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Novation X-Station 49
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Test du Remote 25 Audio Xtreme

Clavier maître MIDI + audio de la marque Novation appartenant à la série X-Station

Test écrit
Le MIDI a trouvé son maître
9/10
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Exhaustivité : tel semble être le mot qui a présidé à la conception du X-Station. Ce dernier cumule en effet les fonctions de clavier maître MIDI, d'interface Audio USB et de synthé à modélisation analogique doté d'une section d'effets. Qui dit mieux ?

Si, ces derniers temps, de nombreux construc­teurs ont sorti des claviers de contrôles / inter­face audio, aucun n’avait osé concen­trer autant de fonc­tion­na­lité que le X-Station de Nova­tion. Il semble en effet que le célèbre construc­teur de synthés ait eu à cœur de propo­ser tout ce que l’uti­li­sa­teur était en droit d’at­tendre d’un clavier maître MIDI/Audio compact… et même plus ! Or, ce qui ont pu poser les doigts sur un K-Station le savent : Nova­tion n’a pas l’ha­bi­tude de sortir de mauvais produits.

 

novation X-Station

X-Station ou Remote Audio ?

Avant de nous pencher plus avant sur le X-Station, dissi­pons pour commen­cer un malen­tendu qui pour­rait naître à la vue de ce test et des photos qui l’ac­com­pagnent : Le Remote 25 audio et le X-Station 25 ne sont, en fait qu’une seule et même machine.

Genèse de la chose : Nova­tion sort d’abord le Remote 25 Audio, un clavier de contrôle MIDI doublé d’une inter­face audio. Quelques temps après, le même clavier sort sous le nom X-Station. Aucune diffé­rence au niveau du hard­ware ou des fonc­tion­na­li­tés Audio/MIDI entre X-Station et Remote Audio, à ceci près que le X-Station embarque un synthé­ti­seur à modé­li­sa­tion analo­gique.

Or, dans sa grande bonté, Nova­tion permet à tous posses­seur d’un clavier Remote Audio de le chan­ger gratui­te­ment en X-Station par la seule mise à jour de l’OS de l’ap­pa­reil (Le fichier se télé­charge depuis le site du construc­teur et la mise à jour se fait rela­ti­ve­ment simple­ment grâce à l’uti­li­taire founri). De fait, la seule diffé­rence notable qui reste entre Remote Audio et X-Station réside dans les séri­gra­phies présentes sur le dessus et à l’ar­rière de l’ap­pa­reil (au point d’ailleurs que les mentions au Remote Audio ont quasi­ment disparu du site de Nova­tion). Ce point étant éclairci, débal­lons le monstre et voyons ce qui se trouve dans la boîte.

La première chose qui frappe au débal­lage de l’en­gin, c’est la profu­sion de contrôles dont il est nanti : que ce soit sur le panneau prin­ci­pal ou sur la face arrière du clavier, on peine en effet à trou­ver un espace inuti­lisé, au point qu’une visite guidée s’im­pose.

 

De quoi bran­cher…

Commençons par la connec­tique qui se trouve à l’ar­rière de l’en­gin et propose de droite vers la gauche :

  • 2 entrées micro préam­pli­fiées sur embase hybride XLR/Jack 6,35.
  • 2 sorties au format Jack 6,35.
  • 1 sortie casque toujours en 6,35.
  • 1 sortie S/PDIF sur minijack.
  • 1 entrée et 2 sorties MIDI sur prise DIN 5 broches.
  • 2 prises Jack 6,35 pour connec­ter pédales d’ex­pres­sion et de sustain.
  • 2 connec­teurs : l’un USB pour bran­cher le clavier au PC (avec possi­bi­lité d’auto-alimen­ta­tion), l’autre pour bran­cher le X-Station sur un trans­for­ma­teur fourni (L’ali­men­ta­tion peut aussi se faire par piles via une trappe acces­sible par le dessous de l’ap­pa­reil).

Termi­nant cette rangée, un bouton permet d’éteindre ou d’al­lu­mer le clavier. Bilan : un ensemble des plus complets auquel ne manque, en défi­ni­tive, qu’une entrée S/PDIF pour que tout soit parfait.

