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Podcast avec Chab (Daft Punk, Big Flo et Oli, Noir Désir...)

Les Pieds Dans Le Patch 23

De Daft Punk à Big Flo et Oli en passant par Noir Désir, Lavilliers ou Salif Keita, Chab est devenu un poids lourd du mastering français que Banshee in Avalon, Red Led et Los Teignos se font un plaisir de recevoir dans LPDLP.

Il ne saurait y avoir de grand disque sans un bon mastering et si cette phase de production demeure la moins connue du grand public, elle ne s’en révèle pas moins passionnante, comme on s’en rend compte avec l’un des grands spécialiste de la question : Antoine Chabert dit Chab. Le maître française du master revient en effet avec nous sur les tenants et aboutissants de son métier, tout en nous détaillant son parcours et en nous donnant son point de vue sur quantité de sujets techniques, de la différence entre CD et vinyle à l’utilité de bosser en 96 kHz.

Sommaire

01:37 Générique
4:44 Sommaire
5:13 Edito
6:36 Interview de Chab
35:15 Blind Test sur les chansons ramenées à un accord 
41:40 News : Merging Technology Anubis, XLN Audio XO, Aclam Guitars Dr Robert Overdrive
54:24 Les insolites d’Esther : la machine à taper les partitions, le coverband de Kiss prend feu
1:00:46 Interview de Chab
1:43:07 Les citations de l'audio
1:48:55 Ketchup Mayo
2:00:21 Karapella spécial riffs de synthé
2:07:10 La compo du mois : "Pigs* (Full Frame)

Écouter le podcast

Évidemment, pour que chacun puisse écouter l'émission selon sa convenance, nous vous proposons ce premier épisode sur différents espaces.

Voici donc le lien vers le fichier XML pour utiliser votre lecteur de podcast préféré : 

https://static.audiofanzine.com/podcasts/lpdlp/lpdlp.xml

Voici le lien vers la page iTunes du podcast.

Vous pouvez aussi consulter ça sur Soundcloud :

Et enfin sur Youtube : 

Les pieds dans le patch : le podcast d'Audiofanzine Voir tous les épisodes de "Les pieds dans le patch : le podcast d'Audiofanzine"
Los Teignos

Si j'avais eu le physique, nul doute que j'aurais fait un grand Sumo, mais vu que je ne pèse que 80 kg, j'occupe mon temps comme je peux entre musique et littérature.

  • alexandre laine
    alexandre laine
    Nouvel AFfilié
    2 posts au compteur
    Hello all,

    Je voulais juste savoir de quelle marque parlais Chab en carte son vers 1heure 24 minutes, il dit "vace" mais je ne connais pas du tout ..

    Merci d'avance
  • Funckytimes
    Funckytimes
    Posteur AFfolé
    625 posts au compteur
    L'interview était vraiment intéréssante, je pourrais en regarder des dizaines de la sorte
  • Funckytimes
    Funckytimes
    Posteur AFfolé
    625 posts au compteur
    A Hervé !
  • titison
    titison
    Posteur AFfamé
    291 posts au compteur
    petite précision à propos de la pédale Dr Robert /ampli Vox:
    le potar "mach Schau" ne signifie pas "regarde" :non:
    C'est une allusion à l'époque où les Beatles débutants jouaient au Star Club à Hambourg.
    Pour les stimuler le patron du club avait l'habitude de leur crier "mach Schau !" soit en bon français : "faites le show !"

  • updownleftright
    updownleftright
    Posteur AFfolé
    523 posts au compteur
    Première fois que j'écoute un LPDLP en entier (pas taper pas taper pas taper).

    Même si j'ai trouvé géniale l'idée du «Blind Test Terry Riley», je me demandais s'il n'y avait pas trop de petits jeux (j'avoue avoir un peu zappé sur les derniers).

    Pour le reste, interview fort intéressante. Je ne connaissais pas cette histoire de dégradation sonore du vinyle en fin de face. Il n'y a pas eu des platines qui ont été développées pour rester parallèles au sillon tout du long?
  • Dr Pouet
    Dr Pouet
    Membre d'honneur
    44248 posts au compteur
    Moi aussi j’ai eu le sentiment que Chab est quelqu’un de « pas très bavard », quelqu’un qui prend un peu de temps pour trouver ce qu’il va dire. Et du coup la tentation est grande de lui tendre des perches, d’essayer de finir ses phrases... C’est certainement difficile de résister à ce réflexe très humain (d’autres interviewers, même spécialisées, font d’ailleurs bien pire).

