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Mastering

réactions au dossier Commentaires sur le dossier : Le mastering est-il devenu inutile ?

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Commentaires sur le dossier : Le mastering est-il devenu inutile ?#1
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Le mastering a longtemps été considéré comme l’étape indispensable pour finaliser un morceau. Avec les outils automatisés, les plugins “tout-en-un” et la normalisation des volumes par les plateformes, certains pensent qu’il est devenu secondaire. Et si son rôle avait simplement changé ?


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Ce thread a été créé automatiquement suite à la publication d'un article. N'hésitez pas à poster vos commentaires ici !

Présentez vous sur AudioFanzine

#2
Merci pour cet article plein de clairvoyance Coramel, un must-read :bravo:
#3
Merci Coramel pour la citation, ce fut un plaisir d'échanger avec toi ! 🙏
#4
M'est avis que cette question (légitime) de l'utilité du mastering tient aussi de la chute des "fantasmes" (parfois entretenus) qu'il y avait autours de cette étape.
Là je pense que beaucoup plus de monde commence à comprendre ce que c'est et qu'il y a un espèce d'effet: "Ha mais c'est juste ça en faite ?!"

Personnellement, je pense que depuis que les studios peuvent exporter du numérique, le mastering n'a plus vraiment d'intérêt technique.
La loudness war en est, à mon sens, une conséquence directe, et n'a été (et est encore) qu'un des moyens de faire subsister la discipline. (Et elle est loin d'être terminée, malgré la normalisation des niveaux sur les plateformes).

Mais le vrai intérêt du mastering, d'après moi, c'est le recul qu'on peut amener sur un projet et un environnement qu'on ne retrouve généralement pas en home studio (enceintes et acoustique).
Ça peut aussi être un rôle d'accompagnement et de transmission, comme dit dans l'article, en intervenant plus forcément uniquement à la toute fin, mais plus tôt dans le processus créatif et aider à la prise de décisions.
#5
Un article très intéressant qui remet à plat la notion de mastering et fait bien comprendre que ce n'est plus une automatisation appliquée qui va optimiser un fichier pour toutes les conditions d'écoute mais une bonne compréhension des causes et effets qui va déterminer comment développer une automation appropriée.
Il y a beaucoup d'outils mais peu ou pas de recettes, ces dernières relevant des connaissances théoriques perfectionnées par l'expérience pratique et particularisée.
#6
Ce qui a le plus changé dans mon cas personnel, c'est d'une part l'accès à l'information depuis une bonne dizaine d'années, mais aussi Ozone.
En quelques cliques je peux trouver des messages de grands compositeurs afin de savoir en détails comment ils utilisent cet outil, dans quelles situations et pourquoi.

Donc forcément, le mythe du mastering et la volonté de passer par un professionnel est clairement moins grande que ç'aurait pu être le cas il y a quelques années, surtout dans un cadre limité à la passion où diffusion reste relativement limitée.
#7
Est-ce que l'on peut dire qu'un mix est bel et bien la version finale d'une composition dans la mesure où l'on n'écouterait cette composition que dans "un studio à l’acous­tique idéale" ?
#8
article très interessant , infected mushrooms d'ailleurs dans leur interview d'audiofanzine avaient eu un avis bien tranché sur le mastering , revenant de leurs achats couteux de hardware qui s'étaient avérés aussi utiles que des softs et qu'au final , mal grès leurs fortunes diverses , préférait leur production brute sans mastering avec a la base un mixage propre écrêtés pour éviter de perdre le dynamisme de leurs sonorités , c'est propre a leur production électronique ,c'est pas le même boulot qu'avec des instruments avec des voix .....
#9
Merci Coramel pour cet article très intéressant.

S'il n'y a pas de solution, c'est qu'il n'y a pas de problème.

#10
Le mastering est surtout remis en question car il n’y a plus un rond dans la musique, et que tout ce qui peut être raboté va l’être.

L’avancée des outils numériques rend possible des économies, qu’il est difficile d’ignorer, surtout pour des budgets de plus en plus serrés.

Bien sûr qu’envoyer un titre être « amélioré » est intéressant, mais à quel prix et dans quel objectif.