Connectique du X-Station

 

…et de quoi contrô­ler !

novation X-Station

A gauche du clavier de 25 touches semi-lestées et sensibles à l’af­ter­touch, on trouve d’abord un pad sensi­tif (libre­ment assi­gnable et sensible à la pres­sion) et un joys­tick qui tien­dra lieu de contrô­leur pour le Pitch Bend ou la Modu­la­tion. Au dessus du stick sont regrou­pés les contrôles prin­ci­paux de l’in­ter­face audio/MIDI : des potars rota­tifs pour régler les niveaux de la sortie Ligne, de la sortie casque et du moni­to­ring, 2 switchs permet­tant de se bala­der dans les octaves MIDI, tout le néces­saire pour gérer les entrées préam­pli­fiées (Switch pour l’alim Fantôme, Gain, Balance ainsi qu’un switch permet­tant de sélec­tion­ner l’une ou l’autre des entrées, ou les deux pour dispo­ser d’une entrée stéréo). A noter que l’alim fantôme peut être affec­tée sur l’une ou l’autre des voix : c’est bien d’y avoir pensé quand, pour écono­mi­ser un switch, trop de construc­teurs ne permettent qu’une acti­va­tion/désac­ti­va­tion globale de cette derniè­re…

Juste à côté se trouve les contrôles liés aux sections d’ef­fets de l’en­gin (car, oui, il y a aussi deux sections d’ef­fets embarquée, l’une s’ap­pliquant à l’en­trée 1 et l’autre à l’en­trée 2 !) : ces dernières comprennent un delay, un chorus, une réverb, un compres­seur, une distor­sion et un EQ. Notez qu’un bouton Mode permet de les mettre en Bypass, mais aussi de les acti­ver à l’écoute ou de l’ac­ti­ver à l’en­re­gis­tre­ment (les effets sont pris en compte quand vous enre­gis­trez dans votre séquen­ceur).

Commandes principales du X-Station 25 de Novation.

Au centre de l’en­fin se situe le panneau d’édi­tion prin­ci­pal qui s’or­ga­nise autour d’un écran LCD de 16 carac­tères x 2 lignes. C’est ici qu’on pourra faire défi­ler les Templates du clavier (mapping utili­sa­teurs ou d’usine), les presets des logi­ciels pilo­tés mais aussi accé­der aux touches de fonc­tions de son séquen­ceur favo­ris : lecture, stop, avance rapide, etc. Le potar Data Value, en permet­tant de faire défi­ler les mappings pré-program­més, donne l’oc­ca­sion de voir que nombre de confi­gu­ra­tions d’usine ont été four­nis par Nova­tion pour les prin­ci­paux logi­ciels du marché : Cubase, Absynth, Albino, Trilogy,, FM7, ImpOS­Car, Groove Agent, HALion, Norld Lead 3, Reason, Sonar, etc. Un bouton sobre­ment nommé Play permet enfin de bascu­ler en mode Synthé (synthé sur lequel nous revien­drons bien­sûr).

Faders et portars assignables sur le X-Station 25 de Novation.

Sur la droite du clavier se trouvent enfin tous les poten­tio­mètres rota­tifs, switchs et faders qu’on pourra libre­ment assi­gner aux fonc­tions de ses logi­ciels. Ces derniers s’or­ga­nisent en 7 sections, leur séri­gra­phie de base corres­pon­dant aux fonc­tion­na­li­tés du synthé X-Station : Oscs-Mixer, Filters, Amp Env, Mod Env / Env 3, Arp, Effects et LFOs. Autant le dire, il y a du monde au balcon de sorte qu’on voit mal comment un utili­sa­teur pour­rait manquer de contrô­leurs pour pilo­ter un synthé… D’ailleurs, il y en a peut-être trop en défi­ni­tive car, si les potars, switchs et faders sont agréables à mani­pu­ler et donne une impres­sion de soli­dité, leur concen­tra­tion nuit à la lisi­bi­lité du panneau : on a vite fait de se trom­per de bouton… Gageons toute­fois qu’avec l’ha­bi­tude, cette impres­sion de fouillis devrait s’es­tom­per.

 

Ces petits plus qui font la diffé­rence

Caches pour le Novation X-Station

Préci­sons aussi que, pour simpli­fier la vie de l’uti­li­sa­teur, des caches habillant le panneau de contrôle du clavier sont présent dans la boîte : on en trouve pour Reason, Cubase ou le Native Instru­ments B4 par exemple, mais aussi quelques exem­plaires vierges desti­nés à des mappings perso : une déli­cate inten­tion qui évitera d’avoir à coller des étiquettes un peu partout sur la machi­ne…

Bundle du Novation X-Station

Dernier détail fort appré­ciable : la présence d’un bundle de haute tenue. Répon­dant au doux nom de Xtreme Pack, ce dernier réunit Cubase SE, un version proprié­taire d’Able­ton Live et V-Station, l’équi­valent logi­ciel du K-Station. Aussi versa­tile que cohé­rent, l’en­semble devrait conten­ter plus d’un musi­cien, d’au­tant qu’il est complété d’une version de The Grand SE, le piano virtuel de Stein­berg, pour les version 49 et 61 touches du claviers. Un point à ne pas négli­ger en tous cas, si vous ne dispo­sez d’au­cun logi­ciel avant l’achat de votre clavier maître. Vous n’au­rez ainsi qu’à vous procu­rer une paire d’en­ceintes, un micro et un ordi­na­teur pour dispo­ser d’un Home Studio déjà bien complet…