    Néanmoins moi aussi je crois que ça aurait été encore mieux de réussir à le laisser mieux finir ses phrases, ses idées. Interview intéressante et conviviale tout de même ! :boire:
  • johnny rico
    johnny rico
    Posteur AFfranchi
    86 posts au compteur
    La ref à la Cité de la Peur by Red Led à la fin du podcast ! :bravo:
  • audiof23
    audiof23
    Nouvel AFfilié
    9 posts au compteur
    j'ai eu exactement la même sensation que darkmoon, c'était impressionnant : le temps qu'il se trouve une réponse, le gars est cash orienté sur une autre question en mode coq à l'âne... sérieux, c'est pas systématique dans votre émission fort sympathique habituellement, mais là, c'est assez raté et assez agaçant...
  • Darkmoon
    Darkmoon
    Squatteur d'AF
    3511 posts au compteur
    Le développement sur le silence est hors propos. Disons le plus simplement : l'invité est intéressant, mais c'est un individu plutôt calme ayant un rythme de réflexion/expression plutôt lent (ce n'est pas péjoratif), du coup tenter de l'orienter, l'encadrer ou chercher à éviter les silences malaisants, c'est très bien, sauf que, souvent, il se fait couper au moment très précis (après avoir hésité et réfléchie quelques secondes) où il commence à répondre vraiment à la question.

    Et là l'on se dit « pu****, mais laissez-le terminer nom de dieu! ».

    Il n'est pas question de ne pas intervenir, mais peut-être juste de choisir un moment plus opportun, en fin de réponse, par exemple, et non pas pendant qu'il répond. Parce que là, il commence parfois à peine à répondre qu'on lui pose 2 nouvelles questions et/ou qu'on raconte notre propre avis sur la question posée.:??:

    Bref, désolé de ma franchise, mais j'ai eu le même sentiment que quelques autres pour ce ORLP.

    Mais je comprends que ce n'est pas aussi facile avec tous les invités. Là, je crois que vous avez eu peur vers le début de l'entrevue parce qu'en effet il y a eu un tout petit silence, mais par la suite vous avez peut-être trop « sur-anticipé ».

    :noidea:
  • Los Teignos
    Los Teignos
    Admin
    7797 posts au compteur
    x
    Hors sujet :
    Ton développement sur le silence est ô combien intéressant... sauf qu'une interview n'est pas une oeuvre d'art et que dans bien des domaines au-delà de l'art, le silence est fort malvenu. Deux amis de trente ans n'échangent pas un mot pendant deux heures lors d'une partie de pêche, et c'est très bien, mais mets 3 inconnus autour d'une table comme dans le cas qui nous occupe, laisse s'installer le silence et alors ce que tu risques d'obtenir, c'est du malaise.

    Et je ne parle même pas de ceux qui font 10 ans de psychanalyse à cause du silence, ou encore des millions de morts que l'on doit au silence à travers l'histoire.

    Bref, la fait que tu plaques la valeur du silence en musique sur le silence en général (et encore pourrait-on dicuter du fait que le silence en musique n'a rien à voir avec le silence tout court et qu'il s'agit là d'une polysémie) me semble abusive et traduit une vision de musicien et de musicien seulement. D'ailleurs, d'un point de vue littéraire, pour moi, la ponctuation est tout sauf l'écriture du silence. C'est une écriture du sens et de la grammaire et un signe qui module le son de la phrase. Bref, c'est tout sauf du silence, d'autant que c'est là que s'insère la respiration du locuteur. Bref, s'il existe un silence en littérature, c'est une page blanche. Et une page blanche, ce n'est pas de la littérature.
  • Nouvel AFfilié
    1 post au compteur
    pour préciser, et inviter les interviewer à davantage de silence!

    Parler du silence, ce compagnon de longue date, sans en prétendre en faire le tour...
    mais peut-on faire le tour du silence ?
    J'en dévoilerai donc juste quelques aspects que je vous invite à questionner.

