réactions au dossier À quoi va servir l'IA dans la musique ?
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Red Led
3383
Administrateur·trice du site
Membre depuis 23 ans
22 Mai 2023 à 17:28À quoi va servir l'IA dans la musique ?
#1
Aujourd'hui, nous avons eu la chance de rencontrer Jason Valax, fondateur de Albstract qui est une solution faisant appel à des technologies d'intelligence artificielle afin d'offrir les services d'un auteur-compositeur-interprète virtuel. Qui de mieux pour nous parler des enjeux de l'IA dans la musique ?
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chapolin
10767
Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 22 ans
23 Mai 2023 à 01:13 (modifié le 23 Mai 2023 à 01:20)
#2
Bon, je n'ai pas tout visionné, j'en suis à 15'57 mais une première réflexion me vient quand à la définition de l'intelligence artificielle qui est ici discutée comparativement à l'intelligence animale comprenant dans sa vastitude l'intelligence humaine. Ma réflexion est que l'intelligence artificielle est quelque chose de mort ou plutôt de non-vivant alors que l'intelligence biologique est quelque chose de vivant. Un truc de la vie, animé par la vie de manière fondamentalement intriquée, biologie/intelligence.
Qu'est-ce que la vie ?
Il me semble qu'il n'y a pas encore sur la planète d'explication scientifique qui fasse consensus mais, c'est la vie. Une intelligence biologique est animée par la vie alors qu'une intelligence artificielle est un "mécanisme" programmé complexe, certes, mais sans la moindre trace de vie; un "programme informatique" et ses bases de données, si je puis m'exprimer ainsi.
Qu'est-ce que la vie ?
Il me semble qu'il n'y a pas encore sur la planète d'explication scientifique qui fasse consensus mais, c'est la vie. Une intelligence biologique est animée par la vie alors qu'une intelligence artificielle est un "mécanisme" programmé complexe, certes, mais sans la moindre trace de vie; un "programme informatique" et ses bases de données, si je puis m'exprimer ainsi.
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Anonyme
23 Mai 2023 à 09:24 (modifié le 23 Mai 2023 à 09:27)
#3
Elle va servir à rien. Je peux me tromper mais le simple savoir pour maitriser ces outils risque de remplacer le vrai talent pour créer. Je vois ça de ma fenêtre, mais j'ai grand peur que n’importe quel clampin va être en mesure de composer depuis sa piaule et vite fait bien fait un morceau comme l'on fait auparavant les Beatles, de fort belle manière, qui eux n'avaient pas le moindre ordi, tout juste des instruments et des moyens standards qui seraient peut être même dépassés aujourd'hui. Seulement le talent, le travail pour répéter des heures des jours, et c'est tout, enregistrer 25 sessions différentes d'un même morceau. La facilité n'est pas et ne sera jamais source de création. Je n'ai pas tout regardé, mais un mot m'a fait bondir vers 50"45 ou dans ces eaux la : le mot "automatiser", eh franchement, c'est le délire, la, on est pas dans l’industrie métallurgique, ou dans le médical, mais dans la création, dans l'art, des domaines qui n'ont pas grand chose à voir. Vers 57" je cite "le plus neuneu peut composer des accords", alors la, vu comme ça, ça fait carrément peur. Je n’aborde pas trop volontairement la question de la suppression et du remplacement des emplois.
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Muskeet
42
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 17 ans
23 Mai 2023 à 09:29
#4
Je pense que les deux posts précédents font état de 2 concepts forts qui font que la créativité sera toujours du côté de l'Humain : la vie (et par conséquent l'émotion, les sentiments et tous les corollaires qui motivent la création) et le talent qui est un concept rattaché à la personne, à l'identité.
On peut bien entendu creuser lesdits concepts ; je pense que nous ne sommes pas à l'abri du plagiat et de productions de qualités venant des outils d'IA (autonomes ou pilotés par un humain) mais nous sommes plutôt tranquilles tant que nous resterons curieux et à l'affut de la musique de qualité, originale et inspirée.
À nous donc de faire preuve de goût et là-dessus, on peut avoir confiance en les personnes qui peuplent ces forums.
On peut bien entendu creuser lesdits concepts ; je pense que nous ne sommes pas à l'abri du plagiat et de productions de qualités venant des outils d'IA (autonomes ou pilotés par un humain) mais nous sommes plutôt tranquilles tant que nous resterons curieux et à l'affut de la musique de qualité, originale et inspirée.
À nous donc de faire preuve de goût et là-dessus, on peut avoir confiance en les personnes qui peuplent ces forums.
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lsv13
7
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 21 ans
23 Mai 2023 à 09:33
#5
JE SUIS COMPOSITEUR et professeur de compositions de musique a l'image....bac+3...j'aimerai montter ce logiciel a mes élèves Pouvez vous demander a Jason de m'ecrire a musiqueavenirs@free.fr
Merci mille fois pour cet vidéo sur l"I.A.et surtout les commentaires de Jason et les bonne questions d'audifanzine...ça a retiré ma peur de l'I.A. LE PROBLEME C'EST VRAIMENT LE TRAVAIL et l'inculture de certains réalisateur qui pioche dans ump ou cézame. Je lis vos news tout les jours Bernard Marzullo www.musiqueavenirs.com
Merci mille fois pour cet vidéo sur l"I.A.et surtout les commentaires de Jason et les bonne questions d'audifanzine...ça a retiré ma peur de l'I.A. LE PROBLEME C'EST VRAIMENT LE TRAVAIL et l'inculture de certains réalisateur qui pioche dans ump ou cézame. Je lis vos news tout les jours Bernard Marzullo www.musiqueavenirs.com
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Chal73
1
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 12 ans
23 Mai 2023 à 09:55
#6
Je n’ai rien contre l’IA, sa progression est phénoménale !
Mais quand j’entends que cette entreprise va vers des segments où l’humain n’est pas présent comme l’identité sonore ou pour éviter de faire des musiques de catalogues, il faut vraiment pas connaître ce milieu pour dire une chose pareille! Je vis depuis plus de quinze ans de la musique grâce à l’identité sonore, la musique à l’image et de nombreux autres amis compositeurs professionnels vivent grâce aussi à ces commandes de musiques de catalogue. Voilà je voulais juste repréciser les faits sur ce marché très spécifique.
