachent bien qu'on fait référence à une synthèse basée sur des VCO et qui provient d'une famille d'instruments historique.
Même si c'est aussi un abus de langage puisqu'il y a des DCO, du virtual analog, etc.
Citation de stiiiiiiive (voir le message) :
Voilà ; j’en suis venu à me dire que la portion congrue de ce que désigne ce terme de synthèse est la méthode de production du timbre.
Pour moi, c'est vrai aussi... sauf que la synthèse soustractive ne répond pas à ce critère.
La production du timbre, de l'onde initiale, ne se fait que fort peu par soustraction (même si ça peut arriver avec les questions phase entre les oscillos).
Vraiment pas. Ce qui compte (je parle dans l'enseignement), c'est surtout d'éviter le flou. Il faut absolument éviter que les étudiants aient des idées peu claires des différentes formes de synthèse pour qu'ils ne s'embrouillent pas dans leur fonctionnement.
Pour ça, je préfère au début parler de synthèse soustractive analogique. Tout en précisant qu'elle peut être obtenue par des outils numériques. Mais c'est pour que les étudiants sachent bien qu'on fait référence à une synthèse basée sur des VCO et qui provient d'une famille d'instruments historique.
Même si c'est aussi un abus de langage puisqu'il y a des DCO, du virtual analog, etc.
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Maxxou32
6127

Je poste, donc je suis
Membre depuis 13 ans
25 Septembre 2026 à 18:31 (modifié le 25 Septembre 2026 à 18:52)
#42
Citation de Will Zégal (voir le message) :
La synthèse additive consiste plutôt à ajouter des partiels (ou des harmoniques) à partir d'une fondamentale.
Elle est assez simple à comprendre, mais il n'y a pas des masses de mises en pratique électroniques ou même en logiciel : ça demande beaucoup de ressources.
Par contre, on peut éventuellement considérer que les orgues font de la synthèse additive.
Je me souviens du Kawai K5 et surtout de l'excellent K5000S, une machine à pads, peu connue, rare mais une usine à gaz ! La synthèse additive (basée sur le théorème de fourier) permet de décomposer toute fonction périodique (ou signal périodique) en une somme infinie de fonctions sinusoïdales (sinus et cosinus) de fréquences multiples de la fréquence de base. Pour faire simple, le son est basée sur la composition d'un signal à partir de fréquences harmoniques. Le k5000 permet de gérer jusqu'à 64 harmoniques par voies, comme 64 oscillateurs pouvant moduler en intensité et dans le temps.et tout ça passe dans un filtre à formant !
La compléxité de ce synthé et le temps qu'il faut passer dessus pour sortir un son ont fait que cette synthèse n'a jamais vraiment s'affirmer auprès des musiciens. Aujourd'hui avec l'IA, je pense que cette synthèse pourrait revenir et en étonner plus d'un !
Old School et Electronica
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kosmix
56058

AF, je suis ton père
Membre depuis 21 ans
25 Septembre 2026 à 19:06
#43
J'ai un K5000W, j'adore les sons additifs qui sont d'une grande beauté, mais pour la synthèse j'avoue que je me suis contenté des filtres, enveloppes et LFO. D'ailleurs je l'utilise principalement comme machine à presets.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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Maxxou32
6127

Je poste, donc je suis
Membre depuis 13 ans
26 Septembre 2026 à 00:20
#44
Frajean
3589

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 11 ans
26 Septembre 2026 à 08:31
#45
C'est quoi le rapport avec l'histoire du Minimoog ? 
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tinhu
3878

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 21 ans
26 Septembre 2026 à 08:57
#46
Attention au Hs effectivement, mais si tout ceci est passionnant 
"Switched on bach"
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Coramel
8224