En 2026, le mastering n’est plus un passage obligé pour un artiste.
#11
Citation :
Le mastering est surtout remis en question car il n’y a plus un rond dans la musique, et que tout ce qui peut être raboté va l’être.

Ca c'est clair :oo::oo::oo:



C'est bon, mon mastering est fait, mes potes disent qu'ils n'avaient jamais entendu ça, c'est positif non? :mdr::mdr::mdr::mdr:
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RdjpR

#12
Une dimension du mastering non abordée dans l'article :

Dans le cas de la production d'un album, le mastering permet deux choses :

- Homogénéiser l'ensemble ;
- Gérer tous les aspects de l'enchaînement des titres (index, cross fades,...).

On peut aussi ajouter que l'ingénieur mastering s'assure de la bonne transmission des fichiers ou des supports, en évitant les problèmes éventuels (infos obligatoires, formats, etc).
#13
Modération : passage se référant à une réponse caduque effacé, le sujet aurait été incompréhensible en le gardant

Très bon article, mais il manque probablement un passage sur le « re-mastering » ou le « mastérisé pour » une plateforme qui véhicule une uniformisation délétère du son qui, sous prétexte de satisfaire tous, efface le propos et l’émotion que les artistes souhaitaient exprimer et transmettre. J’en veux pour exemple la pomme musicale qui restitue des albums remastérisés HD+++ à des kilomètres de ce qui sort d’un vinyle, pressage original, jusqu’à réviser la scène sonore. On en revient donc fondamentalement à la citation du début : acceptons-nous l’aplatissement mondialisé de la république des mous ou préférons-nous les excès sonores à coups d’oestrogènes ou de testorérone ? (à ceux qui dormaient en cours, le « ou » français n’est pas exclusif 😉 ).

Musicalement.
Faites du bruit !
#14
Merci pour cet article très intéressant.

Putain Walter mais qu'est-ce que le Vietnam vient foutre là-dedans ?

#15
Citation de Peaveycroquette :
Une dimension du mastering non abordée dans l'article :

Dans le cas de la production d'un album, le mastering permet deux choses :

- Homogénéiser l'ensemble ;
- Gérer tous les aspects de l'enchaînement des titres (index, cross fades,...).

On peut aussi ajouter que l'ingénieur mastering s'assure de la bonne transmission des fichiers ou des supports, en évitant les problèmes éventuels (infos obligatoires, formats, etc).


Tout à fait d'accord, mais ça reste du montage, de l'indexation et en suite de la diffusion de fichiers, métadonnées etc... l'article parle plus de la dimension "mystique" du mastering en terme de son, d'étape finale de la création et c'est clair que c'est plus compliqué pour les studios maintenant. Il y avait beaucoup de problèmes sur les mixs en analogique, le souffle, niveaux, le montage au ciseaux etc.. qui ont disparus depuis les nouvelles technologies. Le mastering est devenu ensuite une étape faisant partie du process de création, on va voir un bon mec parce qu'il apporte un truc en plus au projet.. mais comme certains l'ont dit, plus de thunes donc on sacrifie cette étape, et on le fait sois même avec trois cracks. En fait , le mastering était une étape indispensable, qui ne l'est plus désormais. C'est malheureux car j'ai encore la chance de pouvoir travailler avec des gens qui font du mastering et leur contribution est toujours un plus pour le projet, peut être minime mais c'est mieux au final.
#16
Sympatique article, merci
#17
moderation : passage HS.

Concernant le mastering, toute une armada technologique pour faire des réglages de 1.5db ici et là pour au final se retrouver avec des titres qui sonnent plat comme des galettes charentaises, je ne vois plus l'intérêt surtout depuis la disparition du vinyl qui lui avait un besoin réel de mastering de par sa capacité physique limité. De nos jours, dès la conception, on peut tout affiner dans le processus de construction et de mixage et avoir un rendu final qui ne nécessite plus de mastering et avec une qualité de son extraordinaire puisque la technologie le permet. Il faut juste connaitre les normes mais il n'y a plus de contraintes physique liées au vinyl et CD. Par contre, quand j'entends l'écart de dynamique dans les films et salles de cinéma, c'est n'importe quoi et là effectivement, le mastering à sa place.
#18
Joli article même si une nouvelle fois, il y a du vrai, du moins vrai, beaucoup d’approximations et des affirmations qui peuvent induire en erreur! Notamment sur le loudness!! Attention