Assumer les applications que vous déployez mais n’arrangez pas la réalité pour argumenter une certaine « éthique » de positionnement. Je pense que ce n’est pas volontaire de votre part mais j’avais besoin de repreciser une certaine réalité d’aujourd’hui que l’IA va sûrement changer demain.
C’est sûrement très bien aussi. Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences positives.
Mais quand j’entends que cette entreprise va vers des segments où l’humain n’est pas présent comme l’identité sonore ou pour éviter de faire des musiques de catalogues, il faut vraiment pas connaître ce milieu pour dire une chose pareille! Je vis depuis plus de quinze ans de la musique grâce à l’identité sonore, la musique à l’image et de nombreux autres amis compositeurs professionnels vivent grâce aussi à ces commandes de musiques de catalogue. Voilà je voulais juste repréciser les faits sur ce marché très spécifique.
Assumer les applications que vous déployez mais n’arrangez pas la réalité pour argumenter une certaine « éthique » de positionnement. Je pense que ce n’est pas volontaire de votre part mais j’avais besoin de repreciser une certaine réalité d’aujourd’hui que l’IA va sûrement changer demain.
C’est sûrement très bien aussi. Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences positives.
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Anonyme
23 Mai 2023 à 09:55 (modifié le 23 Mai 2023 à 09:57)
#7
J'ai visité (encore pas plus tard que ce matin) la passionnante rubrique compo "maison" d' AF. Certes, tout n'est pas parfait, les morceaux sont parfois juste un tout petit peu trop courts, trop longs, tel instrument est juste un tout petit peu trop devant, mais l'essentiel n'est pas la, car ces morceaux dégagent au final de la chaleur, de l’émotion, du bien être. Ça serait quoi, la perfection en musique ? D'essayer de faire vite et bien, pour faire pourquoi pas baisser les couts ? Quelle tristesse....Le débat est lancé. Je crois bien que nous autres humains n'aimons pas trop la perfection, ça se retrouve aussi dans l'amour, dans la nature, dans la musique. Rien que le fait de se douter ou de savoir que c'est une bécane froide et inerte qui à aidé à composer un morceau casserait tout le charme.
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chapolin
10767
Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 22 ans
23 Mai 2023 à 11:07 (modifié le 23 Mai 2023 à 13:06)
#8
Citation :
Mais quand j’entends que cette entreprise va vers des segments où l’humain n’est pas présent comme l’identité sonore ou pour éviter de faire des musiques de catalogues, il faut vraiment pas connaître ce milieu pour dire une chose pareille! Je vis depuis plus de quinze ans de la musique grâce à l’identité sonore, la musique à l’image et de nombreux autres amis compositeurs professionnels vivent grâce aussi à ces commandes de musiques de catalogue. Voilà je voulais juste repréciser les faits sur ce marché très spécifique.
Je n'ai toujours pas dépassé les 15 minutes de la vidéo mais j'avais déjà une deuxième réflexion qui va dans le sens de Chal73.
J'ai l'impression avec ce que j'ai déjà entendu qu'il s'agit de se faire un gros paquet de fric, ou du moins que c'est possible, avec cette entreprise technologique. Mais que le temps est compté car évidement en peu de temps la concurrence tarira l’opportunité.
Ce sera le moment de vendre à Google, Amazon ou Facebook (à moins que les Chinois ne raflent la mise) en faisant un énorme coup mettant son auteur à l’abri du besoin pour le restant de ses jours ?
J'ai entendu les mots "libre de droit" et un contexte d'utilisation public, donc pour diffuser/utiliser de la musique dans des lieux publics, à l'image, documentaires. .. etc. Alors ce que je vois, c'est une plateforme payante (tôt ou tard) de type start-up sur laquelle à moindre prix (à très moindre prix ?) et en très peu de temps (un temps pas humain) on pourra obtenir de la musique "de facture convaincante" diffusable rapidement, par n'importe qui, sans compétence et gratuitement une fois payée la plate-forme.
J'y vois donc une possible -et prévisible - industrialisation sauvage de la musique avec toutes les victimes qu'on peut imaginer car si des irréductibles, amoureux de l'art, même de catalogue, continueront de payer des milliers d'euros pour quelques minutes de bandes sonores, le gros des troupes sans des scrupules demandant une forte éducation culturelle et philosophique, le gros des troupes utilisera la plateforme plutôt que de faire appel à des services humains dont, une grande part disparaîtra par voie de conséquence.
Ça me semble prévisible, logique et même ... programmé.
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JmV 123
10
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 3 ans
23 Mai 2023 à 14:07
#9
Reste a savoir si l'IA rivalisera voir peut être même dépassera la créativité, la sensibilité, le génie humain? J'espère que non, sinon ça risque d'être vraiment la fin des musiciens.
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Jason @ AIbstract
23
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 4 ans
23 Mai 2023 à 15:07
#10
Citation de chapolin :
Bon, je n'ai pas tout visionné, j'en suis à 15'57 mais une première réflexion me vient quand à la définition de l'intelligence artificielle qui est ici discutée comparativement à l'intelligence animale comprenant dans sa vastitude l'intelligence humaine. Ma réflexion est que l'intelligence artificielle est quelque chose de mort ou plutôt de non-vivant alors que l'intelligence biologique est quelque chose de vivant. Un truc de la vie, animé par la vie de manière fondamentalement intriquée, biologie/intelligence.
Qu'est-ce que la vie ?
Il me semble qu'il n'y a pas encore sur la planète d'explication scientifique qui fasse consensus mais, c'est la vie. Une intelligence biologique est animée par la vie alors qu'une intelligence artificielle est un "mécanisme" programmé complexe, certes, mais sans la moindre trace de vie; un "programme informatique" et ses bases de données, si je puis m'exprimer ainsi.
Bonjour Chapolin,
La vie fait l'objet de plusieurs tentatives de définitions plus ou moins restrictives et qui n'aboutissent pas toutes aux mêmes conclusions en ce qui concerne le fait de considérer que tel ou tel élément peut être considéré comme vivant ou non (par exemple : la question certaines vont permettre de considérer qu'un virus est vivant alors que d'autres non).