    Dans la « petite histoire des notes de musiques » que j’ai écris pour mes enfants, j'ai commencé comme ça :

    « Au début, au tout début, il y avait ….
    au tout début il n'y avait rien, rien que le silence
    au tout début il y avait le silence, et le silence s'ennuyait un peu »

    C'est enfantin, pas tant que ça
    ça dit que le silence, ce n'est pas rien, c'est le silence, et qu'au début, il s'ennuyait un peu.

    Que le silence s'ennuyait de son propre silence, en voilà une idée !

    En musique, quand on apprend à l'écrire, on apprend à écrire les notes, et le silence, qui se décline en pause, demi pause, soupir, demi soupir, quart de soupir, huitième etc … il y a même des silences pointés et des silences point d'orgue. et l'on comprend par le verbe le sens d'une pause dans la vie, d'un soupir dans une conversation, d'une virgule qui ponctue, d'une respiration. La ponctuation, c'est une écriture du silence.
    Ainsi donc, en écriture musicale, comme en langue écrite, le silence s'écrit !

    Peut-on écrire ce qui n'est pas ?
    Quand on écrit « néant », est-ce qu'on en parle ?
    On utilise un verbe qui dit ce qui n'est pas.
    Néant est la négation de toute chose.
    Mais quand dans une partition, on pose un silence, ou quand dans une conversation on fait une virgule, on donne une existence à quelque chose sans laquelle le propos deviendrait inaudible.

    Donc le silence est. Quoi donc ? Tel est mon questionnement.

    Quand, jeune, j'eu l'honneur d'entrer dans l'harmonie municipale d'Hazebrouck à la flûte traversière, la chef de pupitre insistait fortement pour que les silences soient respectés, joués disait-elle. Peut-on jouer rien quand on est musicien ? non, certainement pas. C'est donc bien que le silence est quelque chose. Dans la musique d'ensemble, c'est ce qui fait l'ensemble, c'est le mortier qui permet à la musique, comme à la danse d'ailleurs, d'être un langage où l'on parle tous en même temps, dans le même temps. Ne pas respecter le silence, et c'est la cacophonie. On parle tous en même temps, mais avec beaucoup de silence. Apprendre à le respecter, et c'est l'harmonie d'une musique de chambre, d'un groupe de Rock ou d'un philharmonique. Ecoutez en détails les parties de guitare d'AC-DC, un groupe controversé quand j'étais au lycée tellement on le trouvait bruillant ! Les parties de guitares jouent sur le tout ou rien, et le silence est joué avec excellence. On a pu dire de Mozart qu'il mettait trop de notes, mais le silence chez Mozart … j'y reviendrais.

    J'appris donc jeune que le silence était quelque chose et qu'il devait être respecté, pour lui même, et pour l'harmonie, cette possibilité de la place à l'autre, cette possibilité d’un dire ensemble. Il devait être respecté pour soi même aussi, ça, je l'ai appris bien plus tard.

    Les amérindiens définissent, dans leurs mythes premiers, la création du monde par un son. Qu'est donc un son si ce n'est la brisure du silence ? Le silence n'est-il pas, comme la ténèbre à la lumière, l'absence de son ? La science moderne nous apprend que le silence n'existe pas, qu'il a peut-être existé au-delà du mur de Planck, et que le zéro décibel, mesure du son, correspond, non pas au silence, mais à l'absence de perception humaine.
    Dans le mythe amérindien, un son apparaît donc, d'où vient-il si ce n'est de la seule chose qui existait avant lui, du silence lui même ? Existait-il alors où n'était-il que silence de lui-même? Le silence peut-il contenir un son tellement vaste qu'il contiendrait l'Univers ? Le silence peut-il contenir un son ? Vastes questions.

    Que nous dit les mythes amérindiens ? Que du silence est né un son qui a fait l'Univers. Le silence, en se sens, est la possibilité d'un tout. Il contient en lui la totalité. Il est. Et, du silence qui précédait ma prise de parole, je n'en explore qu'une infime partie.
    A bien parler du silence, j'aurai certainement du me taire.

    « Au début était le verbe », ainsi commence l'évangile de Saint-Jean. Est-ce incompatible ?
    Je pense que non. Nous avons parlé de la ponctuation, et le verbe sans silence perd sens, et même dans le slam le plus rapide, cet art de dire récemment émergé, la part au silence est là, et le slam le fait devenir.
    Peut-on faire devenir le silence ? Peut-on l'inviter à venir nous voir ?