Je ne pourrais pas blâmer cet article pour cela car pour éviter toute confusion ( notamment sur l’aspect dynamique), il faudrait un développement autrement plus conséquent . Ce n’était pas le but ici

Nous sommes toujours en plein dans la loudness war. Les armes pour la faire sont juste bien plus performantes
#19
Nb je valide tout à fait l’aspect « consommation » de la musique
La notion même de mastering en découle
#20
Et à lire les commentaires
Je m’aperçois que les lecteurs ont l’air de parfaitement connaître le sujet
#21
Rien ne sort de chez moi sans être passé par cette étape externe.

D’abord parce que je trouve musicalement très riche que notre production soit mixée par un vrai ingénieur du son externe, qui apporte une réelle plus-value à la production d’origine. Ensuite, qu’un autre ingénieur de mastering finalise les morceaux en rendant comparables les différentes pièces d’un projet multi-titres. Sans compter ses conseils avisés (car il en voit passer, des morceaux) : « les basses sont stéréo », « il y a trop de dynamique pour un morceau qui sera proche du centre du vinyle », ou encore « envoie-moi le stem de la voix séparé, elle est sous-mixée par rapport aux autres titres »…

Bref, Ozone, c’est sympa pour des démos, mais le plugin n’a aucune idée de l’ensemble du projet. Surtout, d’après mon expérience : plus il y a de personnes compétentes qui travaillent sur un projet doté d’une vraie direction artistique, meilleur sera le résultat.

J’ai placé le terme ingénieur en italique car c’est un vrai métier, aussi exigeant que celui d’architecte, par exemple. Je ne me vois pas faire les plans de ma maison (je ne souhaite pas vivre dangereusement). Mon métier à moi relève plutôt de l’harmonie et du contrepoint ; je ne mixe donc pas moi-même les morceaux sur lesquels je travaille.

La seule chose sur laquelle je fais l’impasse, plus par manque de moyens que par manque d’envie, c’est la présence d’un ingénieur du son lors de l’enregistrement.

– […] j'ai toujours pensé que nous devions avancer vers l'avenir.
– Oui, monseigneur. Difficile d'aller dans l'autre sens.
Terry Pratchett

#22
Bonjour et merci pour cet article!

C'est dommage, beaucoup de questions sont posées, mais vous n'y répondez pas vraiment. Ou alors il faudrait préciser qu'il s'agit d'une intro pour un dossier plus sérieux, surtout avec un titre pareil :).
Du coup : utile, le mastering ou pas? On ne sait toujours pas vraiment, pour quoi, pour qui? Je pense que chacun.e gardera son opinion.

Alors peut-être qu'on peut se poser la question du geste artistique. Quel geste ou choix artistique va se faire lors du mastering? Au delà de la simple étape technique (adaptation à un support ou autre), un morceau peut il devenir encore "meilleur", ou "sonner mieux"? Y a-t-il encore vraiment la possibilité d'aller plus loin dans la vision d'un artiste?
C'est ce que prétendent tous les ingé son de mastering (en j'en suis un). Alors, au delà du mythe, est-ce que c'est vrai?
En tout cas si c'est faux, pas besoin de mastering, en effet.

Et aussi : je suis en désaccord avec vos propos sur la loudness war. Affirmer "les morceaux très loud sont fatigants", ça pose question. Déjà parce que dans les faits, les morceaux les plus consommés sont les plus loud. Dans la pop on se tape encore des masters à -5lufs et +1.5db true peak. Alors ça veut dire que visiblement tout le monde trouve ça super. Et on aurait pu croire que la normalisation des plateformes de streaming allait arrêter la loudness war, mais pas du tout ! Elle est même plus forte que jamais.
Alors pourquoi? Je pourrais en parler pendant des heures mais je ne suis pas journaliste :). En tout cas on peut aisément affirmer que ce n'est pas - que - la dynamique d'un morceau qui va déterminer le plaisir d'écoute.