La tentative de définition la plus large que je connaisse est celle de la "Lyfe" https://fr.wikipedia.org/wiki/Lyfe_(astrobiologie).
Cependant, vie et intelligence sont deux concepts bien distincts. La vie n'est pas systématiquement associée à l'intelligence (exemple : le règne végétal), ou en tout cas pas selon la définition que j'en donne dans la vidéo. Et toujours selon cette définition, un système peut au moins en principe être considéré comme capable d'intelligence.
Et comme tu le dis l'intelligence artificielle s'affranchie totalement d'un support vivant ainsi que de bon nombre de caractéristiques pouvant être observées chez les êtres vivant intelligents à savoir une sensibilité, des émotions, une conscience du moins pour le moment et en admettant que ces termes sont eux aussi sujet à débat notamment celui du conscience.
A mon sens, une question importante est de savoir dans quelle mesure l'intelligence peut être dissociée de ces autres caractéristiques auxquelles, historiquement, elle était associée.
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skarabee.nc
1170
AFicionado·a
Membre depuis 19 ans
23 Mai 2023 à 15:07
#11
Vous flippez des IA? Attendez de voir arriver les Métas-IA, capables de piloter diverse IA spécialisées (spoiler: ça ne va pas tarder)
...non, rien....
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Jason @ AIbstract
23
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 4 ans
23 Mai 2023 à 15:28
#12
Citation de Franck Heudebert De Folembray :
Elle va servir à rien. Je peux me tromper mais le simple savoir pour maitriser ces outils risque de remplacer le vrai talent pour créer. Je vois ça de ma fenêtre, mais j'ai grand peur que n’importe quel clampin va être en mesure de composer depuis sa piaule et vite fait bien fait un morceau comme l'on fait auparavant les Beatles, de fort belle manière, qui eux n'avaient pas le moindre ordi, tout juste des instruments et des moyens standards qui seraient peut être même dépassés aujourd'hui. Seulement le talent, le travail pour répéter des heures des jours, et c'est tout, enregistrer 25 sessions différentes d'un même morceau. La facilité n'est pas et ne sera jamais source de création. Je n'ai pas tout regardé, mais un mot m'a fait bondir vers 50"45 ou dans ces eaux la : le mot "automatiser", eh franchement, c'est le délire, la, on est pas dans l’industrie métallurgique, ou dans le médical, mais dans la création, dans l'art, des domaines qui n'ont pas grand chose à voir. Vers 57" je cite "le plus neuneu peut composer des accords", alors la, vu comme ça, ça fait carrément peur. Je n’aborde pas trop volontairement la question de la suppression et du remplacement des emplois.
A vrai dire je crois que nous sommes d'accord sur l'essentiel Franck. Il y aura toujours une valeur inaliénable dans le fait d'accomplir quelque chose au prix de ses efforts et c'est particulièrement vrai dans les domaines artistiques.
A titre personnel, je pense qu'au-delà de l'engouement / émerveillement ponctuel que l'intelligence artificielle peut actuellement susciter, son essor ne suffira jamais à dévaloriser fondamentalement le fruit du travail et des efforts des uns et des autres.
On aura toujours plus d'admiration pour celui ou celle qui aura réussi à s'approprier les principes et contraintes s'appliquant dans la composition d'une fugue que pour celui qui se sera contenter d'utiliser un outil permettant d'obtenir le même résultat de manière automatique ou encore pour ceux et celles qui se seront consacré à développer cet outil. Et c'est tant mieux.
En revanche, automatisation ne signifie pas forcément remplacement. Elle permet d'ouvrir de nouvelle possibilités, de nouveaux usages qui n'ont pas vocation à supplanter ceux qui existaient par le passé.
Pour faire un parallèle, les outils d'aide à la composition permettent certes à un grand nombre de créateurs de produire des morceaux sans nécessairement se consacrer à l'apprentissage de la théorie musicale mais ont-ils totalement fait disparaitre le goût pour l'apprentissage de la théorie musicale ? J'en doute et j'aurais même tendance à pense qu'au contraire ils ont contribué à ce qu'un plus grand nombre de personnes s'y intéresse. Il n'y a qu'à voir le succès des chaines YouTube qui traitent de ce sujet, lesquelles cumulent des millions et des millions d'abonnés.
Ensuite, il est légitime de se demander si le marché est à même de rendre justice aux efforts des uns et des autres et cela de manière équitable. Et là, je pense que plus personne n'est dupe, surtout pas les artistes. La réponse est non. Le marché est injuste et repose sur un système de valeur qui peut être largement contesté.
Tu peux en douter, mais je n'ai personnellement aucune envie de venir déséquilibrer la balance concurrentielle, le rapport de force ou quelque autre aspect du marché. C'est la raison pour laquelle nous favorisons de nous orienter sur des segments et des usages hors de la portée des musiciens et artistes professionnels ou même semi-professionnels.
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Jason @ AIbstract
23
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 4 ans
23 Mai 2023 à 15:45
#13
Citation de Chal73 :
Je n’ai rien contre l’IA, sa progression est phénoménale !
Mais quand j’entends que cette entreprise va vers des segments où l’humain n’est pas présent comme l’identité sonore ou pour éviter de faire des musiques de catalogues, il faut vraiment pas connaître ce milieu pour dire une chose pareille! Je vis depuis plus de quinze ans de la musique grâce à l’identité sonore, la musique à l’image et de nombreux autres amis compositeurs professionnels vivent grâce aussi à ces commandes de musiques de catalogue. Voilà je voulais juste repréciser les faits sur ce marché très spécifique.
Assumer les applications que vous déployez mais n’arrangez pas la réalité pour argumenter une certaine « éthique » de positionnement. Je pense que ce n’est pas volontaire de votre part mais j’avais besoin de repreciser une certaine réalité d’aujourd’hui que l’IA va sûrement changer demain.
C’est sûrement très bien aussi. Nous ne connaissons pas encore toutes les conséquences positives.
J'ai peut être manqué de clarté dans mes propos Chal73. Lorsque j'évoque le fait que nous essayons en priorité de nous positionner sur des segments non investis par les professionnels de la musique, il s'agit de considérer certains "trous dans la raquettes" qu'il leur est généralement difficile ou impossible de combler.