    Comme compositeur plus tard, mon rapport au silence s'est peu à peu construit. Le compositeur entend-il un flux de silence dans lequel serait la musique ? Pas tout à fait. D'expérience, et tout au moins pour ma part, la musique vient de l'intérieur, ce fruit des rencontres et des constructions de soi, mais pour qu'il sorte, qu'il se fasse entendre, il faut au préalable un retour au silence. Les logiciels sur lesquels je tente d’écrire actuellement ma première symphonie proposent une partition de silence qu’il s’agit d’habiter. Peut-on l’habiter si on n’entend pas le silence, ce primordial, cette page blanche intérieure ?

    Mais peut-on entendre le silence ?

    Quand on cherche le silence, on entend le désert. Et le désert n'est pas silence, le désert a un bruit, un son, par moment imperceptible, mais que l'on ne peut percevoir que si l'on fait silence. Quand on se silence soi même, on entend son désert, et le désert alentour. Et le désert est habité. Qui n'a entendu une brise printanière, l'absorption de la neige aux sommets d'un hiver. Le silence d'en soi même ouvre les portes de l'écoute, de soi, des autres, du monde, et du silence lui-même, de tous les possibles.

    Le silence est une possibilité.

    Julos Beaucarne, un poète de part chez moi dans le Nord, raconte une histoire d'un chanteur de silence, qui réunit des stades pour se taire et le public avertit se tait avec lui et le chanteur de silence chante le silence et le public chante avec lui le silence et tous en ressente une vive émotion.

    Le musicien est par définition le briseur de silence, il en assume la responsabilité, c'est son métier. Tout bon musicien pratique le silence au quotidien. Il sait, quand il joue, qu'il le rompt tout en lui laissant la place, il sait qu'il s'effacera devant lui à la fin de sa prestation. Il donne une émanation temporelle du silence, et il en connaît la profondeur. Que dire de la fin d'un Mozart, partit de cette vie dans un silence presque total, de la fin d'un Beethoven, sourd et touchant le sublime sur ces dernières notes, d'un Glen Gould qui, reconnu au début de sa carrière comme un maître des variations Goldberg, les reprend au crépuscule de sa vie, deux fois plus silencées ? Le dernier enregistrement des variations Goldberg de Glen Gloud est tout simplement céleste, comme le requiem de Mozart, et ce propos, loin de nous éloigner du silence, nous en rapproche. Ce sont les œuvres les plus silencieuses à la fin d'une vie, comme s'ils avaient voulu nous dire l'essentiel, cet invitation à écouter, cette place au silence.

    On a dit de Mozart, « le silence après Mozart, c'est toujours du Mozart »
    Cela est valable à chaque fois que l'on rencontre un praticien du silence.

    Il est d’autres silences, celui de la peinture asiatique par exemple. Souvent, le tableau est vide aux trois quarts, comme un silence qui prend l'essentiel de la place. Au quart qui reste, c'est d'une subtilité …
    Le film « ivre de femme et de peinture » par exemple, explique le chemin d'un peintre vers sa quête de création pour finir dans un presque silence, sublime et s'effaçant à la fois. Comme s'il avait fait le vide total en lui, ne gardant que l'essentiel, l'essence même de ce qu'il est, un silence habité, une trace.

    Mais peut-on habiter le silence ?

    Le livre « propos sur la peinture » du moine Citrouille Amer revendique quand à lui l'unique trait de pinceau, fruit d'un long travail de silence comme a pu le faire d'ailleurs la peinture Fabienne Verdier qui, venant d'Europe, s'est vu imposer un très long silence dans son apprentissage avant que de pouvoir juste faire un trait. Citrouille Amer explique que seul l'art de l'unique trait de pinceau est véritable, et que, pour l'atteindre, le seul chemin est le silence.

    Alors, le silence en devient un chemin visant à l’art, probablement aussi à l’approche de la vérité. Et comme tout chemin, il est deux importances, le démarrer et le parcourir.

