« C'est un excellent synthé, mais ce n'est pas un Juno »
Publié le 29/11/25 à 11:49
Rapport qualité/prix :
Mauvais
Cible :
Les débutants
Pour comprendre mon ressenti, il faut revenir à ce qu’est un Juno, et surtout pourquoi on en veut encore un aujourd’hui.
Roland avait déjà signé un classique avec le SH-101 : un mono simple, direct, un seul oscillateur, une enveloppe, un LFO et un filtre… très peu de choses, mais une identité sonore incroyable. Seul défaut : il est monodique.
Le Juno est arrivé comme son pendant polyphonique : même esprit « plug & play », un son immédiatement exploitable et un prix accessible. C’est ce mélange de simplicité et de caractère qui en a fait une légende.
De nos jours, les instruments virtuels prolifèrent et l’offre en synthèse est immense, souvent pour trois fois rien. Alors pourquoi vouloir encore un Juno ?
Justement pour son identité : ses sons typiques, son grain, sa chaleur… cette magie difficile à expliquer mais immédiate quand on joue un vrai Juno-106 ou 60.
Et c’est précisément là que, selon moi, Roland s’est complètement trompé avec le Roland Cloud Juno-106.
Ils ont créé quelque chose de « plus » qu’un Juno… mais qui n’est pas un Juno du tout. À part le nom.
J’ai testé énormément d’émulations : Arturia, Cherry Audio, Softube, TAL, le Boutique JU-06A… et le Roland Cloud 106 est celui qui s’éloigne le plus de l’original.
J’étais pourtant optimiste : le JU-06A était une vraie réussite, respectueuse du caractère du 106. Mais ici, on a un instrument propre, trop propre. Il manque d’épaisseur, de rugosité, de mojo. On perd complètement la cible.
À mon avis - qui ne plaira peut-être pas à tout le monde - si vous cherchez l’esprit d’un Juno, passez votre chemin.
Le plugin qui s’en rapproche le plus reste pour moi le Softube Model 84, qui capture vraiment ce côté organique et vivant : on ferme les yeux et on y est.
Le Roland Cloud 106 n’est pas un mauvais synthé, loin de là. C’est même un instrument intéressant… mais on est bien plus proche de la philosophie Arturia. Et à ce compte-là, autant prendre un System-1 ou un System-8, plus polyvalent et plus assumé.
Là, je ne comprends pas vraiment le choix de Roland.
En résumé : je suis très déçu par ce Roland Cloud Juno-106. Trop lisse, trop poli, trop « numérique » dans l'esprit… et surtout sans l’âme du Juno. Dommage !!!
EDIT :
Je tiens quand même à ajouter une nuance : le Roland Cloud peut sonner comme un Juno. D’ailleurs, n’importe quel bon VST peut s’en approcher - tout comme l’Arturia, par exemple.
Mais cela demande de fouiller, d’ajuster, de triturer les réglages pour retrouver le caractère de l’original. Là où, avec le Softube Model 84, ce son est immédiat, naturel et intuitif. On joue, et le grain est déjà là. C’est pour moi la vraie différence.
Roland avait déjà signé un classique avec le SH-101 : un mono simple, direct, un seul oscillateur, une enveloppe, un LFO et un filtre… très peu de choses, mais une identité sonore incroyable. Seul défaut : il est monodique.
Le Juno est arrivé comme son pendant polyphonique : même esprit « plug & play », un son immédiatement exploitable et un prix accessible. C’est ce mélange de simplicité et de caractère qui en a fait une légende.
De nos jours, les instruments virtuels prolifèrent et l’offre en synthèse est immense, souvent pour trois fois rien. Alors pourquoi vouloir encore un Juno ?
Justement pour son identité : ses sons typiques, son grain, sa chaleur… cette magie difficile à expliquer mais immédiate quand on joue un vrai Juno-106 ou 60.
Et c’est précisément là que, selon moi, Roland s’est complètement trompé avec le Roland Cloud Juno-106.
Ils ont créé quelque chose de « plus » qu’un Juno… mais qui n’est pas un Juno du tout. À part le nom.
J’ai testé énormément d’émulations : Arturia, Cherry Audio, Softube, TAL, le Boutique JU-06A… et le Roland Cloud 106 est celui qui s’éloigne le plus de l’original.
J’étais pourtant optimiste : le JU-06A était une vraie réussite, respectueuse du caractère du 106. Mais ici, on a un instrument propre, trop propre. Il manque d’épaisseur, de rugosité, de mojo. On perd complètement la cible.
À mon avis - qui ne plaira peut-être pas à tout le monde - si vous cherchez l’esprit d’un Juno, passez votre chemin.
Le plugin qui s’en rapproche le plus reste pour moi le Softube Model 84, qui capture vraiment ce côté organique et vivant : on ferme les yeux et on y est.
Le Roland Cloud 106 n’est pas un mauvais synthé, loin de là. C’est même un instrument intéressant… mais on est bien plus proche de la philosophie Arturia. Et à ce compte-là, autant prendre un System-1 ou un System-8, plus polyvalent et plus assumé.
Là, je ne comprends pas vraiment le choix de Roland.
En résumé : je suis très déçu par ce Roland Cloud Juno-106. Trop lisse, trop poli, trop « numérique » dans l'esprit… et surtout sans l’âme du Juno. Dommage !!!
EDIT :
Je tiens quand même à ajouter une nuance : le Roland Cloud peut sonner comme un Juno. D’ailleurs, n’importe quel bon VST peut s’en approcher - tout comme l’Arturia, par exemple.
Mais cela demande de fouiller, d’ajuster, de triturer les réglages pour retrouver le caractère de l’original. Là où, avec le Softube Model 84, ce son est immédiat, naturel et intuitif. On joue, et le grain est déjà là. C’est pour moi la vraie différence.