Du côté de "l'offre", nombreux sont les professionnels de la musique intervenant sur le domaine de l'identité musicale et sur celui de la musique à l'image, en revanche, si on regarde du côté de la "demande" il se trouve également un grand nombre d'entreprises ou de personnes qui pourraient souhaiter accéder à de la musique originale, libre de droits et personnalisée sans que l'offre actuelle ne le leur permette dans des conditions correspondant à leur contraintes (coût, temps...) ou à leurs exigences spécifiques (musique adaptative en temps réel, musique personnalisée à grande échelle...).
C'est à sens que j'entends des segments hors de la zone d'intervention des professionnels de la musique.
D'ailleurs, à mon sens, ce positionnement ne remet pas en question celui des professionnels de la musique dans la mesure où l'offre qu'ils représenteront conserveront durablement des avantages impossibles à reproduire et qui sont fondamentalement associé aux fait qu'ils soient à proprement parler des artistes alors qu'une solution comme la notre ne sera jamais plus qu'un outil.
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Anonyme
23 Mai 2023 à 16:07
#14
35 000 ans d'évolution humaine en matière de création artistique.
35 000 ans d'évolution réduits à néant par des tordus qui ont décidé qu'il est préférable financièrement de déléguer la "création artistique" à des machines au prétexte que leur usage fera gagner des efforts, du temps et donc de l'argent.
Le pognon, le pognon, le pognon... !
Si le cerveau humain a évolué au fil des millénaires ce n'est pas seulement par le développement de structures cérébrales dédiées à l'intellect, c'est aussi par le développement de structures cérébrales dédiées à la création, à l'innovation, au dépassement de soi, et à l'expression du beau dans l'exploitation de l'imperfection de la nature. Ce qui rend la nature si belle, c'est justement son imperfection ! Et quand je dis "la nature" cela comprend aussi la beauté d'un visage par ses imperfections, la beauté d'un tableau par ses imperfections hors de toute géométrie, la beauté d'une composition musicale par les imperfections de son écriture et celles de son interprétation. Mais surtout, ce qui justifie l'existence de l'art, c'est précisément son caractère humain. En déléguant à des machines nos capacités de création artistique nous allons détruire une des deux parts fondamentales de l'esprit humain, celle de la recherche artistique, et nous allons nous réduire à de simples consommateurs de produits totalement artificiels. Il y aura bien toujours des vrais artistes... mais au fil des générations il se feront de plus en plus rares, parce qu'on n'encouragera plus (il y a déjà longtemps qu'on les encourage de moins en moins) les enfants à créer et à développer leurs sens artistiques mais seulement à être rien d'autres que de futurs consommateurs de produits créés par des foutues machines. Et ce une fois de plus au mépris des conséquences sur le fonctionnement même de la civilisation ! Car je me pose la question : quel retentissement ce changement de paradigme aura-t-il sur le reste du comportement humain ? Une très bonne lecture : La fin de l'individu, voyage d'un philosophe au pays de l'intelligence artificielle, par Gaspard Koenig.
Veut-on vraiment que l'être humain soit soumis à des machines même dans le domaine de l'art ?
Que restera-t-il alors de vraiment humain à l'être humain ???
Je me souviens de la question posée par Norbert Wiener en 1954 : "Jusqu'où peut-on déléguer la décision aux robots ?". Jamais sa question n'a été autant cruciale qu'aujourd'hui.
L'IA seulement pour "assister" l'homme dans les tâches répétitive, nous dit-on. Ha ha ! La belle affaire ! On connaît l'image : on donne une main à une machine, puis elle vous prend le bras... puis peu à peu elle vous prend tout le corps ! Aujourd'hui certains, comme l'auteur de cette vidéo, prétendent que l'Intelligence Artificielle n'est qu'un outil qui sert à faire des petites choses secondaires, fastidieuses et répétitives, mais dans cinq ans on lui confiera un rôle bien plus large que ces choses secondaires, et dans dix ans on lui confiera TOUT le processus ! Et avec de lourdes conséquences ! Des conséquences allant jusqu'à même une odieuse falsification de tout le marché de la musique ! C'est d'ailleurs déjà le cas comme je l'ai rappelé ici il y a quelques jours.
Les patrons de compagnies qui commencent à utiliser l'intelligence artificielle (qui on le sait n'a rien d'une intelligence, ce ne sont que des programmes) dans l'art sont soit terriblement naïfs soit terriblement mercantiles et indifférents à l'art au sens exact du terme (l'art ne peux être qu'une création de la pensée humaine. Le reste n'est que des outils pour matérialiser cette création. Une création par une machine ne doit en aucun cas être qualifiée d'art !), pour préférer que les capacités de création de l'esprit humain soient au fil des décennies à venir nivelées par le bas et pour préférer que la musique et les arts graphiques ne se réduisent plus qu'à une simple consommation de produits totalement artificiels. Je n'ose pas imaginer non plus les manipulations et dominations politiques qui seront possibles après avoir réduit les capacités de création de l'esprit humain en le décourageant de développer son sens artistique donc ses capacités de création dans le sens entier du terme c'est à dire jusqu'à sortir du cadre des normes. Car n'en doutons pas : si on habitue les futures générations à n'écouter que de la musique générée par l'IA et donc à consommer financièrement le plus possible de "fruit" de ce monde d'IA, cette IA ne sera rentable que si elle établit des normes et reste dans les normes qu'elle a établis. Tout ce qui sort de ces normes (donc tout ce qui est d'origine vraiment humaine) sera relégué plus bas dans les classements donc il deviendra de plus en plus difficile de lutter. Voyez déjà les odieuses manipulations qui ont commencé ces trois dernières années dans le fonctionnement du streaming et dont je parle dans le lien ci-dessus.