Réglage de la latence du X-Station de Novation

Mise en situa­tion

L’ins­tal­la­tion ne pose aucun problème : on installe les drivers four­nis avec le CD, on branche le clavier sur un port USB libre, on allume et il n’y a plus qu’à régler le pilote ASIO depuis son séquen­ceur pour s’as­su­rer une latence jouable (sur la config de test, des valeurs de 4 ms en sortie et 9 ms en entrée m’ont paru un bon compro­mis).

Synthé classé X

Dur de résis­ter à la tenta­tion de s’amu­ser d’abord avec le synthé inté­gré : un simple pres­sion sur la touche Play et le X-Station, de contrô­leur MIDI, devient un instru­ment à part entière. Pour ne rien gâcher, on retrouve dans ce mode tout ce qui a fait la renom­mée de Nova­tion et le succès de ses synthés : une modé­li­sa­tion analo­gique de premier ordre, produi­sant des sons parmi les plus convain­cants dans le genre. Des basses abys­sales char­gées de subs aux leads abra­sifs en diable en passant par les nappes atmo­sphé­riques de rigueur, tout y est. Si vous avez aimé le K-Station, vous devriez appré­cier…

Il est d’au­tant plus inté­res­sant de béné­fi­cier de ce mode synthé qu’on peut direc­te­ment l’en­re­gis­trer en Audio dans son séquen­ceur, en passant ou non par la section d’ef­fets du X-Station, le tout évidem­ment sans aucune laten­ce…

 

Un clavier qui fait de l’ef­fet

Section d'effet du Novation X-Station

La section d’ef­fet, puisqu’on en parle, est mieux que bien. Déjà parce qu’elle est double, c’est-à-dire que vous dispo­sez d’une section d’ef­fet pour l’en­trée 1 et de sa soeur jumelle sur l’en­trée 2. Ensuite parce qu’elle offre plusieurs modes de fonc­tion­ne­ment : bypass, acti­vée à l’écoute unique­ment ou acti­vée à l’en­re­gis­tre­ment.

Un vrai bonheur pour enre­gis­trer vite fait bien fait une petite maquette (ou plutôt un brouillon) avec un ami, d’au­tant que les effets sont d’ex­cel­lente qualité. Seul petit bémol : l’ab­sence de voco­deur, pour­tant présent sur le K-Station et d’au­tant plus incom­pré­hen­sible qu’avec ses deux entrées audio, le X-Station dispose de l’in­ter­façage néces­saire au trai­te­ment.

Audio In

Concer­nant les entrées audio, les 2 préam­plis four­nis par Nova­tion font correc­te­ment leur job même s’il ne m’ont pas paru dispo­ser d’une grosse réserve de dyna­mique lors de mes tests avec un petit micro statique : rien de rédhi­bi­toire cepen­dant tant qu’on ne pousse pas trop le gain…

Connectique du Novation X-Station

Souli­gnons aussi que ces derniers sont à l’image des conver­tis­seurs : trans­pa­rents, il n’offrent pas de colo­ra­tion mani­feste du signal. Bref, le X-Station est un compa­gnon fiable de ce côté et devrait suffire à de nombreux musi­ciens, pour peu que ces derniers se satis­fassent de la réso­lu­tion audio max de 24 bits /48 kHz (En atten­dant que Nova­tion sorte une version 24/96 de son clavier sur inter­face Fire­wire ou USB 2 : à bon enten­deur).

Ne l’ou­blions pas cepen­dant, avant d’être une inter­face audio, un double-proces­seur d’ef­fets ou un synthé, le X-Station est d’abord une surface de contrôle MIDI. Or de ce côté, il frise la perfec­tion.

MIDI out

Cache Cubase du Novation X-Station

Agréables à tour­ner ou à pous­ser, les multiples potars et faders du clavier permettent un contrôle précis des appli­ca­tions audio les plus diverses. Rien à redire sur le confort qu’ap­porte sur ce point le X-Station, bien qu’on eût préféré une orga­ni­sa­tion plus aérée, notam­ment sur les versions 49 et 61 touches du clavier qui ne tirent pas parti du gain de surface apporté par leur longueur…

On le déplore par exemple lorsqu’on joue sur l’oc­tave la plus grave du clavier : l’au­ri­cu­laire vient souvent à effleu­rer le pad sensi­tif, ce qui peut provoquer des modifs non dési­rées.