Administrateur·trice du site
Membre depuis 23 ans
01 Octobre 2026 à 00:18 (modifié le 01 Octobre 2026 à 07:59)
#47
Citation de Will Zégal (voir le message) :
Pas de quoi t'excuser
Citation de stiiiiiiive (voir le message) :Voilà ; j’en suis venu à me dire que la portion congrue de ce que désigne ce terme de synthèse est la méthode de production du timbre.
Pour moi, c'est vrai aussi... sauf que la synthèse soustractive ne répond pas à ce critère.
La production du timbre, de l'onde initiale, ne se fait que fort peu par soustraction (même si ça peut arriver avec les questions phase entre les oscillos).
Vraiment pas. Ce qui compte (je parle dans l'enseignement), c'est surtout d'éviter le flou. Il faut absolument éviter que les étudiants aient des idées peu claires des différentes formes de synthèse pour qu'ils ne s'embrouillent pas dans leur fonctionnement.
Pour ça, je préfère au début parler de synthèse soustractive analogique. Tout en précisant qu'elle peut être obtenue par des outils numériques. Mais c'est pour que les étudiants sachent bien qu'on fait référence à une synthèse basée sur des VCO et qui provient d'une famille d'instruments historique.
Même si c'est aussi un abus de langage puisqu'il y a des DCO, du virtual analog, etc.
La synthèse soustractive est, à ma connaissance, la seule dont le nom ne vient pas de la manière dont le son est généré à la base. Cette synthèse en rassemble en fait plusieurs types. Les oscillateurs peuvent être considérés comme de la synthèse additive, et on peut aussi leur appliquer de la FM ou de la RM.
Je suis assez d’accord avec toi sur le fait qu’il faut éviter le flou dans l’enseignement. Je ne suis pas enseignant, mais, d'après mes observations, j’ai l’impression que la synthèse soustractive est plus facile à appréhender quand on débute. Le plaisir qu’on prend à manipuler l’instrument joue à mon avis un rôle énorme dans l’apprentissage.
Même sans rien y connaître, on tourne le cutoff et la résonance et on obtient immédiatement des choses intéressantes. Sur un filtre passe-bas 24 dB/oct, en montant fortement la résonance et en descendant le cutoff, on peut assez vite découvrir qu’on peut obtenir quelque chose qui ressemble à un kick ou à une sub-bass. Ensuite, on découvre les enveloppes. Ensuite, les oscillateurs et les modulations suivent... On entre dans des notions de synthèse assez progressivement, sans forcément avoir besoin de tout comprendre dès le départ.
Donc oui, je te rejoins sur le fait qu’il faut éviter le flou, surtout avec des étudiants. Mais je pense aussi que la façon dont on entre dans ces notions compte beaucoup. Et la synthèse soustractive a quand même cet avantage assez rare de permettre de s’amuser immédiatement avec très peu de connaissances.
Présentez vous sur AudioFanzine
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kosmix
56058

AF, je suis ton père
Membre depuis 21 ans
01 Octobre 2026 à 00:59 (modifié le 01 Octobre 2026 à 01:00)
#48
Citation :
La production du timbre, de l'onde initiale, ne se fait que fort peu par soustraction
Sauf que lorsque l'on parle de synthèse on parle du processus qui conduit au produit fini, pas du premier élément constitutif. Si tu vas par là un VCO c'est de la synthèse additive. On peut difficilement partir du silence sans ajouter quelque chose.
Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?
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stiiiiiiive
3758