Le Quotient Intellectuel moyen de l'être humain a baissé de trois points depuis l'invention de cette échelle par Binet et Simon en 1905, échelle qui reste discutée dans son fonctionnement mais dont la pertinence n'est plus du tout réfutée dans ses principes. Une perte de trois points en cent ans ! Alors qu'on aurait plutôt attendu le contraire vu le progrès scientifique et technique au cours du XX° Siècle ! Et les causes sont parfaitement identifiées : tout simplement au fil des décennies on a de moins en moins encouragé l'être humain à réfléchir, préférant lui donner des machines sur lesquelles il délègue en permanence ses capacités en calcul, en la maîtrise de sa langue maternelle, et où la culture n'est plus que consommation et de moins en moins création par le simple péquin ("Panem et circenses"). Quelle est la place d'ailleurs de l'enseignement de la musique et des arts graphiques à l'école ? Le strict minimum pour dire qu'elle est là, c'est tout... Depuis soixante ans le QI baisse inexorablement au fil des décennies, et l'encouragement à la création a quasiment disparu de l'éducation pour être remplacé par un encouragement exacerbé à la consommation. Et maintenant on passe à l'étpae suivante : il semble bien que le but maintenant, pour lequel les GAFAM et assimilés sont les entreprises les plus actives, soit maintenant de réduire à sa plus simple expression jusque même l'intelligence créative !
Consommez, consommez !
On ne domine bien un peuple que si on le décourage de penser et de créer ! Relisez La Boétie, c'est très court et c'est gratuit.
La science n'a pas pour objet de rendre l'espèce humaine soumise à des machines, elle a pour objet de décrire le monde et de découvrir les moyens théoriques d'améliorer le fonctionnement de la civilisation en confiant ses découvertes à la recherche industrielle. Le drame n'est pas dans le domaine de la science, le drame est dans le domaine de l'activité industrielle... qui se sert des découvertes scientifiques pour parfois non plus améliorer l'existence humaine grâce à des machines mais pour l'asservir par des machines ! Et c'est bien le monde industriel, pas le monde scientifique, qui est au service de la gouvernance politique. Mais même si 95% des futurs êtres humains seront des crétins autant sur le plan intellectuel que sur le plan artistique (pas seulement la création d'ailleurs), il restera toujours une capacité que les machines ne pourront jamais retirer à l'être humain dans l'absolu, celle de réellement créer et parfois de créer une révolution pour conserver ce qu'on n'arrivera jamais à lui enlever : son imagination et sa volonté de garder le contrôle !
La prétendue "création artistique" par la prétendue "Intelligence Artificielle" n'est qu'une étape de plus dans la fabrique du crétin (pas seulement digital) ! Quand l'art (et le marché de l'art) sera dominé de façon hégémonique par cette prétendue "Intelligence Artificielle" qui n'est autre qu'un nouvel outil pour réduire une fois de plus l'autonomie de l'être humain, l'espèce humaine sera toujours présente... mais l'être humain ne sera redevenu plus rien d'autre qu'un animal, mais un animal consommateur !
Une chose est certaine : l'art ne peut être que le fruit d'un véritable cerveau, doué non pas de qualités algorithmiques mais de qualités authentiquement créatives !
35 000 ans d'évolution réduits à néant par des tordus qui ont décidé qu'il est préférable financièrement de déléguer la "création artistique" à des machines au prétexte que leur usage fera gagner des efforts, du temps et donc de l'argent.
Le pognon, le pognon, le pognon... !
Si le cerveau humain a évolué au fil des millénaires ce n'est pas seulement par le développement de structures cérébrales dédiées à l'intellect, c'est aussi par le développement de structures cérébrales dédiées à la création, à l'innovation, au dépassement de soi, et à l'expression du beau dans l'exploitation de l'imperfection de la nature. Ce qui rend la nature si belle, c'est justement son imperfection ! Et quand je dis "la nature" cela comprend aussi la beauté d'un visage par ses imperfections, la beauté d'un tableau par ses imperfections hors de toute géométrie, la beauté d'une composition musicale par les imperfections de son écriture et celles de son interprétation. Mais surtout, ce qui justifie l'existence de l'art, c'est précisément son caractère humain. En déléguant à des machines nos capacités de création artistique nous allons détruire une des deux parts fondamentales de l'esprit humain, celle de la recherche artistique, et nous allons nous réduire à de simples consommateurs de produits totalement artificiels. Il y aura bien toujours des vrais artistes... mais au fil des générations il se feront de plus en plus rares, parce qu'on n'encouragera plus (il y a déjà longtemps qu'on les encourage de moins en moins) les enfants à créer et à développer leurs sens artistiques mais seulement à être rien d'autres que de futurs consommateurs de produits créés par des foutues machines. Et ce une fois de plus au mépris des conséquences sur le fonctionnement même de la civilisation ! Car je me pose la question : quel retentissement ce changement de paradigme aura-t-il sur le reste du comportement humain ? Une très bonne lecture : La fin de l'individu, voyage d'un philosophe au pays de l'intelligence artificielle, par Gaspard Koenig.
Veut-on vraiment que l'être humain soit soumis à des machines même dans le domaine de l'art ?
Que restera-t-il alors de vraiment humain à l'être humain ???
Je me souviens de la question posée par Norbert Wiener en 1954 : "Jusqu'où peut-on déléguer la décision aux robots ?". Jamais sa question n'a été autant cruciale qu'aujourd'hui.
L'IA seulement pour "assister" l'homme dans les tâches répétitive, nous dit-on. Ha ha ! La belle affaire ! On connaît l'image : on donne une main à une machine, puis elle vous prend le bras... puis peu à peu elle vous prend tout le corps ! Aujourd'hui certains, comme l'auteur de cette vidéo, prétendent que l'Intelligence Artificielle n'est qu'un outil qui sert à faire des petites choses secondaires, fastidieuses et répétitives, mais dans cinq ans on lui confiera un rôle bien plus large que ces choses secondaires, et dans dix ans on lui confiera TOUT le processus ! Et avec de lourdes conséquences ! Des conséquences allant jusqu'à même une odieuse falsification de tout le marché de la musique ! C'est d'ailleurs déjà le cas comme je l'ai rappelé ici il y a quelques jours.