Peut être que ce qui fait l'air du temps en 2026 au niveau du mastering c'est l'ouverture et la diversité des choix. On peut : masteriser soi-même avec des plugs, ozone fait des trucs automatisés, il y a 20000 tutos sur youtube, il y a les services en ligne, les machins par IA, des quantités d'humains différents qui bossent avec des machines très différentes. Ou alors même ne pas masteriser, si on pense avoir tout compris et que ça ne sert à rien. Et tout est possible!
Comme dans tout projet artistique, il n'y a rien qui est "mieux" ou "moins bien" par nature. Tout va être dans la démarche de l'artiste, la vision, le pourquoi.

Et sinon je ne comprends pas quand vous parlez de "péda­go­gie, ac­com­pa­gne­ment, trans­mis­sion" au mastering? Pourquoi plus maintenant qu'auparavant? Et pourquoi plus au mastering qu'à la prise de son ou au mix? Réponse dans un prochain article?

Désolé c'était long... Merci encore pour cet article et bravo pour l'écriture inclusive :).

#23
Si on a peu de moyens, il me semble plus pertinent d'investir sur l'enregistrement pour avoir la meilleure matière dès le départ, plutôt que sur le mastering.
#24
Article bien écrit et plein de lucidité, bravo. Un peu court, mais si j'ai bien compris il y aura une suite. :bravo:

Juste un commentaire pour pinailler : la bande U-matic contenait bien le premaster numérique envoyé à l’usine, mais elle n’était pas la “matrice”. La matrice réelle est le glass master créé dans l’usine lors du processus de fabrication. La bande servait simplement de source numérique pour générer le glass master. Par ailleurs DDP est un format de données décrivant un CD (audio + PQ + structure). Historiquement, ces données ont pu être livrées sur différents supports (bandes de données, disques, puis fichiers), mais le DDP lui-même n’est pas un support physique donc la "cassette DDP" est un terme techniquement trompeur.

Citation de sinclar :
je ne vois plus l'intérêt surtout depuis la disparition du vinyl


Cela fait une vingtaine d'années que le vinyle est en pleine croissance... Aux USA en 2024 les ventes de vinyles ont généré 1,5 milliard de dollars, soit 3 fois plus que le CD (qui n'est certes pas une référence mais tout de même, ce n'est pas rien).

Citation :
on peut tout affiner dans le processus de construction et de mixage et avoir un rendu final qui ne nécessite plus de mastering et avec une qualité de son extraordinaire puisque la technologie le permet.


Cette affirmation sous-entend que la qualité du résultat final repose essentiellement sur la technologie moderne, ce qui me semble très réducteur. Il existe des milliers de contre-exemples : des morceaux des années 70 qui sonnent remarquablement bien, et des productions actuelles qui laissent franchement à désirer (pour rester poli). Certes, cela reste subjectif, mais les chiffres montrent que la musique de l’âge d’or du LP (disons 1965–1979 pour simplifier) est loin d’avoir disparu.

En tout cas, deux choses ne changent pas : l’importance du talent des créateurs (compositeur, producteur, musicien…) dans le résultat final, et la nécessité de valider le livrable final dans un environnement acoustique optimal, typiquement un studio de mastering, afin de maximiser les chances qu’il sonne bien dans un maximum de situations d’écoute.

Citation de Tibu :
Et sinon je ne comprends pas quand vous parlez de "péda­go­gie, ac­com­pa­gne­ment, trans­mis­sion" au mastering? Pourquoi plus maintenant qu'auparavant?


Peut-être une référence aux tutos YouTube ? Le problème, c'est que pour la majorité d'entre eux, ils ne sont pas réalisés par des ingés mastering professionnels (qui, en général, n'ont pas le temps de faire de vidéos YT). Du coup ils sont souvent de qualité discutable, en tous cas pour ce qui concerne le mastering.
#25
les plateformes font du volume pas du master .
Ce qui à changé, c est que le master fait maintenant parti du mix ( simple en numérique) , c est juste l ' étape finale pour être écouté sur les supports .
La guerre des volumes c 'est pour les guerriers .
Le volume et la compression sont en fonction Du style rien de plus .
Il n ' y a que très peu de règles et encore moins de mastering suivant les supports .
Un bon mix master sonnera bien partout .
Avis subjectif tiré de l' expérience .