    Où en sommes-nous ?
    Le silence contient le tout
    Le silence est un début et une fin
    Le silence suppose qu'on le cherche, il n'a d'évidence que sa réalité
    Le silence est aussi un chemin, une quête en devenir

    J'aimerai éclairer une dernière question, au-delà des bruits du monde

    Le silence est-il notre passé et notre avenir ?
    Sommes nous né du silence, je ne le pense pas. Nous sommes né d'un échange et l'échange est toujours dual et ce qui est dual n’est pas silencieux. Juste plus loin, le son du coeur de la mère qu'entend l'embryon comme un premier sens, la parole qui entoure l'enfant qui grandit, non, nous ne sommes pas né du silence. Il était pourtant là. On pourrait parler pour l’embryon de silence relatif, d’ univers protégé par l’atténuation lié au milieu de l’essentiel des fréquences composant ce que l’on appelle le son.

    Allons nous vers le silence ?
    Il faudrait ici parler de mort, et de mort en parler c'est toujours compliqué. S'agit-il de la mort d'une histoire comme on a pu dire de Rembrand que « pour peindre comme cela, il faut être mort plusieurs fois », de la « petite mort » que rescent l'homme après le coït où il est silencieux, ou de celle qui comme chantait Brassens nous accompagne et nous suit ?
    Sur ces trois là, je dirais que la mort est passage au silence, comme une passe obligée. Revenir aux autres quand on s'est oublié, qu'on a tout oublié, revenir à la femme que l'on vient d'aimer, revenir aux mémoires des gens qu'on a aimé, le silence c'est somme toute, tout simplement, un devenir

    Cela donne une piste d’interprétation du mythe amérindien d’un silence qui devient l’Univers en émettant un son, une piste de réflexion sur les silences de nos vies, une piste d’espoir pourquoi pas sur ce qui nous attend. Nous sommes tous, potentiellement, par la pratique du silence, des univers en devenir.

    sur cet interview, la place laissée au devenir de l'invité m'a semblé pour le moins limitée ...
    lui laisser le temps du silence nous en aurait appris bien davantage
  • Los Teignos
    Los Teignos
    Admin
    7797 posts au compteur
    Citation :
    attendre le silence (le seul vrai travail de tout musicien ou technicien du son, non?) pour reprendre la parole ...


    Oui, et alors tu fais du Philippe Lefait qui a transformé l'émission vivante qu'était le Cercle de Minuit lorsqu'elle était présentée par Laure Adler et Michel Field, en une émission complètement morte. Après ce naufrage, on est reparti sur un concept avec Frédéric Taddeï, avec beaucoup plus de monde sur le plateau et un présentateur plus présent pour éviter justement les longs silences.

    Je comprends donc ce que tu dis mais soulignerais que cela dépend vraiment de l'invité : faire une interview audio, c'est évidemment recueillir respectueusement une parole mais c'est aussi imprimer un rythme, surtout dans l'esthétique que nous cherchons, qui est celle d'une conversation. Parfois, c'est l'invité qui mène la danse et il faut le suivre, parfois il faut conduire, c'est à dire être plus présent, voire plus interventionniste, pour éviter qu'il ne se trouve pas seul face au silence du micro, ce qui peut mener à quelque chose de monotone ou à un certain malaise pour l'invité. Je ne crois pas en tout cas qu'on ait fait dire quoi que ce soit à Chab qu'il ne voulait pas dire, ni qu'on lui ait imposé un discours, et notre conversation a duré encore une bonne heure après l'émission dont il est reparti, selon moi, satisfait. C'est d'ailleurs souvent un compliment qui nous vient des invités mêmes, surtout lorsqu'ils ont l'habitude des médias généralistes : le fait d'avoir le temps de parler.

    À titre de comparaison sur ce point précis, tu pourras jeter un oeil sur cette 'interview' de Stéphane Grangier :



    Et sur l'émission que nous lui avions consacrée :



    Quant au fait de ne pas chercher une esthétique France Cu/Philippe Lefait, c'est un parti pris. LPDLP s'enfonce déjà dans la technique, ce qui peut être rebutant et lourd pour beaucoup. Il faut donc amener du rythme et de la légéreté dans tout cela pour ne pas que ce soit trop austère.

    Enfin, on apprend toujours notre métier (aucun de nous n'a une formation de journaliste audiovisuel), hein, donc ta critique ne sera pas vaine et nous en rediscuterons entre nous en espérant progresser encore.;)
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