Les patrons de compagnies qui commencent à utiliser l'intelligence artificielle (qui on le sait n'a rien d'une intelligence, ce ne sont que des programmes) dans l'art sont soit terriblement naïfs soit terriblement mercantiles et indifférents à l'art au sens exact du terme (l'art ne peux être qu'une création de la pensée humaine. Le reste n'est que des outils pour matérialiser cette création. Une création par une machine ne doit en aucun cas être qualifiée d'art !), pour préférer que les capacités de création de l'esprit humain soient au fil des décennies à venir nivelées par le bas et pour préférer que la musique et les arts graphiques ne se réduisent plus qu'à une simple consommation de produits totalement artificiels. Je n'ose pas imaginer non plus les manipulations et dominations politiques qui seront possibles après avoir réduit les capacités de création de l'esprit humain en le décourageant de développer son sens artistique donc ses capacités de création dans le sens entier du terme c'est à dire jusqu'à sortir du cadre des normes. Car n'en doutons pas : si on habitue les futures générations à n'écouter que de la musique générée par l'IA et donc à consommer financièrement le plus possible de "fruit" de ce monde d'IA, cette IA ne sera rentable que si elle établit des normes et reste dans les normes qu'elle a établis. Tout ce qui sort de ces normes (donc tout ce qui est d'origine vraiment humaine) sera relégué plus bas dans les classements donc il deviendra de plus en plus difficile de lutter. Voyez déjà les odieuses manipulations qui ont commencé ces trois dernières années dans le fonctionnement du streaming et dont je parle dans le lien ci-dessus.
Le Quotient Intellectuel moyen de l'être humain a baissé de trois points depuis l'invention de cette échelle par Binet et Simon en 1905, échelle qui reste discutée dans son fonctionnement mais dont la pertinence n'est plus du tout réfutée dans ses principes. Une perte de trois points en cent ans ! Alors qu'on aurait plutôt attendu le contraire vu le progrès scientifique et technique au cours du XX° Siècle ! Et les causes sont parfaitement identifiées : tout simplement au fil des décennies on a de moins en moins encouragé l'être humain à réfléchir, préférant lui donner des machines sur lesquelles il délègue en permanence ses capacités en calcul, en la maîtrise de sa langue maternelle, et où la culture n'est plus que consommation et de moins en moins création par le simple péquin ("Panem et circenses"). Quelle est la place d'ailleurs de l'enseignement de la musique et des arts graphiques à l'école ? Le strict minimum pour dire qu'elle est là, c'est tout... Depuis soixante ans le QI baisse inexorablement au fil des décennies, et l'encouragement à la création a quasiment disparu de l'éducation pour être remplacé par un encouragement exacerbé à la consommation. Et maintenant on passe à l'étpae suivante : il semble bien que le but maintenant, pour lequel les GAFAM et assimilés sont les entreprises les plus actives, soit maintenant de réduire à sa plus simple expression jusque même l'intelligence créative !
Consommez, consommez !
On ne domine bien un peuple que si on le décourage de penser et de créer ! Relisez La Boétie, c'est très court et c'est gratuit.
La science n'a pas pour objet de rendre l'espèce humaine soumise à des machines, elle a pour objet de décrire le monde et de découvrir les moyens théoriques d'améliorer le fonctionnement de la civilisation en confiant ses découvertes à la recherche industrielle. Le drame n'est pas dans le domaine de la science, le drame est dans le domaine de l'activité industrielle... qui se sert des découvertes scientifiques pour parfois non plus améliorer l'existence humaine grâce à des machines mais pour l'asservir par des machines ! Et c'est bien le monde industriel, pas le monde scientifique, qui est au service de la gouvernance politique. Mais même si 95% des futurs êtres humains seront des crétins autant sur le plan intellectuel que sur le plan artistique (pas seulement la création d'ailleurs), il restera toujours une capacité que les machines ne pourront jamais retirer à l'être humain dans l'absolu, celle de réellement créer et parfois de créer une révolution pour conserver ce qu'on n'arrivera jamais à lui enlever : son imagination et sa volonté de garder le contrôle !
La prétendue "création artistique" par la prétendue "Intelligence Artificielle" n'est qu'une étape de plus dans la fabrique du crétin (pas seulement digital) ! Quand l'art (et le marché de l'art) sera dominé de façon hégémonique par cette prétendue "Intelligence Artificielle" qui n'est autre qu'un nouvel outil pour réduire une fois de plus l'autonomie de l'être humain, l'espèce humaine sera toujours présente... mais l'être humain ne sera redevenu plus rien d'autre qu'un animal, mais un animal consommateur !
Une chose est certaine : l'art ne peut être que le fruit d'un véritable cerveau, doué non pas de qualités algorithmiques mais de qualités authentiquement créatives !
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Jason @ AIbstract
23
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 4 ans
23 Mai 2023 à 17:10
#15
Citation de Franck Heudebert De Folembray :
J'ai visité (encore pas plus tard que ce matin) la passionnante rubrique compo "maison" d' AF. Certes, tout n'est pas parfait, les morceaux sont parfois juste un tout petit peu trop courts, trop longs, tel instrument est juste un tout petit peu trop devant, mais l'essentiel n'est pas la, car ces morceaux dégagent au final de la chaleur, de l’émotion, du bien être. Ça serait quoi, la perfection en musique ? D'essayer de faire vite et bien, pour faire pourquoi pas baisser les couts ? Quelle tristesse....Le débat est lancé. Je crois bien que nous autres humains n'aimons pas trop la perfection, ça se retrouve aussi dans l'amour, dans la nature, dans la musique. Rien que le fait de se douter ou de savoir que c'est une bécane froide et inerte qui à aidé à composer un morceau casserait tout le charme.
Il me semble que ta réflexion part du postulat que l'IA à fondamentalement vocation à remplacer l'homme, or je pense que la question n'est pas tout à fait là.
La crainte d'une substitution totale ou partielle sur le marché économique de certaines professions par des outils à base d'IA est légitime et appelle à des mesures pour s'y adapter voire l'empêcher purement et simplement selon le risque qui en découlerait.
Cependant, l'existence de l'IA quel que soit le niveau de "performance" dont elle serait capable ne fera jamais disparaitre chez les musiciens, le goût pour la création musicale ou pour le fait de simplement jouer de la musique qui dans la grande majorité des cas repose sur des motivations hédonistes.
On peut faire le parallèle avec le fait que l'existence de musiciens extrêmement compétents ne suffit pas à décourager la pratique musicale chez les débutants ou même chez des musiciens confirmés. C'est même généralement plutôt l'inverse que l'on observe.
Je ne prétends pas que notre solution puisse être une source d'inspiration comparable à celle que représentent de grands artistes. Mais je pense fermement qu'elle peut jouer un rôle positif à son niveau et en tirant parti de ses avantages spécifiques.