Pad sensitif et joystick du Novation X-Station

Entre autres réus­sites, le pad en ques­tion est d’ailleurs un énorme plus même s’il semble parfois manquer un peu de préci­sion (des sauts ont été observé sur l’axe des ordon­nées, la valeur du contrô­leur MIDI passant de 74 à 95) : pilo­ter la réso­nance d’un filtre ou le place­ment d’une source dans l’es­pace stéréo est un tel plai­sir avec ce genre de contrô­leur qu’il devient diffi­cile, une fois qu’on y a goûté, de s’en passer.

Pour pinailler, on pourra enfin regret­ter l’ab­sence de posi­tion médiane sur certains potars : cela aurait faci­lité, par exemple, le réglage de la Balance entre les deux entrée sur 0…

 

Conclu­sion

Faders du Novation X-Station

Avec un prix public démar­rant à 809 €, le X-Station n’est certes pas le plus abor­dable des claviers de contrôle. Il convient toute­fois d’ap­pré­cier ce prix en vis-à-vis des fonc­tions que cumule l’ap­pa­reil : un clavier maître MIDI ultra-complet, une inter­face audio USB 24/48 embarquant deux préam­plis, un double-proces­seur d’ef­fets et un synthé­ti­seur à modé­li­sa­tion analo­gique qui, à part le voco­der, n’a pas grand-chose à envier à l’ex­cellent K-Station (vendu 749 €à lui-seul !).

Si l’on rajoute à tout cela un bundle qui n’a rien d’un gadget marke­ting, il ne fait aucun doute qu’en ache­tant le X-Station, vous faîtes en défi­ni­tive bien des écono­mies. Certes, une telle exhaus­ti­vité se paye aussi au niveau du poids de l’en­gin : avoi­si­nant les 2,5 kg, la version 25 touches du clavier est plus trans­por­table qu’elle n’est portable (ou du moins n’est-elle pas portable au sens du PCR-1, véri­table poids plume du marché). Mais cela n’a rien de gênant dans le contexte d’une instal­la­tion Home Studio séden­taire et c’est là un bien petit défaut par rapport aux énormes quali­tés de l’ap­pa­reil.

 

novation X-Station
9/10
Points forts
  • Excellent rapport taille/fonctionnalités/prix.
  • La double-section d'effets bien pensée et efficace.
  • Le synthé embarqué : une belle tuerie dans la plus pure tradition des synthé Novation.
  • Le pad sensitif.
  • Contrôleurs et clavier agréable à manipuler
  • Bundle logiciel de belle tenue.
Points faibles
  • Pas d'entrée S/PDIF.
  • Les préamplis un peu justes.
  • 24 bits / 48 kHz seulement. A quand le 24/96 ?
  • Concentration de contrôles.
  • Poids qui limite l'aspect nomade du X-Station 25
Auteur·rice de l’article
Arnaud Cueff(Los Teignos)
Éditorialiste et rédacteur

Si j'ai fait de la guitare et un peu d'harmonica classiques en ENM dans mon enfance, c'est en autodidacte que j'ai fait l'essentiel de ma formation en matière de musique comme d'audio. Après des études de Lettres Modernes, j'ai travaillé pour la presse spécialisée puis web, tant dans le domaine des instruments de musique que dans celui des jeux vidéo (d'où mon pseudo). Je suis monté à bord du bateau Audiofanzine en 2004 en tant que rédacteur en chef, fonction que j'ai laissée quelques années plus tard à Grégoire Nachbauer (Red Led) tout en gardant un pied dans l'éditorial, en conservant notamment la rédaction de l'édito envoyé chaque semaine via la newsletter hebdomadaire du site comme en réalisant des tests, dossiers et contenus vidéo sur mes sujets de prédilection.

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    Si j'ai fait de la guitare et un peu d'harmonica classiques en ENM dans mon enfance, c'est en autodidacte que j'ai fait l'essentiel de ma formation en matière de musique comme d'audio. Après des études de Lettres Modernes, j'ai travaillé pour la presse spécialisée puis web, tant dans le domaine des instruments de musique que dans celui des jeux vidéo (d'où mon pseudo). Je suis monté à bord du bateau Audiofanzine en 2004 en tant que rédacteur en chef, fonction que j'ai laissée quelques années plus tard à Grégoire Nachbauer (Red Led) tout en gardant un pied dans l'éditorial, en conservant notamment la rédaction de l'édito envoyé chaque semaine via la newsletter hebdomadaire du site comme en réalisant des tests, dossiers et contenus vidéo sur mes sujets de prédilection.