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 23 ans
01 Octobre 2026 à 09:09
#49
Je vois les choses un peu différemment sur deux points qui ont été mentionnés récemment.
Synthèse additive : que le signal (en dents de scie, par exemple) produit par un oscillateur soit mathématiquement décomposable en série de signaux sinusoïdaux est une chose. La construction physique d’un signal en dent de scie par superposition de signaux sinusoïdaux en est une autre. La synthèse, c’est le fait de fabriquer un signal et donc, à mes yeureilles, l’utilisation un VCO/DCO/modèle numérique d’oscillateur n’est pas synonyme de synthèse additive.
Dit autrement : le signal en sortie d’un oscillateur possède la forme qu’il possède non pas par construction à anse de signaux élémentaires mais pour des raisons liées aux propriétés comportementales (et à la fin : physiques) des composants qui le constituent.
Synthèse soustractive : on peut tput à fait imaginer qu’un filtre de Minimoog soit utilisé avec un moteur de synthèse additive (superposition de sinusoïdes), ou n’importe quelle autre source. Ça ne ferait pas du synthé en question un Minimoog et pas même un « synthétiseur soustractif ». Pour autant, retirez son filtre à un Minimoog et on ne peut plus parler de synthèse soustractive.
Je veux en venir là: dans ma vision, l’essence de la synthèse soustractive est de soustraire du contenu harmonique à un signal initialement(assez) riche. Donc, sur un Minimoog, par exemple, je vois le filtre comme faisant partie du mode de production du timbre.
Cependant, comme je disais plus tôt, un filtre peut être utilisé avec un moteur de synthèse additive, un lecteur de simples etc
En fait, je pense qu’il serait plus rigoureux de parler de synthèse additive/soustractive et mec et non de synthétiseur additif/soustractif etc, un synthétiseur pouvant implémenter plusieurs synthèses.
Thinking out loud.
Synthèse additive : que le signal (en dents de scie, par exemple) produit par un oscillateur soit mathématiquement décomposable en série de signaux sinusoïdaux est une chose. La construction physique d’un signal en dent de scie par superposition de signaux sinusoïdaux en est une autre. La synthèse, c’est le fait de fabriquer un signal et donc, à mes yeureilles, l’utilisation un VCO/DCO/modèle numérique d’oscillateur n’est pas synonyme de synthèse additive.
Dit autrement : le signal en sortie d’un oscillateur possède la forme qu’il possède non pas par construction à anse de signaux élémentaires mais pour des raisons liées aux propriétés comportementales (et à la fin : physiques) des composants qui le constituent.
Synthèse soustractive : on peut tput à fait imaginer qu’un filtre de Minimoog soit utilisé avec un moteur de synthèse additive (superposition de sinusoïdes), ou n’importe quelle autre source. Ça ne ferait pas du synthé en question un Minimoog et pas même un « synthétiseur soustractif ». Pour autant, retirez son filtre à un Minimoog et on ne peut plus parler de synthèse soustractive.
Je veux en venir là: dans ma vision, l’essence de la synthèse soustractive est de soustraire du contenu harmonique à un signal initialement(assez) riche. Donc, sur un Minimoog, par exemple, je vois le filtre comme faisant partie du mode de production du timbre.
Cependant, comme je disais plus tôt, un filtre peut être utilisé avec un moteur de synthèse additive, un lecteur de simples etc
En fait, je pense qu’il serait plus rigoureux de parler de synthèse additive/soustractive et mec et non de synthétiseur additif/soustractif etc, un synthétiseur pouvant implémenter plusieurs synthèses.
Thinking out loud.
signaler
Frajean
3589

Squatteur·euse d’AF
Membre depuis 11 ans
01 Octobre 2026 à 10:10
#50
Vous tournez en rond pour pas grand chose. Il n'y a rien de nouveau sous le soleil depuis des décennies :
- synthèse soustractive : on part d'une ou plusieurs (dans ce cas additionnées ou modulées entre-elles) formes d'ondes simple (sinus, carré, triangle, dent de scie, etc), plus ou moins parfaites (on peut confirmer à l'oscillo que pour certains vintages, c'était loin d'être le cas), on les mixe ensemble et on passe le tout dans un ou plusieurs filtres chargés de supprimer ou atténuer une partie du spectre fréquentiel.
- synthèse additive : on part d'une multitude de formes d'ondes sinus relativement parfaites (numérique oblige), espacées régulièrement au niveau fréquentiel (harmoniques ou même qlq sous-harmoniques de la fondamentale, note de base), dont le niveau de chacune est modulée par une enveloppe indépendante. Et donc pas besoin de filtrage ensuite, même si cela peut exister. Merci Fourier et ses transformées en sinus et cosinus.
- synthèse soustractive : on part d'une ou plusieurs (dans ce cas additionnées ou modulées entre-elles) formes d'ondes simple (sinus, carré, triangle, dent de scie, etc), plus ou moins parfaites (on peut confirmer à l'oscillo que pour certains vintages, c'était loin d'être le cas), on les mixe ensemble et on passe le tout dans un ou plusieurs filtres chargés de supprimer ou atténuer une partie du spectre fréquentiel.
- synthèse additive : on part d'une multitude de formes d'ondes sinus relativement parfaites (numérique oblige), espacées régulièrement au niveau fréquentiel (harmoniques ou même qlq sous-harmoniques de la fondamentale, note de base), dont le niveau de chacune est modulée par une enveloppe indépendante. Et donc pas besoin de filtrage ensuite, même si cela peut exister. Merci Fourier et ses transformées en sinus et cosinus.
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