Par ailleurs, il convient de mentionner que nous n'avons absolument pas pour ambition d'aboutir à une quelconque forme de "perfection" dans la création musicale, pour la simple raison que cette notion ne fait aucun sens. Le fait de définir des critères de qualités en matière de musique est une démarche souvent hasardeuse et vis-à-vis de laquelle il convient de prendre du recul. Dans le cadre de notre projet et pour orienter le développement de notre solution, nous essayons d'objectiver autant que possible cette notion de qualité musicale mais cela ne porte alors que sur la capacité à appliquer certains principes théoriques et à produire des résultats disposant de certaines caractéristiques qui dans un cadre donné donnent lieu à un consensus. Ces critères n'ont aucunement vocation à nous permettre de prétendre que notre solution disposera d'une suprématie en comparaison avec des créateurs humains...
Notre solution se caractérisent par de nombreuses limitations, surtout dans son état d'avancement actuel, et si certaines pourront être atténuées ou même totalement levées d'autres sont intrinsèquement liées à sa nature et donc durables.
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starnak
8
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 15 ans
23 Mai 2023 à 17:46
#16
Laisser l’art à l’intelligence artificielle non vivante et donc dénuée d’émotion et de spiritualité est une grave erreur.
Seul un humain peut à travers l’art guider ses frères vers l’unité et l’affranchissement de sa condition d’esclave matériel.
Seul un humain peut à travers l’art guider ses frères vers l’unité et l’affranchissement de sa condition d’esclave matériel.
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skarabee.nc
1170
AFicionado·a
Membre depuis 19 ans
23 Mai 2023 à 18:39
#17
Merci BlackWinny pour ton post, qui va m'éviter de pondre un pavé de redondances 
je fais donc suite:
Si ce n'est Albstract, ce sera une autre boite, mais le fait demeure que ce sont des humains qui, par intérêt financier, ont ouvert la boite de Pandore, ou fait entrer le loup dans la bergerie: les tortillonnages d'arrière-train pour éviter de reconnaitre les faits n'y changeront rien. Quand au fait de dire "il faudra prendre des mesures", la première qui s'impose, c'est de ne pas faire de couenneries en demandant à la société de rectifier le tir ensuite.
Celà dit, le principe de réalité ne devrait pas tarder à s'appliquer à l'ensembles des "intelligences", et quand les unes, reproductibles par voies sexuées, seront réduites à bouffer des insectes entre deux cyclones/sécheresse ou épidémies, les autres seront réduites à la rouille et au silence
...
je fais donc suite:
Si ce n'est Albstract, ce sera une autre boite, mais le fait demeure que ce sont des humains qui, par intérêt financier, ont ouvert la boite de Pandore, ou fait entrer le loup dans la bergerie: les tortillonnages d'arrière-train pour éviter de reconnaitre les faits n'y changeront rien. Quand au fait de dire "il faudra prendre des mesures", la première qui s'impose, c'est de ne pas faire de couenneries en demandant à la société de rectifier le tir ensuite.
Celà dit, le principe de réalité ne devrait pas tarder à s'appliquer à l'ensembles des "intelligences", et quand les unes, reproductibles par voies sexuées, seront réduites à bouffer des insectes entre deux cyclones/sécheresse ou épidémies, les autres seront réduites à la rouille et au silence
...non, rien....
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DocK'S
2800
Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
23 Mai 2023 à 19:06
#18
A quel besoin fondamental répond cette aberration?
Dans l'état actuel du monde dans lequel on vit est-ce qu'on a bien le temps de jouer les apprentis sorciers sur des trucs inutiles afin de les rendre indispensables?
Comme d'hab' on le fait juste parce qu'on peu sans se demander si on doit, si ça présente un réel intérêt, autre que purement économique.
Produire mieux, plus, plus vite et pour moins chère!
Bien sûr que ça n'empêchera personne de faire de la musique, mais ça sera vraiment plus que pour le plaisir parce que tout le marché sera sous le lead de ce genre de solution.
C'est quoi pour vous le "monde de demain"? Dans quel projet, quelle vision, quel idéal de société s'inscrit votre démarche?
Vous faites des choix, vous participez consciemment à des choses dont vous savez pertinemment que vous perdrez tôt où tard tout contrôle sur son utilisation et probablement aussi sur son potentiel.
Il me semble qu'on a eu exactement le même débat quand on a commencé à nous parler d'automatisation et de robotique. Vous inquiétez pas, c'est pas pour remplacer l'homme, c'est juste pour l'aider dans les tâches pénibles.
Du coup au lieu de monter des boulons sur une voiture, l'homme monte des boulons sur la machine qui fabrique le robot qui montera les boulons sur la voiture, quel progrès spectaculaire!
Ben là au lieu de jouer de la musique, on remplira un tableau avec des paramètres de "coefficient de complexité rythmique ou harmonique" ou je sais pas quoi d'autre...
Dans l'état actuel du monde dans lequel on vit est-ce qu'on a bien le temps de jouer les apprentis sorciers sur des trucs inutiles afin de les rendre indispensables?
Comme d'hab' on le fait juste parce qu'on peu sans se demander si on doit, si ça présente un réel intérêt, autre que purement économique.
Produire mieux, plus, plus vite et pour moins chère!
Bien sûr que ça n'empêchera personne de faire de la musique, mais ça sera vraiment plus que pour le plaisir parce que tout le marché sera sous le lead de ce genre de solution.
C'est quoi pour vous le "monde de demain"? Dans quel projet, quelle vision, quel idéal de société s'inscrit votre démarche?
Vous faites des choix, vous participez consciemment à des choses dont vous savez pertinemment que vous perdrez tôt où tard tout contrôle sur son utilisation et probablement aussi sur son potentiel.
Il me semble qu'on a eu exactement le même débat quand on a commencé à nous parler d'automatisation et de robotique. Vous inquiétez pas, c'est pas pour remplacer l'homme, c'est juste pour l'aider dans les tâches pénibles.
Du coup au lieu de monter des boulons sur une voiture, l'homme monte des boulons sur la machine qui fabrique le robot qui montera les boulons sur la voiture, quel progrès spectaculaire!
Ben là au lieu de jouer de la musique, on remplira un tableau avec des paramètres de "coefficient de complexité rythmique ou harmonique" ou je sais pas quoi d'autre...
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Anonyme
23 Mai 2023 à 20:26
#19
A moins que cette intelligence artificielle soit si intelligente et si évoluée qu'elle soit capable de reproduite de l’imperfection comme un pâté dans le coin d'un tableau de peinture, ou des cœurs trop présents, ou une mesure pas dans le bon tempo. Dans ce cas, impossible de distinguer le "vrai" du "faux". C'est aussi pour ça que l'IA me fait peur.
x
Hors sujet :Toutefois, n'ayons pas peur de la mécanisation, des robots, du progrès : un tracteur agricole moderne ultra connecté permet d'augmenter la productivité de manière considérable, et de baisser drastiquement les couts d'exploitation. Problème, ce même tracteur à remplacé au moins 25 personnes.
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DocK'S
2800
Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 3 ans
23 Mai 2023 à 20:57 (modifié le 23 Mai 2023 à 21:05)
#20
Le cœur du problème risque d'être précisément de se mettre d'accord sur ce qu'on entend par progrès.
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music54
3
Nouvel·le AFfilié·e
Membre depuis 13 ans
24 Mai 2023 à 00:06
#21
bientôt on coupera l'alimentation électrique et le problème sera réglé , il faudra pédaler très fort pour faire fonctionner la dynamo et ouvrir un logiciel
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nem
1511
AFicionado·a
Membre depuis 22 ans
24 Mai 2023 à 09:14
#22
Citation de Franck Heudebert De Folembray :
xHors sujet :Toutefois, n'ayons pas peur de la mécanisation, des robots, du progrès : un tracteur agricole moderne ultra connecté permet d'augmenter la productivité de manière considérable, et de baisser drastiquement les couts d'exploitation. Problème, ce même tracteur à remplacé au moins 25 personnes.
Tu veux encore augmenter la productivité agricole ????
La sur-productivité est la raison principale du changement climatique... enfin c'est ce que disent les scientifiques... et perso j'y crois quand même plus qu'un peu.
Par ailleurs, l'industrialisation de l'agriculture a t-elle fait baisser les coûts ?
Non.
Le prix de la baguette a-t-il baissé depuis l'arrivée du tracteur dans les années 50 (oui... c'est très récent en fait) ?
Non.
Plus l'automatisation progresse, plus les prix devraient diminuer puisque moins de charges.
C'est l'inverse qui se produit.
Pourquoi ?
Les marges des industriels augmentent.
Les industriels (semences) -> Le paysan -> Les industriels (distribution) -> le client final (nous).
Dans les centres d'appels (tous services de toutes les industries), l'AI est déjà présente pour répondre aux clients (nous).
Ce sont même les conseillers clientèles qui, en ce moment même, aident l'AI à progresser dans son analyse des demandes.
Des conseillers à qui les employeurs demandent de ne pas trop bien répondre (réponse pas trop détaillée, pas trop complexe) afin que l'AI puisse analyser. Tant pis pour le client. La prochaine fois ce sera mieux... ce qui fera dire au client : "avant quand c'était des gens qui répondaient, c'était n'importe quoi !"
Une AI dépourvue de personnalité qui leur pique leur boulot avec l'aide des syndicats collabo.
Des collabo qui ont historiquement toujours le même discours : "si je ne le fais pas, d'autres le feront".
Dans les aéroports, les véhicules qui transportent les bagages sont actuellement testés en mode autonome et se déplacent seuls.
Toujours dans les aéroports et depuis une dizaine d'années des sociétés développent un parcours "sans contact avec un être humain" (enregistrement du voyageur, de son bagage, contrôle passeport...).
Le client a le sentiment de gagner du temps...
La réalité : moins d'êtres humains payés, pourtant le prix du billet ne baisse pas réellement.
Dans notre milieu (la musique), les nouveaux industriels du logiciel (DAW softwares, Plug-ins de Synthé, d'effets) font des marges que les fabricants de hardware n'auraient jamais pu espérer.
Qui est le client typique ? Qui représente la plus grosse part ?
Le gros studio d'enregistrement qui enchaine les clients ?
Non, ça s'était le bon client du fabricant de hardware.
Le client du soft, c'est nous, qui passons du temps à rêver et parler de matos sur AudioFanzine (entre autres).
Nous ne "produisons" pas. Nous consommons.
L'AI va permettre de "nous" faire croire que nous allons devenir meilleurs, plus productifs avec des logiciels qui optimiseront le choix des notes pour mieux composer, le choix des fréquences, des effets, des niveaux pour mieux mixer...
Pour faire des produits qui reprennent fidèlement les codes pré-définis.
L'industrie de veut plus payer du matos, payer des heures de studio, payer des formations, des compétences, des talents, des créateurs, de l'originalité.
Elle veut aller vite et gagner plus et elle va y arriver... car elle aura toujours le soutien de ces artistes collabo qui ici et là, pour un contrat, permettront de tester l'AI plutôt qu'un batteur, qu'un guitariste, qu'un pianiste, qu'un arrangeur, qu'un scénariste ou un réalisateur pour la vidéo...
On peut trouver des centaines d'exemples de remplacement de l'humain par l'AI, sans compensation pour celui qui perd.
Uniquement des bénéfices pour celui qui profite... et attention, celui qui profite n'est pas celui qui paye (nous), qui n'a pas le choix, et à qui l'on a "bien vendu" ce nouveau mode... au nom du progrès.
Quoi qu'il en soit, il y aura toujours des collabo pour faciliter l'exploitation du "nous" par "eux"... pour quelques pièces et une médaille fièrement arborée.
La bise.
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hairy pattern
868
Posteur·euse AFfolé·e
Membre depuis 20 ans
24 Mai 2023 à 10:37
#23
le robot joue ou compose a ta place , plus de temps libre pour sa nana
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chapolin
10767
Professionnel·le de l’audio
Membre depuis 22 ans
24 Mai 2023 à 11:12
#24
Non Hairy, les nanas modernes préfèrent jouer et composer ...
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nem
1511
AFicionado·a
Membre depuis 22 ans
24 Mai 2023 à 11:33
#25
Citation de hairy pattern :
le robot joue ou compose a ta place , plus de temps libre pour sa nana
la nana de qui ?
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